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    <title><![CDATA[climat-evolution (diagnostic de Copenhague)]]></title>
    <link>http://www.climat-evolution.com/categorie-11208068.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;diagnostic de Copenhague&quot; du blog &quot;climat-evolution&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 20:29:55 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 19 Feb 2012 20:29:55 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.climat-evolution.com</copyright>            <category>diagnostic de Copenhague</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[diagnostic de Copenhague:9-le futur]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-10-le-futur-41037832.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <em>J'attire l'attention du lecteur sur le fait que les quantités de CO2, dont il est question à la fin de cet article, sont exprimées en Gt (gigatonnes) de <b>CO2</b>, alors, qu'habituellement, on
  les exprime en <b>C</b> (carbone).</em>
  <p>
    <em>Il faut donc diviser ces chiffres par 3.67, si l'on veut se rapporter aux repères habituels.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Ce qui donne, entre parenthèses, une idée de l'ampleur de la tâche et, à mon sens, de la quasi impossibilité pratique de limiter la température à 2°C.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    (traduction approchée de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a>)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>La température globale moyenne&nbsp; devrait augmenter de 2 à 7°C au-dessus de la température préindustrielle, d'ici 2100. Cette large gamme est principalement due à l'incertitude sur les
    émissions futures.<br></b>
  </p>
  <p>
    <b>Il y a une très forte probabilité de réchauffement supérieur à 2°C, à moins que les émissions, après être passées par un pic ne commencent à baisser rapidement en 2020.<br></b>
  </p>
  <p>
    <b>Le réchauffement va s'accélérer si les rétroactions positives du cycle du carbone diminuent de manière significative l'efficacité des terres et des océans à absorber nos émissions de
    CO2.<br></b>
  </p>
  <p>
    <b>Plusieurs indicateurs suivent actuellement de très&nbsp; près, ou même sont au-dessus, les projections les plus pessimistes de l'ensemble des modèles de l'AR4.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Projections climatiques</b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    Il n'y a pas eu de nouvelle série coordonnée de projections numériques depuis l'AR4.
  </p>
  <p>
    Par contre, de nombreuses nouvelles recherches au cours des dernières années se sont focalisées sur la préparation de la prochaine série de simulations de l'AR5, et sur une évaluation continue
    des modèles de l'AR4.
  </p>
  <p>
    Cela inclut de nouvelles analyses du taux observé des changements climatiques par rapport aux projections de l'AR4 (par exemple, Rahmstorf 2007; Stroeve et al. 2007), et de nouveaux calculs qui
    utilisent les simulations existantes en y intégrant les rétroactions couplées de carbone et d'autres processus (par exemple Zickfeld et al. 2009; Allen et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Tandis que les modèles montrent une bonne faculté de simulation du climat moyen actuel, certains changements récents &nbsp;observés, notamment <b>l'élévation du niveau de la mer et la fonte de la
    banquise arctique se produisent à un rythme plus rapide</b> que prévu par l'AR4.<br>
    C'est une cause de préoccupation car elle laisse supposer que certaines rétroactions et certains processus amplificateurs, tels que la fonte des glaces terrestres, se produisent plus vite que
    prévu précédemment.
  </p>
  <p>
    <br>
    Les dernières estimations de la température globale moyenne jusqu'en 2100 sont présentés dans la figure 21.
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig21.jpg" class="noAlign" alt="fig21">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le large éventail des enveloppes des projections est principalement attribuable à l'incertitude dans les scénarios d'émissions futures.
  </p>
  <p>
    A&nbsp; l'extrémité haute de la fourchette, c'est à dire en mode BAU ("Business As Usual") pendant les décennies à venir, le réchauffement moyen mondial est estimé atteindre des valeurs allant de
    <b>4 à 7 ° C d'ici 2100</b>, se verrouillant ainsi dans des changements climatiques <b>profondément néfastes</b> à toute la civilisation humaine et à tous les principaux écosystèmes de la
    planète.
  </p>
  <p>
    A l'extrémité inférieure des émissions, qui nécessiterait des réductions durables dans l'utilisation des carburants fossiles et une préservation active des forêts du monde, le réchauffement
    global moyen devrait s'établir à <b>2-3°C d'ici la fin du siècle.</b>
  </p>
  <p>
    Bien qu'étant clairement meilleur que l'hypothèse haute, un réchauffement global moyen de <b>seulement 1,5-2,0°C</b> apporte encore un risque important d'effets néfastes sur les écosystèmes et la
    société humaine.<br>
    Par exemple, 2°C &nbsp;pourraient réchauffer suffisamment le Groenland pour faire fondre finalement une grande partie de son inlandsis (Oppenheimer et Alley 2005), <b>et augmenter le niveau de la
    mer de plus de six mètres</b> faisant ainsi se déplacer des centaines de millions de personnes dans le monde.&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Malgré la certitude d'une tendance à long terme au réchauffement, en réponse aux gaz à effet de serre, il n'est pas prévu que le réchauffement sera monotone et suivra les émissions au jour le
    jour.
  </p>
  <p>
    La variabilité naturelle, le cycle solaire de 11 ans,&nbsp; ainsi que des éruptions volcaniques sporadiques, génèrent des <b>variations à court terme en surimpression sur le long terme</b> (Lean
    et Rind 2009).
  </p>
  <p>
    Même sous une tendance forte au réchauffement d'environ 4°C sur le siècle, nous nous attendons encore à voir des périodes, d'une durée de l'ordre de 10 ans, d'absence de tendance, voire de
    refroidissement modeste (Easterling et Wehner 2009).
  </p>
  <p>
    De telles périodes, <b>ne signifient donc pas la fin du réchauffement climatique</b> - les émissions doivent cesser d'augmenter et commencer à décliner, <b>bien avant</b> que cela se produise.
  </p>
  <p>
    En fait, le pic de la température mondiale pourrait ne pas être atteint <b>plusieurs siècles après</b> le pic des émissions (par exemple, Allen et al. 2009). Même après que les émissions se
    seront complètement arrêtées, les températures atmosphériques ne seront pas susceptibles de beaucoup diminuer <b>pendant de nombreux siècles et millénaires</b> (Matthews et Caldeira 2008; Solomon
    et al. 2009; Eby et al. 2009) en raison de la longue durée de vie du CO2 dans l'atmosphère. En outre, les réductions des pluies de saison sèche dans plusieurs régions devraient devenir
    irréversibles (Solomon et al. 2009).&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Atténuation ("mitigation") du réchauffement climatique</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si le réchauffement climatique peut être arrêté, il ne peut pas être facilement inversé en raison de la longue durée de vie du dioxyde de carbone dans l'atmosphère (Solomon et al. 2009; Eby et
    al. 2009). <b>Même un millier d'années après avoir atteint le niveau zéro d'émissions, les températures resteront élevées, susceptibles de se refroidir de quelques dixièmes de degrés seulement en
    dessous du pic de température.</b>
  </p>
  <p>
    Les décisions d'aujourd'hui ont donc des conséquences profondes et pratiquement irréversibles&nbsp; pour les générations à venir, à moins qu'on puisse trouver des méthodes pour extraire le CO2 de
    l'atmosphère en quantités massives et à des coûts abordables.<br>
    La probabilité que l'on trouve ces méthodes ne semble toutefois pas très grande.
  </p>
  <p>
    <br>
    La température à laquelle le réchauffement climatique va enfin s'arrêter, dépend principalement de la <b>quantité totale de CO2</b> rejetée dans l' atmosphère depuis l'industrialisation
    (Meinshausen et al. 2009,Allen et al. 2009, Zickfeld et al. 2009). Ceci est à nouveau du à la longue durée de vie du CO2 atmosphérique.
  </p>
  <p>
    Par conséquent, si on veut arrêter le réchauffement, il faut diminuer les émissions mondiales de CO2 <b>jusqu'à zéro</b>.
  </p>
  <p>
    Plus tôt on arrête les émissions, plus le réchauffement final sera réduit.&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    D'un point de vue scientifique, <b>le cumul de CO2 émis</b> serait l'élément naturel d'un accord politique sur le climat.<br>
    Un tel cumul global pourrait alors être distribué entre les pays, par exemple sur la base de principes d'équité (WBGU 2009).&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Le but le plus largement soutenu politiquement, est de limiter le réchauffement climatique à, au plus, <b>2°C au-dessus du niveau préindustriel</b>.
  </p>
  <p>
    Beaucoup de nations ont publiquement reconnu l'importance de cette limite des 2 ° C.<br>
    En outre, le groupe des pays les moins avancés, ainsi que les 43 petits Etats insulaires (AOSIS), lancent un appel pour limiter le réchauffement global à seulement <b>1,5°C.</b>
  </p>
  <p>
    Le rapport de synthèse du "congrès sur le climat de Copenhague" (Richardson et al. 2009), la plus importante conférence de science climatique en 2009, conclut que "des élévations de température
    au dessus de 2°C seront très difficilement supportables pour les sociétés contemporaines, et seront susceptibles de causer des ruptures majeures sociétales et environnementales sur le reste du
    siècle et au-delà. "&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Un certain nombre d'études scientifiques récentes ont étudié en détail les <b>trajectoires d'émissions mondiales compatibles avec un réchauffement planétaire à 2°C</b>.
  </p>
  <p>
    La réponse doit être donnée en termes de probabilités, afin de refléter l'incertitude qui subsiste dans la réponse du climat au CO2 élevé, et l'incertitude sur la stabilité du carbone stocké dans
    les sols et les systèmes océaniques.<br>
    Meinshausen et al. (2009) ont constaté que, si un total de <b>1000 gigatonnes de CO2 sont émis pour la période 2000-2050</b>, la probabilité de dépasser la limite de 2 degrés de réchauffement est
    d'environ <b>25%</b>. Sur la période 2000-2009, environ <b>350 gigatonnes</b> ont déjà été émises, ce qui laisse seulement un budget de 650 gigatonnes pour 2010-2050.
  </p>
  <p>
    <b>Au taux d'émission actuel ce budget sera épuisé dans 20 ans</b>.&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Une conséquence importante d'émissions en pleine croissance et de la nécessité d'un budget limité, est que tout retard dans la réalisation du pic d'émissions, augmente considérablement la
    rapidité et l'ampleur des réductions des émissions à réaliser (voir la figure 22 et aussi England et al. 2009).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig22.jpg" class="CtreTexte" alt="fig22">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dans la figure 22, les émissions de la trajectoire exemplaire verte, on arrive à 4 Gt CO2 en l'an 2050, ce qui, avec une population projetée mondiale d'environ 9 milliards, permettrait l'émission
    de moins <b>d'une demi tonne par personne et par an.</b>
  </p>
  <p>
    Alors que le chiffre exact va fortement dépendre de la voie empruntée, la &nbsp;baisse nécessaire des émissions, combinée avec une population en plein essor, signifie que <b>d'ici 2050</b>,
    <b>les émissions annuelles de CO2 par habitant devront être probablement inférieures à 1 tonne</b>.
  </p>
  <p>
    <br>
    Bien que le CO2 provoque le plus important forçage climatique d'origine anthropique, d'autres gaz à effet de serre,&nbsp; et les aérosols, jouent également un rôle non négligeable.
  </p>
  <p>
    Réussir à limiter les forçages autres que celui du CO2, créerait donc plus de latitude dans le budget de CO2 autorisé.
  </p>
  <p>
    Des études ont montré que des options attrayantes, pour une atténuation particulièrement rapide et rentable des changements climatiques, concernent la diminution de la pollution par le noir de
    carbone (suie), et l'ozone, dans la troposphère (Wallack et Ramanathan 2009).
  </p>
  <p>
    À la différence du CO2, ce sont des substances à courte durée de vie, et donc susceptibles de répondre rapidement à des actions volontaires de réduction.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 12 Dec 2009 15:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">313f68e5e9cde2b7e17928b0054e80f0</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-10-le-futur-41037832-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[diagnostic de Copenhague:8-les leçons du passé]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-8-les-le-ons-du-passe-40995552.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    (traduction approchée de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a>)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>La reconstitution des climats du passé révèle que les réchauffements récents observés dans l'Arctique, et dans l'hémisphère Nord en général, sont atypiques dans le contexte de la variabilité
    climatique naturelle des 2000 dernières années.<br></b>
  </p>
  <p>
    <b>Les nouveaux enregistrements des carottes glaciaires confirment l'importance des gaz à effet de serre pour des températures sur Terre, et montrent que les niveaux de CO2 sont plus élevés
    aujourd'hui qu'ils ne l'ont jamais été pendant les derniers 800.000 ans.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Reconstruction des deux derniers millénaires</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La connaissance du climat des siècles passés peut nous aider à comprendre les changements climatiques naturels et à inscrire le changement climatique moderne dans leur contexte.
  </p>
  <p>
    Il y a eu un certain nombre d'études visant à reconstruire les tendances de la température &nbsp;hémisphérique et globale au cours du dernier millénaire (par exemple, Mann et al. 1998; Esper et
    al. 2002; Moberg et al. 2005).
  </p>
  <p>
    Elles montrent toutes que la température récente de l'hémisphère nord est <b>anormale</b>, au moins pour le dernier millénaire, et probablement depuis plus longtemps (Jansen et al. 2007).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La première de ces reconstructions est &nbsp;connue sous le nom de <b>"crosse de hockey"</b> (Mann et al. 1998, 1999).
  </p>
  <p>
    Quelques aspects de cette reconstruction ont été ultérieurement critiqués, par exemple sur la question de savoir si le 20ème siècle a été le plus chaud à l'échelle hémisphérique moyenne (Soon et
    Baliunas 2003), ou si la reconstruction est reproductible, ou vérifiable (McIntyre et McKitrick 2003), ou pourrait être sensible à la méthode utilisée pour extraire des informations à partir des
    dossiers d'anneaux de croissance d'arbres (McIntyre et McKitrick 2005a, b).
  </p>
  <p>
    Alors que ces critiques <b>ont été rejetées</b> dans les travaux ultérieurs (par exemple, Rutherford et al. 2005; Wahl et Ammann 2006, 2007, Jansen et al. 2007), le Conseil National de Recherches
    des Etats-unis (NRC) a convoqué un comité chargé d'examiner l'état de la science de la reconstruction du climat du dernier millénaire.<br>
    Le rapport du NRC publié en 2006, <b>a appuyé les conclusions initiales de Mann</b> et al. (1998, 1999) et a fait des recommendations pour continuer à progresser dans ce domaine (NRC,2006).&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Mann et al. (2008) ont appliqué les recommandations du NRC lors d'une nouvelle reconstruction des températures hémisphérique et globale pour les deux derniers millénaires, en utilisant un set de
    données plus étendu pour les changements décennaux à séculaires, les dernières données instrumentales, et en utilisant des méthodes complémentaires qui ont été testées minutieusement au travers
    de simulations modélisées.
  </p>
  <p>
    Leurs résultats prolongent les études précédentes et concluent que l'augmentation récente de la température de surface de l'hémisphère nord est <b>probablement anormale</b> dans le long terme.
    (figure 19).&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig19.jpg" class="CtreTexte" alt="fig19">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Kaufman et al. (2009) ont conclu, de façon indépendante, que le réchauffement récent de l'Arctique <b>est sans précédent depuis au moins 2000 ans</b> (figure 20) et qu'il a inversé la tendance au
    refroidissement long terme induite par les paramètres orbitaux.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig20.jpg" class="CtreTexte" alt="fig20">
  </p>
  <p>
    La température pendant l'Optimum Médiéval, entre l'an 900 et 1100, a pu rivaliser avec celle de l'époque moderne pour certaines &nbsp;régions comme le Pacifique tropical occidental (Oppo et al.
    2009), et quelques régions voisines de l'Atlantique Nord (Mann et al. sous presse).
  </p>
  <p>
    Cependant, de tels réchauffements régionaux semblent refléter une redistribution de la chaleur par des changements de circulation atmosphérique, et sont généralement compensés par des
    refroidissements ailleurs (par exemple à l'Est et au centre du Pacifique tropical) <b>pour engendrer des températures globales qui sont finalement inférieures à celles des dernières
    décennies.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Les enregistrements des GES dans les carottes glaciaires.</b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    Les changements antérieurs de concentration en dioxyde de carbone atmosphérique (CO2) et en méthane (CH4), peuvent être déterminés en mesurant la composition de l'air piégé dans les carottes de
    glace et par les analyses de la densité des stomates des feuilles et des analyses géochimiques des carottes de sédiments marins.<br>
    Les enregistrements du Dôme Concordia (Dôme C) pour le CO2 et le CH4, issus des carottes de glace extraites par forage &nbsp;par le projet européen pour le carottage dans l'Antarctique (EPICA),
    ont été publiés en 2004 et 2005.
  </p>
  <p>
    Elles ont permis d'explorer, respectivement, les 440.000 et 650.000 dernières années (EPICA membres de la communauté 2004; Siegenthaler et al. 2005).
  </p>
  <p>
    En 2008, l'enregistrement a été étendu à 800.000 ans (Lüthi et al. 2008; Loulergue et al. 2008). <b>Les enregistrements révèlent que l'augmentation récente des gaz à effet de serre (~ 385ppm pour
    le CO2) est au moins 40% plus élevée qu'à n'importe quel moment des 800.000 dernières années.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il faudrait retourner plus de <b>3 millions d'années en arrière, et peut-être même jusqu'à 15 millions d'années</b>, aux Pliocène et Miocène, pour trouver l'équivalent des niveaux de gaz à effet
    de serre actuels (Haywood et al. 2007; Raymo et al. 1996; Kürschner et al. 1996; Tripati et al. 2009).
  </p>
  <p>
    <br>
    De fortes corrélations des teneurs en CH4 et CO2 avec la température, sont présentes tout au long des 800000 ans (Lüthi et al. 2008; Loulergue et al. 2008).<br>
    Le réchauffement commence habituellement <b>avant</b> les hausses de CO2 atmosphérique.
  </p>
  <p>
    Cette constatation est conforme au fait que les variations de CO2 naturelles constituent une <b>rétroaction</b> dans le cycle glaciaire/interglaciaire, plutôt qu'une cause primaire (Shackleton,
    2000); ce qui a été récemment expliqué en détail à l'aide de modèles climatiques (Ganopolski et Roche 2009).<br>
    Les changements des paramètres orbitaux de la Terre autour du Soleil sont le stimulateur des cycles glaciaires/interglaciaires (Hays et al. 1976; Berger 1978), mais ces changements plutôt subtils
    doivent être amplifiés par les rétroactions climatiques &nbsp;afin d'expliquer les grandes différences de température globale et de volume de glace, ainsi que la brutalité relative des
    transitions, entre périodes glaciaires et interglaciaires (Berger et al. 1998; Clark et al. 1999).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Paléo contraintes sur le climat et sur la sensibilité climatique du système terrestre</b></span></span><br>
    <br>
  </p>
  <p>
    Une des questions clés pour la recherche climatique est de déterminer quelle est la sensibilité du climat en réponse à un changement donné du bilan radiatif de notre planète.
  </p>
  <p>
    Cela est souvent décrit par le terme de "<b>sensibilité climatique</b>", définie comme la température d'équilibre de la surface en réponse à un doublement du CO2 atmosphérique.<br>
    L'AR4 fait un résumé des recherches visant à caractériser l'incertitude sur la sensibilité du climat (par exemple Andronova et Schlesinger, 2001; Frame et al. 2005; Annan et Hargreaves 2006) en
    déclarant que « la sensibilité du climat est susceptible de résider dans la fourchette de 2 à 4.5°C, avec une valeur la plus probable d'environ 3 ° C ".
  </p>
  <p>
    Des études plus récentes ont souscrit à cette évaluation (par exemple Knutti et Hegerl 2008). Ces estimations de la sensibilité climatique ont également été utilisées pour déterminer les impacts
    possibles, tant environnementaux que socio-économiques, de divers scénarios de stabilisation du CO2, ou de niveaux d'émissions de gaz à effet de serre, compatibles avec la stabilisation de la
    température moyenne mondiale en dessous d'une certaine valeur (par exemple Meinshausen et al. 2009; section "Atténuation du réchauffement climatique").
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Le climat ne change t'il pas sans cesse, même sans interférence humaine?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bien sûr. Mais les changements climatiques du passé ne doivent pas être un prétexte à la "complaisance": en effet, ils nous disent que le climat de la Terre est <b>très sensible aux variations de
    forçage</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Deux conclusions principales peuvent être tirées de l'histoire du climat:
  </p>
  <p>
    <br>
    Le climat a toujours réagi <b>très fortement à toute perturbation du bilan radiatif</b> de la Terre.
  </p>
  <p>
    Ceci suggère que la même chose se reproduit avec la modification du bilan radiatif par des concentrations croissantes de gaz à effet de serre.
  </p>
  <p>
    En fait, les données des changements climatiques dans l'histoire de la Terre ont été utilisées pour quantifier la modification de la température d'équilibre globale en fonction d'un changement du
    bilan radiatif (afin, par exemple, de déterminer la sensibilité climatique)
  </p>
  <p>
    Les données confirment que notre système climatique est aussi sensible que nos modèles climatiques le suggèrent, <b>et peut-être encore plus</b>.
  </p>
  <p>
    <br>
    Les impacts des changements climatiques du passé ont été sévères. La dernière grande glaciation, où il a fait globalement 4 à 7 ° C plus froid que maintenant, a complètement transformé la surface
    de la Terre et ses écosystèmes, et le niveau de la mer était inférieur de 120 mètres.
  </p>
  <p>
    Quand il faisait &nbsp;2-3 ° C plus chaud que maintenant, durant le Pliocène, il y a 3 millions d'années, le niveau de la mer était de 25 à 35 m plus élevé que l'actuel, en raison de la présence
    de plus petits inlandsis.
  </p>
  <p>
    <br>
    Malgré les grands changements climatiques , le réchauffement actuel de la planète se détache vraiment.
  </p>
  <p>
    Les reconstructions récentes suggèrent qu'au cours des deux derniers millénaires, la température globale n'a jamais varié de plus de 0,5 ° C en un siècle (Mann et al. 2008 et références citées).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Ne sommes-nous pas &nbsp;juste dans une phase de réchauffement naturel, la récupération, en somme, du Petit Age
    Glaciaire?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Non. La "récupération" du climat <b>n'est pas un concept scientifique</b>, puisque le climat ne réagit pas comme un pendule qui bascule vers l'arrière après avoir été poussé en avant.
  </p>
  <p>
    Au contraire, le climat réagit comme un pot d'eau sur le poêle: il ne peut se réchauffer <b>que si on ajoute de la chaleur</b>, selon une des lois les plus fondamentales de la physique: la
    conservation de l'énergie.
  </p>
  <p>
    Le bilan thermique de la Terre (son bilan radiatif) est bien compris.
  </p>
  <p>
    Le plus grand changement dans l'équilibre radiatif, au cours des 50 dernières années, durant lesquelles les trois quarts de réchauffement de la planète ont eu lieu, est du à l'augmentation des
    concentrations de gaz à effet de serre d'origine humaine.<br>
    Les facteurs naturels ont eu un effet de léger refroidissement au cours de cette période.
  </p>
  <p>
    <br>
    La température globale n'est, aujourd'hui, pas seulement plus élevée que dans la période des 16ème-19ème siècles, parfois surnommée le Petit Age Glaciaire (ou PAG, bien que ce terme soit quelque
    peu trompeur dans la mesure où ce phénomène essentiellement régional a peu en commun avec les périodes réellement glaciaires).<br>
    La&nbsp; température est en fait globalement <b>plus élevée maintenant qu'à tout moment des 2000 dernières années</b> - et même plus élevée que durant l'Optimum médiéval au Moyen-âge.
  </p>
  <p>
    C'est un point sur lequel toutes les reconstructions climatiques par différents groupes de chercheurs, utilisant différentes données et méthodes, sont en accord.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Dans l'histoire du climat, le CO2 ne varie t'il pas uniquement avec la température plutôt que par d'autres
    voies?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>Cela fonctionne dans les deux sens</b>: l'effet de serre du CO2 affecte les températures, tandis que les variations de température affectent les concentrations de CO2, suite à la réponse du
    cycle du carbone.
  </p>
  <p>
    C'est ce que les scientifiques appellent une <b>boucle de rétroaction</b>.
  </p>
  <p>
    <br>
    Si la température globale change, le cycle du carbone réagit (généralement avec un retard de plusieurs siècles).
  </p>
  <p>
    Cela peut être observé pendant les cycles de glaciation, causés par des variations d'orbite de la Terre (cycles de Milankovich), des 3 derniers millions d'années.
  </p>
  <p>
    La rétroaction du CO2 a amplifié et globalisé les changements climatiques dus aux variations orbitales: sans diminution des concentrations en CO2, et donc sans la diminution de l'effet de serre
    induite, <b>la pleine mesure des âges de glace ne peut être expliquée</b>, ni le fait que les glaciations se soient produites dans les deux hémisphères.
  </p>
  <p>
    Les détails de la relation décalée dans le temps entre température et&nbsp; CO2, dans les carottes glaciaires de l'Antarctique, ont récemment été reproduits dans les modèles climatiques
    (Ganopolski &nbsp;et Roche 2009) et ils sont entièrement compatibles avec le rôle majeur du CO2 dans le changement climatique.
  </p>
  <p>
    Lors du réchauffement , à la fin des périodes glaciaires, le CO2 a été libéré des océans - tout le contraire de ce que nous observons aujourd'hui, où le CO2 augmente à la fois dans l'océan et
    l'atmosphère.
  </p>
  <p>
    <br>
    Si la concentration de CO2 dans l'atmosphère change, alors la température suit en raison de l'effet de serre.C'est ce qui se passe maintenant alors que les êtres humains émettent du CO2 à partir
    de sources fossiles.
  </p>
  <p>
    Mais cela est arrivé aussi de nombreuses fois dans l'histoire de la Terre.
  </p>
  <p>
    Les concentrations de CO2 ont changé au fil des millions d'années en raison de changements du cycle naturel du carbone associés à la tectonique des plaques (dérive des continents), et le climat a
    suivi les variations de CO2 (par exemple le refroidissement progressif vers un climat glaciaire au cours des 50 derniers millions d'années).<br>
    Un dégazage rapide de carbone, qui n'est pas sans rappeler celui que les humains réalisent aujourd'hui, a également eu lieu au moins une fois dans l'histoire du climat, ainsi que les données des
    sédiments de 55 millions années le montrent. Ce maximum thermique du Paléocène-Eocène, a entraîné un réchauffement d'environ 5°C, une acidification des océans, et une période <b>d'extinction
    massive des espèces</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette période peut constituer un sévère avertissement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 11 Dec 2009 18:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c812e84a957eb6dff693bfdbacbf9d2c</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-8-les-le-ons-du-passe-40995552-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[diagnostic de Copenhague:7-points de bascule]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-7-points-de-bascule-40923996.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En préambule à ce 7ème chapitre, voici un petit schéma permettant de représenter, de façon imagée et simplifiée, les différents termes et processus dont il est question dans ce chapitre.
  </p>
  <p>
    le terme anglais "tipping point" a été traduit par "point de bascule".
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/represent-TP-copie-1.jpg" class="CtreTexte" alt="represent-TP-copie-1.jpg">
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    (traduction approchée de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a>)
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    <b>Il y a plusieurs éléments dans le système climatique qui pourraient passer par un point de bascule au cours de ce siècle, à la suite des activités humaines, conduisant à un changement abrupt
    et/ou irréversible.<br>
    <br>
    1 ° C de réchauffement global (au dessus de la moyenne 1980-1999) comporte des risques modérément importants de passer par des points bascule, et 3 ° C donneraient des risques importants ou
    graves.<br>
    <br>
    Il y a des chances que nous puissions détecter l’approche d’un point de bascule, mais si nous attendons le début de la transition, il risque d’être trop tard.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;">Qu'est-ce qu'un point de bascule (tipping point)?</span></span></b>
  </p>
  <p>
    <br>
    C’est un seuil critique où l'état futur d’un système peut être qualitativement altéré par un petit changement de forçage (Lenton et al. 2008; Schellnhuber 2009).
  </p>
  <p>
    Un élément de bascule est une partie du système terrestre (au moins à l’échelle sous continentale) qui a un point de bascule (Lenton et al. 2008).
  </p>
  <p>
    Les éléments de bascule à traiter de façon politique (qui nécessitent une action) sont ceux qui pourraient être forcés par les activités humaines au cours de ce siècle.
  </p>
  <p>
    Le changement climatique brutal correspond à la catégorie de points de bascule dont le franchissement provoque un changement climatique plus rapide que sa cause.
  </p>
  <p>
    &nbsp;Les passages de points de bascule incluent également des transitions qui sont plus lentes que leurs causes.
  </p>
  <p>
    Dans les deux cas, la vitesse de transition est déterminée par le système lui-même et les changements d'état peuvent être <b>réversibles ou irréversibles</b>.
  </p>
  <p>
    Réversibles signifie que lorsque le forçage est inversé le système récupère son état d'origine, soit brutalement, soit progressivement.
  </p>
  <p>
    Irréversibles lorsqu’il faut un forçage inverse (nettement) plus important pour que le système récupère<br>
    La réversibilité théorique ne signifie pas que des changements soient réversibles dans la pratique.
  </p>
  <p>
    Un élément de bascule peut réagir avec retard à un forçage anthropique et lorsqu’il commence à être observé le changement d’état est déjà inévitable.<br>
    <br>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    Y a t-il des points de bascule dans le système climatique terrestre&nbsp;?<br>
    <br>
    <br></span></span></b>
  </p>
  <p>
    <br>
    Il existe un certain nombre de points de bascule dont la connaissance est basée sur la compréhension de la dynamique non linéaire du système climatique terrestre, et révélés par les changements
    climatiques abrupts du passé ainsi que par les modèles (Pitman et Stouffer, 2007; Schellnhuber 2009).
  </p>
  <p>
    Certains modèles prévoient le passage de points de bascule et des observations récentes montrent que <b>des changements brusques sont déjà en cours en Arctique</b>.<br>
    <br>
    Un travail récent &nbsp;a identifié une liste de <b>neuf éléments de bascule</b> potentiels "policy-relevant" (nécessitant une action &nbsp;pour y pallier) qui pourraient franchir un point de
    bascule au cours de ce siècle et subir une transition au cours de ce millénaire dans le cadre du changement climatique prévu (Lenton et al. 2008).Ils sont indiqués avec d'autres candidats à la
    figure 18.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig18.jpg" class="CtreTexte" alt="fig18">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b><span style="text-decoration: underline;"><br>
    <br>
    Quels sont les points de bascule les plus préoccupants et comment cela a t'il été estimé?</span></b>&nbsp;</span>&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    Ce sont ceux qui sont les plus proches (moins évitables) et ceux qui ont les impacts les plus négatifs.
  </p>
  <p>
    En général, plus une transition est rapide et irréversible et plus importants sont ses impacts. En outre, comme les interactions issues du basculement d'un élément peuvent provoquer le
    basculement d'un autre, toute rétroaction positive (dans le sens amplificatrice) globale peut renforcer notre attention.
  </p>
  <p>
    La proximité de certains points de bascule a été évaluée par le biais d'opinions d'experts (Lenton et al. 2008; Kriegler et al. 2009).
  </p>
  <p>
    La proximité, la vitesse et la réversibilité sont également évaluées à travers une analyse documentaire (Lenton et al. 2008), mais il y a besoin d'un examen plus détaillé des incidences.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-size: 10pt;">Voyons maintenant les régions les plus concernées.<br>
    <br></span></b> &nbsp;<br>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;">Arctique</span></span></span></b>: L'inlandsis du Groenland (GIS) peut être proche d'un
    point de bascule dans les zones où est déjà engagée une réduction de la plaque de glace (Lenton et al. 2008; Kriegler et al. 2009). Une amplification impressionnante de fonte saisonnière a été
    observée en 2007, associée à une fonte estivale record de la banquise (Mote, 2007).<br>
    Une fois engagée, la transition vers un plus petit inlandsis aura une &nbsp;réversibilité faible, même s'il est probable que cela prenne plusieurs siècles (ce n'est donc pas une transition
    &nbsp;brusque). Les impacts, via l'élévation du niveau de la mer, finiront par être importants et globaux, mais dépendront du rythme du retrait de l'inlandsis.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;">Antarctique</span></span></span></b>: L'inlandsis de l'Antarctique occidental (WAIS) est actuellement considéré comme plus éloigné
    d'un point de bascule que celui du Groenland&nbsp; mais cela reste plus incertain.(Lenton et al. 2008; Kriegler et al. 2009).<br>
    <br>
    La WAIS a un potentiel pour une transition plus rapide et donc pour de plus gros impacts.
  </p>
  <p>
    La perte de plates-formes glaciaires autour de la péninsule Antarctique, tels que Larsen B, suivie par l'accélération des glaciers, dont elles étaient le contrefort, met en évidence un mécanisme
    qui pourrait menacer certaines parties de la WAIS.
  </p>
  <p>
    On pense que la principale plaque glaciaire de l'Antarctique Est (EAIS) est plus stable que la WAIS. Cependant, il existe des indices de changements ayant lieu le long de son secteur maritime,
    qui draine plus de glace que l'ensemble de l'Antarctique occidental.
  </p>
  <p>
    <br>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: 10pt;"><br>
    Amazonie</span></span></span></b>: La forêt amazonienne a subi une sécheresse généralisée en 2005, ce qui a fait passer la région de puits à source (0,6 à 0,8 Gt de carbone par an) de carbone
    (Phillips et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Si l'allongement de la saison sèche par forçage anthropique se&nbsp; poursuit (Vecchi et al. 2006), et si les sécheresses sont plus fréquentes et graves (Cox et al. 2008), le système pourrait
    atteindre un point de bascule entraînant le dépérissement de 80% de la forêt tropicale (Cox et al. 2004; Scholze et al. 2006; Salazar et al. 2007; Cook et Vizy 2008), et son remplacement par la
    savane.
  </p>
  <p>
    Cela pourrait prendre quelques décennies, aurait une réversibilité faible, de grandes répercussions régionales, et des effets induits loin de la zone.
  </p>
  <p>
    Un dépérissement généralisé est attendu si l'augmentation de température dépasse 4°C (Kriegler 2009), et il pourrait être engagé à une température globale inférieure, bien avant qu'il commence à
    être observé (Jones et al. 2009).
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    <b><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;">Afrique de l'Ouest</span></span></span></b>: Le Sahel et la mousson d' Afrique de l'Ouest
    (WAM) ont connu des changements rapides mais réversibles dans le passé, y compris la sécheresse dévastatrice de la fin des années soixante et pendant les années quatre-vingt.
  </p>
  <p>
    Les prévisions d'un affaiblissement futur de la circulation thermohaline de l'Atlantique contribuant à des conditions type "Niño", et à un fort réchauffement dans le golfe de Guinée (Cook et Vizy
    2006), pourraient perturber l'apparition saisonnière de la WAM (Chang et al. 2008) et son déplacement vers le nord&nbsp; (Hagos 2007) dans le Sahel.
  </p>
  <p>
    S'il y avait effondrement de la WAM, cela pourrait conduire à l'humidification de certaines parties du Sahel&nbsp; par aspiration d'air humide de l'Atlantique vers l'ouest de la région (Cook et
    Vizy 2006; Patricola et Cook, 2008), dont le reverdissement &nbsp;serait un exemple rare d'un point de bascule positif.
  </p>
  <p>
    <br>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: 10pt;">Inde</span></span></span></b>: La mousson d'été indienne est probablement déjà en train
    d'être perturbée (Ramanathan et al. 2005; Meehl et al. 2008) par un <b>nuage brun</b> qui s'étend sur le sous-continent et, dans une moindre mesure, l'Océan Indien.
  </p>
  <p>
    Cette brume est composée d'un mélange de suies, qui absorbent la lumière solaire, et de sulfates qui la réfléchissent.
  </p>
  <p>
    Elle provoque un réchauffement de l'atmosphère au détriment de la surface, ce qui affaiblit l'établissement saisonnier d'un gradient de température terre-océan, qui est essentiel dans le
    déclenchement de la mousson (Ramanathan, 2005).
  </p>
  <p>
    Dans certaines projections, le forçage du nuage brun &nbsp;pourrait conduire à un doublement de la fréquence des sécheresses (Ramanathan, 2005), avec un impact important.
  </p>
  <p>
    Cette transition serait cependant <b>hautement réversible</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Plusieurs autres candidats</b></span></span> "éléments de bascule", et plusieurs mécanismes, pourraient devenir des
    préoccupations majeures, par exemple, la perte de carbone des permafrosts.
  </p>
  <p>
    Récemment, il a été suggéré qu'une région de permafrost connue sous le nom Yedoma, qui stocke environ <b>500 GT</b> C (Zimov et al. 2006), pourrait subir un basculement irréversible provoqué par
    une production de chaleur interne issue de processus biochimiques (Khvorostyanov et al. 2008a, 2008b). Toutefois, on estime ce point de bascule relativement éloigné.
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #0000ff;"><b><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;">relations entre points de bascule et rétroactions
    climatiques<br></span></span></span></b></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    Les points de bascule sont souvent confondus avec le phénomène des rétroactions climatiques.
  </p>
  <p>
    Tous les éléments de bascule doivent posséder un mécanisme rétroactif fortement amplificateur (Lenton et al. 2008) dans leur propre dynamique interne ou régionale, puisqu'ils aboutissent au
    franchissement d'un seuil, mais ils n'engendrent pas forcément de rétroaction au niveau global.
  </p>
  <p>
    Dans les éléments de bascule qui pourraient constituer une rétroaction positive (amplificatrice) globale, citons la forêt amazonienne (dont le dépérissement en ferait une source de CO2, qui
    pourrait &nbsp;libérer jusqu'à <b>100 Gt C</b>), la circulation thermohaline (dont l'affaiblissement ou l'effondrement pourrait conduire au dégazage de CO2), et le pergélisol Yedoma (libération
    de jusqu'à <b>500GtC</b>).
  </p>
  <p>
    Des éléments de bascule qui pourraient constituer une rétroaction négative (compensatrice) globale incluent la forêt boréale (dont le dépérissement des forêts dégagerait du CO2, mais dont le
    bilan net serait le refroidissement du à l'augmentation de l'albédo des surfaces couvertes de neige sans arbres Betts 2000&nbsp; ) et le Sahel / Sahara (leur reverdissement constituerait un puits
    de CO2 et augmenterait probablement la couverture nuageuse au dessus de la zone)<br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    Pourrions nous être touchés par des rétroactions globales?<br>
    <br></span></span></b></span>
  </p>
  <p>
    Les rétroactions positives des différents éléments de bascule sont pour la plupart d'assez faible portée globale. Toutefois, d'autres rétroactions (non liées à des éléments de bascule), incluant
    le passage de l'ensemble de la biosphère terrestre de puits à source de carbone, risquent d'amplifier la hausse du CO2 atmosphérique et la température globale à l'échelle du siècle
    (Friedlingstein et al. 2006).
  </p>
  <p>
    Le système climatique terrestre subit déjà une forte rétroaction positive à la suite de réponses physiques relativement rapides (Bony et al. 2006) (vapeur d'eau).
  </p>
  <p>
    Dans n'importe quel système soumis à de fortes rétroactions positives, une relativement faible rétroaction supplémentaire peut avoir un impact disproportionné à l'échelle globale (dans ce cas, la
    température), en raison interactions non linéaires entre rétroactions.
  </p>
  <p>
    <br>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    Y a t-il un point de bascule global?<br></span></span></b><br>
    <br>
    <br>
    Un point de bascule global &nbsp;peut se produire si une rétroaction positive devient assez puissante pour produire un seuil à partir duquel le système global est engagé dans un changement
    d'état, porté par sa propre dynamique interne.
  </p>
  <p>
    En dépit de nombreux discours dans les médias populaires <b>un tel effet "runaway" (galopant) ne semble pas prêt de se produire.</b>
  </p>
  <p>
    La notion <b>d'amplification du changement climatique</b> est une description bien meilleure de ce que nous observons actuellement et de ce qui peut être projeté dans l'avenir.
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><b><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <br>
    Quels sont les forçages anthropiques dangereux?</span></b></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    Le total des émissions cumulées de CO2 (et d'autres gaz à effet de serre à vie longue) détermine les changements à long terme du climat et donc le sort des éléments de bascule sensibles aux
    changements de température moyenne globale, mais à réponse lente et/ou à seuils éloignés.
  </p>
  <p>
    Les principaux exemples sont les grands inlandsis (GIS et WAIS).
  </p>
  <p>
    Des forçages par aérosols de sulfates (Rotstatyn et Lohmann, 2002) et de suies (Ramanathan 2005; Ramanathan et Carmichael, 2008) sont dangereux pour les moussons.
  </p>
  <p>
    Les dépôts de suie sur la neige et la glace (Ramanathan et Carmichael, 2008; Flanner et al. 2007) sont un facteur de risque pour les éléments de bascule arctiques en favorisant la fusion de la
    glace et de la neige (Flanner et al. 2007).
  </p>
  <p>
    L'augmentation des aérosols de suie, la baisse des aérosols sulfatés (Shindell et Faluvegi 2009), et l'augmentation des teneurs des GES à courte durée de vie (Hansen et al. 2007) (le méthane et
    l'ozone troposphérique) ont également contribué au réchauffement rapide de l'Arctique et, ensemble, dépassent de loin la contribution du CO2.
  </p>
  <p>
    L'atténuation actuelle des émissions de SO2 et, partant, d'aérosols sulfatés, constitue un bienfait mitigé pour les éléments de bascule climatiques.
  </p>
  <p>
    Elle peut par exemple profiter à la région du Sahel (Rotstayn et Lohmann, 2002), mais mettre en danger l'Amazonie (Cox et al. 2008) et la banquise arctique (Shindell et Faluvegi 2009).
  </p>
  <p>
    Les changements de surface des sols peuvent aussi conduire de grandes régions continentales d'un état relativement résistant aux changements climatiques à un état de vulnérabilité.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <b><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;">Est-il&nbsp;envisageable de prévoir suffisamment tôt l'approche d'un point bascule?</span></span></b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;<br>
    <br>
    Des progrès récents ont été accomplis dans l'identification et les tests d'indicateurs d'alerte précoce de l'approche &nbsp;d'un basculement (Lenton et al. 2008; Livina et Lenton 2007; Dakos et
    al. 2008; Lenton et al. 2009; Scheffer et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Le <b>ralentissement,</b> en réponse à une perturbation est une propriété quasi universelle de systèmes approchant différents types de point de bascule (Dakos et al. 2008; Scheffer et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Ceci a été testé avec succès en étudiant les approches de différentes transitions des climats du passé (Livina Lenton et 2007; Dakos et al. 2008), et dans les expérimentations &nbsp;de modèles
    (Livina et Lenton 2007; Dakos et al. 2008; Lenton et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Des oscillations entre différents états peuvent également se produire avant une transition plus permanente (Bakke et al. 2009).
  </p>
  <p>
    D'autres indicateurs d'alerte sont à l'étude pour les points de bascule écologiques (Biggs et al. 2009), incluant l'augmentation de la variance (Biggs et al. 2009), les réponses biaisées (ou
    obliques?) (Biggs et al. 2009; Guttal et Jayaprakash 2008) et leurs équivalents spatiaux (Guttal et Jayaprakash 2009). Ceux-ci pourraient éventuellement être appliquées à l'anticipation de points
    de bascule climatiques.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 10 Dec 2009 14:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2aaa789c689cb234f9718e98956f3ebc</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-7-points-de-bascule-40923996-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Diagnostic de Copenhague :6- les océans et le niveau de la mer]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-6-les-oceans-et-le-niveau-de-la-mer-40696066.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    (traduction approchée de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a>)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    cet article comprend les chapitres suivants&nbsp;:
  </p>
  <p>
    <span style="color: #0000ff;"><b>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les océans</b></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #0000ff;"><b>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le niveau de la mer global</b></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Les océans</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>Les différentes estimations de contenu thermique des océans ont convergé et donnent des valeurs 50% plus élevées que les précédentes.</b>
  </p>
  <p>
    <b>La température globale de surface des océans a atteint les valeurs les plus chaudes jamais enregistrées pour Juin, Juillet et août 2009.</b>
  </p>
  <p>
    <b>L’acidification et la désoxygénation des océans ont été identifiées comme potentiellement dévastatrices pour de grandes parties de l'écosystème marin.<br></b><br>
    <br>
    <br>
    La détection de la manière dont le changement climatique &nbsp;impacte les océans s’est nettement améliorée depuis l'AR4.
  </p>
  <p>
    Des changements importants de température, salinité et de propriétés biogéochimiques ont été mesurés. Ces changements sont en adéquation avec les 50 années de réchauffement, les précipitations et
    le CO2 dans l'atmosphère.
  </p>
  <p>
    Il y a eu également de nouvelles analyses des tendances, dans un contexte élargi depuis l'AR4, incluant l'acidification et l'oxygène.
  </p>
  <p>
    Ceci a amélioré notre compréhension du changement d'état des océans et a également permis d’identifier de nouveaux problèmes.<br>
    Les nouvelles estimations de changements océaniques ont tendance à être plus cohérentes avec les projections de changement climatique (par exemple, le contenu thermique global).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><b>Réchauffement de l'océan</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    Il y a une tendance soutenue au réchauffement des températures de surface de l’océan (SST) au cours des 50 dernières années (figure 15).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig15.jpg" class="noAlign" height="506" width="650">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les mesures satellite de SST ont montré que <b>2007 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée</b>, malgré une année 1998 marquée par un épisode El Niño très fort.
  </p>
  <p>
    L'année 2008 a été plus froide, en raison d'un épisode La Niña très intense mais temporaire, alors que la température des océans, jusqu'au moment de la publication <b>se dirigeait vers un record
    en 2009</b>.
  </p>
  <p>
    Par exemple, la température mondiale de surface des océans a été la plus chaude jamais enregistrée pour Juin, Juillet et Août en 2009.
  </p>
  <p>
    &nbsp;<br>
    L’augmentation du contenu thermique des couches supérieures des océans (0-700m) entre 1963 et 2003 a été 50% plus élevé que celle du bilan précédent (Domingues et al. 2008, Bindoff et al.
    2007).&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Ces estimations, plus hautes, de changement &nbsp;thermique, sont maintenant compatibles avec les observations de la montée des océans au cours des 50 dernières années, et résolvent un problème
    scientifique de longue date dans la compréhension de la contribution de la dilatation thermique de niveau de la mer (Domingues et al. 2008). Les observations montrent également un réchauffement
    des grands fonds océaniques beaucoup plus répandu dans l'Atlantique et l’océan Austral. (Johnson et al. 2008a, Johnson et al. 2008b) que précédemment estimé.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Salinité et cycle hydrologique</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Des analyses plus complètes de la salinité des océans, montrent une dilution dans les hautes latitudes, tandis que les régions d'évaporation excessive, par rapport aux précipitations, sont
    devenues plus salées.
  </p>
  <p>
    Les changements de salinité sont compatibles avec un renforcement du cycle hydrologique. &nbsp;<br>
    Les modifications de salinité sont également compatibles avec les changements de circulation régionale et les échanges inter-bassin.
  </p>
  <p>
    Nous avons maintenant amélioré notre certitude que les tendances à long terme dans les modèles de précipitations sur l'océan global, comme en témoigne la salinité, peuvent être attribuées à
    l’influence anthropique (Stott et al. 2008).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff;"><b>Les changements climatiques et la circulation océanique</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    De surprenants changements de salinité dans les eaux du fond de l'Antarctique fournissent<br>
    <b>une preuve supplémentaire de la fonte accélérée de l’inlandsis et des plates-formes glaciaires</b> (Rintoul 2007).
  </p>
  <p>
    Les observations en Arctique amènent des arguments robustes en faveur de l'augmentation des précipitations et des eaux de ruissellement.
  </p>
  <p>
    Les couches intermédiaires de l'océan Arctique se sont réchauffées notablement (Polyakov et al. 2004).<br>
    Mais <b>il n’y a pas encore eu d’observations d'un changement durable de circulation dans l’Atlantique Nord</b>, prédite par les modèles ( Hansen et Østerhus 2007).
  </p>
  <p>
    <br>
    Le changement climatique régional est souvent exprimé autour des principaux modes de variation comme l’Oscillation Nord Atlantique (NAO), l’ENSO et le mode annulaire austral (SAM), qui peuvent
    eux-mêmes être modifiés par le réchauffement en entraînant, soit des fluctuations plus importantes, soit le passage à un état qui deviendrait alors préférentiel (ou plus fréquent) dans les
    décennies à venir (par exemple, une tendance vers un type différent d'El Niño, Yeh et al. 2009; Latif et Keenlyside 2009).
  </p>
  <p>
    Actuellement, l’influence des modes climatiques régionaux sur la circulation océanique est plus grande que les tendances sous-jacentes attribuables aux conditions climatiques d'origine
    anthropique.<br>
    La stabilité de la circulation en Atlantique Nord est extrêmement importante pour l'Amérique du Nord et l’Europe.<br>
    Par exemple, un ralentissement des courants de l'océan pourrait conduire à une hausse plus rapide du niveau de la mer régional le long de la côte du nord-est américain (Yin et al. 2009).
  </p>
  <p>
    L'AR4 a conclu qu'il existe une probabilité supérieure à 90% d'un ralentissement de ce courant océanique, et une probabilité de 10% d'une transition abrupte d'ici l'an 2100.
  </p>
  <p>
    Comme indiqué dans la synthèse et l'évaluation &nbsp;du projet 3.4 de l'US Climate Change Science Program (Delworth et al. 2008), aucun modèle climatique global ne projette une telle transition
    abrupte au cours de ce siècle.
  </p>
  <p>
    Toutefois, notre faible capacité à modéliser les comportements non linéaires et les effets de seuil, et la suggestion récente que les modèles actuels pourraient être trop stables (Hofman et
    Rahmstorf 2009) ne permettent pas d’exclure totalement la possibilité d’une telle transition abrupte.
  </p>
  <p>
    <br>
    &nbsp;<br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><span style="color: #0000ff;">Acidification, absorption de carbone et désoxygénation</span></b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    La quantité de CO2 dans les océans a augmenté de <b>118 ± 19 Gt</b> entre la fin de la période préindustrielle (environ 1750) et 1994, et continue d'augmenter d'environ <b>2 Gt par an</b> (Sabine
    et al. 2004). Cette augmentation a entraîné une diminution directe du pH océanique de surface en moyenne de 0,1 unités depuis 1750 et une augmentation de l'acidité de plus de 30% (Orr et al.
    2005: McNeil et Matear 2007; Riebesell, et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Les organismes synthétisant le calcaire se sont révélés être particulièrement vulnérables au faible pH des eaux (Fabry et al. 2008).<br>
    De nouvelles observations in situ, montrent une dépendance étroite entre calcification et CO2 dans l'atmosphère, avec de plus petites coquilles lors des teneurs élevées en CO2 au cours des 50.000
    dernières années (Moy et al. 2009).
  </p>
  <p>
    En outre, en raison de conditions préexistantes, on s’attend à ce que dans les régions polaires de l'Arctique et l'océan Austral, certains coquillages <b>commencent à se dissoudre dès que les
    niveaux atmosphériques atteindront 450ppm</b> (soit environ en 2030 dans les conditions business-as-usual; McNeil et Matear 2008: Orr et al. 2009).
  </p>
  <p>
    <br>
    Il existe de nouvelles preuves d'une <b>diminution continue des concentrations d'oxygène dissous</b> dans les océans mondiaux (Oschlies et al. 2008), et il y a, pour la première fois, des preuves
    significatives que de grandes zones équatoriales à teneur minimales en oxygène soient déjà en expansion (Stramma et al. 2008).
  </p>
  <p>
    La baisse de teneur en oxygène amplifie le stress et provoque des problèmes respiratoires chez les grands prédateurs (Rosa et Seibel, 2008). Elle compromet, de façon significative &nbsp;la
    capacité d'organismes marins à faire face à l'acidification (Brewer 2009).<br>
    L’augmentation des zones anoxiques marines a des répercussions profondes sur le cycle océanique de l'azote, avec des conséquences globales &nbsp;encore inconnues mondiale (Lam et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Une récente étude de modélisation (Hofmann et Schellnhuber 2009) souligne le risque d'une extension généralisée des régions en manque d'oxygène dans les couches supérieures des océans si les
    augmentations de CO2 atmosphérique devaient se poursuivre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Le niveau de la mer global</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>Les mesures par satellite montrent que le niveau de la mer est en hausse de 3,4 millimètres par an depuis que ces enregistrements ont commencé en 1993. Cette augmentation est 80% plus rapide
    que la meilleure estimation du TAR (3<sup>ème</sup> rapport du GIEC)</b>
  </p>
  <p>
    <b>En tenant compte de la perte de masse des inlandsis, l'élévation du niveau jusqu'en 2100 est susceptible d'être au moins deux fois plus importante que celle présentée dans l’AR4, avec une
    limite supérieure d’environ 2m basée sur une nouvelle compréhension du comportement des inlandsis.</b><br>
    &nbsp;<br>
  </p>
  <p>
    La densité de peuplement dans les régions côtières et les îles est trois fois plus élevée que la moyenne mondiale. Actuellement, 160 millions de personnes vivent à moins de 1 mètre au-dessus du
    niveau des mers. Cela implique que même une petite augmentation peut avoir des impacts sociétaux et économiques importants.
  </p>
  <p>
    Les phénomènes en action étant l'érosion côtière, la vulnérabilité accrue aux vagues des tempêtes et aux&nbsp; inondations qui en résultent, la contamination des eaux souterraines par le sel, la
    perte de zones humides côtières et autres.
  </p>
  <p>
    &nbsp;<br>
    Depuis 1870, le niveau des mers du globe a augmenté d'environ 20 centimètres<br>
    (AR4). Depuis 1993, le niveau de la mer est mesuré avec précision par les satellites. Avant cette date, les données provenaient de marégraphes dans les stations côtières à travers le monde.
  </p>
  <p>
    Satellites et marégraphes montrent que le <b>taux d'élévation du niveau marin s'est accéléré</b>. L'analyse statistique révèle que le taux de montée est étroitement corrélé avec la température:
    plus il fait chaud et plus rapide est la hausse du niveau (Rahmstorf, 2007).<br>
    La montée des océans est une conséquence inévitable du réchauffement climatique pour deux raisons principales: <b>l'eau des océans se dilate alors qu’il se réchauffe, et la glace qui fond sur les
    continents apporte un flux d’eau supplémentaire.</b><br>
    Pour la période 1961-2003, l'expansion thermique a contribué &nbsp;pour environ 40% de l'élévation observée du niveau de la mer, tandis que la glaciers et inlandsis ont contribué&nbsp; pour
    environ 60% (Domingues et al. 2008).<br>
    Le niveau de la mer a augmenté plus vite que prévu (Rahmstorf et al. 2007) (voir figure 16). Le taux moyen d'élévation pour 1993-2008, mesuré par satellite, est de <b>3,4 millimètres par an</b>
    (Cazenave et al. 2008), tandis que le TAR projetait une meilleure estimation de 1,9 mm/an pour la même &nbsp;période. La hausse réelle a donc été <b>80% plus rapide que prévu par modèles</b>. (à
    noter que les modèles plus récents de l'édition 2007 du GIEC font encore état de projections, pour l’essentiel, identiques à celles du TAR)
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig16.jpg" class="noAlign" height="428" width="650">
  </p>
  <p>
    L'augmentation future du niveau de la mer est très incertaine, comme l'inadéquation entre les observations et les modèles le suggère déjà.
  </p>
  <p>
    La principale raison de l'incertitude réside dans la réponse des inlandsis du Groenland et de l'Antarctique.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Le niveau de la mer <b>risque d'augmenter beaucoup plus en 2100</b> que la gamme souvent citée de 18-59 centimètres. Comme indiqué dans l'AR4, les modèles couplés utilisés dans l'élaboration des
    projections du niveau de la mer au 21<sup>ème</sup> siècle <b>ne prennent pas en compte la dynamique des inlandsi</b>s.
  </p>
  <p>
    Dans cette hausse prévue de &nbsp;18-59 centimètres, ne figurent que les estimations simples de bilan massique des inlandsis<br>
    En conséquence d'un bilan de masse présumé positif en Antarctique dans l’AR4, on avait estimé que cet <b>inlandsis aurait apporté une contribution négative au niveau de la mer</b> au cours du
    21<sup>ème</sup> siècle.
  </p>
  <p>
    <b>Au contraire</b>, il s’avère que l'Antarctique perd actuellement de la masse en raison de processus &nbsp;dynamiques (voir la figure 10 dans ce rapport).
  </p>
  <p>
    Basé sur un certain nombre de nouvelles études, le document de synthèse de la Copenhague 2009 (Richardson et al. 2009) a conclu que <b>«les prévisions actualisées de la hausse mondiale future du
    niveau de la mer moyen sont environ le double des projections du GIEC de 2007. "</b><br>
    Le niveau de la mer continuera à augmenter <b>plusieurs siècles après que la température globale se sera stabilisée,</b> car il faut que beaucoup de temps pour que &nbsp;les océans et les
    inlandsis répondent pleinement à un climat plus chaud.
  </p>
  <p>
    Quelques estimations récentes de la hausse future sont rassemblées dans la Figure 17. Ces<br>
    estimations mettent en évidence le fait qu’il est probable qu’un réchauffement climatique non contrôlé produise <b>une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres dans les siècles à venir
    conduisant à la perte de nombreuses grandes villes côtières et d’îles entières.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig17.jpg" class="noAlign" height="390" width="650"><br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Dec 2009 21:43:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6d6ad62af54ad7c452df7fcd1b7068ad</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-6-les-oceans-et-le-niveau-de-la-mer-40696066-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Diagnostic de Copenhague :5-cryosphère]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-5-cryosphere-40634337.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/icemelting-copie-1.jpg" class="noAlign" height="404" width="600"><br>
  <br>
  <br>
  Cet article regroupe les chapitres suivants, traduits, de façon approchée, de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a><br>
  <br>
  <span style="color: #0000ff;"><b>- permafrost et hydrates<br>
  <br>
  - glaciers et dômes glaciaires<br>
  <br>
  - inlandsis<br>
  <br>
  - plates-formes glaciaires<br>
  <br>
  - banquises de mer</b></span><br>
  <br>
  <br>
  <p>
    <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/"></a>
  </p>certains graphiques et images ne font pas partie du document original<br>
  <br>
  <br>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>permafrost et hydrates</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    De nouvelles observations du permafrost de l’hémisphère nord suggèrent une grande source potentielle de CO2 et de CH4 qui amplifierait les concentrations atmosphériques si elle se dégazait.
  </p>
  <p>
    Une augmentation récente des niveaux de CH4 ne peut encore être attribuée à la dégradation du permafrost
  </p>
  <p>
    Une source significative d’hydrates de CH4 existe sur le plancher océanique et dans le permafrost. Il a récemment été conclu qu’un lâchage de CH4 provenant de cette source <b>est très improbable
    au cours de ce siècle</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Comme noté dans l’AR4 et des études plus récentes, la frontière sud de la zone discontinue de permafrost de l’Amérique du nord est <b>remontée vers le nord</b> dans les dernières décennies.
  </p>
  <p>
    Une dégradation rapide et une <b>remontée de la limite basse</b> du permafrost du plateau tibétain a continué (Jin et al. 2008, Cui and Graf 2009).
  </p>
  <p>
    En outre, des observations en Europe (Åkerman and Johansson 2008; Harris et al. 2009) ont permis de constater la fonte et une augmentation substantielle de la profondeur de la zone active exposée
    aux cycles de gel/dégel, spécialement en Suède.
  </p>
  <p>
    Alors que le permafrost fond et que la zone active s’enfonce, plus de matière organique peut commencer à se dégrader.
  </p>
  <p>
    Si la surface est couverte d’eau les bactéries méthanogènes dégradent la matière organique.
  </p>
  <p>
    Mais ces bactéries ne peuvent survivre en présence d’oxygène.
  </p>
  <p>
    A leur place, si les sols fondus sont exposés à l’air, des bactéries productrices de CO2 sont impliquées dans le processus de dégradation.
  </p>
  <p>
    Dans l’un ou l’autre cas, ceci constitue <b>une amplification du réchauffement global</b>.
  </p>
  <p>
    En fait, la magnitude de la rétroaction représente une inconnue importante de la science du réchauffement&nbsp;; cette rétroaction n’a pas été prise en compte dans les projections du GIEC.
  </p>
  <p>
    La quantité totale du carbone stocké dans le permafrost a été estimée à <b>1672 Gt</b> dont 277Gt sont contenues dans les tourbières (Schuur et al. 2008; Tarnocai et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Ceci représente 2 fois la quantité contenue dans l’atmosphère.
  </p>
  <p>
    Une analyse récente par Dorrepaal et al. (2009) a trouvé une forte évidence d’une accélération des émissions de carbone, en association avec le réchauffement, provenant d’une tourbière humide
    surmontant le permafrost au nord de la Suède.
  </p>
  <p>
    Il est encore difficile de savoir si la récente augmentation de teneur en CH4 atmosphérique après une décennie de stabilité (Rigby et al. 2008), provient de ces processus.
  </p>
  <p>
    Une autre rétroaction récemment observée dans les latitudes nord, implique la transformation microbienne d’azote minéral contenu dans les sols en <b>oxydes d’azot</b>e.
  </p>
  <p>
    En mesurant les émissions d’oxydes d’azote provenant de surfaces de tourbières dégagées Repo et al. (2009) ont trouvé des émissions/m2 de la même magnitude que celles des prairies et sols
    tropicaux.
  </p>
  <p>
    Ils font remarquer que, comme l’Arctique se réchauffe, les régions de tourbières exposées augmenteront, amplifiant ainsi les émissions totales d’oxydes d’azote.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Entre <b>500 et 10000Gt</b> de carbone sont stockés au fond des océans sous la forme <b>d’hydrates de méthane (ou clathrates)</b> une structure cristalline composée de molécules de CH4 et d’eau
    (Brook et al. 2008).
  </p>
  <p>
    Entre 7.5 et 400Gt d’hydrates de CH4 sont stockés dans le permafrost (Brook et al. 2008)..
  </p>
  <p>
    Certains argumentent que le réchauffement pourrait augmenter la possibilité d’émissions catastrophiques de CH4 provenant des hydrates.
  </p>
  <p>
    Dans une récente estimation par le CCSP 2008b, il a été supposé que de tels dégazages seraient très improbables au cours de ce siècle, bien que la même estimation supposait très probable que des
    émissions de CH4 provenant des zones humides augmenteraient avec le réchauffement.
  </p>
  <p>
    Ceci est conforté par le fait que l’augmentation du CH4 atmosphérique, il y a 11600 ans, avait une origine «&nbsp;zone humide&nbsp;» en opposition avec une origine&nbsp;» hydrates&nbsp;»
    (Petrenko et al. 2009); comme cela a été calculé par des modèles géologiques de complexité intermédiaire (Fyke and Weaver 2006; Archer et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Quelques études utilisant des modèles climatiques type AR4 ont été entreprises.
  </p>
  <p>
    Une étude systématique a utilisé le CCSM3 avec traitement explicite des processus de sols gelés.
  </p>
  <p>
    La réduction simulée du permafrost atteignait <b>40% en 2030</b> quel que soit le scénario d’émissions (une réduction de <b>10 à 6 millions de km2</b>).
  </p>
  <p>
    En 2050 cette surface atteindrait <b>4 Mkm2</b> sous le scénario B1 et <b>3.5Mkm2</b> sous le scénario A2.
  </p>
  <p>
    Dans chaque cas, les simulations n’ont pas inclus les rétroactions additionnelles déclenchées par le collapse du permafrost&nbsp; avec dégagement de CH4, une expansion vers le nord du bush et des
    forêts et l’activation du réservoir de carbone contenu dans les sols.
  </p>
  <p>
    Chacun de ces processus conduirait à une amplification du réchauffement
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>glaciers et dômes glaciaires</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il y a une évidence très grande d’une <b>accélération de la fonte des glaciers et des dômes glaciaires</b> depuis le milieu des années 90.
  </p>
  <p>
    La contribution de ces formes glaciaires au niveau de la mer à augmenté de 0.8mm/an depuis les années 90 à <b>1.2mm/an</b> aujourd’hui.
  </p>
  <p>
    On s’attend à ce que le <b>seul ajustement des glaciers et dômes au climat actuel</b> augmente le niveau de <b>18cm</b> (Bahr et al. 2009).En 2100 ils pourraient contribuer à une élévation de
    <b>55 cm</b> (Pfeffer et al. 2008).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les glaciers et les dômes glaciaires montagneux peuvent contribuer potentiellement à <b>0.7m</b> d’élévation du niveau de la mer.
  </p>
  <p>
    Ils fournissent aussi de l’eau douce dans beaucoup de régions montagneuses.
  </p>
  <p>
    L’AR4 estimait elur contribution au début du 21<sup>ème</sup> siècle à 0.8mm/an (Lemke et al. 2007, Kaser et al. 2006).
  </p>
  <p>
    Depuis de nouvelles estimations légèrement plus levées ont été réalisées voir fig7.
  </p>
  <p>
    Elles vont de 1850 à 2006 et montrent l’accélération depuis les années 90 ainsi que la valeur actuelle de 1.2mm/an.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig7.jpg" class="noAlign" height="512" width="784">&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Inlandsis du Groenland et de l’Antarctique</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La surface du Groenland qui subit la fonte estivale <b>a augmenté de 30% depuis 1979</b>, en accord avec le réchauffement des températures de l’air. Elle atteignait 50% de la surface totale en
    2007.
  </p>
  <p>
    La perte nette de glace du Groenland s’est accélérée depuis le milieu des années 90 et contribue maintenant à <b>0.7mm/an</b>. Ceci est du à la fois à la fonte et à l’accélération du débit de
    glace dans l’océan.
  </p>
  <p>
    L’Antarctique perd aussi de la glace principalement dans sa partie ouest. Il contribue à l’augmentation du niveau à égalité avec le Groenland.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’Antarctique et le Groenland constituent les deux plus grands réservoirs de glace terrestre.
  </p>
  <p>
    S’ils fondaient complètement leur contribution serait de <b>52.8m&nbsp; et de 6.6m</b> respectivement.
  </p>
  <p>
    La disparition de la partie la plus vulnérable de l’Antarctique ouest élèverait le niveau de <b>3.3m</b> (Bamber et al,. 2009).
  </p>
  <p>
    L’AR4 estimait la perte nette moyenne des eux inlandsis à <b>0.4mm/an</b> entre 1993 et 2003.
  </p>
  <p>
    Depuis, de nombreuses études ont augmenté notre compréhension des vulnérabilités des inlandsis (Allison et al. 2009).
  </p>
  <p>
    De plus des observations récentes ont montré que des changements de décharge de glace dans l’océan se produisaient beaucoup plus rapidement que prévu (e.g. Rignot 2006). .
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Le Groenland</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    la figure 8 montre les estimations de bilan de masse du Groenland depuis 1960.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig8.jpg" class="noAlign" height="413" width="650">
  </p>
  <p>
    Dans cette représentation les dimensions horizontales des boîtes indiquent la période tandis que les verticales indiquent les limites haute et basse de l’estimation.
  </p>
  <p>
    Les couleurs représentent les différentes méthodes utilisées: marron pour les altimétriques, bleues pour les gravitaires (GRACE) et rouges pour les bilans entrée sortie.
  </p>
  <p>
    Elles indiquent que la perte nette a augmenté depuis le début des années 90 et que la vitesse a augmenté considérablement au 21<sup>ème</sup> siècle.
  </p>
  <p>
    <br>
    les multiples contraintes observationnelles ainsi que les différentes techniques utilisées augmentent la confiance dans ces résultats.
  </p>
  <p>
    Velicogna (2009) a montré en utilisant les données de GRACE que <b><span style="text-decoration: underline;">la perte de masse avait doublé entre avril 2002 et février 2009.</span></b>
  </p>
  <p>
    Les fontes côtières et le ruissellement ont augmenté depuis 1960, mais les précipitations neigeuses également (Hanna et al. 2008).
  </p>
  <p>
    La température moyenne du Groenland s’est élevée de <b>1.6°C entre 2000 et 2006</b> et la perte de masse estimée par GRACE s’est produite dans les 15 jours du début de la fonte de surface
    suggérant que l’eau est drainée rapidement de l’inlandsis (Hall et al. 2008).
  </p>
  <p>
    Les mesures satellitaires par micro-ondes ont montré que la surface de fonte du Groenland avait augmenté depuis 1979 (Steffen et al. 2008; Figure 9).
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig9.jpg" class="noAlign" height="524" width="650">
  </p>
  <p>
    Il y a bonne corrélation entre la surface totale de fonte, le nombre de jours de fonte et le volume total de ruissellement, qui a aussi augmenté.
  </p>
  <p>
    Le changement d l’inlandsis groenlandais est caractérisé par un amincissement près des côtes principalement sud-ouest où des glaciers majeurs ont accéléré leur décharge de glace dans l’océan
    (amincissement dynamique) (Rignot &amp; Kanagaratnam 2006; Howat et al. 2007).
  </p>
  <p>
    Pritchard et al.2009 en utilisant l’altimétrie laser ont montré que l’amincissement dynamique des glaciers côtiers s’étendait à toutes les latitudes du Groenland.
  </p>
  <p>
    Les glaciers s’écoulant plus vite que 100m/an s’amincissant en moyenne de 0.84 m/an entre 2003 et 2007.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><b>L’Antarctique</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    les nouvelles estimations de bilan de masse de l’inlandsis antarctique sont montrées fig10.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig10.jpg" class="noAlign" height="450" width="650">
  </p>
  <p>
    Plusieurs nouvelles études utilisant GRACE (sonnées satellitaire de gravité) (cadres bleus dans la fig10) montrent toutes une perte nette concentrée dans la partie ouest et la péninsule du
    continent. (e.g. Chen etal. 2006; Cazenave et al. 2009).
  </p>
  <p>
    L’estimation GRACE de Velicogna 2009 indique que comme pour le Groenland, la perte de masse s’accélère de 104Gt/an (2002-2006) à 246Gt/an (2006-2009) soit 0.7mm/an de niveau de la mer.
  </p>
  <p>
    Les observations gravitaires et altimétriques nécessitent des corrections isostasiques pauvrement connues pour l’Antarctique.
  </p>
  <p>
    Les plus grandes pertes se sont produites dans les bassins ouest donnant sur les mers de Bellingshausen et Amundsen.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les estimations de vitesse de glaciers depuis 1974 montrent que les glaciers de la baie de Pine Island ont accéléré, changeant une région d’équilibre en une région de perte considérable (Rignot
    2008).
  </p>
  <p>
    Rignot et al. (2008b) montrent que la décharge de glace dans cette région a augmenté de <b>59% entre 1996 et 2006</b>, et &nbsp;Pritchard et al. (2009) montrent, par altimétrie laser, que
    l’amincissement dynamique dans certaines parties de la mer d’Amundsen a dépassé 9m/an.
  </p>
  <p>
    La récente accélération des débits de glace à l’ouest, explique la majeure partie de la perte de masse de l‘Antarctique, mais des courants de glace étroits et rapides à l’est contribuent
    également à la perte (Pritchard et al.2009).
  </p>
  <p>
    La région de la péninsule antarctique a connu un bien plus grand réchauffement que le continent dans son ensemble. Cela a conduit à un recul général (Cook et al. 2005) et l'accélération
    (Pritchard &amp; Vaughan, 2007) de glaciers de marée dans cette région.
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Le risque de collapsus des inlandsis</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    La plus grande inconnue dans les projections de l'élévation du niveau de la mer au cours des siècles à venir est le potentiel dynamique d'effondrement rapide de l’inlandsis glacaire.<br>
    Le facteur le plus important de perte de glace, à la fois au Groenland et en Antarctique au cours de la dernière décennie, a été la désolidarisation des fronts glaciaires de leur lit,
    principalement en raison de la fonte de la glace sous-marine. Des changements de lubrification basale par l’eau de fonte, y compris la fonte de surface de drainage par moulins (conduits
    verticaux), au fond de la calotte glaciaire, peuvent aussi affecter la dynamique des glaces suivant des processus qui ne sont pas pleinement compris.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/sch-ma-des-formes-de-glace.jpg" class="noAlign" height="432" width="700">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les grandes incertitudes dynamiques de l'inlandsis sont en grande partie à sens unique:<br>
    elles peuvent conduire à une accélération de l'élévation du niveau, mais il est peu probable<br>
    de ralentir considérablement le rythme de hausse.
  </p>
  <p>
    Bien qu'il soit <b>peu probable</b> que l’élévation du niveau de la mer d'ici 2100 <b>soit aussi élevée que 2 mètres</b> (Pfeffer et<br>
    al. 2008), la limite supérieure probable de la contribution de la glace reste incertaine.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><b><span style="font-size: 12pt;">Plates-formes glaciaires</span></b></span> <span style="font-size: 12pt;">(ice shelves)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><b><span style="font-size: 12pt;"><br></span></b></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/plate-forme-de-Ross.jpg" class="noAlign" height="453" width="700">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">(plate-forme de Ross en 1997)</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les plates-formes glaciaires (ice shelf) flottant sur l’océan&nbsp; sont connectées aux inlandsis&nbsp; de glace continentale.
  </p>
  <p>
    La&nbsp; déstabilisation des plates-formes glaciaires le long de la péninsule antarctique a été généralisée avec <b>7 effondrements</b> au cours des 20 dernières années.<br>
    Des signes d'affaiblissement des&nbsp; plates-formes ont été observés ailleurs que dans la péninsule Antarctique, dans les mers de Bellingshausen et d'Amundsen, ce qui indique une influence plus
    grande des réchauffements atmosphérique et océanique, qu'on ne le pensait.<br>
    <b>Il ya une forte influence du réchauffement de l'océan sur la stabilité des inlandsis et sur le bilan de masse par l'intermédiaire de la fonte des plates-formes glaciaires.<br></b><br>
    Les plates-formes glaciaires sont&nbsp; des feuilles de glace flottante d'une épaisseur considérable,<br>
    qui sont annexées à la côte. Elles sont principalement composées de la glace qui a coulé de la calotte glaciaire, ou qui a été &nbsp;déposés par les chutes de neige locales.On les trouve sur plus
    de 45% de la côte antarctique, dans quelques baies de la côte nord d'Ellesmere Island, près du Groenland, et en petit nombre le long des fjords du Nord de la côte du Groenland (où ils sont
    appelés langues glaciaires). Au cours des dernières années, les six autres plates-formes glaciaires (Serson, Petersen, Milne, Ayles, Ward Hunt et Markham) au large de l'île d'Ellesmere se sont
    effondrés en entier (Ayles le 13 août 2005 et Markham pendant la première semaine du mois d'août, 2008), ni soumis ou ont subi une désintégration significative.
  </p>
  <p>
    Le long de la côte du Groenland, la sortie du glacier Jakobshavn Isbrae fournit un exemple frappant d'une langue de glace flottante en retrait (fig 11). Holland et al. (2008) suggèrent que
    l'accélération récente observée (Rignot et Kanagaratnam 2006) du Jakobshavn Isbrae peut être attribuée à un amincissement du à l'arrivée d'eaux chaudes dans la région.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig11-copie-1.jpg" class="noAlign" height="508" width="650">
  </p>
  <p>
    <br>
    La déstabilisation des plateformes de glace flottante a été généralisée le long de la péninsule antarctique, avec 7 effondrements dans les dernières 20 années. Le réchauffement le long de la
    péninsule a été dramatique, et a été nettement supérieur sur le côté ouest.
  </p>
  <p>
    Plus récemment, en mars 2009, plus de 400 km2 se sont effondrés au large de la plateforme glaciaire de Wilkins sur la partie occidentale de la péninsule antarctique.
  </p>
  <p>
    On pense qu’un certain nombre de mécanismes ont joué un rôle important dans la déstabilisation des plates-formes.
  </p>
  <p>
    Il s'agit notamment:
  </p>
  <p>
    - du réchauffement de la surface, qui permet la création d'étangs et la fracturation ultérieure de crevasses déjà existantes (van den Broeke 2005)
  </p>
  <p>
    - de la&nbsp; fonte de la glace basale suite au&nbsp; réchauffement des eaux océaniques (Rignot et al. 2008b) et les contraintes internes (Bruan et Humbert 2009).
  </p>
  <p>
    Bien que la fonte d’une plate-forme, flottante, ne puisse élever le niveau de la mer, son effondrement &nbsp;est suivie d'une accélération rapide des débits des glaciers dans la mer, qui eux vont
    élever le niveau de l’océan, en raison du phénomène de libération de l’appui de l’inlandsis sur la plate-forme (par exemple Rignot et al. 2004; Scambos et al. 2004).
  </p>
  <p>
    <br>
    Il existe des preuves de la fusion des plateformes de glace dans la mer d’Amundsen, avec des impacts sur la vitesse d'écoulement des glaciers drainant cette partie de l'Antarctique occidental.
    Une étude de modélisation récente a suggéré que la West Antarctic Ice Sheet (WAIS)commencerait à s'effondrer quand la température des eaux dans le voisinage de l'une des plateformes de glace qui
    l’entourent se réchaufferait d'environ 5 ° C (Pollard et DeConto 2009). Il est également prouvé que ces changements ne sont pas limitées à l'ouest de l'Antarctique et peuvent également affecter
    le littoral de l'Est, par exemple en Terre de Wilkes (Pritchard et al. 2009; Shepherd et Wingham 2007).
  </p>
  <p>
    La généralisation de l’amincissement et l'accélération des glaciers le long de la côte antarctique peuvent indiquer un impact significatif des changements océaniques sur la dynamique des
    glaciers, un facteur qui a reçu peu d'attention dans les précédents rapports du GIEC en raison de l'absence de données d'observation sur les interactions océan-glace et sur le<br>
    comment des changements climatiques qui pourraient affecter les eaux océaniques côtières.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>banquises de mer</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    La fusion estivale de la banquise arctique a largement dépassé la pire des projections des modèles climatiques de l’AR4.<br>
    Le réchauffement déjà engagé par les niveaux actuels de GES signifie qu’il est très probable que, dans les décennies à venir, l'océan Arctique sera libre de glace en été, bien que le calendrier
    précis demeure incertain.<br>
    les observations par satellite montrent une légère augmentation de la surface de la banquise antarctique, des changements saisonniers, bien qu'il y ait grande variabilité régionale. Ceci est
    probablement dû à des changements dans les vents de l'océan Austral associés à l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique.<br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><span style="color: #0000ff;"><br></span></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><span style="color: #0000ff;">banquise arctique</span></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    C’est peut-être le changement d'observation <b>le plus spectaculaire depuis l’AR4</b> que celui de la "pulvérisation" du précédent record d’extension minimale de la banquise arctique, qui n’était
    pas prévu par les modèles.
  </p>
  <p>
    En moyenne sur la période de cinq jours qui ont précédé le 16 Septembre 2007, l'étendue totale des glaces de mer dans l'Arctique a été réduite à une superficie de <b>seulement 4,1 millions de
    kilomètres carrés</b> (voir Figure 12), dépassant le minimum précédent établi en 2005 de 1,2 millions de kilomètres carrés (environ la même taille que la France, l'Espagne, Portugal, Belgique et
    Pays-Bas réunis). La moyenne (1979-2000) était de 6,7 millions de kilomètres carrés.&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig12.jpg" class="noAlign" height="450" width="650">
  </p>
  <p>
    <br>
    Par rapport à la moyenne, le record de 2007 consistait à fondre 2,6 millions de kilomètres carrés de plus de glace (soit ~ 40% de la moyenne).<br>
    La banquise de l'Arctique de Septembre, au cours des dernières décennies, a diminué à un taux de <b>11,1 ± 3,3% par décennie</b> (NSIDC 2009).<br>
    Ce recul spectaculaire a été beaucoup plus rapide que celui simulé par les modèles climatiques évalués dans l'élaboration de l’AR4 (voir la figure 13). Cela est probablement dû à une combinaison
    de plusieurs lacunes dans les modèles , notamment:
  </p>
  <p>
    1) une représentation incomplète de l'albédo physique de la glace, y compris le traitement de la fonte des étangs (par exemple, Pedersen et al. 2009) et le dépôt de noir de carbone (par exemple
    Flanner et al. 2007; Ramanathan et Carmichael, 2008),
  </p>
  <p>
    et 2) la représentation incomplète de la physique du mélange vetical et horizontal dans<br>
    l'océan (par exemple, Arzel et al. 2006).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig13.jpg" class="noAlign" height="422" width="750">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En Hiver, la banquise arctique a également diminué depuis 1979, mais à un rythme plus lent qu’en été. L'étendue de Février a diminué à un taux de 2,9 ± 0,8% par décennie (NSIDC 2009).<br>
    L'épaisseur de la banquise arctique a également connu une baisse constante au cours des dernières décennies. Par exemple, Lindsay et al. (2009) estiment que l'épaisseur de la glace de mer
    Septembre a diminué à un taux de <b>57 centimètres par décennie depuis 1987.</b><br>
    Des baisses similaires dans l'épaisseur des glaces de mer ont été détectées en hiver. Par exemple, dans le domaine couvert par les mesures de sonar sous-marin, Kwok et Rothrock (2009) montrent
    que l'épaisseur moyenne hivernale de <b>3,64 mètres en 1980 a diminué à seulement 1,89 mètres en 2008 - une diminution nette de 1,75 mètres, soit 48%.</b><br>
    À la fin de Février 2009, <b>moins de 10% de la banquise arctique avait plus de deux ans</b>, en baisse par rapport à des valeurs historiques de 30%.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><span style="color: #0000ff;">Quand l’océan Arctique sera libre de glace?</span></b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    En raison de l'existence de la variabilité naturelle au sein du système climatique, il n'est pas possible de prévoir l'année précise où l’océan Arctique sera libre de glace en été.
  </p>
  <p>
    Néanmoins, <b>le réchauffement déjà engagé</b> rend très probable que l’océan arctique soit <b>libre de banquise en été</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il apparaît aussi que la transition vers un été sans glace dans l'Arctique devrait survenir <b>brutalement, plutôt que lentement</b> (Holland et al. 2006), en raison de l'amplification des
    rétroactions inhérentes au sein du système climatique de l'Arctique<br>
    En fait, dans l'une des simulations du NCAR Climate System Model version 3 (CCSM3) discutée par Holland et al (2006), l'été arctique&nbsp; devient presque libre de glace en 2040.<br>
    Comme l'a souligné Lawrence et al. (2008), une réduction brutale de la banquise arctique <b>déclenche également un réchauffement rapide sur terre et une dégradation subséquente du permafrost</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Banquise antarctique</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Contrairement à l'Arctique, les changements de superficie des glaces ont été plus subtils, avec une moyenne annuelle nette <b>en augmentation d'environ 1% par décennie au cours de la période
    1979-2006</b> (Cavalieri et de Parkinson 2008; Comiso et Nishio, 2008).
  </p>
  <p>
    On a cependant enregistré de grandes variations régionales de la&nbsp; distribution de la glace.<br>
    Par exemple, les zones&nbsp; Weddell et Ross&nbsp; ont montré une augmentation liée aux changements dans la circulation atmosphérique à grande échelle, tandis que la région ouest de la péninsule
    et la côte ouest de l'Antarctique (Amundsen et e Bellingshausen) ont montré une importante diminution consistante avec des vents de nord plus forts et un réchauffement de la surface (Lefebvre et
    al. 2004; Turner et al. 2009; Steig et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Ces variations régionales sont liées à un changement majeur dans le cycle saisonnier de la glace, c'est-à-dire sa durée et le timing de la progression&nbsp; et du retrait annuels (Stammerjohn et
    al. 2008).&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Puisque l'Antarctique est <b>une masse continentale entourée par le vaste océan Austral, alors que l'Arctique est un petit océan entouré de vastes continents</b>, et que les océans réagissent
    moins vite que les terres au réchauffement, suite à leur inertie thermique, on pouvait s'y attendre, et les modèles climatiques montrent, une retard au réchauffement autour de l'Antarctique. En
    outre, Turner et al. (2009) notent que l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique découlant de les rejets anthropiques de chlorofluorocarbones (CFC) a conduit au <b>renforcement des vents de
    surface</b> autour de l'Antarctique au cours de Décembre à Février (été). Ils font valoir que ces vents renforcés sont en fait la <b>cause principale de la tendance légèrement positive</b> de
    l’extension de la banquise australe au cours des trois dernières décennies.
  </p>
  <p>
    Toutefois, les CFC sont réglementés dans le cadre du Protocole de Montréal et sont en déclin dans l'atmosphère, le trou d'ozone sur l'Antarctique devrait &nbsp;donc récupérer et, de ce fait, on
    anticipe une accélération de la fonte des glaces de mer dans l'hémisphère sud dans les décennies à venir.<br>
    Il existe peu de données disponibles sur la distribution de l'épaisseur de banquise de l'Antarctique, et aucune information sur toute modification de cette épaisseur .
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><b>refroidissement de l’Antarctique et augmentation de la
    banquise&nbsp;?</b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <b>L'Antarctique ne se refroidit pas</b>: il s'est réchauffé, dans son ensemble, pendant au moins les 50 dernières années. Bien que la station météo du pôle Sud montre un refroidissement au cours
    de cette période, cette station météo unique <b>n'est pas représentative</b>. Par exemple, il y&nbsp; a une <b>tendance au réchauffement à Vostok, la seule autre station de surveillance à long
    terme dans l'intérieur du continent</b>. Plusieurs&nbsp; analyses indépendantes (Chapman et Walsh, 2008; Monaghan et al. 2008; Goosse et al. 2009; Steig et al. 2009) montrent, qu'en moyenne,
    l'Antarctique s'est réchauffée d'environ <b>0,5 ° C</b> depuis que les mesures à grande échelle ont commencé en 1957, année géophysique internationale, en particulier avec le réchauffement rapide
    autour de la région de la péninsule antarctique et de la West Antarctic Ice Sheet (la figure 14 montre la tendance moyenne 1957-2006). En outre, il existe des preuves directes, à partir de
    mesures de forage, que le réchauffement en Antarctique de l'Ouest a commencé après les années 1930 (Barrett et al. 2009).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig14.jpg" class="noAlign" height="491" width="600">
  </p>
  <p>
    <br>
    Depuis le développement du trou d'ozone antarctique dans les années 1970, il y a eu un renforcement des vents autour de l'Antarctique, <b>réduisant ainsi la quantité d'air plus chaud atteignant
    le continent</b>. Les vents forts sont dus à un refroidissement dans la haute atmosphère, du à l'appauvrissement de l’ozone causé par les chlorofluorocarbones. En conséquence, une grande partie
    de l'Antarctique Est a refroidi en été et en automne depuis les années 1970. Ironiquement, les émissions anthropiques de CFC ont contribué ainsi à compenser en partie le réchauffement de
    l’intérieur de l'Antarctique, analogue au refroidissement de la planète dû aux aérosols sulfatés. Comme le trou d'ozone va progressivement se réparer au cours du siècle à venir, <b>le
    refroidissement est susceptible de diminuer</b>.&nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
    Les facteurs qui déterminent l'étendue des glaces de mer autour de l'Antarctique sont très différents de ceux de l'Arctique, car l'Antarctique est un continent situé autour du pôle et est entouré
    d'eau, tout le contraire de la géographie de l'Arctique.<br>
    L'étendue de banquise autour de l'Antarctique est fortement déterminée par les vents circumpolaires qui ont tendance à pousser la glace vers le large, et par la position du front polaire où la
    glace rencontre des eaux plus chaudes de l'océan. <b>La banquise australe montre une tendance légère à la hausse, en conformité avec l'augmentation des vents circumpolaires mentionnés
    ci-dessus.</b><br>
    Dans l'ouest de l'Antarctique, où les hausses de température sont les plus grandes, la banquise a diminué de façon statistiquement significative depuis au moins les années 1970.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Dec 2009 20:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">62970edd9234bcf2f094a1fab5056482</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-5-cryosphere-40634337-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[diagnostic de Copenhague:4-les terres]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-4-les-surfaces-terrestres-40385431.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    (traduction approchée de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a>)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>points clés</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le changement de couverture des sols, particulièrement la déforestation, peut avoir un impact majeur sur le <b>climat régional</b>, mais, à l’échelle globale, son plus gros impact provient <b>des
    émissions de CO2</b> dans les processus.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Des observations, effectuées lors de la sécheresse de 2005 en Amazonie, suggèrent que les forêts tropicales <b>pourraient devenir des sources de carbone</b> si les précipitations diminuaient.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les changements de teneur en CO2, lors du Petit Age Glaciaire, indiquent que le réchauffement peut, en retour, conduire à des émissions de carbone depuis les sols, <b>une rétroaction qui pourrait
    amplifier le changement climatique du 21ème siècle.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Eviter les déforestations tropicales <b>pourrait prévenir 20% des émissions de CO2 anthropiques</b> et aideraient à maintenir la biodiversité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><b>Comment l’usage des sols affecte le climat&nbsp;?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le climat de la Terre est fortement influencé par la nature de la surface des terres, incluant la végétation, les types de sols, l’eau stockée, l’humidité des sols, la neige et l’eau des nappes.
  </p>
  <p>
    La végétation affecte l’albédo de surface qui détermine la quantité de lumière solaire absorbée.
  </p>
  <p>
    L'état de surface des terres influence également la répartition entre l’évapotranspiration (qui refroidit la surface et humidifie l’atmosphère) et le ruissellement (plus généralement l’eau qui
    reste liquide et qui fournit notre eau douce).
  </p>
  <p>
    Cette répartition peut affecter la convection locale et donc les pluies.
  </p>
  <p>
    Les changements d’usage des sols, associés au développement de l’agriculture, de l’urbanisation et de la déforestation, peuvent altérer ces mécanismes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;L’utilisation des sols peut aussi affecter la rugosité de la surface, les émissions de gaz en traces, et quelques composés organiques volatiles (COV) comme l’isoprène.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En dépit du rôle clé du changement de l'état de surface des terres aux échelles régionales, les prévisions des&nbsp; modèles depuis l’AR4 ont exclu ce point.
  </p>
  <p>
    Il y a eu des progrès significatifs dans la modélisation du rôle des sols depuis l’AR4 (Piekle et al 2007), avec la première étude systématique démontrant que les changements de grande échelle de
    la surface des terres affectent directement et de façon significative le climat régional (Pitman et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Ceci a d’importantes implications pour comprendre les futurs changements climatiques&nbsp;; les modèles ont besoin de simuler le changement d’état des surfaces pour prédire les changements
    climatiques dans les régions où il est intense.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cependant, ne pas tenir compte de ce changement n’a probablement pas affecté les prédictions globales (Pitman et al. 2009), si on note que les émissions émanant des sols ont déjà été prises en
    compte.
  </p>
  <p>
    Le changement de l'état de surface des terres affecte aussi le climat en émettant du CO2 et en modifiant le puits de carbone terrestre (Bondeau et al. 2007; Fargione et al. 2008).
  </p>
  <p>
    L’exemple le plus évident est celui de la <b>déforestation tropicale qui contribue au cinquième des émissions</b> et influence aussi les flux d’eau et d’énergie entre terres et atmosphère (Bala
    et al. 2007).
  </p>
  <p>
    Eviter la déforestation élimine une partie significative des émissions de CO2 et maintient des régions comme la forêt amazonienne qui abrite une grande biodiversité et joue un rôle important dans
    le système climatique (Malhi et al. 2008).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Changement climatique et forêt amazonienne</b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/for-t-amazonienne.jpg" class="noAlign" width="540" height="423">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">(photo NASA: mitage de la forêt amazonienne)<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La distribution et les fonctions végétatives dépendent de la température et des précipitations de par le globe.
  </p>
  <p>
    Le changement climatique affecte donc l’état de la surface, <b>même en absence de changement d’usage des sols</b>.
  </p>
  <p>
    En rapport avec ce point, la forêt amazonienne est susceptible de périr, dans certains modèles, en conséquence de l’effet combiné des GES et de la réduction des aérosols dans l’hémisphère nord
    (Cox et al. 2008).
  </p>
  <p>
    Cependant ces projections sont très dépendantes d’aspects incertains du changement climatique régional, plus notablement dans le signe et la magnitude des variations des pluies dans l’Amazonie du
    21<sup>ème</sup> siècle (Malhi et al. 2008, 2009).
  </p>
  <p>
    Il y a quelques doutes sur une sensibilité aussi élevée de la forêt amazonienne aux réductions des pluies, &nbsp;telle que prédite par les modèles.
  </p>
  <p>
    La sécheresse de 2005 en Amazonie occidentale a fourni un test de cette hypothèse en utilisant un monitoring, sur le long terme, de la croissance des arbres (Phillips et al. 2009), <b>et en
    détectant une émission massive de carbone</b> alors que la forêt était un puits significatif dans les décennies antérieures.
  </p>
  <p>
    Les forêts amazoniennes sont donc sensibles à des sécheresses du type 2005 qui sont attendues plus nombreuses au 21<sup>ème</sup> siècle &nbsp;(Cox et al. 2008).
  </p>
  <p>
    Une problématique similaire émerge des analyses satellite et des mesures de flux de carbone lors de la vague de chaleur européenne de 2003 (Reichstein et al. 2007).
  </p>
  <p>
    L’AR4 avait suggéré un lien entre le RC et la canicule de 2003, et l’analyse avait montré que la sécheresse avait eu un impact énorme sur la santé et le fonctionnement des espaces naturels et
    gérés.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Quelles sont les amplitudes des rétroactions liant surfaces terrestres et climat&nbsp;?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La réponse des surfaces aux anomalies climatiques provoque une rétroaction en changeant les flux d’énergie, d’eau et de CO2 entre terres et atmosphère.
  </p>
  <p>
    Par exemple, il semble probable que des changement de surface des terres, qui eux-mêmes modifient les flux de matière et d’énergie vers l’atmosphère, aient joué un rôle important dans la durée et
    la rigueur de la canicule européenne de 2003 (Fischer et al. 2007).
  </p>
  <p>
    Dans certaines régions, comme le Sahel, le couplage surface/atmosphère peut être assez fort pour supporter deux modes alternatifs de «&nbsp;climat végétation&nbsp;»&nbsp;; l’un, humide&nbsp;et
    couvert de végétation, l’autre sec et désertique.
  </p>
  <p>
    Il y a peut-être d’autres points chauds où ce couplage contrôle de façon significative le climat régional.
  </p>
  <p>
    Par exemple, il apparaît que la surface assure un fort contrôle du climat dans beaucoup de régions semi-arides et de climat méditerranéen.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Toutefois les rétroactions les plus fortes sur le climat global au 21<sup>ème</sup> sont probablement dues aux changements du puits de carbone terrestre.
  </p>
  <p>
    Les modèles intégrant le cycle du carbone figurant dans l’AR4 (Friedlingstein et al. 2006), reproduisaient l’évolution du puits de carbone terrestre au travers de la <b>fertilisation par le
    CO2</b>.
  </p>
  <p>
    Il y a évidence de fertilisation CO2 limitée par la disponibilité en nutriments (Hyvonen et al. 2007), mais les premières générations de modèles couplés climat carbone n’incluaient pas le cycle
    des nutriments (N, P, S,…)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les modèles AR4 représentaient aussi une tendance contraire pour le CO2 à être émis plus rapidement des sols alors que le climat se réchauffe, et en conséquence ces modèles prévoyaient une
    réduction de l’efficacité du puits de carbone terrestre.
  </p>
  <p>
    Il y a quelque suggestion d’un ralentissement des puits naturels dans les observations récentes (Canadell et al. 2007), et une forte rétroaction positive semble être consistante avec les
    enregistrements du Petit Age Glaciaire (Canadell et al. 2007).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Est-ce que les causes du changement climatique sont importantes pour la surface terrestre&nbsp;?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Oui. La végétation est affectée différemment par les différents polluants atmosphériques et cela signifie que les effets du changement de composition atmosphérique ne peuvent pas être uniquement
    appréhendés en terme d’impact sur le climat global.
  </p>
  <p>
    L’augmentation du CO2 affecte les terres au travers du climat, mais aussi au travers de l’effet sur la photosynthèse et de l’<b>effet induit de fermeture des stomates</b> qui tend à augmenter le
    rendement eau de la plante.
  </p>
  <p>
    Des études observationnelles ont montré un impact direct du CO2 sur les stomates des plantes, qui régulent les flux de vapeur d’eau et de CO2 au niveau de la feuille.
  </p>
  <p>
    Dans un environnement plus riche en CO2, les stomates réduisent leur ouverture puisqu’ils sont capables de capter du CO2 de façon plus efficace.
  </p>
  <p>
    En transpirant moins, les plantes accroissent leur efficacité en eau, ce qui affecte de façon conséquente les équilibres énergie et eau à la surface.
  </p>
  <p>
    Si la transpiration est diminuée, sous fort CO2, le refroidissement du à l’évaporation est plus bas, ce qui peut conduire à de plus hautes températures (Cruz et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Il y a aussi un potentiel pour des impacts positifs significatifs sur les ressources en eau, mais c’est encore le sujet d’un débat actif (Gedney et al. 2006, Piao et al. 2007, Betts et al. 2007).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Par contraste des <b>augmentations de l’ozone</b> de surface ont de forts impacts négatifs sur la végétation en détériorant les feuilles et leur capacité photosynthétique.
  </p>
  <p>
    Comme conséquence, les augmentations historiques d’ozone de surface ont probablement diminué l’absorption de carbone par les terres au 20<sup>ème</sup> siècle.
  </p>
  <p>
    Sitch et al. (2007) estiment que ce forçage indirect du climat double la contribution de l’ozone au changement climatique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La <b>pollution par aérosols</b> a aussi un impact direct sur la physiologie des plantes en changeant la nature de la lumière atteignant la surface.
  </p>
  <p>
    Des émissions d’aérosols en augmentation de 1950 à 1980, issues de la combustion de charbon soufré, ont réduit la quantité de lumière solaire à la surface, ce qui a été décrit comme le
    «&nbsp;<b>global dimming</b>&nbsp;» (assombrissement global) (Wild et al. 2007).
  </p>
  <p>
    Puisque les plantes ont besoin de lumière solaire pour la photosynthèse, on aurait pu s’attendre à une réduction du puits de carbone terrestre pendant cette période, mais il n’en fut rien.
  </p>
  <p>
    Mercado et al. (2009) ont offert une explication basée sur le fait que les plantes sont plus efficaces pour le captage de la lumière solaire si cette dernière est <b>diffuse</b>.
  </p>
  <p>
    La pollution par aérosols aurait certainement diffusé la lumière solaire, tout en réduisant la quantité totale arrivant au sol.
  </p>
  <p>
    Il semble que l’effet «&nbsp;fertilisation par lumière diffusée&nbsp;» ait gagné la bataille, amplifiant le puits carbone terrestre d’un quart de 1960 à 2000 (Mercado et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Ceci implique que le puits de carbone déclinera si nous réduisons la quantité de particules atmosphériques.
  </p>
  <p>
    Ces études récentes depuis l’AR4 militent fortement pour des mesures afin de comparer les différents polluants atmosphériques qui, outre leurs effets sur le réchauffement climatique, impactent
    les écosystèmes en relation avec la disponibilité en nourriture et eau.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Dec 2009 16:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fcb0cb5914942b49088a3c8602c223e5</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-4-les-surfaces-terrestres-40385431-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[diagnostic de Copenhague: 3-évènements extrêmes]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-3-evenements-extremes-40144349.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    (traduction approchée de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a>)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Points clés</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les augmentations de la fréquence des extrêmes de chaleur et des diminutions de la fréquence des extrêmes de froid ont continué <b>et on s’attend à l’amplification de ce phénomène</b>.
  </p>
  <p>
    On s’attend également à ce que le changement climatique anthropique conduise à des évènements pluvieux extrêmes, avec augmentations des précipitations intenses et des épisodes de sécheresse.
  </p>
  <p>
    Bien que les futurs changements d’activité cyclonique (au sens «&nbsp;ouragans&nbsp;») ne puissent encore être modélisés, de nouvelles analyses des données <b>confirment que l’intensité des
    cyclones tropicaux a augmenté dans les trois dernières décennies</b>, en ligne avec l’augmentation des températures de l’océan tropical.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La plupart des impacts, sur la société et les écosystèmes, dus aux variations et au changement climatiques, surviennent au travers des variations de fréquence ou d’intensité des évènements
    météorologiques ou climatiques.
  </p>
  <p>
    L’AR4 concluait que la plupart des changements d’extrêmes observés depuis les années 70, faisaient partie du réchauffement du système climatique.
  </p>
  <p>
    Ceci incluait des jours chauds plus fréquents, des nuits plus chaudes et plus de vagues de chaleur, moins de jours froids, de nuits froides, et de jours de gel&nbsp;; des précipitations intenses
    de plus en plus nombreuses ; des sécheresses plus fortes et plus longues sur de plus grandes zones&nbsp;; et une augmentation de l’intensité des cyclones dans l’Atlantique nord, mais pas
    d’augmentation de leur nombre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Extrêmes de température</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Des études récentes ont permis de réaliser plus d'observations d’extrêmes de chaleur et moins d'observations&nbsp; d’extrêmes de froid.
  </p>
  <p>
    Elles ont montré, en outre, que ceci était en phase avec ce que l'on attendait de l’augmentation des GES et des aérosols anthropiques à de larges échelles spatiales (CCSP2008a; Meehl et al.
    2007a; Jones et al. 2008; Alexander and Arblaster 2009).
  </p>
  <p>
    Toutefois, aux plus petites échelles, les effets d’usage des sols et de variations des précipitations pouvaient être plus importants (Portmann et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Des <b>augmentations de ces extrêmes de chaleur</b> et des diminutions de ces extrêmes de froid sont attendus pour la plupart des régions du globe, dans le cadre du réchauffement climatique
    anthropique (CCSP 2008a; Kharin et al. 2007; Meehl et al. 2007a; Jones et al. 2008; Alexander and Arblaster 2009).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>extrêmes de précipitations et sécheresses</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La recherche post AR4 a également trouvé que les pluies deviendraient plus intenses dans les zones à pluviométrie importante alors que le contenu en vapeur d’eau augmente dans l’atmosphère (Pall
    et al. 2007; Wentz et al. 2007; Allan and Soden 2008).
  </p>
  <p>
    Ces conclusions renforcent celles des études précédentes et sont corroborées par le comportement thermodynamique de l’atmosphère.
  </p>
  <p>
    Toutefois, des changements récents se sont produits plus vite que prévu, augmentant la possibilité de changements futurs plus sévères.
  </p>
  <p>
    Un exemple d’augmentation récente de précipitations intenses est trouvé dans les Etats-Unis, où la surface avec proportion anormale de jours à précipitation intense a augmenté de façon
    remarquable.
  </p>
  <p>
    Alors que ces changements sont compatibles avec le réchauffement du système, il n’a pas été possible de les attribuer au changement anthropique du fait de la très grande variabilité des extrêmes
    de précipitations (CCSP 2008a; Meehl et al. 2007b; Alexander and Arblaster 2009).
  </p>
  <p>
    Des augmentations de sécheresse depuis les années 70 ont été observées(Sheffield and Wood 2008), ce qui est compatible avec la diminution des précipitations sur les terres dans certaines bandes
    de latitude, diminution attribuée au changement anthropique (Zhang et al.2007).
  </p>
  <p>
    L’intensification du cycle hydrologique global avec le changement climatique anthropique va mener à plus d’extrêmes de précipitations dans les régions humides et à plus de sécheresses dans les
    régions sèches.
  </p>
  <p>
    Les études actuelles suggèrent que les <b>précipitations intenses augmentent de 5 à 10% par degré de&nbsp; réchauffement</b>, suivant ainsi la variation du contenu en vapeur d’eau.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Cyclones tropicaux</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/katrina_sstSTILL_2005Aug27.jpg" class="noAlign" width="768" height="576">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">(Katrina: image NASA)</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’AR4 avait montré une tendance à la hausse, substantielle, de la sévérité des cyclones tropicaux (ouragans et&nbsp; typhons) depuis les années 70, caractérisée par une une durée et une intensité
    plus grandes, fortement corrélées à aux températures de l'océan tropical.
  </p>
  <p>
    Il concluait qu’une future augmentation de l’intensité était attendue.
  </p>
  <p>
    Plusieurs études, depuis, ont rendu plus évidente encore l’augmentation de l’intensité des ouragans pendant les dernières décennies. Hoyos et al. (2006) ont décelé une augmentation globale du
    nombre de cyclones de catégories 4 et 5, et ils ont établi que l’augmentation des températures de l’océan en était la cause dominante.
  </p>
  <p>
    Le réchauffement des SST tropicales a aussi été relié à l’intensité croissante des cyclones et à une augmentation de leur nombre dans certains bassins comme l’Atlantique nord (Mann and Emanuel
    2006; Emanuel et al. 2008; Mann et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Le débat scientifique, concernant la qualité des données, a continué, concernant spécifiquement la question du nombre de cyclones non détectés avant la période d’observations satellitaires.
  </p>
  <p>
    Mann et al. (2007) ont conclu qu’un tel sous comptage n’aurait pas pu être assez grand pour remettre en question l’augmentation récente de l’activité cyclonique et sa connexion avec le
    réchauffement de l’océan.
  </p>
  <p>
    Une nouvelle analyse complète des données satellite depuis 1980 (Elsner et al. 2008) confirme une augmentation globale du nombre de cyclones de catégories 4 et 5&nbsp;; ils ont trouvé qu’une
    augmentation de la température globale de 1°C correspondait à 30% d’augmentation de ces tempêtes.
  </p>
  <p>
    Alors que l’évidence a raffermi considérablement l’hypothèse que le réchauffement récent était associé à de cyclones plus forts, des études de modélisation (e.g. Emanuel et al. 2008; Knutson et
    al. 2008, Vecchi et al. 2008) ont montré que nous n’avions pas encore une capacité suffisamment robuste pour prédire les changements futurs d’activité cyclonique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Autres évènements météo sévères</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’AR4 avait conclu qu’il n’y avait pas assez d’études pour faire un point des observations et prévisions des évènements violents de petite échelle.
  </p>
  <p>
    Cependant, une recherche récente a montré qu’une fréquence accrue d’orages violents dans quelques régions, notamment dans les tropiques et le sud-est des US était attendue suite au &nbsp;futur
    réchauffement climatique &nbsp;(Trapp et al. 2007; Aumann et al. 2008; Marsh et al. 2009; Trapp et al. 2009).
  </p>
  <p>
    De plus, il y a eu augmentation de la fréquence et de l'intensité des incendies de forêt dans des régions de type méditerranéen (Espagne, Grèce, Californie du sud, Australie du sud-est) et il est
    prévu que le réchauffement climatique entraînera une intensification de ces phénomènes (Westerling et al. 2006; Pitman et al. 2008).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 14:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8c596b246fdd8beffeadc5e7f0576edb</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-3-evenements-extremes-40144349-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[diagnostic de Copenhague: 2-l'atmosphère]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-2-l-atmosphere-40090271.html</link>        <description><![CDATA[(traduction approchée de <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">l'original</a>)<br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>résumé</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les enregistrements de&nbsp; température, d’humidité, et des précipitations, montrent une empreinte distincte qui ne peut être expliquée par des phénomènes autres que l’augmentation des
    concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Toutes les années de ce siècle (2001-2008) <b>ont été parmi les 10 années les plus chaudes</b> depuis les relevés expérimentaux, malgré une <b>irradiance solaire relativement faible</b> au cours
    des dernières années passées.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les températures atmosphériques globales maintiennent une forte croissance depuis les années 70 (0.6°C environ) en accord avec les attentes de réchauffement induit par l’effet de serre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>enregistrements de température globale</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    la tendance du réchauffement atmosphérique continue de monter malgré le fait que 2008 ait été plus froide que 2007 (fig3).
  </p>
  <p>
    Pour la période des dernières 25 années le GIEC indiquait 0.177+-0.052°C/décennie (données HadCRUT) pour la période finissant en 2006.
  </p>
  <p>
    En incluant 2007 et 2008 la tendance est maintenant de <b>0.187+-0.052°C/décennie</b>.
  </p>
  <p>
    la récente tendance est donc en ligne avec un réchauffement climatique en cours et avec les prévisions du GIEC.
  </p>
  <p>
    la variabilité interannuelle n’intervient pas dans la tendance long terme.
  </p>
  <p>
    Par exemple, en 2008, <b>la combinaison de la Niña et de la baisse d’activité solaire</b> a entraîné un creux dans la température moyenne globale.
  </p>
  <p>
    Sans l’effet de serre anthropique&nbsp; cette combinaison aurait contribué à l’obtention d’une année parmi les plus froides de l’ère instrumentale, alors qu’en fait elle fut en 9ème position des
    plus chaudes.
  </p>
  <p>
    La plus récente moyenne décennale est supérieure à la précédente et le réchauffement long terme est clair et sans ambiguité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/temp-ratures.jpg" class="noAlign" width="475" height="908">&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Le réchauffement est-il naturel ou induit par l’Homme?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Lean and Rind (2008) ont analysé le rôle des facteurs naturels depuis 1889 versus l’influence anthropique.
  </p>
  <p>
    ils ont trouvé que le soleil avait contribué <b>pour 10% au réchauffement du dernier siècle dont une part négligeable dans le dernier quart</b>, soit moins que dans leurs derniers travaux.
  </p>
  <p>
    <b>Aucune littérature scientifique crédible</b> n’a été publiée depuis l’AR4 qui supporte des théories alternatives pour expliquer le réchauffement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Le réchauffement se produit il plus haut dans l’atmosphère&nbsp;?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    l’AR4 notait une incertitude persistante dans les tendances de température des parties les plus basses de l’atmosphère.
  </p>
  <p>
    La plupart des données disponibles alors, montraient un trend plus faible que prévu dans la région de la haute troposphère tropicale soit de 10 à 15 km de la surface dans les zones subtropicales.
  </p>
  <p>
    Cependant les observations souffraient d’une certaine instabilité à ces altitudes.
  </p>
  <p>
    Depuis, les chercheurs ont mis au point des analyses des mêmes données, en utilisant des techniques plus rigoureuses, et développé une nouvelle méthode d’obtention des températures par les
    observations des vents (Allen and Sherwood 2008)
  </p>
  <p>
    Les nouvelles estimations indiquent une tendance plus grande que les précédentes.
  </p>
  <p>
    Considérées globalement, elles enveloppent maintenant les estimations des modèles (Thorne 2008).
  </p>
  <p>
    Ceci résout une ambiguité significative exprimée dans l’AR4 (Santer et al. 2008).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Vapeur d’eau&nbsp;, précipitations et cycle hydrologique</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    De nouvelles recherches et&nbsp; observations ont résolu la question de savoir si un climat plus chaud conduit à une atmosphère contenant plus de vapeur d’eau qui pourrait elle-même ajouter de
    l’effet de serre et amplifier le réchauffement.
  </p>
  <p>
    La réponse est oui.
  </p>
  <p>
    La rétroaction positive a été détectée&nbsp;: <b>la vapeur d’eau devient plus abondante dans une atmosphère plus chaude</b> (Dessler et al.2008)
  </p>
  <p>
    Les satellites montrent que la <b>teneur en vapeur d’eau s’est élevée au dessus des océans depuis 1998</b>, les émissions humaines de GES en étant la cause (Santer at al. 2007)..
  </p>
  <p>
    Aucune étude n’était citée dans l’AR4 liant les enregistrements de précipitations au changement anthropique du climat sur une échelle cinquantenaire.
  </p>
  <p>
    Maintenant ces enregistrements &nbsp;peuvent être reliés.
  </p>
  <p>
    Par exemple, Zhang et al. (2007) ont trouvé que les précipitations s’étaient réduites dans les régions subtropicales de l’hémisphère nord mais avaient augmenté dans les moyennes latitudes et que
    ceci pouvait être attribué au réchauffement global anthropique.
  </p>
  <p>
    Les modèles prévoient que de telles tendances s’amplifieront avec l’augmentation des températures.
  </p>
  <p>
    Des recherches récentes ont également mis en évidence que les pluies devenaient plus intenses dans les régions déjà pluvieuses alors que le contenu en vapeur d’eau augmentait (Wentz et al. 2007;
    Allan and Soden 2008).
  </p>
  <p>
    Leurs conclusions renforcent les études précédentes.
  </p>
  <p>
    Toutefois, des changements récents se sont produits <b>même plus vite que prévu, augmentant la possibilité que les changements futurs soient plus sévères qu'annoncés</b>.
  </p>
  <p>
    <b>C’est un thème commun de cette science récente&nbsp;: les incertitudes présentes dans l’AR4, une fois résolues, montre un changement plus rapide et plus sensible que cru précédemment.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>le réchauffement a-t-il ralenti récemment ou fait-il une pause&nbsp;?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Non, <b>il n’y a pas d’indication dans les données d’un ralentissement ou d’une pause dans le réchauffement anthropique</b>.
  </p>
  <p>
    Le réchauffement est entièrement consistant avec la tendance de 0.2°C/décennie anthropique superposée à la variabilité court terme.
  </p>
  <p>
    La plupart de ces oscillations sont dues à des oscillations internes telles El Niño , la variabilité solaire (cycle de 11 ans) et les éruptions volcaniques.
  </p>
  <p>
    Si l’on regarde des périodes de 10 ans ou moins de telles variations court terme peuvent surpasser le réchauffement anthropique.
  </p>
  <p>
    Par exemple les El Niño typiques font varier la température globale de 0.2°C &nbsp;sur peu d’années alors que la variabilité solaire fait varier la température globale de 0.1°C sur 5 ans (Lean
    and Rind 2008)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Avec raison, le GIEC <b>a choisi 25 ans comme la période la plus courte</b> montrée dans les enregistrements de température, et, sur cette période, les tendances sont en très bon accord avec le
    réchauffement anthropique attendu.
  </p>
  <p>
    Néanmoins, le refroidissement global ne s’est pas produit contrairement à ce que clament certains groupes de pression relayés par les médias.
  </p>
  <p>
    Les données de température globale de la NASA&nbsp; indiquent que les dernières tendances des dernières décennies (1990-1999, 1991-2000, et ainsi de suite) ont toutes été comprises entre 0.17 et
    0.34°C/décennie, avec la plus récente, 1999-2008, égale à 0.19°C/décennie.
  </p>
  <p>
    Les données du Hadley Centre montrent récemment des tendances plus faibles (0.11°C pour 1999-2008), ce qui est principalement du au fait que ces données n’incluent pas l’Arctique, qui s’est
    considérablement réchauffé ces dernières années.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il est peut-être à noter que des records de température ont été battus malgré la très basse irradiance solaire de ces 3 dernières années.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Par exemple, <b>mars 2008</b> a été le mois de mars le plus chaud sur les terres jamais mesuré.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>juin et août 2009</b> ont vu les températures les plus chaudes jamais relevées dans l’hémisphère sud pour ces mois.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les températures de surface en 2009 <b>ont battu le record sur 3 mois consécutifs (juin, juillet août)<br></b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les années 2007, 2008 et 2009 ont vu <b>les plus faibles extensions estivales de banquise arctique</b> jamais enregistrées, et, pour la première fois de mémoire d’homme, le passage du nord-ouest
    et le passage nord-est ont été ouverts simultanément.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Chaque année de ce siècle a été dans le top ten des 10 années les plus chaudes depuis que les enregistrements instrumentaux ont commencé.(fig4)
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/fig4.jpg" class="noAlign" width="750" height="515">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>L’activité solaire ou un autre processus naturel peut il expliquer le échauffement global?</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Non. <b>L’irradiance solaire est restée constante au cours de ces 50 dernières années</b> excepté le cycle de 11 ans.
  </p>
  <p>
    En fait elle a légèrement décliné au cours de cette période.
  </p>
  <p>
    En sus, pendant les trois dernières années, le soleil a atteint <b>un minimum d’activité jamais relevé depuis que les mesures satellitaires ont commencé</b>. (Lockwood and Fröhlich 2007,2008).
  </p>
  <p>
    Mais cet effet était, sur le long terme, 10 fois plus faible que l’effet de l’augmentation des GES.
  </p>
  <p>
    Les hivers se sont réchauffés plus rapidement que les étés, et les minima nocturnes plus que les maxima des jours.(le terme «&nbsp;jour&nbsp;» est&nbsp; à prendre par opposition au le terme
    «&nbsp; nuit&nbsp;») <span style="text-decoration: underline;"><b>exactement à l’opposé de ce qui se serait passé si le soleil en avait été à l’origine.</b></span>
  </p>
  <p>
    D’autres facteurs naturels, comme l’ENSO et les éruptions volcaniques, expliquent le court mais pas le long terme.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 26 Nov 2009 16:31:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">23b9e34d5c1449c49ae6ef40da202b13</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-2-l-atmosphere-40090271-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Diagnostic de Copenhague :1-GES et cycle du carbone]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-1-ges-et-cycle-du-carbone-40077854.html</link>        <description><![CDATA[(traduction approchée du <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/">document original</a>)<br>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>points clés</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les émissions de CO2 par combustion de carbone fossile ont été en 2008, de <b>40% supérieures</b> à celles de 1990, avec une <b>accélération d’un facteur 3</b> au cours des dernières 18 années.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ces émissions sont très proches <b>des plus hauts scénarios</b> considérés par le GIEC.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La part de ces émissions absorbée par les terres et les océans a probablement <b>diminué d’environ 5%</b> au cours des 50 dernières années.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>émissions de CO2</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’augmentation annuelle des émissions est passée de 1% par an dans les années 90, à 3.4%/an entre 2000 et 2008.(voir fig1)
  </p>
  <p>
    La croissance accélérée des émissions a été due principalement à la croissance économique des pays en développement&nbsp; particulièrement la Chine, en partie au développement du trafic de
    marchandises (Peters and Hertwich 2008), et au ralentissement des précédentes améliorations de l'efficacité énergétique de l'économie globale (Raupach et al. 2007).
  </p>
  <p>
    Par contre les émissions par utilisation des sols ont été relativement constantes.
  </p>
  <p>
    Les prévisions préliminaires pour 2009 font apparaître une baisse des émissions en 2009, mais c’est un effet temporaire résultant de la récession globale et pas un signe de la transformation
    requise pour stabiliser les GES dans l’atmosphère.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/-missions1.jpg" class="noAlign" width="581" height="804">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Concentration en CO2</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La concentration en CO2 a atteint <b>385ppm</b> en 2008 soit <b>105 ppm de plus</b> que le niveau préindustriel (fig2).
  </p>
  <p>
    La concentration actuelle est plus élevée qu’au cours des 800000 dernières années et potentiellement depuis 3 à 20 millions d’années. (Luthi et al. 2008; Tripati et al. 2009; Raymo et al.1996)
  </p>
  <p>
    La concentration en CO2 a augmenté de 1.9ppm/an entre 2000 et 2008 comparé à 1.5ppm/an dans les années 90.
  </p>
  <p>
    Cette augmentation est 10 fois plus élevée que la plus haute augmentation mesurée dans les carottes glaciaires.
  </p>
  <p>
    De telles augmentations seraient discernables si elles s’étaient produites dans les 22000 dernières années (Joos and Spahni 2008).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Méthane</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La concentration en méthane a atteint <b>1800 ppb</b> (parties par milliard) en 2007 (Rigby et al. 2008) (voir fig2).
  </p>
  <p>
    La distribution spatiale montre que l’augmentation dans l’hémisphère nord a joué un rôle et pourrait dominer le signal global.
  </p>
  <p>
    Mais la source de l’augmentation est inconnue.
  </p>
  <p>
    Les émissions industrielles ne sont pas disponibles car difficiles à quantifier.
  </p>
  <p>
    Les réservoirs naturels peuvent émettre du CH4 lors d’un réchauffement, comme cela a été observé en Suède provenant de le fonte du permafrost (ou pergélisol).
  </p>
  <p>
    Mais il n’existe pas de mise en évidence de&nbsp; connexion à grande échelle de ce processus avec l’augmentation récente de méthane.
  </p>
  <p>
    Si l’augmentation était due au réchauffement ce processus amplifierait le réchauffement climatique dans l’avenir..
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/CO2CH4.jpg" class="noAlign" width="500" height="747"><br></em>
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>Puits de carbone et vulnérabilité future</b></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b><br></b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les réservoirs océanique et terrestre (les puits) ont continué à absorber <b>plus de la moitié</b> des émissions totales de CO2.
  </p>
  <p>
    Toutefois la fraction des émissions absorbée a probablement <b>diminué d’environ 5%</b> (de 60 à 55%) dans les 50 dernières années. (Canadell et al. 2007)
  </p>
  <p>
    L’incertitude est grande étant donnée la forte variabilité interannuelle et l’incertitude des émissions dues à l’usage des sols.
  </p>
  <p>
    La réponse des puits à la variabilité climatique et au changement climatique récent peut entrer en ligne de compte dans la <b>décroissance</b> de <b>l’efficacité des puits</b> suggérée par les
    observations (Le Quéré et al. 2009).
  </p>
  <p>
    Une décroissance à long terme de cette efficacité <b>amplifierait le réchauffement climatiqu</b>e en laissant plus de CO2 dans l’atmosphère.
  </p>
  <p>
    Plusieurs études ont montré une décroissance récente de l’efficacité du puits océanique.
  </p>
  <p>
    L’océan austral n’a pas augmenté sa prise de CO2 depuis 1981, malgré une augmentation importante de la teneur en CO2 de l’atmosphère. (Le Quéré et al. 2007; Metzl 2009;Takahashi et al. 2009)
  </p>
  <p>
    Ce comportement a été attribué à un renforcement des vents dans cette région, lui-même conséquence probable de la diminution de la couche d’ozone. (Lovenduski et al. 2008).
  </p>
  <p>
    De façon similaire l’Atlantique nord a vu sa prise de CO2 réduite de 50% depuis 1990 (Schuster et al. 2009), bien qu’une partie de la diminution soit attribuable à la variabilité naturelle
    (Thomas et al. 2008).
  </p>
  <p>
    La vulnérabilité future des puits de carbone n’a pas été revue depuis l’AR4.
  </p>
  <p>
    Notre compréhension actuelle indique que les puits naturels du CO2 perdront en efficacité et le puits terrestre pourrait même être <b>émetteur de CO2</b> (Friedlingstein et al. 2006).
  </p>
  <p>
    Les modèles prévoient que la réponse des puits pourrait amplifier le réchauffement climatique de <b>5 à 30%</b>.
  </p>
  <p>
    Les observations disponibles sont insuffisantes pour donner de plus grandes certitudes mais <b>elles n’excluent pas le haut de la fourchette</b> de l’amplification prévue par les modèles (Le
    Quéré et al. 2009).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    prochain chapitre: l'atmosphère
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 26 Nov 2009 12:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">62b4bdcb0be7ec65335eb5b651fd914f</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-diagnostic-de-copenhague-1-ges-et-cycle-du-carbone-40077854-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le diagnostic de Copenhague: résumé]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-le-diagnostic-de-copenhague-39972615.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images4/ent-te.jpg" class="noAlign" width="690" height="257">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le <a href="http://www.copenhagendiagnosis.com/download/Copenhagen_Diagnosis_HIGH.pdf">diagnostic de Copenhague</a> vient de sortir.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    en voici le résumé (le détail sera décrit dans de prochains articles)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les émissions de gaz à effet de serre ont été, en 2008 supérieures de <b>40%</b> à celles de 1990.
  </p>
  <p>
    Il y a <b>25% de "chances</b>" que nous dépassions le seuil de <b>2°C d’augmentation de température</b>, si nous stabilisons les émissions à leur niveau actuel pendant 20 ans, avec <b>zéro
    émission à partir de 2030</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les températures ont augmenté de <b>0.19°C/décennie pendant les 25 dernières années</b> même en incluant 2008.
  </p>
  <p>
    <b>Il n'y a pas de refroidissement pendant les 10 dernières années et le ralentissement est tout à fait explicable</b> (comme maintes fois démontré ici)
  </p><br>
  <p>
    On constate une <b>accélération de la fonte des inlandsis et des glaciers</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On constate un <b>déclin plus rapide que prévu de la banquise arctique</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'augmentation courante du niveau de la mer <b>a été sous estimée</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Forte révision de l’élévation du niveau de la mer prévue en 2100 suivant les scénarios.
  </p>
  <p>
    Des niveaux supérieurs de <b>1 à 2m à l’actuel</b> sont, pour la première fois, envisagés.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Des retards dans l’action peuvent amener des changements irréversibles.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’action sur les émissions <b>doit être réalisée très bientôt</b>, si on veut éviter les 2°C.
  </p>
  <p>
    Le <b>pic d’émissions doit avoir lieu entre 2015 et 2020</b>.
  </p>
  <p>
    En 2050, la consommation par habitant devra être <b>d’une tonne de CO2</b> soit <b>80 à 95%</b> de celle des nations développées en 2000.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    voilà c'est tout pour le moment, les pendules semblent remises à l'heure pour Copenhague.
  </p>
  <p>
    bonne lecture.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Nov 2009 17:59:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f7fd8f015c2f4d356ddcc587493ccac4</guid>
                <category>diagnostic de Copenhague</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-le-diagnostic-de-copenhague-39972615-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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