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    <title><![CDATA[climat-evolution (paléoclimats)]]></title>
    <link>http://www.climat-evolution.com/categorie-10289028.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;paléoclimats&quot; du blog &quot;climat-evolution&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 19 Feb 2012 20:29:55 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 19 Feb 2012 20:29:55 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.climat-evolution.com</copyright>            <category>paléoclimats</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[température des deux derniers millénaires et niveau de la mer, selon Kemp et al 2011]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-temperature-des-deux-derniers-millenaires-et-niveau-de-la-mer-selon-kemp-et-al-2011-77469136.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je signale cette étude de Kemp et al 2011:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>"Climate related sea-level variations over the pas two millenia"</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au cours de laquelle les auteurs établissent l'évolution du niveau de la mer (corrigée du rebond isostasique) à partir de mesures effectuées en Caroline du nord.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les "proxies" utilisés sont des foraminifères qui se développent dans des marais salants côtiers.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En gros, on mesure l'élévation du niveau corrigée de la PME (hauteur de formation des foraminifères actuellement), la chronologie des échantillons, et on applique une formule pour déterminer le
    rebond isostasique en Caroline du nord.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On obtient ainsi l'évolution du niveau de la mer global puisque la Caroline borde l'Atlantique qui n'a aucune raison de se désolidariser de l'océan global.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-Kemp.jpg" class="noAlign" alt="niveau Kemp" width="970" height="486">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;"><em>(courbe en bleu- source Realclimate)</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Comme cette évolution est liée, au premier ordre, à l'évolution de la température globale, il se conçoit que <strong>le niveau de la mer peut lui-même être un proxy de la température
    globale</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je ne discuterai pas ici de la validité de la méthode ni de ses incertitudes, mais de deux points en particulier.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>1- <span style="text-decoration: underline;">faibles variations au cours de l'Optimum Médiéval et du Petit Age Glaciaire</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cela tendrait à conforter les reconstructions actuelles qui établissent le fait que, globalement, <strong>ces deux périodes ont vu des variations de température globale plus faibles que
    l'actuelle.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ceci ne voulant pas dire non plus, pour prendre l'exemple&nbsp; de l'Optimum Médiéval, qu'un réchauffement important ne se serait pas produit en Arctique alors que l'Antarctique se serait
    refroidi.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>2- <span style="text-decoration: underline;">variation forte pendant le 20ème siècle</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il est fait référence à l'étude de Church et White 2006 qui concerna la mesure du niveau par marégraphes de 1870 à 2001.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On peut mettre en parallèle le niveau marégraphes, selon cette étude, avec <strong>l'évolution des forçages anthropiques estimée par Crowley.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-forcages-2.jpg" class="noAlign" alt="niveau-forçages 2" width="970" height="604"><br></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Il n'y a pas de correspondance évidente</strong> entre ces deux évolutions, c'est le moins qu'on puisse dire.
  </p>
  <p>
    En effet, entre 1934 et 1965 (dates approximatives) le <strong>forçage anthropique est quasiment stable et plutôt faible</strong> (<strong>0.45W/m2</strong>) alors que le niveau s'élève de 68 mm
    <strong>(soit 2.12 mm/an</strong>) et, entre 1965 et 2001, le forçage augmente de 1.1 W/m2, pour atteindre <strong>1.6W/m2</strong>, alors que le niveau s'élève de 77mm <strong>(soit 2.07
    mm/an)</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On peut mettre également en parallèle le niveau et la température globale et là aussi il y a des évolutions, à certaines périodes, non corrélées.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-temperature.jpg" class="noAlign" alt="niveau-température" width="970" height="604">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Entre 1942 et 1977alors que la température globale baisse/stagne, selon Hadley, le niveau continue à augmenter assez fortement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On peut envisager, en ce qui concerne le forçage, un retard du à l'inertie du système mais ce n'est qu'une explication partielle et de toute façon insuffisante.(à moins aussi que les estimations
    de forçages aérosols soient complètement farfelues)
  </p>
  <p>
    Pour la température, les deux composantes du niveau (stérique et massique) compliquent probablement sa corrélation avec le niveau mais dans ce cas, pourquoi évoquer dans Kemp et al 2011, une
    proportionnalité de la hausse avec la température: dH/dt = a(T-T<sub>0</sub>).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il apparaît donc deux évidences:&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - le niveau semble s'élever assez fortement <strong>de façon non exclusivement dépendante du forçage anthropique</strong> avec une légère accélération à 3 mm/an dans les deux dernières décennies,
    pouvant faire suspecter, <span style="text-decoration: underline;"><strong>en première analyse</strong></span>, que <strong>l'influence humaine ne serait pas responsable de la totalité de la
    hausse du niveau.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - le niveau s'élève, grossièrement, avec la température (ce n'est pas un scoop) mais, <strong>dans le détail</strong>, de fortes divergences apparaissent, laissant suspecter que les variations
    locales de température pourraient avoir une influence non négligeable sur le niveau global (dans l'Arctique par exemple).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Voilà, je ferai une autre conclusion plus générale concernant le discours médiatique actuel qui impute la hausse actuelle du niveau uniquement à l'influence humaine.
  </p>
  <p>
    En fait, on pourrait imaginer qu'il y ait une montée naturelle du niveau, assez significative, sur laquelle viendrait se rajouter une montée "anthropique" encore relativement modérée.
  </p>
  <p>
    Bon on regardera les post-scriptums qui, concernent l'aspect différentiel des choses et qui modèrent un peu ces deux premiers alinéas.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>réflexions complémentaires</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    1- <span style="text-decoration: underline;">un point à priori plutôt surprenant</span> qui concerne le premier graphique de cet article.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    en effet, la courbe rouge (modèle) suit parfaitement bien l'évolution des derniers siècles.
  </p>
  <p>
    Ceci paraît étonnant, étant donné le fait que les forçages, au moins pendant 30 ans (1935-1965) sont plutôt faibles.
  </p>
  <p>
    <strong>Donc qu'est-ce qui peut bien faire augmenter autant le niveau quand forçages et température sont aussi</strong><span style="text-decoration: line-through;">&nbsp;</span>
    <strong>faibles?&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    Le déstockage ou la baisse des précipitations sur les terres?
  </p>
  <p>
    Les oscillations océaniques?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    2- <span style="text-decoration: underline;">signal différentiel : hausse du niveau</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    il n'est pas facile de comparer un niveau, qui représente un cumul, avec la température.
  </p>
  <p>
    J'ai donc regardé plus précisément ce que donnait le signal différentiel, le fameux dH/dt et voilà ce que çà donne:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-differentiel.jpg" class="noAlign" alt="niveau différentiel" width="970" height="604">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    là non plus il n'y a pas de corrélation évidente même au niveau des moyennes décennales glissantes, du moins on vérifie difficilement dH/dt = a (T-T0).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    3- <span style="text-decoration: underline;">corrélation entre les moyennes décennales glissantesde dH/dt et T</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-corre-3.jpg" class="noAlign" alt="niveau corré 3" width="970" height="604">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le coefficient de corrélation, égal à 0.53, n'est pas excellent
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il sembe toutefois y avoir un retard du dH/dt par apport à la température.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Vérifions ce que çà donne avec un décalage de 12 ans.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-corre-4.jpg" class="noAlign" alt="niveau corré 4" width="970" height="604">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La corrélation s'améliore (0.63) de façon sensible.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le phénomène semblant après tout relativement normal, puisqu'il est concevable que le phénomène de fonte ne soit pas immédiat après une augmentation de température.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    4- <span style="text-decoration: underline;">causes de l'augmentation du niveau</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    l'équation bilan qui relie la puissance reçue (Pr) par le système à la température de surface et au forçage est la suivante:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pr = F - T/S
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais suivant que cette puissance est utilisée à fondre la glace ou à chauffer l'océan, les conséquences en terme d'élévation du niveau changent de façon drastique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    exemple pour Pr = 1W/m2
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    si c'est intégralement utilisé pour chauffer l'océan, cela correspond à une hausse de <strong>1.8mm/an</strong>
  </p>
  <p>
    si c'est intégralement utilisé à fondre la glace, cela correspond à une fonte de 94.2 kg glace par an et par m2, soit <strong>94 mm/an</strong>.
  </p>
  <p>
    <strong>La fonte est 52 fois plus efficace que le réchauffement de l'océan pour faire monter le niveau de la mer.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette constatation doit permettre de regarder tout ce que j'ai raconté plus haut de façon différente.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si, pour une raison ou pour une autre la circulation atmosphérique/océanique change de façon à attaquer différemment les glaces, on peut avoir variation significative du niveau avec une
    température de surface qui semble ne pas varier.(exemple: période 1942-1970)
  </p>
  <p>
    Ceci doit rendre prudent sur une utilisation trop simpliste de la relation dH/dt = a(T-T0) et subordonne à mon sens la variation de niveau à l'utilisation de modèles complexes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    5- <span style="text-decoration: underline;">local vs global</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Un réflexion intéressante, émanant de divers commentateurs, concerne l'aspect très local de la mesure en Caroline du nord et sa représentativité du niveau global.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En effet quand on regarde par exemple cette représentation (site AVISO)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-local.jpg" class="noAlign" alt="niveau local" width="970" height="585">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    on peut distinguer des zones de hausse et des zones de baisse, au cours des 18 années de mesure satellitaire.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La zone "Caroline du nord" semble d'ailleurs assez perturbée.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais on peut se douter aussi que sur 18 ans il y ait influence des changements de circulation océanique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Enfin c'est pas simple.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Toutefois, à leur décharge, les auteurs de Kemp et al 2011, présentent, dans les infos supplémentaires, ce graphe (fig S6):
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images8/mai-2011/niveau-S6.jpg" class="noAlign" alt="niveau S6" width="970" height="518">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    qui indique une corrélation acceptable, sur 300 ans tout de même, entre le niveau local en question et le niveau global par marégraphes suite à Jevrejeha et al 2008.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ceci ne veut pas dire que c'est bon sur les 2000 ans bien sûr.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Concernant la validité des corrections de niveau isostasique sur 2000 ans, des avis de spécialistes seraient souhaitables.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;">liens</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Kemp et al 2011: <a href="http://www.pnas.org/content/early/2011/06/13/1015619108.full.pdf">http://www.pnas.org/content/early/2011/06/13/1015619108.full.pdf</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    article Realclimate: <a href="http://www.realclimate.org/index.php/archives/2011/06/2000-years-of-sea-level/">http://www.realclimate.org/index.php/archives/2011/06/2000-years-of-sea-level/</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Church and White 2006 : <a href=
    "http://naturescapebroward.com/NaturalResources/ClimateChange/Documents/GRL_Church_White_2006_024826.pdf">http://naturescapebroward.com/NaturalResources/ClimateChange/Documents/GRL_Church_White_2006_024826.pdf</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    données du niveau par marégraphes: <a href="http://www.cmar.csiro.au/sealevel/sl_data_cmar.html">http://www.cmar.csiro.au/sealevel/sl_data_cmar.html</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Jun 2011 13:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">edf90a15c5583c41b71e7d5513700c54</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-temperature-des-deux-derniers-millenaires-et-niveau-de-la-mer-selon-kemp-et-al-2011-77469136-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[reconstruction de température du dernier millénaire dans les Alpes]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-reconstruction-de-temperature-du-dernier-millenaire-dans-les-alpes-53725263.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images6/paleoalpes/panorama-alpes.jpg" class="noAlign" alt="panorama alpes" width="800" height="600">&nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;"><em>(photo wiki)</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A lire cette &nbsp;<a href="http://www.clim-past.net/6/379/2010/cp-6-379-2010.pdf">étude</a> de Corona et al parue dans "Climate of the Past",qui concerne une reconstruction des températures
    estivales du dernier millénaire dans les Alpes européennes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En dehors des conclusions qui en découlent, elle présente l'intérêt d'être réalisée par une équipe qui comporte une majorité de français, ce qui me rassure personnellement sur l'état de la
    science paléoclimatique, en particulier des reconstructions des derniers millénaires, dans notre pays.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous n'entrerons pas dans les détails des méthodes utilisées.
  </p>
  <p>
    Les lecteurs intéressés les trouveront dans l'étude elle-même et, si besoin, en communiquant avec les auteurs eux-mêmes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>résumé</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette étude présente une reconstruction des <strong>températures estivales</strong> de la région alpine (44.05-47.41N, 6.43-13E), pendant le dernier millénaire, basée sur un réseau de 38
    chronologies de mélèzes et de pins.
  </p>
  <p>
    Les anneaux de croissance sont standardisés en utilisant une courbe de croissance régionale adaptative, qui essaie d'éliminer l'effet d'âge des variations basse fréquence dans les séries.
  </p>
  <p>
    Les proxys sont calibrés en utilisant les températures moyennes de juin à août des séries HISTALP de 1818 à 2003.
  </p>
  <p>
    La méthode combine une technique des analogues, qui est capable de rallonger les séries trop courtes, un réseau neuronal artificiel pour une calibration optimale non linéaire incluant un&nbsp;
    <a href="http://www.unige.ch/ses/sococ/eda/bernard/bootransp.pdf">bootstrap</a> pour estimer l'incertitude de la reconstruction.
  </p>
  <p>
    Environ 50% de la variance est reconstruite.
  </p>
  <p>
    Les données instrumentales de basse altitude jusqu'à 1760 comparées aux données instrumentales cibles révèlent une divergence entre des données instrumentales plus chaudes que les&nbsp;
    estimations par proxys.
  </p>
  <p>
    La reconstruction indique des conditions froides du milieu du 11ème siècle au milieu du 12ème en relation avec le minimum solaire de Oort suivi d'une courte période médiévale chaude (1200-1400).
  </p>
  <p>
    Le petit Age Glaciaire (1420-1830) est particulièrement froid entre 1420 et 1820 avec des anomalies estivales de -0.8°C par rapport à 1901-2000.
  </p>
  <p>
    La nouvelle reconstruction suggère que <strong>le réchauffement de la fin du 20ème est sans précédent</strong>.
  </p>
  <p>
    Il révèle aussi des similarités significatives avec d'autres reconstructions alpines
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>discussion</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    l'étude aboutit à la reconstruction suivante:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images6/paleoalpes/evol-1000-2003.jpg" class="noAlign" alt="évol 1000-2003" width="900" height="540">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>validation</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La période de validation utilisée, entre 1760 et 1816, ne montre qu'une corrélation plutôt moyenne entre proxys et instruments(0.45 avec lissage 20 ans) et notamment un biais froid des proxys par
    rapport aux mesures instrumentales.
  </p>
  <p>
    les auteurs y voient plusieurs raisons dont un manque de données instrumentales permettant une bonne homogénéisation&nbsp; pour cette période.(on verra une autre cause dans la conclusion)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>histoire climatique des Alpes</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><strong>données haute fréquence (annuelles)</strong></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;">anomalies annuelles positives</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    avant 1986 on relève deux groupes d'années particulièrement chaudes au début du 19ème (+1.9°C en 1846) et au 12 ème et 13ème (+1.2 en 1161).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;">anomalies annuelles négatives</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    l'année 1816 (connue comme <strong>"l'année sans été"</strong> dans le Nouveau Monde)&nbsp; constitue l'année la plus froide selon Pfister (1992-1999) et Casty et al 2005.
  </p>
  <p>
    dans la reconstruction de Corona et al elle est assez bien placée également avec une anomalie de -2°C.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    après 1986 les températures <strong>dépassent 9 fois le seuil de 1.2°C.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><strong>données basse fréquence (lissées à 20 ans)</strong></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elles figurent dans la courbe du bas du graphique ci-dessus
  </p>
  <p>
    Les auteurs déclinent les variations observées en fonction des estimations de forçage solaire, volcanique et anthropique
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>corrélations avec d'autres reconstructions</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Après avoir lu les corrélations à l'échelle régionale on s'intéressera avec la corrélation entre cette étude et les reconstructions hémisphériques du moins concernant le signal lissé.
  </p>
  <p>
    Le coefficient de corrélation est de 0.40 avec des divergences au cours de certaines périodes comme les 10ème et 11ème siècles mais des convergences importantes pour l'Optimum Médiéval et le
    Petit age Glaciaire.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>conclusion</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il y a le bémol de la validation pour la période 1760-1818.
  </p>
  <p>
    Il est à noter, cependant, une explication postérieure à la réalisation de cette étude proposée dans <a href="http://www.springerlink.com/content/g111046235jnv572/">The early instrumental
    warm-bias: a solution for long central European temperature series 1760-2007</a> (document complet <a href=
    "http://www.univie.ac.at/pluslucis/FBW0/FBW2010/Material/2009-09-04-Boehm-etal-CLIMCHANGE.pdf">ici</a>) qui concerne la possibilité d'un biais chaud de 0.21°C à 0.93°C, selon les stations, des
    données instrumentales pour, entre autres, la période de validation utilisée.
  </p>
  <p>
    La divergence indiquée par les auteurs ne serait plus alors que de -0.75 -(- 0.57) = -0.18°C.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce bémol étant presque levé, on peut accepter un peu mieux une des conclusions des auteurs concernant le <strong>caractère exceptionnellement chaud de la toute fin du 20ème siècle dans les
    Alpes</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au regard de la bonne corrélation (voir courbes ci-dessous) entre les températures instrumentales alpestre et globale, il n'est pas insensé <strong>d'étendre cette conclusion à l'ensemble de la
    planète.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout d'abord, d'après ZAMG-HISTALP (version 2008), l'évolution des températures alpestres
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images6/paleoalpes/1760-2007.jpg" class="noAlign" alt="1760-2007" width="800" height="476">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Puis, selon HADCRUT, l'évolution de la température globale
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images6/paleoalpes/HadCRUT.jpg" class="noAlign" alt="HadCRUT" width="708" height="504">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    la corrélation entre les évolutions de température alpestre et globale, au moins pour 1850-2007, est évidente.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Jul 2010 17:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8420dd9aaabb75e08b028a55d5c9af46</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-reconstruction-de-temperature-du-dernier-millenaire-dans-les-alpes-53725263-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les nuages comme explication du paradoxe du soleil jeune?]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-les-nuages-comme-explication-du-paradoxe-du-soleil-jeune-53211707.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images6/nuages/sol-jeune-photo-nasa.jpg" class="noAlign" alt="sol jeune photo nasa" width="800" height="449">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;"><em>(photo NASA)</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>Mais qu'est-ce donc que ce paradoxe du soleil jeune?</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les températures des époques très lointaines, d'il y a plusieurs milliards d'années, sont considérées comme ayant été proches, voire supérieures, à la température actuelle.
  </p>
  <p>
    Si on met à part, bien sûr, de possibles épisodes de glaciation intense (type Terre boule de neige)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Depuis sa naissance, il y a 4.5 à 5 milliards d'années, la puissance émise par le soleil ne fait que croître.
  </p>
  <p>
    On estime que cette puissance a augmenté de 35 % depuis son origine.
  </p>
  <p>
    L'âge de la Terre étant très proche de celui du soleil, notre planète a donc connu des flux solaires beaucoup plus faibles qu'actuellement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Rappelons que la température effective actuelle, pour un albédo de 0.30, est de <strong>-18°C</strong>.
  </p>
  <p>
    Avec un flux solaire égal à 65% du flux actuel, pour le même albédo, cette température tombe à&nbsp; <strong>-44°C.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si on se place au Néo Archéen (Late Archean dans l'article cité plus bas), soit il y a environ 2.5 milliards d'années, on estime que le flux était de 80% l'actuel, soit une température effective
    de -32 °C
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si, actuellement, la température réelle moyenne de la surface est de 15°C soit une augmentation de 33°C par rapport à la température effective, et que l'on connaît la responsabilité de l'effet de
    serre naturel dans ces 33°C, la question que l'on se pose est:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Qu'est-ce qui explique, au Néo archéen, une augmentation de température, par rapport à l'effective, de 47°C?</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'explication traditionnelle est qu'une teneur plus grande en GES, à l'époque, était nécessaire pour rendre l'atmosphère plus opaque à l'infrarouge terrestre.
  </p>
  <p>
    les candidats étant bien sûr le CO2 mais aussi le CH4 (certainement plus concentré avant les eucaryotes).
  </p>
  <p>
    En très gros, si on suppose que ce rôle réchauffant était dû entièrement au CO2, cela aurait nécessité des teneurs de l'ordre de 20 à 30 fois l'actuelle, soit de l'ordre de 1%, pour fixer les
    idées.
  </p>
  <p>
    Depuis les origines la teneur en CO2, à partir de valeurs très élevées, est descendue, avec des hauts et des bas, jusqu'à des valeurs de 200 à 280 ppm actuellement (mis à part l'augmentation
    récente bien sûr
  </p>
  <p>
    En conséquence l'hypothèse du CO2, <strong>toutes choses étant égales par ailleurs</strong>, est tout à fait plausible.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cependant, le "toutes choses étant égales par ailleurs" est une hypothèse d'école, car forcément, il y a 2.5 milliards d'années, tout n'était pas pareil que maintenant.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les sceptiques, qui font la chasse à toute hypothèse mettant en jeu le rôle du CO2, nous font remarquer, à juste titre pour une fois, que les calculs sont faits à albédo constant.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Or cet albédo était il le même qu'actuellement?
  </p>
  <p>
    Sans doute pas, mais quelle pouvait être sa valeur à l'époque?
  </p>
  <p>
    On peut calculer très facilement l'albédo nécessaire à l'obtention d'une température effective de -18°C.
  </p>
  <p>
    Il est de 242/(0.8*342) = 0.884.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais la température effective n'est pas tout.
  </p>
  <p>
    On cherche en effet ce qui peut faire monter la température de surface pour atteindre 15°C et, pour ce faire, des éléments autres que les GES, qui augmentent l'effet de serre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Vous aurez bien sûr reconnus les excellents candidats que sont les nuages.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Après cette longue introduction, je vous propose la lecture d'un article très récent paru dans "climate of the past"
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il s'agit de : <a href="http://www.clim-past-discuss.net/6/1163/2010/cpd-6-1163-2010.pdf">"clouds and the faint young sun paradox"</a> de Goldblatt et Zahnle publié le 10 juin 2010.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les auteurs examinent certaines hypothèses (dont certaines d'entre elles ont été émises par des sceptiques très connus) concernant des variations supposées des nuages, en quantité et qualité,
    lors du Néo archéen, par rapport à l'actuelle.
  </p>
  <p>
    J'ai personnellement trouvé cet article très intéressant car, s'il ne répond évidemment pas de manière définitive à la question, il donne des pistes pour juger de la vraisemblance des hypothèses
    et apporte de vraies informations sur un tas d'autres sujets.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je ne vais pas vous en faire un résumé exhaustif, mais vous brosser les grands traits des conclusions auxquelles il aboutit.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>le déficit de forçage radiatif</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    si les GES ne sont pas présents, le déficit en forçage , à combler donc par d'autres acteurs, est de 50 W/m2.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>l'albédo de surface</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Là, je dois dire que j'ai pas mal appris car je n'avais pas conscience du fait que, lors des temps très anciens, la Terre était très proche du "waterworld" cher à nos écrivains de SF.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En effet, les continents ne sont pas apparus subitement, comme ça, d'un seul coup mais se sont extraits progressivement du manteau et de l'océan.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au début de l'Archéen, il y a 3.8 milliards d'années, <strong>les continents n'occupaient que 5% de leur surface actuelle et lors du néo archéen, objet de l'article, entre 20 et 60%</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'albédo actuel de surface est estimé à 0.124 par les auteurs.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est la moyenne pondérée des surfaces de l'albédo des océans (0.090) et de l'albédo des terres (0.214).
  </p>
  <p>
    On peut ainsi avoir une idée de l'albédo du Néo archéen et donc du forçage que ça représentait soit 4.8W/m2.
  </p>
  <p>
    De plus l'humidité, du fait de l'absence de terres, aurait pu être plus élevée et ajouter un forçage complémentaire.
  </p>
  <p>
    Mais on est loin du compte toutefois.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>venons en aux nuages</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    les auteurs explorent les effets d'une large gamme de nuages.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les nuages les plus influents, comme nous l'avons vu dans <a href="http://www.climat-evolution.com/article-effets-radiatifs-des-nuages-1-53087527.html">l'article précédent</a> &nbsp;, sont les
    nuages bas, à fort pouvoir refroidissant, et les nuages très hauts, à fort pouvoir réchauffant.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Les stratus</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce qui fait le pouvoir refroidissant des nuages bas, c'est leur fort pouvoir réfléchissant et leur faible effet de serre.
  </p>
  <p>
    Le pouvoir réfléchissant provient de la taille et du nombre des micro gouttelettes qui composent le nuage.
  </p>
  <p>
    Et ce qui joue, entre autres, sur la taille des micro gouttelettes, ce sont les aérosols qui jouent le rôle de noyaux de condensation (CCN).
  </p>
  <p>
    <strong>S'il y a peu de CCN les gouttelettes sont plus grosses</strong>, il pleut&nbsp; plus et les stratus sont plus minces tant optiquement qu'en contenu d'eau.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dans ce cas, ils laissent d'avantage passer la lumière vers la surface et <strong>refroidissent moins.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Rosing et al (2010) ont proposé qu'il y avait moins de CCN à cette époque étant donné que les émissions de DMS (diméthyl sulfide) auraient été plus faibles.
  </p>
  <p>
    Ceci repose sur une hypothèse dont on est loin d'être sûr, car le DMS qui est émis par certains êtres vivants n'est pas la seule substance qui fournit l'acide sulfurique en tant que CCN.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    D'autre part les tailles de gouttelettes envisagées par Rosing (jusqu'à 30 microns) sont sans commune mesure avec les tailles maximales des gouttelettes trouvées dans les régions actuelles très
    pauvres en DMS, comme l'océan austral.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Notons d'ailleurs que les stratus sont très abondants actuellement dans l'océan austral.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il n'y a donc pas de raison valable de supputer que les stratus étaient moins nombreux et moins efficaces que maintenant.
  </p>
  <p>
    De plus, le fait qu'il y ait moins de terres, donc moins de CCN, n'est pas synonyme loin s'en faut de moins de nuages.
  </p>
  <p>
    Il y a plus de nuages dans l'hémisphère sud (85% d'eau environ) que dans l'hémisphère nord (55% d'eau environ).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images6/nuages/sol-jeune-repartition-nuages.jpg" class="noAlign" alt="sol jeune répartition nuages" width="579" height="555">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il n'y a donc pas de raison valable de considérer que les stratus puissent expliquer une part significative, ou même sensible, du déficit.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="text-decoration: underline;">Les cirrus</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce qui fait le pouvoir réchauffant des cirrus, c'est leur très faible albédo pour un effet de serre important.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'effet réchauffant global des cirrus dépend donc de la surface couverte et de leur émissivité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les auteurs calculent qu'avec une épaisseur <strong>3.5 fois plus grande que l'actuelle et avec une couverture de 100% de la surface, on arriverait à 25W/m2</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si on suppose en plus qu'ils sont plus hauts et <strong>atteignent la pression très faible de 100hPa, on arrive à 50 W/m2.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Rondanelli et Lindzen (2010) ont proposé que la <strong>couverture totale du ciel par les cirrus pouvait expliquer l'énigme du soleil jeune.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est encore une fois le fameux effet d'iris de Lindzen qui sert de base à la démonstration.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En effet, selon notre sceptique préféré, notre planète possède un merveilleux iris qui s'ouvre quand il fait plus chaud et qui se ferme quand il fait plus froid.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cet iris ce sont les cirrus.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La théorie de Lindzen s'appliquait auparavant aux cirrus tropicaux mais là ça s'étend à l'ensemble de la planète.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il n'est pas justifié, et à mon sens peu plausible, que, dans un monde plus froid les cirrus non seulement couvrent toute la planète, mais aussi sont plus hauts et plus épais.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Rappelons aussi que l'effet d'iris n’a pas reçu confirmation de son existence.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>De plus, si on calcule l'effet de la couverture totale par des cirrus plus épais et plus froids on aboutit à un monde où la température est au moins égale à la température
    actuelle.</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>Donc l'effet d'iris, en supposant qu'il soit exact, n'aurait aucune raison de fonctionner d'une façon différente de l'actuelle puisque la température serait la même.</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>Ce qui voudrait dire, in fine, moins de cirrus et donc une température plus froide...</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>on ne s'en sort plus..</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>c'est un paradoxe dans le paradoxe.</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    Ou alors il faudrait supposer que l'iris soit un thermostat réglé à 15°C, ce qui ne tient évidemment pas étant donné ce que l'on sait des températures des périodes glaciaires par exemple, où la
    température était nettement plus basse que l'actuelle.
  </p>
  <p>
    La question subsidiaire, à poser au sceptique Lindzen, c'est:
  </p>
  <p>
    Pourquoi donc l'iris n'a pas fonctionné lors des périodes glaciaires pour empêcher la température globale de chuter de 5 à 6°C?
  </p>
  <p>
    Etant donné que les "théories" de Lindzen, ainsi que celles de la "science" sceptique n'ont pas d'autre but que de contrer systématiquement tout ce qui peut concerner l'effet du CO2, en niant et
    en falsifiant l'évidence scientifique, on ne risque pas d'avoir une réponse rapide...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong>En conclusion</strong></span>, il n'y a pas d'explication valable, hors GES, à l'énigme du soleil jeune.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les hypothèses alternatives n'aboutissent, au mieux, qu'à un léger comblement du déficit de 50W/m2.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On peut&nbsp; retenir, éventuellement, un effet d'albédo de surface permettant de combler environ 10% du déficit, mais les hypothèses sur les nuages ne semblent pas réalistes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout ceci renforce encore le rôle indubitablement très important des gaz à effet de serre, non seulement dans le passé, mais aussi dans le réchauffement actuel.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Jun 2010 17:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">abf15a108eccd7ac2f306eacf573eabf</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-les-nuages-comme-explication-du-paradoxe-du-soleil-jeune-53211707-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[série ancienne: un autre point de vue...]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-serie-ancienne-un-autre-point-de-vue-45051548.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    En complément à l'article précédent, il peut être intéressant d'examiner certaines présentations de la série de HadCET (Hadley Central England Temperature) dans d'autres sites, comme <a href=
    "http://wattsupwiththat.com/2010/02/13/congenital-climate-abnormalities/">celui-ci</a>, par exemple.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce dernier est un site sceptique très connu, très productif (4 à 5 articles/jour surtout en ce moment), très visité, et <b>très commenté</b> (par exemple <b>945 commentaires</b> sur la seule
    journée du 14 février 2010!).
  </p>
  <p>
    Il donne une idée de la vigueur du scepticisme concernant le RCA et a contrario de la mollesse défensive des "réchauffistes" (je n'aime pas ce terme mais c'est celui qui semble s'imposer).
  </p>
  <p>
    L'opposition internet au scepticisme, en dehors de Realclimate (plutôt très défensif actuellement) et de quelques rares autres, est quasi-inexistante ou alors très généraliste rappelant quelques
    banalités..
  </p>
  <p>
    Je ne pense d'ailleurs pas que les scientifiques impliqués dans ce domaine prennent la juste mesure du phénomène sceptique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Enfin bref, c'est leur problème, revenons à cette présentation.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En voici le graphe issu de Watts:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/watts.jpg" class="noAlign" alt="watts" width="547" height="343">&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    voici le commentaire de Watts (ou plutôt de son invité la guest star Willis Eschenbach) :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span lang="EN-GB"><em>"Now, where in that record is there anything which is even slightly abnormal? Where is the anomaly that the entire huge&nbsp;edifice of the AGW hypothesis is designed to
    elucidate? The longest sustained rise is from about 1680 to 1740. That time period also has the steepest rise. The modern period, on the other hand, is barely above the long-term trend despite
    urban warming. There is nothing unusual about the modern period in any way."</em></span>
  </p>
  <p>
    <span lang="EN-GB">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span lang="EN-GB">en gros:</span>
  </p>
  <p>
    <span lang="EN-GB">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    "Où y a t'il dans ce graphe quelque chose qui est <b>même légèrement anormal</b>?
  </p>
  <p>
    <b>Où est l'anomalie</b> que l'immense édifice de l'hypothèse du RCA (réchauffement climatique d'origine anthropique est chargée d'élucider?....
  </p>
  <p>
    La période moderne d'un autre côté est <b>à peine au dessus</b>, <b>en dépit de l'effet urbain</b>, du trend long terme.
  </p>
  <p>
    <b>Il n'y a rien d'inhabituel</b> en ce qui concerne la période moderne, <b>en aucune façon</b>"
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et voilà comment on peut convaincre les bonnes gens.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    D'aucuns auront vu une différence évidente entre la courbe présentée dans l'article précédent et celle de Watts.
  </p>
  <p>
    Mais quelle courbe est la vraie?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Toutes les deux, mon cher Watson.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En effet, en dessous de la bande bleue pâle (un peu fouillis), la courbe noire de Watts, concerne <b>la tendance linéaire sur 25 ans</b>, alors que ma courbe noire concerne <b>la moyenne
    décennale</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ci dessous la reproduction de la courbe de Watts (c'est toujours assez facile de reproduire les courbes sceptiques) qui représente la tendance linéaire glissante et la courbe de climat-evolution
    qui représente la moyenne glissante sur 10 ans à partir <b>des mêmes données</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/watts-refait.jpg" class="noAlign" alt="watts refait" width="500" height="224">
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/moy-10-ans.jpg" class="noAlign" alt="moy 10 ans" width="500" height="224">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et évidemment la différence est de taille.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pour illustrer un peu mieux le truc, pour ne pas dire le subterfuge, je vais vous montrer une simulation.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Voici ci dessous la tendance linéaire sur 25 ans d'un signal de température:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/simul-tend.jpg" class="noAlign" alt="simul tend" width="800" height="403">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les variations sont très importantes au début puis s'estompent vers la fin.
  </p>
  <p>
    On pourra se dire, tel Watts : "mais que la situation est devenue calme, pourquoi s'embêter et mobiliser d'énormes moyens pour résoudre la fin de la courbe?"
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sauf que voici le signal d'origine de la courbe de tendance présentée ci dessus:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/simul-signal-copie-1.jpg" class="noAlign" alt="simul signal-copie-1" width="800" height="403">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est marrant, non?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Y a un "truc"?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bon, accessoirement, l'augmentation de température est de 3°C et n'importe qui de sensé verra qu'il y a quelque chose d'anormal en fin de courbe alors que la courbe du haut permettait de dormir
    sur ses deux oreilles..
  </p><br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais rassurons nous, les sceptiques peuvent encore remettre en cause la série HadCET elle-même (ils le font avec tout le professionnalisme qu'on leur connaît) et très peu de monde dans ce cas
    peut vraiment leur apporter la contradiction, si ce n'est les gens du Hadley eux-mêmes.
  </p>
  <p>
    Or, ils sont évidemment aux abonnés absents en ce moment, à part Phil Jones qui s'épanche assez maladroitement dans les médias actuellement.
  </p>
  <p>
    Chez nous, les gens de Météo France sont manifestement sur une autre planète...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On dira, ce sont des détails que tout cela.
  </p>
  <p>
    La vraie science poursuit son chemin inexorable, comme la caravane qui passe...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Sauf que cette attitude faussement indifférente, qui essaie de se draper dans quelques lambeaux de dignité outragée, pourrait finalement passer pour de l'incompétence réelle, certes concernant
    des détails, mais n'oublions pas que:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>"Le Diable est dans les détails"</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Feb 2010 11:37:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7f8d3a98dc1195e68ad985987c1a62bd</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-serie-ancienne-un-autre-point-de-vue-45051548-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[la plus ancienne série de températures (1659-2009)]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-la-plus-ancienne-serie-de-temperature-1659-2009-44906665.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/frost-fair-1683.jpg" class="noAlign" alt="frost fair 1683" width="562" height="600"><br>
  <br>
  <p>
    <em><span style="font-size: 8pt;">"<a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/98/Frost_Fair_of_1683.JPG">frost fair in 1683</a>": foire gelée en 1683, sur la Tamise
    (wikipedia)</span><br></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Certains d'entre vous connaissent sans doute cette célèbre série de températures qui concerne <b>l'Angleterre centrale</b> et qui s'étage de 1659 à 2009.(en 1659 nous étions, mine de rien, sous
    le règne de Louis XIV et sous la gouvernance de Mazarin, ça date un peu tout de même)
  </p>
  <p>
    <b>La période couverte, égale à 350 ans, est considérable et sans doute sans équivalent.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ses intérêts sont multiples:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    -évolution de la température actuelle dans un contexte multicentenaire
  </p>
  <p>
    -informations climatologiques diverses sur les records, moyennes, etc
  </p>
  <p>
    -informations sur le Petit Age Glaciaire (1550-1860)
  </p>
  <p>
    -...
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Après une simple visualisation et un exposé rapide de la série, nous tenterons ici, de quantifier la corrélation avec les séries modernes de température <b>globale</b>, et, plus loin, nous
    appliquerons cette corrélation pour tenter une reconstruction de la température globale de 1659 à 2009.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>La série</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le lecteur trouvera des informations générales sur cette série <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Central_England_temperature">ici</a>.
  </p>
  <p>
    Des informations plus précises sont disponibles dans <a href="http://www.rmets.org/pdf/qj74manley.pdf">Manley74</a>.
  </p>
  <p>
    La série elle-même est disponible gratuitement au <a href="http://hadobs.metoffice.com/hadcet/data/download.html">Hadley Center</a>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Il s'agit donc de la série des températures mensuelles depuis 1659 en Angleterre centrale.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    on peut tracer la courbe de l'évolution annuelle
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/fig1-copie-2.jpg" class="noAlign" alt="fig1-copie-2" width="800" height="498">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    un examen rapide montre une période froide entre 1670 et 1705 environ, suivie d'une période plutôt chaude culminant en 1733.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est à partir des années 1980-1990 que <b>le réchauffement actuel se détache réellement du bruit climatologique</b>, du moins dans la période envisagée.
  </p>
  <p>
    Le réchauffement, dans le cadre du réchauffement global, dans cette région, est donc quelque chose de <b>très récent (20 ans environ).</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><b><span style="text-decoration: underline;">évolution saisonnière</span></b></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/fig2.jpg" class="noAlign" alt="fig2" width="800" height="630">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est <b>assez nettement l'hiver qui subit les plus fortes variations</b>, l'écart-type étant de &nbsp;1.36°C, tandis que les autres saisons sont plus tranquilles avec un écart-type de 0.8-0.9°C.
  </p>
  <p>
    C'est également l'hiver qui enregistre la plus forte variation linéaire sur la période <b>0.038°C/décennie</b>, alors que l'été est seulement à <b>0.009°C/décennie</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'hiver le plus froid est celui de <b>1684</b> avec une moyenne de <b>-1.2°C</b> suivi par 1740 (-0.4°C) et <b>1963 (-0.3°C)</b>.
  </p>
  <p>
    Ceci permet d'avoir une idée de l'importance du PAG du moins au cours de cette période, par rapport, par exemple, à <a href=
    "http://www.thamesweb.co.uk/windsor/windsorhistory/freeze63.html">l'hiver rigoureux que certains ont connu en 1963</a>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/1963-tamise.jpg" class="noAlign" alt="1963 tamise" width="700" height="434">
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 8pt;">Tamise gelée en 1963 (photo windsor lien ci dessus)</span></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'été le plus chaud est celui de <b>1976</b> avec <b>17.8°C</b> (année "sécheresse" pour ceux qui se souviennent), devant 1826 (17.6°C) et 1995 (17.4°C).
  </p>
  <p>
    En moyenne décennale les <b>dernières décennies sont, sans contestation, les plus chaudes</b>, tant annuellement que de façon saisonnière, quoique cela soit vraiment très juste en été.
  </p>
  <p>
    Voilà un premier examen rapide de la climatologie de la période pour cette région.
  </p>
  <p>
    Cette climatologie pouvant être étendue sans que cela pose des problèmes excessifs, dans un rayon minimum de 500 km, par exemple pour le nord de la France, la Belgique, la Hollande,etc.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>reconstruction de la température globale</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous allons tenter de produire une reconstruction <b>globale</b> basée sur les valeurs instrumentales de l'Angleterre centrale en utilisant la plus ancienne série de <b>données globales</b> avec
    la plus ancienne série de <b>données locales</b>.
  </p>
  <p>
    On notera au passage que ces deux séries émanent toutes deux du Hadley center.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    la fig3 offre une comparaison visuelle des moyennes sur 20 ans des deux séries sur la période 1850-2009
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/fig3.jpg" class="noAlign" alt="fig3" width="800" height="498">
  </p>
  <p>
    Le coefficient de corrélation (fig4) est proche de 0.835 ce qui est satisfaisant et permet de tenter une reconstruction sur des bases pas trop farfelues.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/fig4.jpg" class="noAlign" alt="fig4" width="800" height="498">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous avons, en effet, <b>un proxy, la température locale en Angleterre centrale, bien corrélé à la température globale sur 150 années.</b>
  </p>
  <p>
    <b>Ce proxy répond à un critére important, souvent réclamé, qui est celui de reproduire l'augmentation de température récente, après 1960 donc, ce que ne reproduisent pas les proxies
    traditionnels (cernes d'arbres entre autres).<br></b>
  </p>
  <p>
    Ce proxy est certes <b>unique</b>, toutefois, la position de cette région, en plein dans le flux zonal, permet de faire l'hypothèse, pas trop légère à mon sens, d'une <b>bonne réaction au
    comportement global de l'atmosphère</b>, en tous cas sur une moyenne de 20 ans.
  </p>
  <p>
    Nous pouvons ainsi reconstruire l'anomalie de température globale (fig5) (on notera que le premier point, 1660, est l'anomalie décennale de la période 1659-1668)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/fig5.jpg" class="noAlign" alt="fig5" width="800" height="498">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    D'emblée, il apparaît que <b>la période actuelle est très nettement la plus chaude des 3.5 derniers siècles.</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On constate, entre 1660 et 1720, <b>un creux très important</b> qui correspond au Petit Age Glaciaire (PAG).
  </p>
  <p>
    Son amplitude est de l'ordre de <b>-0.5 à -0.6°</b>C si on s'en réfère à 1980.
  </p>
  <p>
    Notons que cette amplitude est plutôt dans la&nbsp; partie supérieure de la fourchette des amplitudes habituellement reconstruites pour le PAG.
  </p>
  <p>
    On peut mettre en perspective l'évolution de la température globale avec la reconstruction (effectuée par l'auteur de ce blog en fonction de Wang 2005) de la TSI (irradiance solaire) et des
    estimations de l'influence de cette dernière sur la température.
  </p>
  <p>
    Pour cette dernière estimation nous avons mis les résultats en "direct" sans passer par le modèle et donc nous ne bénéficions pas de l'effet "décalage" que ce dernier implique.
  </p>
  <p>
    Toutefois la figure 6 montre une corrélation assez claire entre PAG et activité solaire pendant cette période.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images5/fig6-copie-1.jpg" class="noAlign" alt="fig6-copie-1" width="800" height="498">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><b>conclusion</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pour les raisons évoquées ci dessus cette reconstruction n'est sans doute pas beaucoup plus approchée que bien des reconstructions basées sur les variations infimes de certaines caractéristiques
    de proxies.
  </p>
  <p>
    Ces caractéristiques, de plus, dépendent d'autres paramètres, ce qui entraîne des traitements statistiques assez poussés pour essayer de dégager, à grand peine et avec beaucoup d'incertitude, une
    évolution de la température globale en l'absence de mesures instrumentales.
  </p>
  <p>
    Il suffit de regarder l'évolution des travaux d'un Michael Mann depuis sa crosse de hockey vers quelque chose de beaucoup plus tourmenté, ou l'éventail des reconstructions (de Mann à Moberg par
    exemple) pour comprendre que beaucoup de chemin reste à faire.
  </p>
  <p>
    D'après ma connaissance du sujet, certes limitée, la reconstruction des températures pour les 3.5 derniers siècles, présentée ici, est une approche qui peut se défendre, mais qui mériterait
    certainement d'être validée par les modèles de circulation atmosphérique, afin de rendre plus robuste l'hypothèse de départ.
  </p>
  <p>
    Toutefois elle ne répond évidemment pas à la question assez cruciale des températures <b>des deux derniers millénaires</b>.
  </p>
  <p>
    A mon sens, la meilleure réponse, pour le moment, reste la <b>reconstruction par les forçages</b> dont les traces semblent un peu plus précises que les proxies.
  </p>
  <p>
    On peut éventuellement y ajouter les grands cycles connus (AMO,PDO) pour avoir une idée de ce que pourraient être les amplitudes maximales.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce sera peut-être pour une prochaine fois...
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Feb 2010 11:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">44422abe5016371e26e956bc6ae460bd</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-la-plus-ancienne-serie-de-temperature-1659-2009-44906665-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le CO2 d'il y a 15 millions d'années, et ses conséquences.]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-le-co2-d-il-y-a-15-millions-d-annees-et-ses-consequences--37856471.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    (je remercie un lecteur de ce blog qui a attiré mon attention sur cette nouvelle)
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si l’on sait, très convenablement, estimer la teneur en CO2 atmosphérique de ces 800000 dernières années, par l’analyse du gaz contenu dans les microbulles piégées dans les carottes glaciaires,
    il semblait jusqu’à maintenant plus difficile de connaître avec une bonne précision les teneurs en CO2 avant cette période.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    D’après cette <a href="http://www.newsroom.ucla.edu/portal/ucla/last-time-carbon-dioxide-levels-111074.aspx">news de l'UCLA</a>, les choses sont peut-être entrain de changer sérieusement.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.newsroom.ucla.edu/portal/ucla/srp-view.aspx?id=82716">Aradhna Tripati</a> et ses collègues ont mis au point une méthode qui consiste à relier la teneur du CO2 atmosphérique
    avec la mesure du ratio Bore/Calcium d’échantillons d’anciennes algues unicellulaires sédimentées.
  </p>
  <p>
    Ce n’est pas la première fois que nous entendons parler de la mesure de ce ratio, mais il semble, cette fois, qu’on soit parvenu à une bonne précision (+-14ppm).
  </p>
  <p>
    Il n’est pas inutile de souligner que les analyses des carottes de glace valident la méthode, sur la période des derniers 800 ka.
  </p>
  <p>
    Tripati et ses collègues sont ainsi capables de reconstituer le CO2 atmosphérique jusqu’à 20 millions d’années dans le passé, et travaillent pour reculer encore cette limite.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>une forte corrélation entre CO2 et climat du passé.</b></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>&nbsp;</b></span>
  </p>
  <p>
    Le climat global pouvant être reconstitué par les mesures isotopiques ou chimiques (rapport Mg/Ca), les auteurs ont pu établir une forte corrélation entre teneur en CO2 atmosphérique et climat.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>“Pendant le milieu du Miocène (entre 14 et 20 Ma) les niveaux de CO2 étaient d’environ 400ppm, ce qui est à peu près ce que nous avons aujourd’hui et
    globalement les températures étaient de 3 à 6°C plus élevées que maintenant, <b>un écart énorme</b>&nbsp;».</em></span>
  </p><br>
  <p>
    Les relations entre CO2 et niveau des océans, sont exprimées de façon un peu confuse dans la news.
  </p>
  <p>
    On y parle en effet d’élévation de ce niveau pendant le Miocène, alors que dans <a href=
    "http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/sci;1178296v1?maxtoshow=&amp;HITS=10&amp;hits=10&amp;RESULTFORMAT=&amp;andorexacttitleabs=and&amp;fulltext=tripati&amp;andorexactfulltext=and&amp;searchid=1&amp;FIRSTINDEX=0&amp;resourcetype=HWCIT">
    l'abstract</a>, on parle d’un niveau des océans de 25 à 40m plus élevé que l’actuel.
  </p>
  <p>
    Il faudrait lire l'intégralité de l'étude&nbsp; de Tripati et al.
  </p>
  <p>
    On notera la synchronisation entre les baisses de teneur en CO2 et les épisodes majeurs d’expansion glaciaire pendant le mi-Miocène (14-10 Ma) et la fin du Pliocène (3.3 à 2.4Ma).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>rapprochement avec la situation actuelle</b></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images-2/graphique-CO2-petit.jpg" class="noAlign" width="700" height="525">&nbsp;
  </p>
  <p>
    le graphe associé à la news permet de bien se représenter les teneurs en CO2 de différentes périodes&nbsp;:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    - les 1000 dernières années
  </p>
  <p>
    - la période actuelle
  </p>
  <p>
    - les projections suivant les différents scénarios
  </p>
  <p>
    - les périodes glaciaires récentes (800 ka)&nbsp;: trait vertical bleu
  </p>
  <p>
    - le Miocène (20-15Ma)&nbsp;: trait vertical rouge
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ce dernier s’étage de 380 à 500 ppm environ, pour, donc, une température de 3 à 6°C plus élevée que l’actuelle (on suppose donc que ce n’est pas par rapport à la température préindustrielle).
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>Comment expliquer une telle différence&nbsp;?</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout d’abord, comme nous l’avons déjà vu ici, nous bénéficions de l’effet parasol des aérosols anthropiques, ce qui n'était pas le cas au Miocène.
  </p>
  <p>
    Cet effet réduit de 40% environ, l'effet des GES anthropiques, et comme l’élévation de température relative à ces derniers est de l’ordre de 0.7°C, depuis le préindus, on peut considérer que
    0.5°C manquent à l’appel.
  </p>
  <p>
    De même, la chaleur prise par les océans, est responsable d’un manque d'environ 0.4°C et de 0.7°C si on considère l’absence, virtuelle, d’aérosols.
  </p>
  <p>
    Ceci pour une teneur moyenne, depuis 1950, de l’ordre de 340 ppm, soit 100ppm de moins que la teneur moyenne du Miocène où le delta de température par rapport à l’actuelle est de 4.5°C environ.
  </p>
  <p>
    Si on suppose qu’une élévation moyenne de 280 ppm à 340 ppm est responsable de 1.5 à 2°C potentiels (il faut aussi tenir compte des autres GES), une élévation de 340ppm à 440 ppm devrait
    provoquer une augmentation comparable par rapport à l’actuelle potentielle.
  </p>
  <p>
    Il s’agit bien sûr de calculs à «&nbsp;coups de serpe&nbsp;» donc très imprécis, mais les auteurs indiquant plus du double, il faut certainement chercher du côté des sols (végétation notamment)
    et surtout de la cryosphère.
  </p>
  <p>
    En effet, un monde sans glace (Antarctique et Groenland presque vierges de glaces permanentes) et avec des couvertures de neige moins fréquentes en hiver et à plus hautes latitudes, ainsi que
    l’absence de banquises de mer, jouent un rôle certainement non négligeable par effet d’albédo notamment.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>PS: si on tient compte d'un CO2 pendant le Miocène de 440 ppm, ceci correspond à un forçage de 2.4W/m2, soit, si on utilise une sensibilité de 0.8°Cm2/W, une augmentation de température de
    1.9°C par rapport au préindustriel.</em>
  </p>
  <p>
    <em>l'augmentation en 2009 est de l'ordre de 0.8°C par rapport à ce préindus ce qui porte à 1.1°C la différence entre Miocène et maintenant si ne on tient compte que du forçage CO2.</em>
  </p>
  <p>
    <em>On est assez loin des 4.5°C de différence et il faudrait un forçage de 3.4°C/0.8 = 4.3W/m2 supplémentaire pour expliquer une telle différence.</em>
  </p>
  <p>
    <em>La disparition complète des calottes du Groenland et de l'Antarctique provoquerait un forçage positif qu'on peut estimer grossièrement si on suppose une variation d'albédo de l'ordre de 0.5,
    un flux solaire moyen de l'ordre de 120 W/m2 pour une proportion de le surface terrestre de l'orde de 3.5%.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Ce forçage serait donc de l'ordre de 2.1W/m2.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Restent donc 2.2W/m2 à répartir entre éléments cryosphériques non compris dans la sensibilité classique, les effets de&nbsp; la végétation et sans doute d'autres éléments à identifier.</em>
  </p><br>
  <p>
    Cette nouvelle pourrait paraître assez inquiétante pour notre futur.
  </p>
  <p>
    Il convient cependant de mentionner que le CO2 émis actuellement ne rencontre pas le même monde que celui du Miocène.
  </p>
  <p>
    Les puits de carbone étant différents, la teneur en CO2 devrait pouvoir redescendre à des niveaux bien inférieurs à l’actuel, si on arrêtait immédiatement les émissions, et ce, dans des temps
    relativement faibles par rapport aux époques géologiques envisagées dans l’étude.
  </p>
  <p>
    Il faut de plus un temps certain pour fondre des calottes type de celle de l’Antarctique, quoique des phénomènes thermomécaniques rapides puissent avoir lieu.
  </p>
  <p>
    D’un autre côté on ne sait pas quels seront exactement les niveaux atteints par le CO2 dans un futur proche, quoique l’on puisse estimer probables ou possibles des teneurs nettement au dessus de
    celles du Miocène (600 ppm par exemple)
  </p>
  <p>
    Donc difficile de se faire une opinion tranchée sur les températures de ce siècle et des suivants à partir de cette étude.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Mais il semble se confirmer que les niveaux atteints par le CO2 actuellement (ou dans quelques décennies) soient parmi les plus élevés depuis 15 à 20 Ma (les plus élevés depuis 14Ma) et que les
    conséquences sur le climat de telles teneurs, dans les circonstances mentionnées <b>différentes des circonstances actuelles</b>, soient très importantes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>PS2: comme il était suggéré plus haut, une bonne partie du CO2 anthropique devrait être absorbée relativement rapidement par le milieu.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Il y a plusieurs réservoirs ou puits de CO2 qui réagissent avec des constantes de temps très différentes, mais on peut estimer qu'il resterait, au bout de plusieurs <b>milliers</b> d'années,
    un CO2 résiduel de l'ordre de 25% du CO2 émis.</em>
  </p>
  <p>
    <em>On peut se demander par conséquent, le pourquoi de teneurs nettement supérieures au CO2 actuel pendant des <b>millions</b> d'années.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Autrement dit, pourquoi le milieu est-il capable d'absorber, rapidement, du CO2, et pas au Miocène?</em>
  </p>
  <p>
    <em>La réponse à cette question est sans doute très complexe, mais ne pourrait-elle pas résider, en partie, dans le fait qu'à ces époques lointaines, la température était beaucoup plus élevée que
    maintenant.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Ceci serait plutôt "gênant" pour la réaction de notre système futur aux émissions de C anthropique car ceci voudrait dire des concentrations en CO2 plus élevées que celles obtenues avec les
    puits tels qu'ils fonctionnent actuellement.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Autrement dit ce serait un indice d'une possibilié de rétroaction positive du cycle du carbone.<br></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Oct 2009 10:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">335d7a2e2666638cc18828fc16d1faac</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-le-co2-d-il-y-a-15-millions-d-annees-et-ses-consequences--37856471-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[un serpent géant nous raconte la chaleur]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-27805526.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images3/image-serpent.jpg" class="DrteTexte" width="318" height="245"><br>
  </p>
  <p>
    Curieux mais pourtant bien intéressant <a href="http://www.nature.com/nature/journal/v457/n7230/full/457669a.html">article</a> paru dans le dernier Nature.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>contexte</b></span>
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    Pendant des &nbsp;périodes passées très chaudes comme lors du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paleocene-Eocene_Thermal_Maximum">PETM</a>&nbsp; (Paleocene-Eocene Thermal Maximum), les zones
    polaires et en particulier la zone arctique semblent avoir subi des températures <b>de plusieurs dizaines de degrés supérieures aux températures d'aujourd'hui.</b>
  </p>
  <p>
    Les fossiles de reptiles comme des crocodiles, trouvés dans ces zones, l'attestent.
  </p>
  <p>
    Par contre, jusqu'à maintenant, les températures des zones tropicales semblaient, d'après certains proxies (paléo indicateurs du climat), n'avoir que&nbsp; peu augmenté.
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    Les modèles climatiques standard indiquent que des températures, des hautes latitudes, aussi élevées, sont <b>incompatibles</b> avec des températures tropicales quasiment identiques à celles
    d'aujourd'hui.
  </p>
  <p>
    C'est principalement une question de <b>gradient thermique méridional</b> sur laquelle nous reviendrons plus tard.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>découverte d'un boa géant</b></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    Les auteurs ont découvert, en Colombie, un boa géant fossilisé, datant de 58 à 60 Ma, dont ils ont estimé la longueur à <b>13 m et le poids à 1135kg.</b>
  </p>
  <p>
    Ces dimensions en font le plus grand et plus lourd spécimen de serpent, jamais découvert sur Terre.
  </p>
  <p>
    Se basant sur le fait que ces animaux sont des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Poikilotherme">poïkilothermes</a> , et que leur taille augmente avec la température, les auteurs établissent
    que les températures des zones tropicales auraient été de fait, supérieures aux anciennes estimations, basées sur la flore, de 6 à 8°C.
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    <b>Des températures tropicales de 10°C plus chaudes, par rapport à maintenant, ne seraient donc pas à exclure</b>, ce qui serait bien d'avantage en conformité avec les modèles qui ne peuvent
    rendre compatibles un Arctique présentant une anomalie de 30°C, et des zones tropicales dont les températures augmenteraient de 2°C seulement.
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>
  <p>
    Bien sûr tout ceci est à prendre avec des pincettes, mais cela m'a semblé intéressant pour introduire le problème du gradient thermique méridional, sujet de futurs articles.
  </p>
  <p>
    D'un autre côté, des températures aussi importantes sembleraient témoigner d'une résistance générale de la faune et de la flore plus élevée qu'on ne le pensait...
  </p>
  <p>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 11 Feb 2009 12:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8cab41b4d33697847cdd2b5d3cf8f733</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-27805526-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[quand les glaciations ont elles commencé?]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-23373839.html</link>        <description><![CDATA[Avant de vous quitter pour une semaine, un petit peu de paléoclimatologie.<br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Si l'on excepte les glaciations très anciennes, comme celles, par exemple, qui ont eu lieu au&nbsp; Néoprotérozoïque , de -850 à -630 Ma, où la Terre aurait été très proche de la "boule de neige"
    (snowball Earth), on pensait généralement que, si les glaciations "récentes" avaient affecté le continent antarctique vers <b>-35Ma</b> environ, elles n'avaient concerné l'HN qu'à partir de
    <b>-3Ma</b>.
  </p>
  <p>
    Etant donnée que la cause évidente de ce passage à l'état "icehouse" (je laisse traduire en français) était la baisse de la teneur en CO2, je me suis toujours demandé pourquoi des teneurs
    comparables en CO2 il y a 30Ma et il y a 3Ma, avaient des effets différents sur les glaciations de l'HN.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    J'avais posé la question à Gavin Schmidt sur Realclimate:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    "Hi Gavin
  </p>
  <p>
    I have a problem of understanding for the Lunt et al 2008 paper.
  </p>
  <p>
    When they write:
  </p>
  <p>
    "suggest Eocene atmospheric CO2 of the order of 1,000 p.p.m.v., falling to levels as low as 200 p.p.m.v. in the Middle Miocene,"
  </p>
  <p>
    Why could Greenland avoid a glaciation when the CO2 was only 200ppm?
  </p>
  <p>
    For them, in the Pliocene, the fall from 400 to 280 ppm was sufficient and a fall from 1000 ppm to 200ppm in the Miocene was not?<br>
    (I believe it was sufficient for Antarctica glaciation)
  </p>
  <p>
    can you explain me?
  </p>
  <p>
    <span style="color: #008000;">[<b>Response:</b> Fair point - I don't really know. However, judging from figure 6.1 in the IPCC report, it's clear that the estimates for CO2 through the Cenozoic
    prior to the ice core records (including the Pliocene and Miocene) are pretty uncertain. - gavin]"</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette <a href="http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html"><span style="background-color: #ffff00;"><span style="color: #0000ff;"><b>étude</b></span></span></a> parue
    dans le dernier Nature, apporte des éléments nouveaux qui permettent de comprendre un peu mieux la différence de comportement entre Arctique et Antarctique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    en voici l'abstract:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <h2>
    <em>Thresholds for Cenozoic bipolar glaciation</em>
  </h2>
  <p>
    <em>Robert M. DeConto<sup><a title="affiliated with " href="http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html#a1">1</a></sup>, David Pollard<sup><a title="affiliated with "
    href="http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html#a2">2</a></sup>, Paul A. Wilson<sup><a title="affiliated with " href=
    "http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html#a3">3</a></sup>, Heiko Pälike<sup><a title="affiliated with " href=
    "http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html#a3">3</a></sup>, Caroline H. Lear<sup><a title="affiliated with " href=
    "http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html#a4">4</a></sup> &amp; Mark Pagani<sup><a title="affiliated with " href=
    "http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html#a5">5</a></sup></em>
  </p>
  <ol type="1">
    <li>
      <em>Department of Geosciences, University of Massachusetts, Amherst, Massachusetts 01003, USA</em>
    </li>
    <li>
      <em>Earth and Environmental Systems Institute, Pennsylvania State University, University Park, Pennsylvania 16802, USA</em>
    </li>
    <li>
      <em>National Oceanography Centre, University of Southampton, Southampton SO14 3ZH, UK</em>
    </li>
    <li>
      <em>School of Earth and Ocean Sciences, Cardiff University, Cardiff CF10 3YE, UK</em>
    </li>
    <li>
      <em>Department of Geology and Geophysics, Yale University, New Haven, Connecticut 06520, USA</em>
    </li>
  </ol>
  <p>
    <em>Correspondence to: Robert M. DeConto<sup><a title="affiliated with " href="http://www.nature.com/nature/journal/v455/n7213/full/nature07337.html#a1">1</a></sup> Correspondence and requests
    for materials should be addressed to R.M.D. (Email:&nbsp;<a href="mailto:deconto@geo.umass.edu">deconto@geo.umass.edu</a>).</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><b>traduction</b></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>L'historique glaciaire de la Terre du Cénozoïque montre une glaciation de l'Antarctique, pendant l'Oligocène inférieur (-33.6Ma), suivie par le début des cycles glaciaires de l'hémisphère
    nord, environ <span style="font-size: 10pt;"><b>31 Ma plus tard.</b></span></em>
  </p>
  <p>
    <em>Le pivot de l'évènement de l'Oligocène inférieur est caractérisé par une montée rapide de la concentration en isotope de l'oxygène (évènement Oi-1) de 1.5 pour mille dans les foraminifères
    benthiques du fond des océans en quelques centaines de milliers d'années.</em>
  </p>
  <p>
    <em>L'absence de refroidissement simultané détecté dans les enregistrements de Mg/Ca profonds, toutefois, a pu servir d'argument pour dire que la glace formée à cette époque n'aurait pu être
    contenue sur le seul Antarctique; ceci, combiné au fait de l'évidence d'un refroidissement continental et de débris glaciaires dans l'hémisphère nord, augmenterait la possibilité que le Oi-1,
    représente le précurseur d'une glaciation bi-polaire.</em>
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p>
  <p>
    <em>Ici, nous testons cette hypothèse en utilisant un modèle climatique global intégrant les inlandsis qui utilise à la fois la baisse à long terme de la teneur en CO2 et les effets du forçage
    orbital.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Nous montrons que la concentration minimale en CO2, à laquelle peut se produire une glaciation de <b>l'Arctique</b>, soit <b>280 ppm</b>, est beaucoup plus basse que pour <b>l'Antarctique
    (750 ppm).</b></em>
  </p>
  <p>
    <em>C'est pourquoi, une croissance des inlandsis dans l'HN, suivant immédiatement la glaciation antarctique aurait requis une rapide baisse du CO2 à des niveaux inférieurs à ceux relevés par les
    proxies et les modèles de cycle du carbone.</em>
  </p>
  <p>
    <em>A la place d'une glaciation bipolaire, nous trouvons que le Oi-1 est mieux expliqué par la croissance de l'inlandsis antarctique seul, combiné avec un refroidissement de l'océan profond et un
    inlandsis, moins modifié isotopiquement, que précédemment suggéré.</em>
  </p>
  <p>
    <em>Les proxies de CO2 restent au dessus du seuil de 280ppm précédemment dterminé, <b>jusqu'à -25Ma , mais ont été proches ou en dessous, depuis cette époque.</b></em>
  </p>
  <p>
    <em>Ceci implique que des épisodes de glaciation dans l'HN ont été possibles <span style="font-size: 10pt;"><b>20 Ma plus tôt que précédemment admis</b></span> (bien que encore plus tard que
    Oi-1) et pourraient expliquer une certaine variabilité dans les enregistrements de niveau de la mer du Miocène.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette étude, très importante, à mon sens, permet d'une part d'expliquer les différences de comportement "glaciaire" entre Arctique et Antarctique, et d'autre part de mettre en évidence, une fois
    de plus, le rôle primordial du CO2 dans le climat du passé.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pour se répérer un peu dans le maquis des époques géologiques:
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/images-2/-chelle-des-temps-g-ologiques.jpg" class="noAlign" width="800" height="100">
  </p>
  <p>
    (extrait de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Geological_epoch">Wikipedia</a>)
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 03 Oct 2008 12:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3f89e7dafeeee76a69367daf6712351e</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-23373839-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[800 000 ans d'archives glaciaires]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-19612173.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A lire, dans le dernier Nature, un article concernant les&nbsp; résultats des mesures de concentration de CO2 et de CH4 pour la période allant de - 650 000 à -800 000 ans.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En voici <span style="background-color: #ffff00; color: #0000ff;"><b><a href="http://www.nature.com/nature/journal/v453/n7193/abs/nature06949.html">l'abstract</a></b></span>, dont je propose une
    traduction ci-dessous:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>Nature</em> <b>453</b>, 379-382 (15 May 2008) | doi:10.1038/nature06949; Received 12 October 2007; Accepted 17 March 2008
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;"><b>Enregistrement à haute résolution de la teneur en CO2 de -650 000 à -800 000 ans.</b></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Des changements des concentrations passées de CO2 peuvent être déterminées en mesurant la composition d'air piégé dans les carottes glaciaires en Antarctique.
  </p>
  <p>
    Jusque là, les forages Vostok et Dome C ont fourni un record composite des niveaux de CO2 jusqu'à <b>-650 000 ans</b>.
  </p>
  <p>
    Ici, nous présentons les résultats des <b>200 m les plus profonds</b> de la carotte glaciaire du Dôme C, étendant l'enregistrement de la concentration de CO2 atmosphérique de deux cycles
    glaciaires complets jusqu'à <b>-800 000 ans.</b>
  </p>
  <p>
    Des données précédemment publiées et du présent travail, nous trouvons que le CO2 est <b>fortement corrélé à la température antarctique</b>, au travers de 8 cycles glaciaires, mais avec des
    concentrations significativement plus basses entre -650 000 et -750 000 ans.
  </p>
  <p>
    Les concentrations de CO2 sont en dessous de 180 ppm pendant une période de 3000 ans pendant le MIS16, reflétant, peut-être, un stockage océanique plus prononcé.
  </p>
  <p>
    Nous enregistrons <b>la concentration la plus basse mesurée dans une carotte glaciaire</b>, qui étend la fourchette de concentration du CO2 durant le Quaternaire récent, d'environ 10 ppm, portant
    ainsi cette fourchette à <b>172-300ppm</b>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    ci-dessous, extrait de l'article, la représentation graphique des teneurs en CO2, CH4 ainsi que la température en Antarctique, pour la période -800 000 - 0 et pour les 2000 dernières années:
  </p><br>
  <p>
    &nbsp;
  </p><br>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52//graphique.jpg" class="noAlign" height="456" width="600">
  </p><br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A noter que le nouveau "challenge" est maintenant de trouver un site, plutôt en Antarctique Est, permettant d'atteindre <b>les -1.5 millions d'années</b>.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 May 2008 14:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8804b19ad09268c0c35f4293a793f4c8</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-19612173-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'étrange hypothèse de W.F. Ruddiman]]></title>
        <link>http://www.climat-evolution.com/article-18169373.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 14pt;">l'effet de serre anthropogénique a commencé il y a des milliers d'années....</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff0000;"><strong>voir, en fin d'article, EDIT du 29/03/08</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A la suite du commentaire d'un intervenant sur ce blog, concernant ce qui se serait passé au cours de ces derniers mois, relativement froids, s'il n'y avait pas influence anthropique, je ressors
    des oubliettes une <strong style="background-color: #ffff00;"><a href="http://courses.eas.ualberta.ca/eas457/Ruddiman2003.pdf">étude</a></strong>, datant de 2003, et relookée en 2005 (dont je
    n'ai malheureusement pas le lien gratuit), de <strong style="background-color: #ffff00;"><a href="http://www.evsc.virginia.edu/faculty/people/ruddiman.shtml">William F. Ruddiman</a></strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je dédie donc cet article à cet intervenant, qui se reconnaîtra.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette étude avait fait l'objet d'un débat, en décembre 2005, sur <strong style="background-color: #ffff00;"><a href=
    "http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/12/early-anthropocene-hyppothesis/">Realclimate</a></strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bien que l'hypothèse de Ruddiman soit controversée, le fait qu'elle émane d'un scientifique, à ma connaissance et à mon sens, sérieux, vaut le coup qu'on la regarde, ne serait-ce que sur un plan
    pédagogique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je résume ici les grands traits de cette hypothèse.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 12pt;">les faits</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Lorsqu'on regarde les évolutions des teneurs en CH4 et en CO2 au cours des différentes phases glaciaire et interglaciaire, on constate toujours une diminution après (ou peu de temps après) le
    maximum d'insolation à 65°N, qui suit une période glaciaire et marque le maximum, thermique, de la période interglaciaire.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La figure 1A de l'article de Ruddiman, montrant l'évidence de la corrélation entre CH4 et insolation, est très explicite.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/Ruddiman/fig1a.jpg" alt="" width="682" height="310">
  </p>
  <p>
    Corrélation, oui, <strong>sauf pour le dernier stade, le stade1, qui nous concerne actuellement</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    la figure 1B ci-dessous, zoome sur ce stade actuel, l'Holocène.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/Ruddiman/fig1b.jpg" alt="" width="643" height="619">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On distingue bien une <strong>remontée de la teneur en CH4 vers 5000-6000 BP</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les fig 2a,b,c, voir étude en lien, mettent en évidence le même phénomène, cette fois pour le CO2.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    l'anomalie de teneur pour le CH4 est de <strong>250 ppb</strong> tandis que celle du CO2 est de l'ordre de <strong>40 ppm</strong>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les forçages engendrés par ces anomalies seraient responsables d'une <strong>augmentation de température globale, de 0.8°C et de près de 2°C pour les hautes latitudes.</strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Augmentation suffisante pour contrer la survenue d'une nouvelle glaciation devant survenir logiquement, après le maximum d'insolation</strong></span>.
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(Bien entendu il ne s'agit pas de dire qu'il y a eu augmentation de température depuis la mi-Holocène, mais de dire que la baisse de température depuis cette
    époque, a été moins forte que prévu.)</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 12pt;">causes de ces anomalies</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    les causes naturelles sont passées en revue par Ruddiman au paragraphe 4.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    je laisse le lecteur suivre la démonstration de Ruddiman infirmant les deux causes naturelles invoquées, à savoir une perte de C biosphérique (pas corroborée par le modèle DEMETER) et le "rebond"
    de CO2 due à la réaction de l'océan.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Venons en à <span style="font-size: 10pt;"><strong>l' hypothèse Ruddiman</strong></span>, que j'ai qualifiée d'étrange, car un peu iconoclaste.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C'est donc ici qu'il faut s'accrocher.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Ruddiman relie en effet les anomalies de teneur en CH4 et en CO2 aux <strong>changements d'utilisation des sols dus à l'action humaine</strong>.
  </p>
  <p>
    Les premières traces d'<strong>agriculture</strong> et de modification des sols par <strong>déforestation</strong>, notamment, remontant à cette époque de 5000-6000 BP.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Ce serait donc l'Homme, qui, par sa présence et son action sur l'environnement,</strong> <strong>bien avant l'ère industrielle, aurait empêché la</strong>
    <strong>survenue d'une nouvelle ère glaciaire</strong>.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>ce que j'en pense</strong></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'hypothèse Ruddiman a fait l'objet de pas mal de remarques, voire de critiques, de ses pairs.
  </p>
  <p>
    Ruddiman a du revoir sa copie, notamment pour tenir compte de l'évolution du <strong>13C</strong>, plus faible que ne le laissait envisager son hypothèse, en réduisant l'anomalie de CO2
    anthropogénique, de <strong>40 à 14 ppm</strong>.
  </p>
  <p>
    D'autres études concernant les émissions dues aux changements d'usages des sols, ont montré que l'influence humaine avant l'époque industrielle (donc avant 1850) aurait été insignifiante.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je ne développerai pas, aujourd'hui, les quelques calculs, de coin de table, que j'ai pu effectuer.
  </p>
  <p>
    Le "coin de table" n'étant pas forcément recommandé en paléoclimatologie.
  </p>
  <p>
    En première approche cependant, les chiffres initiaux d'émissions de CO2 cumulées depuis 5000-6000BP, ne me semblent pas complètement irréalistes.
  </p>
  <p>
    L'obtention d'une anomalie de 30 à 40 ppm de CO2, consécutive à la réaction du milieu à cette émission de CO2, ne me semble pas non plus hors de la réalité.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Brièvement, j'ai utilisé, pour parvenir à ces conclusions:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les chiffres de CO2 émis, suite à l'usage des sols, tels que les a calculés Houghton, pour l'époque&nbsp;&nbsp; industrielle.
  </p>
  <p>
    -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les estimations de population mondiale
  </p>
  <p>
    -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la formule d'évolution d'une impulsion de CO2 indiquée dans le rapport AR4 ch2 p213 du GIEC
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Je n'aurai évidemment pas l'outrecuidance de me poser en spécialiste du cycle du carbone, néanmoins, à mon humble avis, on ne peut rejeter, complètement l'hypothèse Ruddiman.
  </p><br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    EDIT: quelques points à regarder de plus près.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Par exemple l'influence de la déforestation sur le blan radiatif qui, certes, subit le forçage positif des GES mais quid de l'effet de variation d'albédo lorsqu'on passe de la forêt à la savanne
    plus ou moins cultivée?
  </p>
  <p>
    Je ne sais si Ruddiman a exploité les derniers modèles sur ce point.
  </p><br>
  <p>
    Ensuite, plus étrange encore est la relation qu'ose Ruddiman entre les baisses de teneur en CO2 et les grandes épidémies humaines.
  </p>
  <p>
    Il y a là une explication du climat me semblant un peu trop anthropocentrique.
  </p>&nbsp;<br>
  &nbsp;<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;"><strong>EDIT du 29 mars 2008<br></strong></span>&nbsp;<br>
  &nbsp;<br>
  <br>
  A la suite du commentaire de sirius, on peut ajouter que l'opposition à l'hypothèse Ruddiman ne se limite pas à des considérations sur le cycle du carbone et sur la&nbsp; quantification des
  émissions humaines.<br>
  Cette opposition ne repose pas non plus sur des considérations astronomiques maintenant bien établies, y compris sur la quantification des valeurs d'insolation.<br>
  Non, ce qui pose un problème c'est, notamment, les résultats d'EPICA 2004 concernant le stade MS11 (il y a 400000 ans environ) qui serait un "jumeau", sur le plan des analyses isotopiques, du stade
  actuel.<br>
  Donc, selon ces résultats, le cycle actuel aurait encore 16000 ans de refroidissement avant de se terminer et la phase 6000-0 BP serait en fait une phase de réchauffement.<br>
  Ce dernier point expliquerait le fait que CH4 et CO2 n'ont pas réagi selon la logique de Ruddiman, et invaliderait donc sa thèse.<br>
  On peut s'étonner, comme Ruddiman, que le calage des stades 1 et 11 par EPICA, fasse correspondre le maxi d'insolation du 11 au mini d'insolation du 2.<br>
  D'autre part la première courbe,&nbsp; en début d'article, de corrélation entre CH4 et insolation, n'est pas remise en cause et le fait qu'il y ait décrochage uniquement pour l'Holocène, reste une
  énigme.<br>
  &nbsp;<br>
  <br>
  <br>
  Voir ci-dessous, extrait de Realclimate, les calages EPICA et Ruddiman, qui montrent bien la problématique.<br>
  &nbsp;<br>
  &nbsp;
  <div>
    <img class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/1/39/27/52/Ruddiman/fig2.jpg" alt="" width="599" height="463">
  </div><br>
  <br>
  <div>
    <br>
  </div><br>]]></description>
        <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 17:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">df4ad6296b85d415aa8139ae731ff2a3</guid>
                <category>paléoclimats</category>        <comments>http://www.climat-evolution.com/article-18169373-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
