climat-evolution


anomalie de température de surface  selon NCEP

 

ncep global

estimation basée sur les données ci-dessus:

 

global: 0.38°C

HN:       0.64°C

HS:       0.14°C

 

 

anomalie en baisse significative par rapport au mois dernier

 

à noter une très forte anomalie négative sur une bonne moitié de l'Asie, sur l'Europe et l'Amérique du Nord et une anomalie négative plus modérée, mais très étendue, sur tout le sud de l'hémisphère sud.

 

concernant l'anomalie du nord de l'Asie et de l'Europe, on peut vraisemblablement incriminer une phase négative assez poussée de la NAO (North Atlantic Oscillation)

NAO 1209

 

Cette relative froideur de ce mois de décembre intervient, paradoxalement, dans un contexte d'El Niño relativement fort, mais tout se passe comme si l'augmentation de température des SST tropicales ne se propageait pas en dehors de son domaine.

Il y a là matière à interrogation.

La comparaison des moyennes annuelles classe 2009 nettement plus chaude que 2008 mais encore loin de 2005.

 

ncep évol moy an

 

 

En Europe

 

europe12092  


on notera les températures (attention échelle différente) glaciales sur la Scandinavie, ainsi que, dans une moindre mesure, sur les îles britanniques.

ce refroidissement est typique d'une phase NAO fortement négative.

en France, selon le bilan de treizevents, l'anomalie aura été de -0.40°C, relativement modeste donc, malgré la forte vague de froid du milieu de mois.

à Muret, à 20km au SO de Toulouse, en site rural, l'anomalie aura été de -0.16°C.(très proche de l'anomalie de TOULOUSE-BLAGNAC égale à -0.2°C, selon le bilan ci dessus)


anomalie NASA

 

nasa1209

 

 

global : 0.57°C

HN      : 0.71°C

HS      : 0.48°C

 

en phase avec NCEP, anomalie en baisse par rapport au mois dernier.

On notera cependant la très forte anomalie arctique qui "sauve'" l'HN.


anomalie NOAA

 

global : 0.49°C

HN      : 0.35°C

HS      : 0.54°C

 

l'HN est mesuré beaucoup moins chaud que pour la NASA.

à noter que les SST annuelles, avec 0.49°C, battent leur record annuel depuis que les mesures existent.


mesures satellitaires

 

RSS1209

 

en ligne avec ce qui a été écrit plus haut, l'anomalie globale de la basse troposphère est en baisse, à 0.25°C alors que celle des régions tropicales augmente à 0.55°C, confirmant ainsi la première impression (restant à démontrer) de relatif isolement de l'El Niño actuel vis à vis du global.

 

  évolution des banquises

 

area1209

 

 

l'anomalie globale (-1.16Mkm2) de la banquise est en baisse (en valeur absolue), à comparer cependant à décembre 2008 (-0.45Mkm2) et décembre 2007 (+0.20Mkm2).

 

ENSO

 

selon  le site australien de météorologie

 

"Pacific Ocean temperatures remain at levels typical of a mature El Niño. Over the past fortnight, Trade winds have remained weak over the central tropical Pacific, resulting in further warming of the underlying ocean. As a result, central Pacific Ocean surface temperatures are now at their warmest level since the El Niño of 1997-98, exceeding temperatures observed in both the 2002-03 and 2006-07 events. During the past week, small regions which are more than 3°C above their average temperature have emerged along the equator."

 

les températures SST de la zone Niño sont désormais les plus chaudes depuis l'épisode de 1997-1998, au dessus de 2002-2003 et 2006-2007.

nino34 1209

 

 

 

activité solaire

 

SSN1209

 

en nette hausse ce mois-ci, mais nous attendrons les prochains mois pour nous prononcer sur le redémarrage effectif de l'activité.

 

Lun 4 jan 2010 4 commentaires
El Nino pourrait éventuellement être de type Modoki. Désolé de vous traitez cavalièrement, un commentaire blog n'est pas forcément adapté pour développer ce genre d'idée :

http://www.google.fr/search?q=EL+Nino+Modoki&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org

L'idée est que seulement le Pacifique Central se réchauffe. Seulement, cela ne résout pas tout. En 2004/2005, on avait eu aussi un faible Nino, de type Modoki, et pourtant les températures étaient montés bien haut. La circulation atmosphérique de Novembre tendait assez bien vers celle typique d'un El Nino, mais tout cela c'est effondré en Décembre.

P.S. : N'avais pas posté un commentaire au sujet des SSTs de 2009 ?
hwkf - le 04/01/2010 à 21h38
je ne connaissais pas ce type d'El niño.
intéressant, je vais regarder çà.
meteor
Le froid qui sévit actuellement sur les terres de l'hémisphère nord pourrait être lié au fameux cycle solaire de 23 ans, non ? Le CO2 joue un rôle important dans le trend haussier à long terme, mais la variabilité naturelle peut masquer temporairement le réchauffement. Faut-il en conclure que l'activité solaire à elle-seule peut escamoter de manière transitoire l'effet de serre et le Nino ? Impossible à dire bien sûr, mais ce n'est pas à exclure. Si tel était le cas, on pourrait peut-être envisager une nette remontée des températures à la fin de l'hiver. Enfin, tout cela n'est que pure spéculation évidemment... D'autres mécanismes, plus subtils encore, entrent en jeu très certainement (des cycles océaniques par exemple.)
Frédéric Bruls - le 07/01/2010 à 10h33
oui.
J'en profite pour ajouter que l'anomalie NCEP semble présenter un biais froid en hiver.
De plus les températures sont les températures de l'air y compris au dessus des océans.
Ce sont des températures calculées, alors que les NASA, NOAA et Hadley utilisent les SST, c'est à dire des températures représentant la température à 6m en dessous de la surface.
Les SST sont plus stables que les T2m et il ne serait donc pas étonnant que les anomalies des organismes officiels soient plus élevées que l'anomalie NCEP.
Cette dernière donne une idée de l'anomalie mensuelle, c'est pourquoi je la présente.
De plus, côté répartition régionale, c'est juste.
meteor
Meteor, une question sans doute naïve et un peu bêta, mais a-t-on déjà entrepris l'analyse du comportement du vortex polaire durant les minima et maxima solaires ? En effet, on sait qu'un vortex déconcentré favorise les vagues de froid sur les terres boréales, tandis qu'une rétraction dudit vortex permet davantage aux vents d'Ouest, de dominer le climat aux latitudes moyennes, le fameux courant zonal, promoteur d'hivers doux, humides et venteux.
Dès lors, peut-on imaginer que l’activité magnétique solaire, par un mécanisme physique inconnu ou mal connu (je ne suis pas physicien, loin s’en faut, voilà pourquoi je pose cette question), puisse influencer les mouvements stratosphériques polaires, sachant que la magnétosphère est plus fragile au niveau de ces zones.

En effet, un vent magnétique puissant contracte et rapproche la magnétosphère de la terre. Aux pôles, ce phénomène est encore accentué. Ceci ne pourrait-il pas entraîner une modification du maelstrom boréal ?

Plus de magnétisme = plus de contraction vorticale = flux zonal accentué = hivers plus doux.

Moins de magnétisme = déconcentration vorticale = flux méridiens favorisés = hivers plus froids.


Bon, cela me semble un peu tiré par les cheveux, et les choses sont sans aucun doute plus complexes qu’un schéma à ce point simplifié, pour ne pas dire simpliste, mais il me semble avoir lu quelque part l’idée d’une éventuelle interaction entre l’activité solaire et le comportement stratosphérique. As-tu plus d’informations à ce sujet ?
Frédéric Bruls - le 07/01/2010 à 11h29
Côté phénomènes magnétiques je ne sais pas.
Par contre les variations d'activité solaire ont une grosse importance sur le comportement de la stratosphère puisqu'elles entraînent de fortes variations des UV donc du chauffage de la stratosphère.
En plein hiver, la strato au dessus du pôle nord est presque dans le noir donc ne subit que peu les variations solaires.
Par contre à sa périphérie ce n'est pas le cas et, en cas d'activité basse, il pourrait bien y avoir une certaine baisse des géopotentiels autour du vortex et donc pourquoi pas une certaine "déconcentration" de ce dernier.
Ensuite pour les actions au niveau de la tropo là je suis pas encore assez calé pour voir ce que cela peut faire.

j'ajouterai que côté magnétisme, il me semble que ce qui influence la magnétosphère terrestre c'est surtout le vent solaire, composé de particules ionisées émises par le soleil.
lorsqu'il y a inversion du champ magnétique solaire, c'est, je pense, pendant des périodes de basse activité (tu me confirmeras sans doute) donc des périodes sans beaucoup d'action sur la magnétosphère.
ensuite, les répercussions de tout ça sur la tropo, hum, pas évident..
bon on pourrait penser à une influence sur les nuages peut-être mais sur la dynamique, l'influence d'un gaz à 0.001 hpa (ou quelque chose comme ça), non structuré et même rapide, sur un gaz, in fine, à 1000hpa...
meteor
En effet, l'influence directe paraît peu évidente, même si une souris suffit parfois à faire fuir un éléphant. (lol)

Merci pour ta réponse, Meteor.
Frédéric Bruls - le 07/01/2010 à 15h37