J'attire l'attention du lecteur sur le fait que les quantités de CO2, dont il est question à la fin de cet article, sont exprimées en Gt (gigatonnes) de CO2, alors, qu'habituellement, on les exprime en C (carbone). Il faut donc diviser ces chiffres par 3.67, si l'on veut se rapporter aux repères habituels. Ce qui donne, entre parenthèses, une idée de l'ampleur de la tâche et, à mon sens, de la quasi impossibilité pratique de limiter la température à 2°C. (traduction approchée de l'original) La température globale moyenne devrait augmenter de 2 à 7°C au-dessus de la température préindustrielle, d'ici 2100. Cette large gamme est principalement due à l'incertitude sur les émissions futures. Il y a une très forte probabilité de réchauffement supérieur à 2°C, à moins que les émissions, après être passées par un pic ne commencent à baisser rapidement en 2020. Le réchauffement va s'accélérer si les rétroactions positives du cycle du carbone diminuent de manière significative l'efficacité […]
(traduction approchée de l'original) La reconstitution des climats du passé révèle que les réchauffements récents observés dans l'Arctique, et dans l'hémisphère Nord en général, sont atypiques dans le contexte de la variabilité climatique naturelle des 2000 dernières années. Les nouveaux enregistrements des carottes glaciaires confirment l'importance des gaz à effet de serre pour des températures sur Terre, et montrent que les niveaux de CO2 sont plus élevés aujourd'hui qu'ils ne l'ont jamais été pendant les derniers 800.000 ans. Reconstruction des deux derniers millénaires La connaissance du climat des siècles passés peut nous aider à comprendre les changements climatiques naturels et à inscrire le changement climatique moderne dans leur contexte. Il y a eu un certain nombre d'études visant à reconstruire les tendances de la température hémisphérique et globale au cours du dernier millénaire (par exemple, Mann et al. 1998; Esper et al. 2002; Moberg et al. 2005). Elles montrent […]
En préambule à ce 7ème chapitre, voici un petit schéma permettant de représenter, de façon imagée et simplifiée, les différents termes et processus dont il est question dans ce chapitre. le terme anglais "tipping point" a été traduit par "point de bascule". (traduction approchée de l'original) Il y a plusieurs éléments dans le système climatique qui pourraient passer par un point de bascule au cours de ce siècle, à la suite des activités humaines, conduisant à un changement abrupt et/ou irréversible. 1 ° C de réchauffement global (au dessus de la moyenne 1980-1999) comporte des risques modérément importants de passer par des points bascule, et 3 ° C donneraient des risques importants ou graves. Il y a des chances que nous puissions détecter l’approche d’un point de bascule, mais si nous attendons le début de la transition, il risque d’être trop tard. Qu'est-ce qu'un point de bascule (tipping point)? C’est un seuil critique où l'état futur d’un système peut être qualitativement […]
(traduction approchée de l'original) cet article comprend les chapitres suivants : - les océans - le niveau de la mer global Les océans Les différentes estimations de contenu thermique des océans ont convergé et donnent des valeurs 50% plus élevées que les précédentes. La température globale de surface des océans a atteint les valeurs les plus chaudes jamais enregistrées pour Juin, Juillet et août 2009. L’acidification et la désoxygénation des océans ont été identifiées comme potentiellement dévastatrices pour de grandes parties de l'écosystème marin. La détection de la manière dont le changement climatique impacte les océans s’est nettement améliorée depuis l'AR4. Des changements importants de température, salinité et de propriétés biogéochimiques ont été mesurés. Ces changements sont en adéquation avec les 50 années de réchauffement, les précipitations et le CO2 dans l'atmosphère. Il y a eu également de nouvelles analyses des tendances, dans un contexte élargi depuis l'AR4, […]
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