Afin de compléter l'article précédent, pas forcément très bien interprété par tous les lecteurs, il semble intéressant de comparer les réponses du système climatique au forçage par augmentation de la teneur en CO2 et au forçage par augmentation de l'irradiance solaire. En utilisant les résultats de simulation disponibles sur le site de la NASA, nous comparons ci-dessous les variations de température à différents niveaux de l'atmosphère pour: - un forçage suite à 100% d'augmentation de la teneur en CO2, plus communément appelé 2XCO2, soit environ 3.7W/m2. -un forçage suite à 2% d'augmentation de l'irradiance solaire, 1.02TSI, soit environ 4.8W/m2 en tenant compte d'un albédo de 0.3, certes plus important que le forçage 2XCO2 mais nous nous intéressons surtout aux tendances. trois niveaux d'altitude (ou de pression) seront explorés. - la surface - la moyenne troposphère correspondant au canal T2 - la basse stratosphère correspondant au canal T4 Pour chaque niveau seront exposées, […]
Certains commentaires, parlant de prévisions, pour le 21ème siècle, de montée uniforme de la température, m'ont incité à aller voir, rapidement, les résultats des modèles présentés dans le dernier rapport du GIEC, l'AR4, en attendant ceux, théoriquement meilleurs, de l'AR5. Il m'a semblé intéressant de réaliser une petite juxtaposition de ces prévisions et de la réalité mesurée au travers de la base de données de NASA-GISS. ci dessous les évolutions lissées sur 3 ans des données réelles et prévues par les modèles (voir chapitre 10 de l'AR4 pour les références) Les données NASA-GISS sont ajustées à la même référence, 1980-1999, qui correspond aux simulations du 20ème siècle par les modèles. La variabilité sur des périodes inférieures à 10 ans est comparable entre les simulations et NASA-GISS. Par contre la variabilité multi décennale qui apparaît sur l'anomalie mesurée apparaît peu ou mal sur les simulations. On peut y voir plusieurs explications: 1- la variabilité naturelle […]
Un article fort intéressant, et à mon sens, honnête, qui concerne l'exploitation d'un modèle imparfait pour prévoir le comportement futur de la calotte glaciaire du Groenland. Pour résumer très brièvement, il s'agit de modifier les paramètres d'un modèle, on peut supposer intelligemment, jusqu'à ce que celui-ci reproduise la situation actuelle de la calotte glaciaire groenlandaise. Ca s'appelle "tuner" un modèle… On se sert ensuite de ce modèle "tuné" pour prévoir l'avenir et la conclusion est qu'un collapse important de la calotte glaciaire se produit entre 400 et 560 ppm de CO2 soit à des teneurs beaucoup plus basses que celles des prévisions précédentes. On peut rappeler qu'une disparition complète de la calotte groenlandaise entraîne une élévation du niveau de la mer de l'ordre de 7 m. Evidemment les auteurs ne sont pas dupes de la vraisemblance des prévisions d'un modèle ainsi "tuné" et indiquent bien dans leur conclusion que les modèles actuels de simulation des calottes […]
petit coup de gueule ou quand ça va pas il faut le dire... En réponse à un commentaire je faisais part de la difficulté de faire des prévisions d'anomalie de température annuelle. En effet, un élément important, voire primordial, de la variabilité interannuelle est l'oscillation du Pacifique tropical plus connue sous le nom d' ENSO. Les variations peuvent aller jusqu'à 0.4°C d'une année sur l'autre si les épisodes sont suffisamment forts. Mais que dire de la prévision dans ce domaine? Et bien elle est tout simplement, à l'heure actuelle, nulle, et ceci, à mon sens, laisse très mal augurer de la capacité des modèles à prévoir une quelconque variabilité climatique réaliste. Rappelons que si des décisions importantes doivent être prises un jour, concernant la consommation d'énergie par exemple, elles ne pourront se faire que si l'on dispose d'outils suffisamment précis pour que l'on puisse vérifier, en temps réel, la justesse des prévisions. On sait bien qu'ajouter du CO2 doit […]
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