A lire cette étude de Zhou et Tung 2010 qui vise à déterminer l'influence solaire sur la température des océans, à partir des observations depuis 150 ans. Je vous laisse découvrir la méthodologie permettant de détecter le signal solaire au cours des 14 derniers cycles solaires. La conclusion est intéressante dans le cadre de ce qui a été dit dans l'article précédent. Il ressort donc que l'amplitude du signal solaire sur la température de surface des océans entre 60°S et 60°N est de 0.085°C par W.m-2 de variation d'irradiance solaire soit 70% de ce qui avait été trouvé par Tung et al 2008 sur le global (terres+océans) soit 0.12°C par W.m-2. Sur la période 1880-2007, le trend du signal solaire est de 0.009+-0.002°C/décennie. Les données NOAA indiquant un trend total de 0.044°C/décennie, on peut donc estimer que le solaire est responsable de 20% de la tendance sur cette période. Cette valeur est à rapprocher de la valeur indiquée dans Lean and Rind 2008 qui est de 0.007°C/décennie […]
On se souvient tous de cet hiver 2009/2010, très rude, et qui, de façon assez malicieuse, a nargué le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Certes, on ne peut suspecter nos grands dirigeants prenant des décisions concernant l'avenir de l'Humanité sous l'influence du temps qu'il fait, mais l'exemple d'Obama quittant le froid de Copenhague pour atterrir dans son pays, sous le blizzard, peut faire douter. La rigueur de cet hiver a été particulièrement ressentie en Europe et plutôt qu'une litanie de chiffres, quelques images révélatrices. Voici par exemple la carte des températures européennes de 11 au 18 décembre 2009: la photo satellite d'un Royaume Uni, entièrement recouvert de neige, le 7 janvier 2010: et les canaux hollandais gelés le 9 janvier: entre autres. Evidemment, on n'oubliera pas que tout ceci avait donné un grain à moudre facile à nos sceptiques favoris se répandant sur des médias complaisants au nom du refus de la "pensée unique", voire du respect de la […]
Décidément, on nage en pleine confusion depuis les nouvelles données spectrales solaires délivrées par la mission SORCE. Ces données indiquent en effet que la variation de flux dans les UV, lors du cycle solaire, est 4 à 6 fois plus forte que les estimations précédentes. Mais si cette variation est en phase avec les variations d'activité, il n'en n'est pas de même pour les variations dans le visible qui seraient en opposition de phase avec l'activité. Le fait que la variation dans les UV ait été trouvée plus forte semblait intéressant pour expliquer l'amplification du forçage solaire. Amplification indispensable pour expliquer l'influence sur la température de surface, dont le consensus semblait être de 0.1°C entre un maxi et un mini solaire. Hélas, une nouvelle étude de J. Haigh (voir ici et ici) démontre, en utilisant les données SORCE et un modèle qui inclut la production d'ozone stratosphérique, que le signal global de surface devrait être en opposition avec le cycle solaire. […]
C'est une hypothèse d'école bien entendu. Toutefois, il peut être intéressant de regarder ce que donnerait la baisse de température, s'il n'y avait que le forçage solaire en jeu. On utilise ici une version simplifiée du "modèle", décrit dans cet article, en calibrant l'efficacité du forçage pour obtenir 0.1°C de crête à creux, valeur communément admise pour la variation maxi au cours d'un cycle de 11 ans "normal". Voici ci dessous le résultat de la simulation où l'on voit que la baisse de température, au final, atteindrait les 0.3°C, soit donc dans le même ordre d'idée que lors du Petit Age Glaciaire. les données TSI sont de PMOD. On peut noter aussi que la baisse pour 2009 atteindrait désormais 0.1°C par rapport à la moyenne sur les deux premiers cycles, et, de 2002 à 2009, la régression linéaire serait de -0.22°C/décennie. Si nous étions en activité normale, ou moyenne, 2009 serait probablement l'année la plus chaude jamais mesurée selon les données NASA-GISS (en s'arrêtant à […]
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