ML Salby est un scientifique éminent connu pour nombre de publications ardues et auteur de nombreux ouvrages dont le célèbre "Fundamentals of Atmospheric Physics". C'est donc un scientifique plus que sérieux, une grosse pointure. Mais peut-être devrais-je dire "était" plutôt que "est" car il en a raconté une verte et pas très mûre. Bon, on peut espérer qu'il était très fatigué quand il a balancé une pareille vanne. Quelle vanne au fait? Eh bien la voici. Pour Salby, le CO2 atmosphérique ne provient pas (ou de façon insignifiante) du carbone fossile utilisé sous forme de combustible, par l'Homme, mais des cycles naturels qui transportent des quantités de carbone bien plus considérables. Et ce serait l'augmentation des températures, vieux serpent de mer, qui provoquerait l'augmentation du CO2 atmosphérique. C'est sur le site de Tamino que j'ai vu cette perle de notre ami Salby dont on espère qu'il va se reprendre bien vite. Mais pourquoi peut-on prétendre que c'est une imbécillité […]
(image UAF) A lire un petit article de David Archer sur Realclimate concernant une étude parue dans Science: Extensive Methane Venting to the Atmosphere from Sediments of the East Siberian Arctic Shelf Natalia Shakhova,1,2,*, Igor Semiletov,1,2,* Anatoly Salyuk,2 Vladimir Yusupov,2 Denis Kosmach,2 Örjan Gustafsson3 résumé "La mise à l'atmosphère d'une petite fraction seulement du méthane contenu dans les sédiments du plateau continental arctique de la Sibérie orientale (SESA) pourrait provoquer un réchauffement climatique brutal, mais on croyait que le pergélisol sous-marin agissait comme un couvercle permettant de garder en place ce réservoir de méthane en eaux peu profondes. Ici, nous montrons que plus de 5000 mesures, en mer, de méthane dissous démontrent que plus de 80% des eaux de fond de l'ESAS et plus de 50% des eaux de surface sont sursaturées en méthane. Le flux actuel de dégazage de méthane, qui comporte une composante de diffusion et une composante d'ébullition […]
la source principale de cet article est la modélisation STELLA ainsi que "scientific basis" du TAR (GIEC) 4-cycle géologique long terme Ce cycle fait intervenir le très long terme, à savoir les échelles de temps de plusieurs dizaines de milliers à plusieurs centaines de millions d'années. Pour ce qui occupe l'espèce humaine dans sa phase actuelle, il n'a quasiment aucun impact. Par contre, il a son importance pour expliquer pourquoi nous en sommes là. Le réservoir de carbone est immense dans la croûte terrestre puisqu'il s'élève à 1020 kg soit 100 millions de Gt (Kasting 93) On est loin des 38000Gt de l'océan et encore plus des 600 Gt de l'atmosphère. Une masse importante de carbone se situe dans les profondeurs du manteau, mais on peut considérer qu'elle échappe au cycle long terme et a été piégée dès l'accrétion de la Terre. On peut supposer qu'une bonne partie des 100 millions de Gt de la croûte aient été présents dans l'atmosphère primordiale. Ceci a du entraîner, au maximum, […]
la source principale de cet article provient du site STELLA déjà mentionné dans l'article précédent. 3- le cycle continental court et moyen terme ce cycle est induit par la végétation 31- photosynthèse c'est la réaction classique d'utilisation par les plantes de l'énergie lumineuse pour fabriquer leurs composants (carbohydrates) CO2 + H2O + énergie lumineuse (rouge+bleu) ---> CH2O + O2 c'est cette réaction qui est à l'origine de l'atmosphère oxygénée actuelle. La quantité de carbohydrates formés, exprimée en carbone, est le GPP (Gross Primary Production) La réaction de photosynthèse proprement dite provoque la décomposition de l'eau en hydrogène et oxygène et ce sont d'autres réactions qui utilisent l'énergie chimique potentielle formée, pour transformer le CO2 en carbohydrates. fertilisation CO2 le CO2 pénètre dans la feuille par les stomates. Si l'eau est rare ces stomates se ferment ce qui limite le flux de CO2 consommé. D'une manière générale, si l'eau est en quantité […]
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