Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 18:18

 

 

 

Le récent rapport de l'Académie des Sciences mentionnait:

 

 

"Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003"

 

 

Evidemment, nos sceptiques se sont engouffrés dans cette petite brèche (ou cet os à ronger), à savoir cette limite de  2003, qui semblerait indiquer que le réchauffement s'est arrêté cette année là.

Ils en profitent d'ailleurs, avec un aplomb invraisemblable, pour dire que ce rapport est remarquablement équilibré.

C'est évidemment grotesque si on lit les 10 points de la conclusion du rapport en question.

(euh je ne mets pas tous les sceptiques dans le même sac bien sûr, mais bon 99% d'entre eux pour être gentil)

 

Mais bref, revenons à 2003.

 

Certes, les températures ont tendance à moins monter depuis 2003 (ou 2002 d'ailleurs), bien que l'évolution depuis 1979 ne montre pas vraiment que le réchauffement subisse une inflexion par rapport à la tendance linéaire.

 

Mais puisque certains se raccrochent à ce mince espoir, nous allons, hélas, leur montrer que l'explication est probablement une explication…naturelle.

 

Et oui, c'est un peu le paradoxe, les sceptiques n'arrêtent pas d'impliquer la variabilité naturelle pour expliquer le réchauffement, mais ils l'oublient pour expliquer le refroidissement.

 

 

Allez comprendre...

 

 

Bon, nous n'allons pas refaire un long exposé indigeste, car il semble que les lecteurs de ce blog, pour la plupart, préfèrent les exposés courts et directs, sans trop d'équations, mais nous avons déjà parlé en long et en large de l'influence solaire et des oscillations climatiques internes.

 

Nous allons donc regarder rapidement ce que donne la variation de température de 2003 à 2010 brute et corrigée uniquement de l'activité solaire.

 

 

hypothèses

 

 

Nous négligeons les oscillations de longue période type AMO et PDO, l'intervalle étant trop court.

L'ENSO est légèrement négative sur la période mais son influence est très négligeable sur 8 ans.

Reste donc l'activité solaire qui, en 2003, était proche d'un maximum, et qui a atteint des valeurs très basses depuis 3 ans, ne l'oublions pas.

Nous restons dans l'optique d'une variation de 0.1°C entre un maxi et un mini solaire et utilisons notre modèle maison pour déterminer la correction.

 

 

 

résultat

 

nasa solaire5

 

 

Evidemment c'est spectaculaire.

 

On passe de 0.08°C/décennie pour les données brutes à 0.25°C/décennie pour les données corrigées, bien que quantifier avec précision une tendance sur une période de 8 ans soit illusoire.

On peut sûrement invoquer le bruit rouge pour expliquer une partie d'une stagnation en rapport avec le caractère chaotique du climat, mais on n'a pas à se priver de tenir compte de forçages à peu près bien connus, même si on n'en connait pas les mécanismes exacts.

 

 

La conclusion est donc simple: si on retranche l'influence sur la température globale de l'activité solaire, variation naturelle s'il en est, la température monte très fortement depuis 2003.

En corrolaire, pour la xième fois, l'évolution climatique est la superposition de plusieurs influences: des influences anthropiques et des influences naturelles.


Le signal observé tient compte de tout cela, et son analyse doit en faire autant.

 

 

PS: ci dessous la même correction que précédemment mais étendue à la période 1976-2010 (2010 étant supposée terminée bien sûr)  données ici.

 

nasa solaire4

 

Les deux courbes sont très proches et la variation de tendance linéaire est virtuelle puisqu'elle ne tient pas compte des autres variations "naturelles"

 

PS2: j'aurais bien fait la correction de l'ENSO également, mais il y a des difficultés pour 2010 qui n'est pas encore terminée et pour laquelle l'indice ENSO est quasi-nul alors que l'influence sur la température est indéniable quoique retardée.

En ce sens, bien que plus faible, le Niño 2010 ressemble à celui de 1998.

Il faudra donc attendre quelques mois pour faire une correction ENSO plus réaliste.

 

 

 

PS3: je me suis essayé à une correction "rapide" de l'ENSO et il faudra que je revérifie.

 

voici ce que donne l'anomalie NASA corrigée de L'ENSO et de l'activité solaire:

 

nasa solaire enso2

 

Comme on pouvait s'y attendre, l'anomalie de 2010 est nettement moins élevée et le lissage est meilleur, sutout à partir de 2005.

 

Ces résultats préliminaires indiquent, de 2003 à 2010, une tendance plus forte encore que précédemment, mais sur 2005-2010 la tendance tombe à 0.124°C/décennie.

 

Evidemment faire des tendances décennales sur d'aussi courtes périodes n'a pas grande signification, mais il se confirme que le "plateau" légèrement ascendant de 2003 à 2010 n'est pas en contradiction avec l'hypothèse du réchauffement climatique à long terme.

Par meteor - Publié dans : climatologie - Voir les 20 commentaires
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Commentaires

on ne peut savoir d'où provient le graphique indiqué par Olivier, pas de chiffre, pas de nom d'origine des données etc.
Commentaire n°1 posté par Patricia Régnier le 10/11/2010 à 21h33
à force de répondre sur tous les posts je me mélange les pinceaux.
Encore merci pour ta remarque sur le flux solaire ouvert. Rapidement je viens de trouver cette étude de Lockwood http://www.eiscat.rl.ac.uk/Members/mike/publications/pdfs/2003/213_Lockwood_2002JA009431.pdf
les graphiques p 9 et 10 notamment collent parfaitement pour interpréter ma courbe (c'est exactement la corrélation que j'y ai relevée)
Commentaire n°2 posté par Patricia Régnier le 01/11/2010 à 11h01
grrr c ch.. de pas pouvoir éditer :) : proches de 2*0.044 = 0.088 bien sur
Commentaire n°3 posté par gilles le 01/11/2010 à 09h31
pardon oui erreur effectivement les 0.1°C sont de crete à crete donc proches de 0.88 = 2*0.44°C
Commentaire n°4 posté par gilles le 01/11/2010 à 09h29
Oui on est d'accord c'est totalement équivalent à calculer la variance du signal detrendé.
Maintenant je suis un peu surpris que ça n'enleve pas plus de variance : l'écart type de 0,071 correspond à une variance (le carré) de 0,005 et celui de 0,064 à une variance de 0,004, ça semble indiquer que le soleil ne contribue qu'à 0,001 pour la variance et donc une amplitude (pour une sinusoide) de racine (2*0,001) de 0,044 °C (le 2 vient de la moyenne du sin^2 comme pour le courant alternatif), deux fois moins qu'attendu : normalement une amplitude dérivée des moindres carrés devrait soustraire proprement la variance correspondante. Mais bon je dis ça en vitesse je fais peut etre une erreur de raisonnement ...
Commentaire n°5 posté par Gilles le 01/11/2010 à 09h27
zut les crochets disparaissent dans les balises...

variance = Moyenne ((y-Moyenne(y))^2 = Moyenne (y^2) -Moyenne(y)^2

chi2 = somme[ (y-(ax+b))^2 /sigma^2]
Commentaire n°6 posté par Gilles le 31/10/2010 à 23h10
"oui mais le problème c'est que si on retire l'influence solaire la pente augmente et donc la variance augmente automatiquement."

ça ne me parait pas forcément évident - en fait je réalise que ce n'est pas la variance au sens des écarts par rapports à la moyenne qu'il faut calculer ( =-^2, mais la somme des écarts par rapport au fit linéaire (^2). Ca augmente peut etre en soustrayant l'influence solaire mais je ne vois pas pourquoi forcément - il est vrai bien sur que la somme des variances s'entend sur un plan statistique, sur des périodes de temps assez longues, et que si deux influences se compensent spontanément pendant un certain temps, ça peut faire apparaitre une baisse momentanée de variance, c'est pour ça que je demandais plutot le chi^2 sur la période 1976-2010.
Commentaire n°7 posté par Gilles le 31/10/2010 à 23h08

"mais la somme des écarts par rapport au fit linéaire (^2)."

c'est un peu ce que j'ai fait en soustrayant le fit linéaire (ce que j'appelle, affreusement, "détrender") et en calculant l'écart-type (qui diminue lorsque j'enlève le solaire).

si je fais pareil pour 1976-2010 l'ecartype passe de 0.071 à 0.064 du brut au corrigé solaire.

 

Réponse de meteor le 01/11/2010 à 08h48
J’espère que le temps pluvieux de demain vous permettra de poursuivre encore un peu vos calculs pour tenir compte d’ENSO sur toute la période 1975-2010. Ne devrait subsister que la longue tendance au réchauffement interrompue par les deux refroidissements liés aux éruptions volcaniques du Pinatubo et d’El-Chichon. Au final votre analyse devrait ressembler aux études récentes publiées par Judith Lean et David Rind. Ces auteurs ont ensuite considéré les variations géographiques et verticales tropo-strato qui illustrent bien l’utilité de cette approche, montrant des signatures typiques d’ENSO et des forçages volcaniques et solaires (bien évidemment, il ne s’agit que d’un premier ordre, car on considère que les évolutions de température sont des combinaisons linéaires de composantes supposées indépendantes).
Commentaire n°8 posté par Bastien le 31/10/2010 à 22h03

oui.

il y a de plus un aspect chaotique du climat qui se manifeste de plus en plus au fur et à mesure que l'échelle de temps diminue.

Pour l'annuel c'est encore sensible et la courbe ne sera jamais une courbe lisse.

il y a donc des limites à cet exercice qui ne manque toutefois pas d'intérêt.

Réponse de meteor le 01/11/2010 à 09h23
OK (oui la moyenne des carrés c'est la variance, le chi^2 est la somme des carrés divisés par le carré de l'incertitude, il mesure la significativité de l'écart, mais avec des barres d'erreurs constantes il est proportionnel à la variance).

Ca me parait suspect que la correction par le soleil uniquement augmente la variance, normalement il devrait la réduire parce que la variance totale est la somme des variances des facteurs indépendants.... mais je suppose que ceux qui ont déterminé l'influence solaire ont fait ce genre de test ! Enfin j'espère ..
Commentaire n°9 posté par Gilles le 31/10/2010 à 18h24

oui mais le problème c'est que si on retire l'influence solaire la pente augmente et donc la variance augmente automatiquement.

Si c'étaient des droites (c'est presque ça pour le solaire), avec des pentes a pour solaire et b pour sans solaire, la pente totale serait a+b

si a est négatif la pente du composite est inférieure à la pente du sans solaire et sa variance est plus faible.

pourtant on ajoute un signal.

inversement si j'enlève le solaire la variance augmente.

C'est donc pas si simple.

 

PS:si on "detrende" les courbes et qu'on mesure l'écartype celui-ci diminue lorsqu'on enlève le solaire.

cette opération revient à tenir compte de la pente mais c'est un peu scabreux et peu orthodoxe.

 

et puis sans utiliser un arguement d'autorité Camp et Tung sont des matheux presque purs, pas des physiciens.

Ca m'étonnerait qu'ils ne connaissent pas les stats

 

C. D. Camp, Department of Mathematics, California Polytechnic State
University, San Luis Obispo, CA 93407, USA.
K. K. Tung, Department of Applied Mathematics, University of
Washington, Seattle, WA 98195, USA. (tung@amath.washington.edu)

 

Réponse de meteor le 31/10/2010 à 20h07
ah désolé pour ta sciatique ! (d'un autre coté vaut mieux que ça arrive quand il fait pourri .. :)).

Je vais faire mon pénible mais je voulais dire le chi^2 (somme des écarts par rapport à la moyenne), pas le coefficient de corrélation de la régression linéaire : celui-ci tend vers zéro si la pente est nulle parce que la variation totale devient non significative par rapport aux écarts type (je pense); mais ça ne prouve pas que retrancher la composante solaire améliore significativement le fit, même si tu retranches une composante fausse mais avec une grande pente ça va améliorer ton R - mais pas ton chi^2.

Il faudrait faire un F-test pour quantifier ça de manière rigoureuse, mais deja en regardant le chi^2 ça doit donner une indication. Et ce serait intéressant aussi sur la courbe globale de 1976 à 2010...
Commentaire n°10 posté par Gilles le 31/10/2010 à 16h07

si le chi-deux est la moyenne des carrés des écarts à la moyenne (enfin il me semble que c'est plutôt la variance ça), on passe de 0.00424 pour NASA non corrigée à 0.0021 pour NASA corrigée solaire+ENSO

pour NASA corrigée solaire uniquement, on a 0.00676

Réponse de meteor le 31/10/2010 à 17h45
une question , peux tu donner le chi^2 du fit linéaire avec correction ou non de l'influence solaire ? est-il notablement amélioré (ce n'est pas apparent sur le graphique)?
Commentaire n°11 posté par Gilles le 31/10/2010 à 12h36

bon je me suis fendu d'une correction de l'ENSO en plus (tu me fais bosser un dimanche c'est un scandale, mais bon il pleut et j'ai une sciatique alors...)

Ceci dit il faudra que je revérifie ça un autre jour.

J'ai rectifié sur l'article et tu trouveras en sus les coeff de détermination, qui s'améliorent de 0.074 sans correction, à 0.49 avec correction solaire, puis 0.75 avec solaire + ENSO.

 

Réponse de meteor le 31/10/2010 à 14h47
ok, autant pour moi pour l'ENSO, je pensais que le maximum de 2009 -2010 était plus prononcé que ça (mais je ne comprends pas bien la différence entre les deux graphiques...).

Je n'ai rien contre le fait de prendre des valeurs de consensus, je dis juste que ces valeurs, si on fait un travail scientifique sérieux, doivent etre accompagnées de barres d'erreurs dont il faut ensuite tenir compte dans le fit. Ca rendrait probablement à peu près inutilisable un grand nombre de fits faits sur des courtes périodes ....
Commentaire n°12 posté par Gilles le 31/10/2010 à 12h28
d'accord, enfin apparemment ce n'est pas si bien déterminé que ça, donc ça devrait s'accompagner d'une barre d'erreur systématique sur le résultat final :). Et je maintiens que si tu corriges d'une composante haute fréquence, il faut aussi le faire pour les autres, notablement l'oscillation ENSO qui a été croissante dans la période que tu regardes. Ca n'est pas correct de corriger juste une oscillation décroissante, en gardant une autre croissante tout aussi, voire encore plus attestée ...c'est du cherry picking !
Commentaire n°13 posté par Gilles le 31/10/2010 à 11h16

où as-tu vu que l'ENSO était une fonction croissante sur la période?

 

 

à ce sujet lire le PS2 de l'article.

 

 

sinon pour le solaire, je me centre sur le consensus actuel et pour les barres d'erreur faudra attendre un peu.

 

voici ci dessous l'ENSO mensuel qui va de janvier 2003 à mars 2010.

mars 2010 car je suppute un effet retard de l'ENSO pour 2010 (ainsi que je l'explique dans l'article)

Mais même dans ces conditions, le trend est négatif ou quasi-nul et n'a donc que peu d'influence sur le trend final.

 

Réponse de meteor le 31/10/2010 à 11h23
à part ça météor, tu peux redonner des sources qui montrent que la température varie INSTANTANEMENT avec l'activité solaire avec une amplitude de 0.1 °C ? je n'ai pas mémoire d'avoir vu cette corrélation quelque part. Il peut y avoir des corrélations sur des périodes plus longues, voire avec un décalage temporel , mais en ce cas soustraire instantanément une composante directement liée à la phase de l'activité solaire est incorrect. Comme tu traces une courbe sur moins d'une période, ce genre de "détail" est essentiel pour faire quelque chose d'un peu propre ... en fittant des bouts de sinusoides sur moins d'une période on peut avoir à peu près ce qu'on veut en "tendance linéaire" !
Commentaire n°14 posté par Gilles le 31/10/2010 à 08h29

Mon modèle est un modèle thermique qui fait un mix entre la réponse océanique plus lente et la réponse terrestre presque instantanée.

Le lag est de 6 mois environ.

 

voir ci dessous ce que ça donne avec un signal solaire idéalisé:

 

On peut lire Camp et Tung, qui repèrent un signal beaucoup plus fort pas loin du double des autres, soit proche de 0.2K entre un maxi et un mini avec un lag proche de zéro.

Pour les autres donc, le signal est de 0.1K en moyenne avec un lag de 1 à 2 ans.

J'ai été conservateur et j'ai choisi 0.1K entre un maxi et un mini, soit pour une variation de TSI de 1W/m2.

En prenant un lag de 1.5 ans, au lieu de 0.5 ans, étant donné le mini que nous avons traversé, ça ne change pas grand-chose.

Réponse de meteor le 31/10/2010 à 09h47
L'analyse de Vincent Courtillot donne 1987 comme seuil, celui que j'ai repris sur mon graphique. Si je reprends l'historique je m'aperçois que c'est à partir de cette date que l'anomalie s'est maintenue positive à la dizaine après la virgule... que le cycle d'anomalies positive a débuté en 1977 (le tableau que j'ai trouvé de la NOAA s'arrête à 1995). Sur le graphique que j'ai produit, le lien apparaît plus fortement avec l'indice aa qu'avec l'indice des taches solaires. Car attention réduire l'activité solaire aux seules courbes des taches solaires ou l'irradiance ne serait pas le critère le plus fiable. Il faut considérer le flux sfu, maintenant nous savons que le magnétisme des taches solaires a aussi une influcene, pour ma part je considère que le diamètre du soleil est également le témoin d'une activité modifiée, la composition du plasma, l'intensité, la vitesse, la température du vent solaire, les particules qu'il transporte sont autant de paramètres très fins mais qui ont leur importance (il doit aussi en exister d'autres que j'ai oublié au moment où j'écris)
Commentaire n°15 posté par Patricia Régnier le 30/10/2010 à 23h06

L'indice aa c'est analogue au flux magnétique ouvert, non?

C'est repris dans cet article.

Il semble y avoir une influence solaire sensible sur la circulation atmosphérique nord-atlantique (au moins) et donc, possiblement, sur les précipitations de cette région.

Cependant, je ne pense pas que ce soit lié au magnétisme lui-même mais au forçage solaire sur la stratosphère, en particulier par les UV.

Maintenant, je suis pas spécialiste...

Réponse de meteor le 30/10/2010 à 23h21
si tu veux corriger des variations à court terme, ce serait mieux de ne pas tenir compte du El Nino 2009 -2010, à mon avis soit en s'arretant avant le début (mais la ca commence vraiment à faire un petit intervalle), soit en essayant également d'évaluer son impact sur la pente comme tu l'as fait pour le Soleil ...
Commentaire n°16 posté par Gilles le 30/10/2010 à 22h38
Merci Meteor pour ces calculs. Comment comprendre dans ce cadre une des conclusions des académiciens qui écrivent que « L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période » ?!
Commentaire n°17 posté par Bastien le 30/10/2010 à 22h00

Dans cet article je parle de la période récente où il y a une très forte décroissance de l'activité solaire, jamais vue depuis 80 ans.

Selon toute probabilité, l'activité solaire, pendant cette période, a donc diminué très fortement le réchauffement

Pour la période de 1975 à 2010 il y a une légère décroissance de l'activité, effectivement, et non seulement elle ne peut être dominante (ce qui est une drôle de formulation de la part de l'Académie, pour le moins) mais elle diminue légèrement le réchauffement sur cette période.

Réponse de meteor le 30/10/2010 à 22h21
mais vous évoquez uniquement les Français, vous oubliez de parler des australiens. Il a été souvent reproché aux non adeptes des conclusions du GIEC de ne pas identifiés juridiquement parlant. En voilà au moins deux le groupe d'édition australien "La Société Lavoisier" et "l'International Science Climate Coalition" mené par le climatologue David Archibald. http://translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.salviamoci2012.eu%2Fforum%2Fnews.asp%3Fid%3D73&sl=it&tl=fr&hl=&ie=UTF-8

J'avais aussi relevé ces liens (liste non exhaustive)
Voici d'autres liens que tu attends sebb (bonne lecture en anglais)

Joanna Haigh, a professor of atmospheric physics at the Imperial College London, analyzed the types of radiation that reach Earth from the sun, and the various effects they have on our planet's atmosphere.
[url]http://www.space.com/scienceastronomy/solar-cycle-impacts-earth-weather-101006.html[/url]

C. de Jager
[url]http://www.cdejager.com/wp-content/uploads/2008/11/solaractivandclimate-nethjgeosci.pdf[/url]
[url]http://www.cdejager.com/wp-content/uploads/2009/02/2009-forecasting-jastp-71-239.pdf[/url]
[url]http://www.physicsforums.com/archive/index.php/t-277347.html[/url]

avec S. Duhau
[url]http://www.iag2009.com.ar/presentations/Session3%20Geodesy%20and%20Geodynamics:%20Global%20and%20Regional%20Scales/35%20On%20the%20origin%20of%20the%20length%20of%20the%20day%20varitions%20in%20the%20decadal%20scale%20and%20beyond%20(OS3-We08).pdf[/url]


Sinon dans la sphère française il existe aussi le blog de Jean Martin "penseeunique" ou Jean-Martin Meunier etc. c'est vrai qu'il faudrait établir une liste.

Par contre je vous recommande la lecture du blog de Jean Martin penseeunique, il y évoque l'expérience CLOUDS que les Français boudent. C'est bien dommage, malgrè ce désintérêt francophone je continue de peaufiner mon graphique sur le lien entre pluvio/ssn/indiceaa et attends l'avis de l'administrateur de pensée unique. Il est déjà conscient de l'importance de l'impact de la nucléation par les ions dans la haute atmosphère (je me demande si les re-analyses prévoient cette variable)
Commentaire n°18 posté par Patricia Régnier le 30/10/2010 à 21h30
Si tu exclus les "petits" de la blogosphère, VC et CA, il ne reste plus grand monde. Alors ton chiffre de 99%, pour faire croire qu'il y en a des milliers qui s'expriment et que 99% sont (forcément) des abrutis, me fait bien glousser.

Donc on résume : tu cibles finalement une petite dizaine de personnes (qui ont ce privilège ?), tu leur fais dire des choses et hop, on met tous les sceptiques dans le même sac.

Excuses moi, j'arrive encore à faire une différence entre Hansen et Météor.
Commentaire n°19 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 30/10/2010 à 20h56

je l'espère pour Hansen!

Réponse de meteor le 30/10/2010 à 22h35
"Ils en profitent d'ailleurs, avec un aplomb invraisemblable, pour dire que ce rapport est remarquablement équilibré.
C'est évidemment grotesque si on lit les 10 points de la conclusion du rapport en question.
(euh je ne mets pas tous les sceptiques dans le même sac bien sûr, mais bon 99% d'entre eux pour être gentil)"

Tu repars dans ta chasse aux sorcières. Cette affirmation est grotesque et sans fondement. Même sur skyfall, il n'y a pas une telle unanimité. Mais je sais que çà te fais du bien de (faire) croire çà.

C'est comme dire que 99% des réchauffistes croient à la Crosse de Hockey... Hein, météor, contrairement à Sirius, tu y crois toi ?
Commentaire n°20 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 30/10/2010 à 19h35

Hé, le réchauffement c'est pas une affaire de croyance mais de science...

sinon, je pense surtout aux sceptiques qui s'expriment publiquement, et pas aux petits qui s'expriment sur skyfall ou sur TDF...

et j'y peux mais, si Courtillot et son maître Allègre apprécient ce rapport.

ce sont bien des sceptiques, non?

moi, si j'étais sceptique, en admettant que cette possibilité infime existe, je détesterais, évidemment, ce rapport, mais C et A sont des politiques avant d'être des hommes de science...

Et leur appréciation de ce rapport aura aussi pour effet de les décrédibiliser complètement, on peut l'espérer, auprès de leurs anciens afficionados.

Auprès des gens normaux ça fait longtemps qu'ils passent pour ce qu'ils sont: des guignols à la grande gueule.

 

PS Ah oui j'oubliais.

Il y a un blog sceptique, l'institut Turgot, où s'expriment des gens très importants.

J'invite les internautes à aller lire leurs circonvolutions tordues à ce sujet.

 

 

Réponse de meteor le 30/10/2010 à 20h16

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