Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 16:01

 

 

 

Décidément, les adeptes du réchauffement climatique pour cause anthropique (que je suis encore un tout petit peu), ont du souci à se faire.

 

Mon propos n'est pas de jeter le bébé avec l'eau du bain, mais tout de même, cet article du "grand" Hansen, un des précurseurs, ou des papes, du réchauffisme, comme on veut, m'a laissé extrêmement dubitatif (c'est un euphémisme)

 

Je ne vais pas faire un grand développement car je n'ai pas que ça à faire mais je vais vous proposer les grandes lignes de ce que nous pond notre cher Hansen.

 

 

Son propos concerne la sensibilité climatique et quelques explications concernant la "stagnation" actuelle de la chaleur océanique.

 

 

Pour la sensibilité climatique, inutile de compter sur les modèles, ils sont et ils seront, toujours trop imprécis pour nous donner une idée de sa valeur.

 

"Models help us understand climate sensitivity, because we can change processes in the model one-by-one and study their interactions But if models were our only tool, climate sensitivity would always have large uncertainty. Models are imperfect and we will never be sure that they include all important processes."

 

Je ne sais pas si cet avis représente celui de la majorité des climatologues, mais cet aveu est tout de même assez énorme.

 

 

Pour connaître la sensibilité climatique avec plus de précision, inutile également de se fier à la situation actuelle car on ne connaît pas du tout la valeur du forçage des aérosols.

 

 

Le meilleur outil, selon Hansen, est la paléoclimatologie.

 

Evidemment, çà se corse, car pour connaître la sensibilité en étudiant les périodes passées, il faut connaître les variations de température et les forçages.

 

Or, il n'y avait guère de mesure de la température globale de surface à ces époques lointaines et on a donc recours aux proxies de température comme ceux qui nous révèlent la température du fond des océans et, à l'époque des inlandsis, la température de l'Antarctique.

 

Il y a bien sûr une incertitude sur ces deux mesures elles-mêmes, mais le pire est l'application de coefficients (un peu pifométrés à mon sens) permettant de retrouver la température globale de surface.

 

En bref, on divise par 2 pour l'Antarctique et on multiplie par 1.5 pour le fond des océans.

Ou quelque chose de ce genre.

Hum! on veut bien mais bonjour la précision!

 

Pour les forçages c'est pas mal aussi puisqu'on se base sur le CO2 lors du Cénozoïque, dont la connaissance est plutôt imprécise.

 

Pour la période plus récente des glaciaire/interglaciaire Hansen incorpore les aérosols dans les rétroactions rapides.

 

Heureusement, car si c'était dans les forçages, la sensibilité serait d'à peine 1.8°C en cas de doublement de CO2.

 

Si on les met dans les rétroactions, on a une sensibilité de 3.0+-0.5°C.

 

Ouf!

 

Mais les aérosols lors des transitions glaciaire/interglaciaire interviennent-ils de la même façon sans ces mêmes transitions?

 

Je ne connais pas suffisamment les modèles actuels pour savoir s'ils sont incorporés en tant que rétroactions mais ça m'étonnerait.

Enfin c'est pas très clair.

 

 

 

Bon je précise qu'on parle des aérosols naturels pas des anthropiques.

 

 

Concernant la situation actuelle du déséquilibre radiatif planétaire Hansen, après avoir démoli toute possibilité de mesure réaliste par les satellites (et toc sur Trenberth!), utilise la dernière étude Von Schukmann et  Le Traon 2011 qui concerne la prise de chaleur océanique, ce qui donne, pour 2005-2010,  un déséquilibre de 0.59 W/m2 qui suit les 0.74W/m2 pour 1993-2008 (à la suite de Lyman 2010).

 

Les raisons invoquées pour la baisse 2005-2010 sont un certain rebond post Pinatubo, une baisse de l'irradiance solaire et les aérosols anthropiques.

 

Compte tenu de tout çà il est nécessaire que le forçage de ces derniers, dont, à part çà, il n'y a aucun moyen de connaître la valeur, soit de -1.6W/m2, sensiblement supérieur aux valeurs utilisées dans les modèles GIEC qui utilisent des modèles océaniques à trop fort mélange.

 

Dons si on résume, on utilise la sensibilité climatique venant de la paléo, on utilise  ensuite des valeurs de chaleur océanique qui "conviennent" et on trouve que, pour expliquer le comportement actuel, il faut que les aérosols soient de -1.6W/m2.

 

De la variabilité climatique il n'est évidemment pas question , et pour cause, les modèles ne savent pas faire.

 

Toujours dixit Hansen.

 

Alors je vous laisse lire l'article en détail, mais franchement, ce que j'espère, c'est que la science climatique n'en n'est pas là.

 

Je ne vous parlerai pas, par pure bonté, d'un article récent  qui augmente d'un facteur 7 (eh oui), l'influence solaire depuis le Petit Age Glaciaire.

Dans ce cas évidemment le soleil serait principalement à l'origine du réchauffement.

 

Evidemment aussi ce n'est pas le dernier article qui nous parlera de l'influence solaire, mais tout de même, si les choses étaient bien établies on n'aurait pas ces changements permanents.

 

Tout cela ne donne évidemment pas confiance…

Par meteor - Publié dans : réchauffement climatique - Voir les 57 commentaires
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