Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 16:01

 

 

 

Décidément, les adeptes du réchauffement climatique pour cause anthropique (que je suis encore un tout petit peu), ont du souci à se faire.

 

Mon propos n'est pas de jeter le bébé avec l'eau du bain, mais tout de même, cet article du "grand" Hansen, un des précurseurs, ou des papes, du réchauffisme, comme on veut, m'a laissé extrêmement dubitatif (c'est un euphémisme)

 

Je ne vais pas faire un grand développement car je n'ai pas que ça à faire mais je vais vous proposer les grandes lignes de ce que nous pond notre cher Hansen.

 

 

Son propos concerne la sensibilité climatique et quelques explications concernant la "stagnation" actuelle de la chaleur océanique.

 

 

Pour la sensibilité climatique, inutile de compter sur les modèles, ils sont et ils seront, toujours trop imprécis pour nous donner une idée de sa valeur.

 

"Models help us understand climate sensitivity, because we can change processes in the model one-by-one and study their interactions But if models were our only tool, climate sensitivity would always have large uncertainty. Models are imperfect and we will never be sure that they include all important processes."

 

Je ne sais pas si cet avis représente celui de la majorité des climatologues, mais cet aveu est tout de même assez énorme.

 

 

Pour connaître la sensibilité climatique avec plus de précision, inutile également de se fier à la situation actuelle car on ne connaît pas du tout la valeur du forçage des aérosols.

 

 

Le meilleur outil, selon Hansen, est la paléoclimatologie.

 

Evidemment, çà se corse, car pour connaître la sensibilité en étudiant les périodes passées, il faut connaître les variations de température et les forçages.

 

Or, il n'y avait guère de mesure de la température globale de surface à ces époques lointaines et on a donc recours aux proxies de température comme ceux qui nous révèlent la température du fond des océans et, à l'époque des inlandsis, la température de l'Antarctique.

 

Il y a bien sûr une incertitude sur ces deux mesures elles-mêmes, mais le pire est l'application de coefficients (un peu pifométrés à mon sens) permettant de retrouver la température globale de surface.

 

En bref, on divise par 2 pour l'Antarctique et on multiplie par 1.5 pour le fond des océans.

Ou quelque chose de ce genre.

Hum! on veut bien mais bonjour la précision!

 

Pour les forçages c'est pas mal aussi puisqu'on se base sur le CO2 lors du Cénozoïque, dont la connaissance est plutôt imprécise.

 

Pour la période plus récente des glaciaire/interglaciaire Hansen incorpore les aérosols dans les rétroactions rapides.

 

Heureusement, car si c'était dans les forçages, la sensibilité serait d'à peine 1.8°C en cas de doublement de CO2.

 

Si on les met dans les rétroactions, on a une sensibilité de 3.0+-0.5°C.

 

Ouf!

 

Mais les aérosols lors des transitions glaciaire/interglaciaire interviennent-ils de la même façon sans ces mêmes transitions?

 

Je ne connais pas suffisamment les modèles actuels pour savoir s'ils sont incorporés en tant que rétroactions mais ça m'étonnerait.

Enfin c'est pas très clair.

 

 

 

Bon je précise qu'on parle des aérosols naturels pas des anthropiques.

 

 

Concernant la situation actuelle du déséquilibre radiatif planétaire Hansen, après avoir démoli toute possibilité de mesure réaliste par les satellites (et toc sur Trenberth!), utilise la dernière étude Von Schukmann et  Le Traon 2011 qui concerne la prise de chaleur océanique, ce qui donne, pour 2005-2010,  un déséquilibre de 0.59 W/m2 qui suit les 0.74W/m2 pour 1993-2008 (à la suite de Lyman 2010).

 

Les raisons invoquées pour la baisse 2005-2010 sont un certain rebond post Pinatubo, une baisse de l'irradiance solaire et les aérosols anthropiques.

 

Compte tenu de tout çà il est nécessaire que le forçage de ces derniers, dont, à part çà, il n'y a aucun moyen de connaître la valeur, soit de -1.6W/m2, sensiblement supérieur aux valeurs utilisées dans les modèles GIEC qui utilisent des modèles océaniques à trop fort mélange.

 

Dons si on résume, on utilise la sensibilité climatique venant de la paléo, on utilise  ensuite des valeurs de chaleur océanique qui "conviennent" et on trouve que, pour expliquer le comportement actuel, il faut que les aérosols soient de -1.6W/m2.

 

De la variabilité climatique il n'est évidemment pas question , et pour cause, les modèles ne savent pas faire.

 

Toujours dixit Hansen.

 

Alors je vous laisse lire l'article en détail, mais franchement, ce que j'espère, c'est que la science climatique n'en n'est pas là.

 

Je ne vous parlerai pas, par pure bonté, d'un article récent  qui augmente d'un facteur 7 (eh oui), l'influence solaire depuis le Petit Age Glaciaire.

Dans ce cas évidemment le soleil serait principalement à l'origine du réchauffement.

 

Evidemment aussi ce n'est pas le dernier article qui nous parlera de l'influence solaire, mais tout de même, si les choses étaient bien établies on n'aurait pas ces changements permanents.

 

Tout cela ne donne évidemment pas confiance…

Par meteor - Publié dans : réchauffement climatique - Voir les 57 commentaires
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Commentaires

ah, en effet erreur, toutes mes excuses....quand même j'ai un doute. Ne devrait on pas dans ce cas appliquer le principe de précaution :)?
Commentaire n°1 posté par Arno le 15/06/2011 à 01h32
Arno : non, rien à voir, c'est de James Hansen et non Richard dont nous parlons ici.
Commentaire n°2 posté par skept le 14/06/2011 à 11h08
Bonjour,

pardon pour le hors sujet, mais si ce Hansen est le même que celui-ci(http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-06-13-Guatemala), le doute est de rigueur.
Commentaire n°3 posté par Arno le 14/06/2011 à 04h25
Et on a du fermer des cols car la lourdeur de la neige sur les feuilles bien développées des arbres ont fait chuter les branches sur les routes...
Commentaire n°4 posté par chria le 09/06/2011 à 19h13
@ the fritz : Effectivement à 1500m à certains endroits des Alpes on a eu 15cm en janvier, 15 cm en février, rien en mars et avril (première fois), et 30 cm le 01 juin.
Commentaire n°5 posté par chria le 09/06/2011 à 19h12
Un détail, Von Schukmann et Le Traon donne 0,55 W/m2 (plutôt que 0,59 W/m2) pour le changement du contenu de chaleur océanique 2005-2010. On peut trouver leur papier en cherchant : How well can we derive Global Ocean Indicators from Argo data?, Ocean Science Discussions.
Commentaire n°6 posté par skept le 06/06/2011 à 21h49

oui mais le résultat de von schuckmann ,0.55W/m2, permet de retrouver un total de 0.59W/m2 compte-tenu des autres prises de chaleur: glace, sols, atmosphère.

Réponse de meteor le 06/06/2011 à 22h05
Mon pauvre fritz,

Vous n'avez pas encore compris que ce sont les baleines et autres cachalots qui en grandissant font monter le niveau des mers, vous avez appris quoi à l'école ? A lofer pour ne pas être bout au vent ?
Commentaire n°7 posté par Robert le 06/06/2011 à 18h20
parisse, je parlais de la température moyenne mondiale , pas de la température locale en France.

Si l'année où nous avons la température printanière la plus élevée et une sécheresse importante se produit au moment où la moyenne mondiale n'est pas spécialement élevée, et pas l'année d'avant où elle titillait le record, qu'en déduire sur la corrélation entre cet évènement et le réchauffement global ?

sinon, je ferais une remarque qui me parait de bon sens : c'est assez normal qu'un évènement exceptionnel ne se produisant qu'une fois par siècle arrive ..... une fois par siècle !
Commentaire n°8 posté par Gilles le 06/06/2011 à 10h27
Eh oui Robert , je comprends que dans ta haute montagne ce genre de raisonnement te dépasse, mais faut faire un jour un effort pour te sortir de ton poulailler; d'ailleurs, je ne t'ai pas invité à la discussion qui se passe entre Sylvie et moi
Commentaire n°9 posté par Pour Robertthe fritz le 04/06/2011 à 22h31
the fritz @

Quand on est capable de sortir le genre de connerie suivante : " Comme le niveau de la mer monte et érode la terre celle-ci comble le fond et le niveau monte d’autant"

On va chercher une caverne bien profonde et on court s'y chacher.
Commentaire n°10 posté par Robert le 04/06/2011 à 15h53
Ah! Robert et son esprit gros sabots campagnards entrain de dépiauter le lapin et de donner une bonne avoinée à son âne me manquait
Commentaire n°11 posté par Pour Robertthe fritz le 03/06/2011 à 13h44
parisse : "plus il fait chaud plus est grande la probabilité d'avoir à la fois des périodes de sécheresse aggravées et des précipitations inondantes, qui sont beaucoup moins utiles à la végétation qu'une petite pluie régulière."

Tu es sûr? Que l'eau précipitable tombe sous forme de violentes averses ou de petites pluies, le plus important à la base est qu'elle tombe, non? Si nous sommes en sécheresse en France, c'est que les flux d'ouest sont complètement bloqués depuis trois mois, et non pas que nous avons des grosses averses tous les 6 jours au lieu d'avoir des petites pluies tous les 2 jours (par exemple). Certes, la grosse averse sur sol sec n'est pas l'optimum (cela ruisselle en partie en surface et s'évapore, au lieu de bien pénétrer le sol), mais je suppose que c'est néanmoins suffisant pour éviter la sécheresse proprement dite. Enfin c'est une question ouverte.
Commentaire n°12 posté par skept le 03/06/2011 à 12h06
the fritz @

======> chez les druzzes
Commentaire n°13 posté par Robert le 02/06/2011 à 18h38
Pour Robert
Oulalà, tout ct afflux d'eau douce ceala va nous faire une catastrophe comme le Dryas Récent quand les glaciers ont fondu
Commentaire n°14 posté par Pour Robertthe fritz le 02/06/2011 à 14h22
Pour Chria,
heureusement que le mois de juin rattrappe cet hiver question enneigement; mais comment Leroy Ladurie commenterait cette année??
Commentaire n°15 posté par the fritz le 02/06/2011 à 13h50
Nous on pleure après l'eau et pendant de temps au Québec ça fait plus de 5 semaines que 3000 maisons sont inondées.
Commentaire n°16 posté par Robert le 02/06/2011 à 12h07
Parisse,
cela montre bien que la température telle que la mesure les météorologistes est un facteur très mineur dans la foule des données climatologiques
Commentaire n°17 posté par the fritz le 02/06/2011 à 09h53
Chassez le naturel et il revient au galop, les 2 commentaires précédents sont désolants. Ainsi the fritz, je lis que mai 2011 est 2.4 degrés au-dessus de la normale à Strasbourg, comme temps froid on peut mieux faire. Et à moins que ce ne soit de l'humour noir, Gilles, tu devrais savoir que plus il fait chaud plus est grande la probabilité d'avoir à la fois des périodes de sécheresse aggravées et des précipitations inondantes, qui sont beaucoup moins utiles à la végétation qu'une petite pluie régulière.
Commentaire n°18 posté par parisse le 02/06/2011 à 09h00
Ben oui; les périodes glaciaires se sont caractérisées dans nos régions ( enfin , pas le sud de la France , le nord , l'Alsace et aussi l'Autriche et d'autres pays de l'Est qui ont subi sécheresse l'année dernière)par des accumulations de loess, sédiments accumulés par le vent sec et froid ( comme en ce moment)
Commentaire n°19 posté par the fritz le 01/06/2011 à 22h08
c'est ballot, quand même, cette sécheresse qui arrive au moment où les températures mondiales marquent le pas...

remarque c'est normal, plus il fait chaud, plus y a de la vapeur d'eau dans l'air et plus il pleut, et moins il fait chaud, moins y en a et moins il pleut.

Vivement que ça se réchauffe à nouveau un peu qu'on soit plus arrosé alors !
Commentaire n°20 posté par Gilles le 01/06/2011 à 12h52
+3.6°C par rapport à la normale pour ce printemps dans les Alpes du Nord pour ce printemps !
+2.8 sur la période janvier/mai, aussi en première position depuis 1950.
Commentaire n°21 posté par chria le 01/06/2011 à 10h48
Bon cette fois je crois qu'on l'a notre printemps le plus chaud depuis le début des mesures... Après 2007, 2009 et 2003, 2011, ça fait un bout de temps que je dis qu'on a un problème avec le printemps, qui contient la plus grande partie du réchauffement depuis 30ans.
Mais quand on regarde les données depuis 1880, on voit qu'on avait atteint un pic entre 1942 et 1948, avec un sacré printemps en 1945 (équivalent à 2003 ou 2009), puis les températures printanières ont diminué de manière significative jusqu'en 1987. Dès 1987, on a un saut tout à fait étonnant, puisqu'on prend, en dix ans, +1.5°C ! Avec, dès 1997, 8 des printemps les plus chauds, alors que le plus froid, 1996, reste dans la moyenne 1880/2010.
Le problème c'est de trouver pourquoi on a une rupture pareil alors que rien dans les facteurs externes naturels ne semble l'expliquer, me semble-t-il.
Si on regarde de plus près, la période qui se réchauffe à fond c'est avril août depuis 1880 et avril juin depuis 1980
Commentaire n°22 posté par chria le 26/05/2011 à 11h57
Merci Gilles pour le résumer
Commentaire n°23 posté par the fritz le 25/05/2011 à 19h47
euh j'ai pas tout suivi, mais en gros, tu es en train de dire que le trend est faible par rapport aux variations interannuelles, c'est à dire qu'il a tendance a etre noyé dans le bruit ?

mais ça, en général, ça signifie que les conséquences ne sont pas très importantes, vu qu'elles sont masquées par les fluctuations aléatoires ?
Commentaire n°24 posté par Gilles le 25/05/2011 à 07h48
Williams, comme depuis 2 ans tu es totalement hermétique aux méthodes statistiques à utiliser dans ton cas, je vais utiliser quelques graphes simplistes au lieu des résultats des tests plus rigoureux que tu as déjà vu et qui sont utilisés et admis par les sceptiques encore assez honnêtes pour rester rigoureux mathématiquement.

Ne vois-tu pas la différence entre un véritable changement significatif de la tendance au réchauffement 1910-1945 (statistiquement identique à l'actuelle), pour cette stabilité après le premier réchauffement jusqu'en 1945, http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-Moy%205%20s%e9ries-1945-35.png , (basé sur la moyenne des 5 séries principales d'anomalies de Tm globales, recalées sur la même période de référence/30 ans, 041981-032011), et la tendance au réchauffement actuel, http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-Moy%205%20s%e9ries-1998-30%20%282%29.png, où on ne récolte pas une seule valeur hors IP, dans la zone grise sous l'IP, alors qu'il reste 2.5% de chances d'en observer une, même avec le réchauffement donné par la tendance/30 ans à fin 1998.
L'ajout dans le calcul de la tendance, des 13 ans de données après 98 (dont la Tm annuelle de 2011 sur 4 mois), n'apporte aucun changement de tendance (même valeur/43 ans).

Tant que tu ne refuseras de comprendre, que lorsque tu dis "La T ne monte plus depuis 13 à 14 ans", en masquant (en ne nommant pas ta "T" de référence, par son vrai nom) le fait que tu utilises comme base, un niveau de Tm annuel quasi record et que c'est cette T record qui est quasi stable (elle n'a pas été battue significativement de 0.1°), tu te planteras et tu continueras à désinformer avec tes erreurs (qui sont probablement volontaires vu toutes les infos à ta disposition pour ne plus les reproduire).

La stabilité, le refroidissement, le réchauffement de la T du climat, c'est l'évolution de l'état moyen du climat (des moy/30 ans de la Tm) et des tendances statistiquement significatives assez longues. On ne se base pas uniquement sur 13 ou 14 ans avec en prime une tendance qui n'est pas significative, qui ne représentent même pas la moitié d'un seul état moyen de la T (tu n'as même pas 1/2 climat dans ton mini listing)

Ce n'est pas la T (sur 30 ans) qui est stable, cette T augmente encore avec l'anomalie "douce" d'avril 2011 et elle monte aussi de quelques miettes au pas annuel, malgré la faible anomalie "annuelle" provisoire/ 4 mois de 2011 qui est positive, classée "normale" / à la toute dernière moyenne climatique.
Donc dans ton raisonnement, si déjà tu appelais ce que tu nommes "la T qui ne monte plus" par son véritable nom : "Le record de Tm annuelle ne monte plus ", il y aurait un sacré progrés.

Il est simple de vérifier à l'aide d'un graphe précédent, jusqu'à quelle année on pourrait très bien ne pas améliorer la valeur de 1998 pour la tendance donnée par le climat de fin 98, sans que ça indique un changement significatif de tendance pour une stabilité, si les autres valeurs d'ici là, se situent dans l'IP (du moins, >= à l'IP inférieur bleu).
Tire une ligne horizontale à partir du niveau l'anomalie de 1998, http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-Moy%205%20s%e9ries-1998-30%202034.png , la valeur ne sortira de l'IP inf,sous la ligne bleue, que vers 2034. Donc il y a de la marge pour la tendance donnée, de pouvoir te servir de ce niveau de T pour invalider le réchauffement de la T, si les valeurs sont dans l'IP.
J'ai vérifié avec une tendance statistiquement significative plus courte (17 ans) dont la valeur centrale est plus importante (0.21° par décennie sur 1982-1998) , mais aussi plus incertaine avec un IC plus large, le record devra être battu avant 2024 si les autres valeurs sont dans l'IP, afin de te donner une indication de changement significatif uniquement à partir du niveau record de 98.

On pourrait très bien observer une réelle stabilité significative (assez de valeurs dans la zone grise sous l'IP d'ici 2034) tout en améliorant de plus de 0.1° le record annuel (de 98 dans ma série de référence) bien avant 2034, d'où l'absurdité d'être obnubilé par le niveau de la T annuelle record, afin de juger de l'évolution du climat.
Des valeurs peuvent aussi montrer une stabilité significative, alors qu'on vient de battre un record annuel peu d' années auparavant (voir par exemple dans un ce graphe précédent, http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-Moy%205%20s%e9ries-1945-35.png , avec le record annuel de 1944 et la stabilité significative qui a suivi rapidement, des valeurs hors IP après 1945).
Un record battu ou non battu est inutile, il ne montre rien sans l'étude de l'évolution des moyennes et des tendances significatives, qui indiqueront dans les tests, souvent un changement bien avant.

Un moyen de collégien largement à la portée des réfractaires, aux méthodes stats correctes, afin de comprendre que la T (et non le record annuel de T) a été très majoritairement plus chaude que la T de l'état du climat de fin 98.
Il suffit de calculer l'état moyen du climat fin 98, soit sur 69-98 (79-98 pour les satellites faute de données antérieures) et de regarder le niveau de chaque anomalie mensuelle par rapport au climat de fin 98.
Les 5 séries + la moy des 5 séries : http://meteo.besse83.free.fr/imfix/5ano69_98_globmens011999_042011.png
L'échelle :http://meteo.besse83.free.fr/imfix/echeldistri5anoglob.png
C'est assez parlant dans le tableau dans la dernière colonne avec la moy des 5 bases de données, avec seulement 2 valeurs mensuelles négatives, donc 2 anomalies sous la T de référence de 98 (et non du record annuel de 98 comme tu le fais), pour 146 valeurs mensuelles supérieures (dont 2 valeurs positives classées dans la moyenne).
Depuis fin 98, on n'a donc relevé que 1.4% des anomalies mensuelles inférieures au niveau du climat de fin 98 et ce sont les seules qui ont été capables d'aider à stabiliser le climat au niveau de celui de fin 98, toutes les autres sont supérieures. Pour le moment, la T ne risque donc pas d'être stabilisée au niveau de celui de 98, avec de telles anomalies !

Quand il y aura stabilité, ça sautera aux yeux, que ce soit dans ces tableaux et les graphes simplistes, ou que ce soit dans les résultats chiffrés des tests bien plus utiles et rigoureux, comme ça été le cas pour la stabilisation après 1945.
Commentaire n°25 posté par ChristianP le 24/05/2011 à 19h27
Et puis bon, 30 ans dans l'histoire des sciences, c'est assez court. Le régime normal de la science est son caractère évolutif, ce qui ne signifie pas que les premières hypothèses sont fausses, mais qu'elles sont généralement incomplètes et imprécises. Et le fait est, nous n'avons pas une description (mesure) ni une explication (théorie) complètes du climat terrestre. Des phénomènes restent en low level of understanding, et leur importance relative ne sera par définition connue que lorsque nous parviendrons à un high level. Pour prendre une métaphore que j'aime bien, les biologistes des années 1950 n'avaient pas tort de dire que l'ADN est au coeur de l'hérédité, mais leur schéma apparaît aujourd'hui comme très simpliste car l'expression de l'ADN s'est considérablement complexifiée. Et donc, les climatologues des années 1980-1990 peuvent avoir raison de dire que les GES sont au coeur du changement climatique tout en étant amenés à reconnaître que l'influence des GES est finalement bien plus complexe qu'initialement envisagée.
Commentaire n°26 posté par skept le 24/05/2011 à 14h10
je suis d'accord avec Meteor, je ne vois pas trop à quoi servira un tel site : les gens qui ne sont pas au courant des discussions techniques y voient un tas de courbes dont ils n'ont aucune idée de à quoi ils correspondent, les sceptiques affutés connaissent déjà tout ça par coeur et ne vont pas être impressionnés.
A mon avis la climatologie se retrouve coincée par sa dérive politique : en voulant absolument présenter comme certitudes ce qui n'est qu'un modèle, pas encore validé dans les détails, elle se retrouve à défendre des choses contradictoires : par exemple clamer qu'il y a consensus tout en devant répondre à des arguments qui sont loin d'être stupides ( ce qui suppose qu'il n'y a pas consensus justement), prétendre que l'essentiel est compris alors qu'ils ont besoin de crédits pour continuer leur recherche (euh si l'essentiel est compris à quoi ça sert d'y passer encore beaucoup d'argent alors ? ), défendre le discours scientifique tout en censurant systématiquement sur les sites ceux qui posent des questions gênantes ... ça rend les positions un peu difficile à défendre !
Commentaire n°27 posté par Gilles le 24/05/2011 à 07h57
Avec ClimObs.fr, ils les rendent accessibles et compréhensibles par le grand public.

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Si le grand public ne peut pas poser de questions , ce sera vite oublié
Commentaire n°28 posté par the fritz le 23/05/2011 à 15h46
Cotissois
Si j’en crois ce commentaire sur skyfal , Meteor est toujours classé dans les ultras du réchauffisme

« Les blogs de Janco, Meteor, les censeurs de FS et de Infoclimat etc. ne suffisent plus ? »
Mais si j’en crois l’annonce ci-dessous,
Un nouveau site web pour faire taire les "climato-sceptiques délirants"
http://www.liberation.fr/depeches/01012338963-un-nouveau-site-web-pour-faire-taire-les-climato-sceptiques-delirants

il y a un besoin urgent de faire taire les climatosceptiques, et pas seulement les climatosceptiques délirants, ces derniers arrivant tôt ou tard à marginaliser le site de SKYFAL
A n’en pas douter, le tandem Sciama – Delmotte va exceller dans la diffusion de données triées sur le volet pour étayer les théories à sens unique du carbocentrisme.
Mais on va se régaler si les miniTax, Papyjako , Laurent and co y débarquent et peuvent s’y exprimer plus de 48 heures ; faudra pas louper le festival
Commentaire n°29 posté par the fritz le 23/05/2011 à 13h28

Ah?

 

Tu crois qu'ils vont ouvrir la possibilité de commentaires sur leur site?

Je pense que tu te fais des illusions car les scientifiques ne frayent avec le vulgus pecum, c'est bien connu, que lorsque celui-ci est consentant et bien disposé.

Personnellement, je n'ai aucune confiance concernant la durabilité et la viabilité d'un tel site.

 

Enfin je peux me tromper, bien sûr.

 

 

Réponse de meteor le 23/05/2011 à 15h10
" du "grand" Hansen, un des précurseurs, ou des papes, du réchauffisme, comme on veut "

Hansen est connu, un peu médiatique et tu en fais une figure sacrale...

Il n'y a aucun précurseur ou pape du réchauffement climatique, qui est toujours et encore une thèse scientifique et pas un outil conceptuel ou une méthode créé de toutes pièces.

Hansen a le droit de dire ce qu'il veut, comme tout le monde sur Internet.
Mais il n'y a pas absolument besoin de Hansen pour être convaincu d'un problème mondial, supporté par des milliers de gens de pays différents.

Si pour toi, c'est un "doute atroce", c'est que tu es attiré au fond de toi par les scénarios extraordinaires, avec d'improbables rebondissements.
Mais on n'est pas dans un film. La réalité est plus banale, et sans grande surprise.
Commentaire n°30 posté par Cotissois le 23/05/2011 à 11h10
La pompe physique et biologique ne fonctionne plus?
Skept
si on suit le GIEC, la pompe physique devrait plutôt marcher dans le sens d'un dégazage de l'océan puisque soit disant celui-ci continue de se dilater; mais la pompe biologique, qui pompe la moitié de ce qu'on met comme CO2 dans l'atmosphère, je ne comprends pas; toute cette biosphère qu'on a goinfré pendant un siècle cesserait subitement de se nourrir?
Commentaire n°31 posté par the fritz le 22/05/2011 à 10h52

ben non on arrive à un nouvel équilibre c'est tout.

Si on admet, avant l'intervention humaine, que la teneur en CO2 était de 280ppm, cela correspondait aussi à un équilibre.

La pompe biologique n'allait pas faire disparaître les 280 ppm en question.

Donc la teneur se stabilise parce qu'on ajoute encore un tout petit peu de CO2, suffisamment pour compenser la pompe géochimique.

Réponse de meteor le 22/05/2011 à 16h46
The Fritz : merci du lien. Donc le délai pour atteindre un état proche de l'équilibre (des T) semble se situer entre 100 et 200 ans selon les modèles, après quoi la hausse est marginale est très étendue dans le temps. Je ne comprends pas bien pourquoi le CO2 ne décroît pas après la chute des émissions. La pompe physique et biologique ne fonctionne plus?
Commentaire n°32 posté par skept le 22/05/2011 à 01h34
Skept
Tu as des interprétations du giec sur cette référence
http://www.grida.no/climate/ipcc_tar/slides/01.17.htm
Moi j'avoue que le CO2 qui se stabilise sur trois cents ans alors qu'on n'en émet plus, que l'expansion thermique des océans se poursuit pendant un millénaire après que les températures se soient stabilisées( c'est sans doute la dilatation latente) , tout cela me laisse r^veur;peut-être que quelqu'un peut m'expliquer
A la rigueur , que les glaces continuent leur fusion c'est peut-être compréhensible mais pendant plusieurs millénaires, c'est tout aussi étonnant, car on se demande qui fournit la chaleur, alors que la température de l'air est stabilisé
Mais c'était la période catastrophiste du GIEC où c'était déjà trop tard, le mal était fait
Commentaire n°33 posté par the fritz le 21/05/2011 à 18h11
A propos de ma dernière phrase : sait-on approximativement le temps que mettrait le climat à trouver un nouvel équilibre une fois stabilisée la concentration à son niveau maximal (même si je suppose qu'il est toujours en léger déséquilibre) ?

Admettons que l'on parvienne à stabiliser autour de 540 ppm la concentration atmosphérique de CO2 vers 2060 (environ un doublement), disons qu'à partir de cette date on émet juste une quantité de CO2 que le système peut capter. Eh bien combien de temps faudrait-il pour que ce forçage exprime tout son effet (que les banquises et glaciers fondent, que l'océan réajuste son taux de capture, que la végétation réagisse au niveau de CO2 ambiant et au T, que le méthane dégaze du permafrost ou des fonds marin, etc. tout cela jusqu'à un nouvel équilibre où n'apparaissent que les variations naturelles et leurs diverses amplitudes) et que l'on parvienne à une T d'équilibre? Je ne me rends pas compte si c'est 20 ans, 50 ans, 200 ans ou 2000 ans dans les projections des modèles.
Commentaire n°34 posté par skept le 21/05/2011 à 13h55
parisse, ma remarque était qu'il est exclus que "LA" réponse à l'équilibre, qui suppose implicitement une fonction univoque de la température en fonction du forçage T(F), ait une quelconque signification précise, puisqu'on a déjà des contre-exemples évidents montrant que c'est à la fois une quantité dépendant de la répartition spatiale et de l'échelle de temps temporelle. Donc je ne vois pas ce que ça apporte comme renseignement vraiment utile, et comme contrainte sur les prédictions : non seulement les incertitudes sont énormes, mais en plus la pertinence de la comparaison est inconnue. D'ailleurs tu admets toi -même que les études paléoclimatiques ne permettent aucunement de lever les incertitudes sur l'évolution du siècle prochain.... qui sont toujours les mêmes.
Commentaire n°35 posté par Gilles le 21/05/2011 à 12h02
Oui, skept, je pense aussi que le RC du 21ème siècle ne sera pas uniforme, ce sera à mon avis comme au 20ème siècle une hausse en moyenne avec des périodes plus rapides et d'autres moins rapides (il est même possible qu'il y ait des pauses, par contre je pense que des périodes de refroidissement de 15 ans ou plus ou de stagnation de 25 ans ou plus remettraient en question les estimations actuelles), pour diverses causes qui s'additionnent aux gaz à effets de serre. Et bien sur les paléoclimats n'ont pas une résolution suffisament fine pour en déduire des informations sur la réponse transitoire, mais ils donnent des infos sur la réponse à l'équilibre.
Commentaire n°36 posté par parisse le 21/05/2011 à 10h55
parisse, oui il faut éviter le signe inférieur ou supérieur, moi aussi j'ai bloqué il y a deux mois.

Sur les paléoclimats : personnellement, j’ai toujours été assez sceptique sur l’exercice paléo. Mike Mann a justement souligné dans les années 1990 que pour reconstruire des données séculaires ou millénaires, on a besoin de série spatialement bien réaprties et temporellement bien calibrées (sinon, on parle d’un LIA ou d’une MWP qui ne concerne qu’une région, pas le globe, et on fait de mauvaises moyennes globales, or c’est bien la Tm globale et pas telle évolution régionale qui est la grandeur nécessaire pour estimr la sensibilité). Donc entre 210 et 15 ky BP, pour arriver à dire précisément quelle est le Tm globale, et à quelle vitesse elle réagit aux forçages, il faudrait des proxies assez bien répartis et assez précis. Je n’ai pas l’impression que ce soit le cas : on a les carottages glaciaires (qui ont leur marge d’erreur en T et en période), certains sédiments en zones tempérées ou tropicales (idem), des indices de végétation… cela donne certes une idée, mais de là à déterminer très précisément ce que fut le Tm du globe tous les 10 ou 100 ans, j’ai des doutes.

Mais ce n’est rien par rapport à l’autre volet, indispensable au calcul de la sensibilité, à savoir les forçages. Là, même le GIEC doit reconnaître qu’en dehors de CO2, CH4 et le forçage orbital initial (ce dernier pas très important en ∆ mais il lance le processus), il existe une très grosse incertitude sur les glaces, la végétation et les poussières (les aérosols naturels en général) dans l'ensemble du globe. Ces trois facteurs peuvent représenter un forçage supérieur à celui des GES, mais il est très difficile de les calculer.

Donc pas de miracle, d’un côté des T pas très précises, de l’autre des forçages pas très précis, cela ne peut pas nous donner une sensibilité au dixième près. Et cela laisse le même problème pour le CO2 seul qui nous occupe (si les T sont corrélées aux variations de 5 facteurs, quel est le poids de chaque facteur pris isolément).

Reste que la sensibilité (à chaque forçage précis ou à une transition paléo dans son ensemble) est estimée de nombreuses manières, qui donnent régulièrement 1,5 – 4,5 °C que ce soit en modèle théorique de diverses complexité ou en analyse empirique, et une valeur centrale 2,5-3,5 qui revient régulièrement comme la plus probable.

Sinon, j’avais lu le papier de Hansen, il reconnaît au moins qu’il y a un souci avec les océans, quoique les mesures de Schukmann et Le Traon 2011 paraissent limiter la portée de ce problème (au sens où ces auteurs trouvent une hausse récente malgré tout). Hansen propose que la sous-estimation des aérosols est à l’origine du décalage entre déséquilibre radiatif TOA et déséquilibre énergétique océan. C’est une hypothèse, d'autres travaux (sur le global brightening / dimming) ont suggéré que ces aérosols pourraient avoir un effet important dans les variations décennales. L’autre, que Spencer a par exemple récemment développée (sur son blog), c’est que le décalage s’explique simplement… par des rétroactions, qui sont plus négatives que prévues et qui baissent la sensibilité : par exemple vapeur d’eau (moins forte), nuages (plus abondants en basse qu’en haute latitude) et radiation IR vers l’espace (liée à la fois aux nuages / fenêtres de ciel clair ainsi qu’au gradient thermique).

Cependant, il faut noter que nous parlons là de la sensibilité transitoire (qui n’est pas dans les modèles actuels prédictive de la sensibilité à l’équilibre). Je ne verrais par exemple rien d’aberrant à ce que le couple océan-atmopshère se cale dans une certaine configuraton (oscillation) faisant que la Terre va dissiper un peu plus d’énergie, et une autre où elle va en conserver un peu plus, par exemple selon les distributions de chaleur depuis les Tropiques qui pouraient déterminer telles tendance de la nébulosité ou telle variation de fronts océaniques, etc. Evidemment, ce serait mieux si ces oscillations avaient une description précise, une cause connue et un pas prédictible, mais ce peut ne pas être le cas (le couplage / découplage des grandes oscillations connues peut être chaotique). Au fond, une telle hypothèse qui est avancée par certaines équipes récemment (Latif, etc.) changerait surtout la contrainte temporelle, on pourrait arriver à 3°C (ou 2, ou 4) à l’équilibre mais en 150 ans plutot que 100 ans par exemple, ou alors toujours en 100 ans mais avec de brusques hausses entrecoupées de pauses. (Je donne ces valeurs de temps au pif, je ne sais pas trop quand l’équilibre de la sensibilité à l’équilibre est censé se réaliser, en fait)
Commentaire n°37 posté par skept le 21/05/2011 à 01h37
entendons-nous bien, je n'accuse personne sinon le logiciel qui gere ce type de blogs et qui n'aime pas l'equivalent du guillement produit par 2 signes inferieurs stricts suivi de 2 signes superieurs stricts, de plus il est beaucoup moins souple qu'un forum type phpbb (on ne peut pas par exemple editer un commentaire). Du coup ce n'est pas aussi propice a une discussion, c'est pour ca que j'ai dit que je laissais tomber. Mais ce n'est pas vraiment un probleme, parce que l'interet principal de ce blog c'est quand meme ses articles.
Commentaire n°38 posté par parisse le 17/05/2011 à 12h51
non, mais une partie de mon message a d'abord ete tronquee (citation avec des guillemets) mais on pouvait encore en comprendre l'essentiel, puis plus tard le reste a disparu aussi. Du coup, je laisse tomber...
Commentaire n°39 posté par parisse le 17/05/2011 à 10h35

ah ben c'est que tu as fait une connerie tout simplement!

je n'ai aucun moyen de modifier des commentaires, allons!

Réponse de meteor le 17/05/2011 à 11h52
Parisse a eu une attaque?
Commentaire n°40 posté par the fritz le 16/05/2011 à 17h50
Gilles, tu dis a propos des paleoclimats:
Commentaire n°41 posté par parisse le 16/05/2011 à 13h37
parisse, tu dis ne pas voir une stabilité des températures alors que si on regarde l'anomalie annuelle des températures depuis 1998-2001 on voit que ces anomalie sont très proches les unes des autres :
1998 0,5984
1999 0,4210
2000 0,3899
2001 0,5188
2002 0,5762
2003 0,5832
2004 0,5441
2005 0,6183
2006 0,5624
2007 0,5509
2008 0,4842
2009 0,5591
2010 0,6172
2011 0,527 à+ou-0,03°C celon mes prévisions depuis janvier

Comme on voit il y a 7 années sur 13 ans où les anomalies sont proches les unes des autres à seulement 0,05°C près. Puis la température n'a pas augmenté de 0.1°C en 13 voir 14 ans alors qu'il n'y a pas eu d'éruptions volcaniques pour interrompre temporairement le réchauffement comme c'est le cas parfois. Par contre les emmissions de CO2 ont malheureusement bien augmenté dans l'atmosphère et la banquise Arctique fond se qui pourtant ne semble pas trop aider le réchauffement à moyen terme.

Ce qui montre que ceci risque de durer un bon moment encore vu comment les oscillations océaniques et l'activité solaire sont sencées évoluer lors de ces prochaines décennies.

Et concernant l'activité solaire, l'acitivité des cycles vont encore baisser du fait qu'on va vers un minimum de Dalton. Car le prochain cycle solaire (N°25) va encore être plus faible que celui que nous subissons à cause de la violation de la loi de G.O.

Williams
Commentaire n°42 posté par Williams le 15/05/2011 à 22h52
le fait d'extrapoler la tendance observée n'a pas spécialement besoin d'une étude des paléoclimat... en jouant sur la sensibilité et la constante de temps, tu peux obtenir la même pente localement, c'est l'asymptote qui change. C'est bien pour ça que les modèles contemporains sont peu contraints et que les données sont compatibles avec une large plage de sensibilités, justement.

Maintenant que tu crois que cette sensibilité puisse être bien mieux contrainte par les données paléoclimatiques, c'est ton droit. Ca veut dire que par exemple tu serais prêt à t'engager fortement sur la valeur asymptotique du RC dans des siècles (avec peu de risque puisque de toutes façons tu ne seras plus là, et nous non plus).

Les arguments pour douter que ce soit très pertinent pour avoir une contrainte précise, on t'en a donné, mais bien sûr tu es libre d'y croire ou pas ...
Commentaire n°43 posté par Gilles le 15/05/2011 à 14h49
Oui, oui, Gilles, tu peux toujours essayer, mais je n'ai pas le temps de reprendre des discussions sans fin avec toi. Moi je ne vois pas d'arguments qui remettent en cause les conclusions à tirer des paléoclimats, je ne vois pas spécialement de stabilisation pour la T, juste que ça monte moins vite pendant un temps, et que ça remontera peut-etre plus vite pour compenser un peu plus tard, comme ça l'a déjà fait par le passé (en particulier si on retrouve une activité solaire plus normale). On verra bien dans 10 ans, de même que pour la banquise en arctique ou d'autres marqueurs.
Commentaire n°44 posté par parisse le 15/05/2011 à 11h36

enfin il ne faut pas non plus perdre de vue l'essentiel.

à savoir que, selon Hansen, les modèles çà ne vaut rien, actuellement et dans le futur (je suppose proche) pour déterminer la sensibilité à 100% près.

à savoir aussi que pour boucler un bilan établi avec une sensibilité climatique issu de données paléo et basée sur le fait que les aérosols naturels sont inclus dans les rétroactions, il faut que le forçage actuel des aérosols anthropiques, soit de -1.6W/m2.

Le tout basé sur une étude (chaleur de l'océan) de Von Schuckmann et Le Traon pas encore vérifiée par d'autres et en désaccord avec d'autres études comme celle de Lévitus.

Moi je connais pas le contexte, mais si la science climatique en arrive à de telles simplifications, cela peut sous-entendre un contexte de plus en plus difficile.

 

Réponse de meteor le 16/05/2011 à 11h16
> avant 2000, il n'y avait rien de solide qui disait que
> le contenu en chaleur des océans allait stagner ... ben
> ça va faire presque 10 ans qu'il ne semble plus
> augmenter. C'est possible qu'il reparte à la hausse .. ou pas.

Avant 2000 il était difficile de dire que cela aller se bien stabiliser, mais depuis 4-5 ans c'est se qu'on je prévoyais et disais en expliquant que la cause de cette stabilité est dû à l'oscillation des océans dont la PDO qui est devenue négative et fait que La Nina est plus importante et plus courante contrairement au El Nino. Et ceci est vérifiable quand on voit qu'en 12 ans on a eu les 3 plus forts La Nina 1999/2000, 2008 et 2011 depuis des decennies justement. Puis l'AMO a fini de grimper depuis environ 2005 se qui va dans le sens de la stabilitation aussi. Quand on voit la taille de l'océan Pacifique il est donc logique que la température se stabilise pour un certain temps avant que le réchauffement repart disons d'ici 2030 environ.

Williams
Commentaire n°45 posté par williams le 14/05/2011 à 22h58
" En conclusion, je ne vois rien de solide qui contredise qu'on continue le RC sur ce siècle à la vitesse actuelle d'environ 0.17 degré/10 ans."

je ne vois pas très bien quoi faire de cette assertion ... je ne vois rien de solide non plus qui dise qu'on va garder cette valeur, ni rien de solide qui dise qu'on va accélérer, ni rien de solide qui dise qu'on va diminuer ! on est juste pas en mesure de donner une prédiction solide, on est d'accord ?

avant 2000, il n'y avait rien de solide qui disait que le contenu en chaleur des océans allait stagner ... ben ça va faire presque 10 ans qu'il ne semble plus augmenter. C'est possible qu'il reparte à la hausse .. ou pas. Et dans ce cas que vont faire les températures terrestres ?
Commentaire n°46 posté par Gilles le 14/05/2011 à 18h27
Meteor, bien sur il doit y avoir une certaine incertitude sur l'écart entre interglaciaire et glaciaire (qui de toutes facons n'est deja pas constant a Vostok), mais on a un peu du mal à imaginer vu les conséquences que ca soit nettement moins que 5 degrés. Après on est bien d'accord qu'il est difficile de faire la part des choses, et pour répondre aussi à Gilles sur la sensibilité, il faut bien sur considérer les différentes échelles de temps, par exemple la rétroaction de l'albédo du à la fonte/constitution de la banquise et des calottes glaciaires. Je n'ai pas lu l'article de Hansen cité ici, j'en ai lu un autre où il dit ça assez clairement en allant si je me souviens bien jusqu'à donner +6 degré/2*CO2 pour la sensibilité à très long terme entre glaciaire et interglaciaire. Je ne pense pas qu'on puisse extrapoler ce chiffre au futur car j'estime que la rétroaction de la glace/neige sera moins forte vers le réchauffement qu'elle n'a pu l'être vers des T plus froides. Mais il me semble par exemple que la fonte totale de la banquise en arctique en été devrait amener quelques dizièmes de degrés pour ce siècle (environ 0.5 je pense en y ajoutant les rétroactions rapides type vapeur d'eau). En conclusion, je ne vois rien de solide qui contredise qu'on continue le RC sur ce siècle à la vitesse actuelle d'environ 0.17 degré/10 ans.
Commentaire n°47 posté par parisse le 14/05/2011 à 16h32
Gilles
OK, pour la différence entre flux aphélie et flux périhélie; il me semblait juste que la terre était plus loin de l'aphelie au soltstice d'été boréal, alors qu'on y est le 3 juillet
Commentaire n°48 posté par the fritz le 14/05/2011 à 14h30
"Mais il y a une double erreur dans le raisonnement de Gilles:: il oublie en effet qu'avec une variation aussi rapide du forçage, la réponse ne peut être que transitoire et ne saurait en aucun cas incorporer les réponses long terme"

tu ne fais que confirmer ce que je dis, en en rajoutant : la "sensibilité" dépend non seulement de la répartition spatiale,mais aussi de l'échelle de temps, ce qui rend encore pire la comparaison de quantités evaluées sur des échelles de temps très différentes (volcans, CO2, glaciations ...)



. Ce n'est en rien un scalaire constant qui a une valeur, comme la vitesse de la lumière ou la permittivité du vide. Quel sens ça a alors d'écrire un article scientifique en parlant de "LA" sensibilité climatique ?


(à part ça je doute tres fort qu'une Terre ayant constamment l'éclairement en juillet soit en moyenne plus froide que celle ayant constamment l'éclairement en janvier, meme en tenant compte d'un long temps de relaxation - ce serait interessant de comparer le résultat de modèles GCM d'un "juillet perpétuel" ou d'un "janvier perpetuel" )
Commentaire n°49 posté par Gilles le 14/05/2011 à 10h01
Pour ce qui est de la variation du flux solaire: le forçage doit tenir compte de la fraction réfléchie, c'est donc un forçage annuel de 15 W/m2 environ.
Mais il y a une double erreur dans le raisonnement de Gilles:: il oublie en effet qu'avec une variation aussi rapide du forçage, la réponse ne peut être que transitoire et ne saurait en aucun cas incorporer les réponses long terme
il oublie aussi qu'à cette échelle de temps, les deux hémisphères sont quasiment indépendantes.

Son raisonnement est donc inapproprié tout simplement.

Pour le reste Warm a raison, il faut replacer l'article que cite meteor dans son contexte mais ce n'est jamais le cas des discussions sur le net.
Commentaire n°50 posté par sirius le 14/05/2011 à 09h45

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