Partager l'article ! température des deux derniers millénaires et niveau de la mer, selon Kemp et al 2011: Je signale cette étude ...
Je signale cette étude de Kemp et al 2011:
"Climate related sea-level variations over the pas two millenia"
Au cours de laquelle les auteurs établissent l'évolution du niveau de la mer (corrigée du rebond isostasique) à partir de mesures effectuées en Caroline du nord.
Les "proxies" utilisés sont des foraminifères qui se développent dans des marais salants côtiers.
En gros, on mesure l'élévation du niveau corrigée de la PME (hauteur de formation des foraminifères actuellement), la chronologie des échantillons, et on applique une formule pour déterminer le rebond isostasique en Caroline du nord.
On obtient ainsi l'évolution du niveau de la mer global puisque la Caroline borde l'Atlantique qui n'a aucune raison de se désolidariser de l'océan global.
(courbe en bleu- source Realclimate)
Comme cette évolution est liée, au premier ordre, à l'évolution de la température globale, il se conçoit que le niveau de la mer peut lui-même être un proxy de la température globale.
Je ne discuterai pas ici de la validité de la méthode ni de ses incertitudes, mais de deux points en particulier.
1- faibles variations au cours de l'Optimum Médiéval et du Petit Age Glaciaire
Cela tendrait à conforter les reconstructions actuelles qui établissent le fait que, globalement, ces deux périodes ont vu des variations de température globale plus faibles que l'actuelle.
Ceci ne voulant pas dire non plus, pour prendre l'exemple de l'Optimum Médiéval, qu'un réchauffement important ne se serait pas produit en Arctique alors que l'Antarctique se serait refroidi.
2- variation forte pendant le 20ème siècle
Il est fait référence à l'étude de Church et White 2006 qui concerna la mesure du niveau par marégraphes de 1870 à 2001.
On peut mettre en parallèle le niveau marégraphes, selon cette étude, avec l'évolution des forçages anthropiques estimée par Crowley.
Il n'y a pas de correspondance évidente entre ces deux évolutions, c'est le moins qu'on puisse dire.
En effet, entre 1934 et 1965 (dates approximatives) le forçage anthropique est quasiment stable et plutôt faible (0.45W/m2) alors que le niveau s'élève de 68 mm (soit 2.12 mm/an) et, entre 1965 et 2001, le forçage augmente de 1.1 W/m2, pour atteindre 1.6W/m2, alors que le niveau s'élève de 77mm (soit 2.07 mm/an).
On peut mettre également en parallèle le niveau et la température globale et là aussi il y a des évolutions, à certaines périodes, non corrélées.
Entre 1942 et 1977alors que la température globale baisse/stagne, selon Hadley, le niveau continue à augmenter assez fortement.
On peut envisager, en ce qui concerne le forçage, un retard du à l'inertie du système mais ce n'est qu'une explication partielle et de toute façon insuffisante.(à moins aussi que les estimations de forçages aérosols soient complètement farfelues)
Pour la température, les deux composantes du niveau (stérique et massique) compliquent probablement sa corrélation avec le niveau mais dans ce cas, pourquoi évoquer dans Kemp et al 2011, une proportionnalité de la hausse avec la température: dH/dt = a(T-T0).
Il apparaît donc deux évidences:
- le niveau semble s'élever assez fortement de façon non exclusivement dépendante du forçage anthropique avec une légère accélération à 3 mm/an dans les deux dernières décennies, pouvant faire suspecter, en première analyse, que l'influence humaine ne serait pas responsable de la totalité de la hausse du niveau.
- le niveau s'élève, grossièrement, avec la température (ce n'est pas un scoop) mais, dans le détail, de fortes divergences apparaissent, laissant suspecter que les variations locales de température pourraient avoir une influence non négligeable sur le niveau global (dans l'Arctique par exemple).
Voilà, je ferai une autre conclusion plus générale concernant le discours médiatique actuel qui impute la hausse actuelle du niveau uniquement à l'influence humaine.
En fait, on pourrait imaginer qu'il y ait une montée naturelle du niveau, assez significative, sur laquelle viendrait se rajouter une montée "anthropique" encore relativement modérée.
Bon on regardera les post-scriptums qui, concernent l'aspect différentiel des choses et qui modèrent un peu ces deux premiers alinéas.
réflexions complémentaires
1- un point à priori plutôt surprenant qui concerne le premier graphique de cet article.
en effet, la courbe rouge (modèle) suit parfaitement bien l'évolution des derniers siècles.
Ceci paraît étonnant, étant donné le fait que les forçages, au moins pendant 30 ans (1935-1965) sont plutôt faibles.
Donc qu'est-ce qui peut bien faire augmenter autant le niveau quand forçages et température sont aussi faibles?
Le déstockage ou la baisse des précipitations sur les terres?
Les oscillations océaniques?
2- signal différentiel : hausse du niveau
il n'est pas facile de comparer un niveau, qui représente un cumul, avec la température.
J'ai donc regardé plus précisément ce que donnait le signal différentiel, le fameux dH/dt et voilà ce que çà donne:
là non plus il n'y a pas de corrélation évidente même au niveau des moyennes décennales glissantes, du moins on vérifie difficilement dH/dt = a (T-T0).
3- corrélation entre les moyennes décennales glissantesde dH/dt et T
Le coefficient de corrélation, égal à 0.53, n'est pas excellent
Il sembe toutefois y avoir un retard du dH/dt par apport à la température.
Vérifions ce que çà donne avec un décalage de 12 ans.
La corrélation s'améliore (0.63) de façon sensible.
Le phénomène semblant après tout relativement normal, puisqu'il est concevable que le phénomène de fonte ne soit pas immédiat après une augmentation de température.
4- causes de l'augmentation du niveau
l'équation bilan qui relie la puissance reçue (Pr) par le système à la température de surface et au forçage est la suivante:
Pr = F - T/S
Mais suivant que cette puissance est utilisée à fondre la glace ou à chauffer l'océan, les conséquences en terme d'élévation du niveau changent de façon drastique.
exemple pour Pr = 1W/m2
si c'est intégralement utilisé pour chauffer l'océan, cela correspond à une hausse de 1.8mm/an
si c'est intégralement utilisé à fondre la glace, cela correspond à une fonte de 94.2 kg glace par an et par m2, soit 94 mm/an.
La fonte est 52 fois plus efficace que le réchauffement de l'océan pour faire monter le niveau de la mer.
Cette constatation doit permettre de regarder tout ce que j'ai raconté plus haut de façon différente.
Si, pour une raison ou pour une autre la circulation atmosphérique/océanique change de façon à attaquer différemment les glaces, on peut avoir variation significative du niveau avec une température de surface qui semble ne pas varier.(exemple: période 1942-1970)
Ceci doit rendre prudent sur une utilisation trop simpliste de la relation dH/dt = a(T-T0) et subordonne à mon sens la variation de niveau à l'utilisation de modèles complexes.
5- local vs global
Un réflexion intéressante, émanant de divers commentateurs, concerne l'aspect très local de la mesure en Caroline du nord et sa représentativité du niveau global.
En effet quand on regarde par exemple cette représentation (site AVISO)
on peut distinguer des zones de hausse et des zones de baisse, au cours des 18 années de mesure satellitaire.
La zone "Caroline du nord" semble d'ailleurs assez perturbée.
Mais on peut se douter aussi que sur 18 ans il y ait influence des changements de circulation océanique.
Enfin c'est pas simple.
Toutefois, à leur décharge, les auteurs de Kemp et al 2011, présentent, dans les infos supplémentaires, ce graphe (fig S6):
qui indique une corrélation acceptable, sur 300 ans tout de même, entre le niveau local en question et le niveau global par marégraphes suite à Jevrejeha et al 2008.
Ceci ne veut pas dire que c'est bon sur les 2000 ans bien sûr.
Concernant la validité des corrections de niveau isostasique sur 2000 ans, des avis de spécialistes seraient souhaitables.
liens
Kemp et al 2011: http://www.pnas.org/content/early/2011/06/13/1015619108.full.pdf
article Realclimate: http://www.realclimate.org/index.php/archives/2011/06/2000-years-of-sea-level/
Church and White 2006 : http://naturescapebroward.com/NaturalResources/ClimateChange/Documents/GRL_Church_White_2006_024826.pdf
données du niveau par marégraphes: http://www.cmar.csiro.au/sealevel/sl_data_cmar.html
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Chez pensée unique , un commentaire qui devrait te faire plaisir
On revient le 13/7 sur le giec gate
“Les sources renouvelables telles que le solaire, le vent ou l’hydroélectrique pourraient fournir près de 80% de la demande énergétique mondiale vers 2050 si on applique les bonnes politiques, selon un rapport de l’ONU qui a reçu l’approbation des gouvernements ce lundi.”
Le Huffington Post US), “L’énergie renouvelable pourrait subvenir à 80% des besoins de la planète vers 2050, dit l’ONU.”
Le Guardian (UK) : “L’énergie renouvelable peut approvisionner le monde déclare un rapport marquant du GIEC.”
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Pour une fois je suis d’accord avec le GIEC ; comme il n’y a que pour trente ans de réserve de pétrole et que le gaz va suivre de près , si les écolos nous sucrent aussi le nucléaire, peut-être que le GIEC aura raison pour une fois
Alors vous vous en êtes un vrai..., Le pire c'est que c'est pour la vie.
Jamais vu un tel tissu de conneries et pourtant j'en ai lu.
Je crois que le mieux est de vous ignorer.
Robert : je ne comprends rien à vos Bisounours. Le fait est que les pauvres ne sont plus enfermés en asiles et maisons de correction, ne travaillent plus 12 heures par jours dès l’âge de 6 ans, bénéficient d’une éducation et de soin, ne sont plus condamnés au brigandage ou vagabondage en cas de chômage, ne subissent plus de privations élémentaires, disposent d’une hygiène de base, etc. Et que lorsque cela arrive encore (sans-papier), quoique moins gravement que jadis, cela soulève l’indignation. Donc oui, les choses se sont largement améliorées après le XIXe siècle. Cela n’a évidemment pas été sans lutte, c’est toute l’histoire du mouvement social. Faire une caricature du capitalisme n’est certainement pas le moyen le plus efficace de la réformer pour le rendre plus équitable et plus durable. Mais bon, vous avez peut-être besoin de caricature, de manichéisme, de diabolisation pour que votre vision du monde fonctionne…
Les principes démocratiques n'ont pas grand-chose à voir avec le niveau de vie, voyons.
Il y a des pays qui sont bourrés de fric, exemple la Lybie, l'Algérie, l'Arabie Saoudite,..., qui sont pourtant des dictatures très inégalitaires.
En France, le niveau de vie a augmenté mais les inégalités également.(depuis 2002, je précise)
La façon d'organiser la société cela s'appelle la politique.
Le fait qu'il y ait des inégalités entre pays est bien sûr du à l'absence d'une politique mondiale de répartition des ressources.
Dans les pays dits développés, où il y a une centralisation du pouvoir, il y a uniformisation des ressources entre les différentes régions.
D'ailleurs certains se plaignent de payer pour les autres, mais c'est çà vivre dans une démocratie.
Bienvenue dans le monde des bisousnours, on voit que certains ne sont jamais sortis de chez eux... ou souffrent d'une cécité gravissime.
J’ai l’impression que nous sommes tous dans ce cas, nous sommes peut-être disposé à décroître sur certaines choses, mais pas sur d’autres. Peut-être que la moyenne ferait une sorte de stagnation ? Mais çà encore, ce n’est rien car nous sommes dans une société très avancée, dont beaucoup de besoins et désirs sont déjà satisfaits (un peu la situation de saturation dont tu faisais l’hypothèse). Nous pouvons nous permettre un certain recul, viser une certaine sagesse. Mais il y a quelques millions d’épiletpiques dans le monde qui n’ont presqu’aucun traitement, il y a quelques millions d’écoles et d’enfants qui manquent de livres, etc. C’est quand même là que le GIEC, l’AIE, la Banqe mondiale et tous les autres prévoint la très grosse croissance du siècle. Pas dans l’Occident. Et pas comme chez nous une croissance modérée avec des métiers plus abstraits, des services plus immatériels, du recyclage de plus en plus efficace, de la qualité de vie plutôt que de la quantité pure : non là, chez ceux qui n’ont pas grand chose aujourd’hui, c’est du dur, de l’équipement et de l’infrastructure de base, ce qui nous est arrivé en gros au long du XXe siècle.
Pour le bonheur : eh bien c’est très débattu, figure-toi. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a croissance parallèle du bonheur et de la richesse jusqu’à un certain seuil, mais ensuite certains trouvent une continuation de la corrélation, d’autres non (Easterlin en fait, celui qui a inventé la notion dans les années 1970 et remis cela récemment en 2010).
http://en.wikipedia.org/wiki/Easterlin_paradox
(Cela se retrouve aussi pour l’indice de développement humain rapporté à l’énergie, cela cale après 90 GJ / hab / an)
Il est possible que ce genre d’étude n’ait pas de sens (quelle que soit la conclusion, lien ou pas lien), car le bonheur renvoie à des perceptions subjectives trop disparates selon les individus, les cultures et les époques pour être efficacement agrégées et quantifiées. Et puis il faudrait également étudier dans l’autre sens (non pas savoir si le gain de richesse entraîne le gain de bonheur, mais si la perte de richesse entraîne le bonheur ou le malheur).
"Si j’ai le choix, je préfère acheter 2 livres l’an prochain plutôt qu’1, 4 l’année suivante plutôt que 2, et ainsi de suite jusqu’à mettons 200 par an"
tu peux aussi satisfaire ton besoin de lecture dans des bibliothèques.
heureusement les pauvres peuvent aussi, s'éduquer sans trop dépenser.
Mais pour celà il faut une socitété équitable et juste, ce qui n'est pas suffisamment le cas de l'actuelle.
"Tu me dis que la pharmacopée est devenue presque inutile,"
où ai-je dit çà?
j'ai dit que l'abus était dangereux et provoqué par un mercantilisme que tout le monde peut constater et c'est vrai aussi pour les analyses médicales.
Les pays dits en développement sont tout à fait à l'image de la tare du système.
A savoir qu'un certain progrès médical a favorisé la croissance exponentielle de la population, sans que les ressources propres s'accroissent.
C'est tout ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on est une société réfléchie.
Quant à la notion du bonheur c'est trop complexe pour que tout le monde soit d'accord avec la corrélation dont tu parles et qui concerne plutôt le bonheur épicurien.
D'ailleurs, il semble que tout le monde ne soit pas d'accord avec cette corrélation selon wiki en tout cas:
"Parmi les facteurs attribués au bonheur par les chercheurs ou à l'occasion de la publication de ces études, les chercheurs sont unanimes :
""""Quant à votre remarque sur la pharmacopée, elle continue le non-sens. Cela revient à dire : « si la civilisation moderne ne soignait pas les gens, la mortalité serait très forte ». Bravo, vous venez de découvrir ce que je ne cesse de répéter : il est heureux que la pharmacopée moderne existe et nous en sommes tellement conscients que nous n'avons nulle envie de nous en passer.""""
Non, puisque ces gens ne guérissent pas, on les maintient en vie aussi longtemps que possible, c'est tellement lucratif. Un modèle de société qui n'est pas capable d'un coté d'éradiquer la faim et qui d'un autre rend les gens malades, n'est pas un bon modèle de société.
Je crois que la France à ce niveau est très révélatrice, nous sommes le pays on l'on consomme le plus d'anti-dépresseurs au monde, encore un signe que tout va bien je pense.
""""Robert : ben non, prenez votre calculette (d'autres l'ont fait) et vous verrez que la mortalité de la Seconde Guerre mondiale rapportée à la population des pays belligérants est inférieure à celle de la Guerre de Trente Ans, encore plus inférieure à celle de la révolte d'An Shi et largement plus faible que celle de vos chers chasseurs-cueilleurs (du moins tant que Science n’a pas publié votre commentaire à ce sujet).""""
Bah ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est Kelley, dans l'ouvrage que vous m'avez cité mais que vous n'avez pas lu.
Quant à votre remarque sur la pharmacopée, elle continue le non-sens. Cela revient à dire : « si la civilisation moderne ne soignait pas les gens, la mortalité serait très forte ». Bravo, vous venez de découvrir ce que je ne cesse de répéter : il est heureux que la pharmacopée moderne existe et nous en sommes tellement conscients que nous n'avons nulle envie de nous en passer. Homo sapiens est aussi Homo faber : vous n’y pouvez rien. Il ne vous viendrait pas à l’idée de juger de la mortalité des chasseurs-cueilleurs en imaginant que vous les privez de leur silex, arcs, sagaies, filets, plantes médicinales, feux et autres inventions de leur cru, transmises entre générations. Ben la modernité, c’est pareil, on invente, on applique et on transmet. Lême s’il n’y a plus de pétrole demain, on ne va pas oublier ce qu’est une bactérie, un virus ou un gène. Les chasseurs-cueilleurs l’ignorent toujours, eux.
Meteor : la décroissance, la stabilité ou la croissance sont toutes des options possibles. Il n’est gravé dans nul marbre de la loi divine que nous devons croître à l’infini (quoiqu’en l’occurrence, c’est écrit dans la Genèse, mais on n’est pas obligé d’y croire ;-). Mon opinion est que nous optons pour la croissance parce que nous préférons cela. Moi j’adore les livres, si l’on m’avait dit à 18 ans : « tu auras 100 livres et pas un de plus dans toute ton existence », j’aurais été malheureux. Mon voisin adore les voyages, je suppose qu’il est dans le même état d’esprit, il ne voudrait pas que son compteur soit fixé une fois pour toutes. Une fois satisfait des besoins de base, une fois garantis des services publics décents pour tous, nous aimons nous faire plaisir et faire plaisir à nos enfants, que aimons que nos enfants se fassent plaisir et qu’ils fassent plaisir à leurs enfants, et ainsi de suite. Et puis tant qu’à faire, nous préférons que le service public soit de meilleure qualité : plus de transports et de conducteurs, d’hopitaux et d’infirmières, de classes et d’enseignants, etc. Or, cela implique une croissance de nos moyens. Quand ma mère me disait qu’elle avait une orange et un carré de chocolat à Noël, elle n’en tirait pas la conclusion que je devais avoir aussi la même chose, elle était contente de pouvoir m’offrir mieux (et elle était furax si je faisais la moue parce que je n’avais que deux jouets, à très juste titre de son point de vue).
Si je comprends ta notion de croissance, quand on fait une respiration après l'autre, on croît?
On peut très bien lire 1 livre/jour sans être obligé d'en lire 2.(d'ailleurs on ne le peut guère)
Idem pour les voyages, il n'est pas question de bloquer le compteur de ton ami, mais de lui demander de ne pas augmenter sa fréquence.
A la limite tu lui conseilles d'augmenter la qualité ou le contenu.
On pourrait multiplier les exemples.
Et puis ton histoire de carré de chocolat et d'oranges, moi, au moment de Noël c'était une brioche et deux oranges et je n'avais pas d'autres cadeaux, et du coup çà me fait penser que malgré tout j'étais peut-être plus heureux que les gosses de maintenant pourris par des jouets made in China.(enfin à chacun son truc hein!)
Celà me fait penser aussi au fait que certains préconisent d'intégrer le paramètre "bonheur" dans certains indicateurs.
Et puis j'essaie, pour ma part, de ne pas confondre progrès et croissance ou consommation.
On peut très bien progresser en s'organisant mieux sans consommer d'avantage, voire moins.
Mais, à la limite, quoique sur un plan philosophique j'ai des réticences, je ne suis pas contre la croissance, telle qu'on l'entend généralement, dans un univers qui le permet.
PS: Ah oui, il conviendrait d'être prudent dans tes exemples.
Car, hum, les progrès dans la pharmacopée c'est pas du tout un bon exemple de mon point de vue.
D'abord, les chasseurs-cueilleurs (quoiqu'il faudrait mieux définir cette notion que tu sembles confondre avec l'animalité brute), avaient des médicaments, et soignaient, voire opéraient leurs congénères blessés ou malades.
Ensuite, c'est l'application de la société de consommation dans le domaine de la santé, qui se traduit par la mise en vente de médicaments qui provoquent plus de dégats car d'effets secondaires, et qui nécessitent d'autres médicaments pour contrer ces effets secondaires.
Toute cette thérapie mercantiliste est actuellement remise en cause et à juste titre.
C'est d'ailleurs une peur excessive de la mort ou de la vieillesse, qui pousse nos congénères, surtout âgés, à se gaver de médocs.
Attention, je suis pareil, mais quelque part, le progrès ne serait-il pas d'accepter plus sereinement le cours des choses?
Cela ne voulant pas dire qu'il ne faut pas se soigner mais qu'il faut le faire sans abus.
Cela renvoie aussi à des notions plus philosophiques qui elles aussi, enfin pour moi, en tout cas, constitueraient, si elles étaient mieux partagées et plus équilibrées avec le matérialisme vide actuel, un véritable progrès et une véritable croissance de l'individu.
Mais je rêve évidemment.
En bref, je t'invite à bien comparer ces notions de progrès, de croissance, de bonheur.
Car après tout, ce qu'on cherche tous, à quelques exceptions près, c'est le bonheur, non?
Et ne trouve-t-on le bonheur que dans la jouissance de biens matériels toujours plus nombreux?
Evidemment non!
Je rêve là... Il n'a rien compris. Etre obtus à ce point c'est à peine croyable. Je serai curieux de voir le nombre de personnes qui passeraient l'arme à gauche dans nos pays modernes sans l'aide de la pharmacopée. Quand aux guerres je ne ferai aucun commentaire (1939/45) combien de morts (civils et militaires) ?
Il y a des gens qui vivent sur une autre planète ma parole...
Météor.
Très bien vu.
Puisqu'on parle de durée, on pourrait aussi se dire que l'objectif actuel devrait être de se donner du temps.
Pas simple à faire pratiquement dans un monde basé sur la croissance comme seul moyen, non pas de progrès, mais de survie même.
D'ailleurs y a pas quelque chose qui cloche là?
Etre obligé de croître pour ne pas décroître?
et si il n'en est pas capable, est ce que quelqu'un d'autre que lui en est capable?
et si personne n'en est capable, qu'est ce qu'il peut se passer d'autre que ce qu'il se passe actuellement - tout le monde essaye d'améliorer sa vie le plus possible, dans la limite de ses possibilités , et c'est l'équilibre entre besoins et ressources disponibles qui règle l'état de la société , quel qu'il soit ?
C'est sûr que la nature humaine est ainsi faite qu'elle pousse à se gaver (au sens propre comme au figuré).
C'est dans nos gènes et c'est pourquoi il est si difficile de se sortir de ce qui se présente, actuellement, comme une impasse.
Certains se demandent si les civilisations extraterrestres ont pu passer ce cap de la boîte de Pétri, étant donné que, pour l'instant, nous n'avons eu que très peu de visites.(c'est un euphémisme)
La vie et l'organisation de la matière de plus en plus élaborée qu'elle provoque, semblent aller à l'inverse du principe entropique.
Mais il semble, qu'au point où nous en sommes sur cette planète, nous participons bien à ce principe entropique, tout en créant quelques artefacts de plus en plus sophistiqués.
Le début de la fin?
A moins que l'intelligence nous sauve du destin des bactéries de la boîte de Pétri?
Comme on dit, c'est un challenge.
bah faut pas faire semblant de ne pas comprendre non plus.
Les chasseurs-cueilleurs sont, usuellement, en adéquation et en symbiose avec leur environnement.
Leur population se régule toute seule comme pour les prédateurs naturels animaux.
La société humaine actuelle fonctionne sur le principe de la végétation qu'on engraisse avec des engrais chimiques et qu'on soigne à coups de pesticides.
Comme cette végétation mécaniquement et chimiquement assistée, elle se développe à profusion en faisant de "belles plantes bien saines", en attendant d'ailleurs d'être modifiée génétiquement pour résister et proliférer encore mieux.
Bon si pour une raison ou pour une autre l'engrais chimique ou les phytosanitaires viennent à manquer c'est évidemment la catastrophe et sans doute le désert pour un certain temps.
Alors je ne dis pas que c'est bien ou pas, mais l'idée est celle-là.
Non seulement je n’évite pas le sujet, mais je vous ai déjà répondu : ces propositions sont vides de sens. Les 7 milliards d’humains qui existent autour de vous doivent TOUS leur existence à un système VIABLE, quel que soit ce système. Sinon, ils ne seraient pas là. Et inversement pour les systèmes disparus et les groupes qui en dépendaient.
Ce qu’il en sera en 2100 ou à la saint-glin-glin, PERSONNE ne le sait. Votre raisonnement ne tient pas debout parce qu’il énonce une hypothèse future comme certitude présente. C’est une simple prophétie du même niveau que celle d’un astrologue ou d’un cartomancien. Il n’y a AUCUN obstacle de principe à ce qu’une société technologique abandonne une technologie, et en fait cela arrive tout le temps. La terre ne manque en soi ni d’énergie, ni de matière première. C’est encore plus vrai de l’univers. Si le système actuel d’extraction et stokage de l’énergie en vue de l’exploitation des matières premières trouve une limite, eh bien soit ces limites seront dépassées par l’innovation, soit ce système atteindra un état stationnaire puis il déclinera. Et puis d’autres surgiront, que nous n’imaginons pas et que nous n’avons AUCUN moyen de prévoir.
Parmi les 7 milliards d’humains, chacun pose des critères sur ce qu’est une existence humaine digne d’être vécue (comme dirait Hans Jonas). Manque de pot pour vous, la somme et la résultante de ces arbirages individuels depuis quelques siècles ne considèrent pas le mode de vie paléolithique comme particulièrement désirable. Alors il ne concerne plus que 0,0002% des humains. En raison de ce goulot d’étranglement démographique et du différentiel croissant avec les populations avoisinantes, les chasseurs-cueilleurs sont pour beaucoup menacés d’extinction. Vous m’avez même donné un lien vers une association qui le rappelle au grand public. Une population menacée d’extinction n’est PAS ce que l’on appelle une population pérenne ou viable, c’est même le CONTRAIRE. Et vous en êtes d’autant plus d’accord que vous considérez la violence d’un groupe contre un autre comme l’expression normale de la vie.
Alors soit vous répondez à ces arguments pour expliquer qu’ils sont faux, soit vous cessez de ratiociner en boucle tout en prétendant que JE ne vous réponds pas.
j'ai dit que la température moyenne avait augmenté de presque 2°C - ça dépend bien sûr de sur quelle période on calcule la moyenne, mais ce n'est pas faux. Que vous refusiez de calculer la moyenne sur moins de 30 ans, c'est votre affaire , mais mathématiquement elle existe ! -et désolé pour le commun des mortels, ils se fichent de savoir si la variation est due à des fluctuations naturelle ou à une tendance linéaire sur le long terme, tout ce que je dis c'est que ça n'a changé la vie de personne à ma connaissance !
"
Ensuite arrêter de répéter sans cesse les mêmes trucs (personne autour de moi patati patata, et puis y'a toujours plus grave etc.) alors qu'on vous met sous les yeux des exemples de modifications environnementales et socio-économiques."
oh ben des exemples de changement, y a pas besoin de RC pour en trouver ! incroyable quand meme, le monde aurait changé en 100 ans? et on ne nous aurait rien dit ? demandez vous simplement si la vie des gens a plus changé en 100 ans à cause de l'utilisation des fossiles, ou à cause de la variation de température ! et j'arreterai de répéter les mêmes choses quand d'autres arrêteront de répéter toujours les mêmes c ... , c'est tout.
"
Vous êtes la mauvaise foi incarnée, vous répétez ad nauseam les mêmes constats sans jamais apporter la moindre nuance, tout ça pue l'idéologie.""
Comme Skept, je ne peux que constater que vous employez à mon égard les mots que j'aurais envie d'employer au votre - mais je suis juste curieux de savoir quelle "idéologie" vous pensez que je défends ! j'ai peur que vous m'ayez assez mal perçu ...
""""alors peu importe que les derniers chasseurs-cueilleurs soient contaminés, déportés, déplacés, chassés au fusil, massacrés de toutes la manières imaginables. Cela « fait partie de la vie », tant pis pour eux s’ils perdent au combat : il n’y a aucune raison de leur « ficher la paix » puisque la guerre est une libre option de l’évolution humaine. Votre position est totalement stupide et incohérente, l’indifférence à la mort violente revient à consacrer la loi du plus fort.""""
Et alors ? Est ce que cela fera que leur système, leur mode de vie n'est pas pérenne ? vous nous faites du strawman san arrêt mais prenez le soin d'éviter le sujet, la pérennité de ce système face au notre. même sans aucune mort violente. Notre société telle qu'elle est actuellement n'est pas viable. Là-dessus je rejoins Gilles, que fera t'elle quand il n 'y aura plus de fossiles ?
Le reste : no comment, vous répétez les mêmes propos lapidaires et circulaires. Nous avons tous changé de mode de vie par rapport à nos arrière-grands-parents, nos arrière-petits-enfants feront de même par rapport à nous. Si cela vous traumatise, il faut fonder ou rejoindre ue communauté qui décide de sanctuariser un mode de vie, comme les Amish ou d’autres le font. Chacun son truc.
"""" Faites donc un commentaire à Science pour expliquer que l'on ne peut pas quantifier la violence des chasseurs-cueilleurs anciens ou modernes,""""
Mains on s'en fiche des morts violentes, la mort violente fait partie de la vie, chez quelque espèce que ce soit. vous essayez sans cesse de noyer le poisson en digressant sans cesse car il vous est impossible de reconnaître que j'ai raison. Ces gens là existent vivent aujourd'hui comme ils vivaient il y a des milleirs d'années et pourront le faire encore pendant des millers d'années (si on leur fout la paix) NOUS NON, nous serons obligés de changer radicalement notre façon de vivre..
Quand je dis nous je pense bien évidemment aux générations qui vont nous succéder et à qui nous allons faire payer le prix fort (déja qu'on vit à crédit sur leur dos).
Mais on s'en tape de combien ils sont (surtout que notre société moderne est responsable de leur déclin), ils existent et par là prouvent que leur système marche point barre, ils n'ont en aucun cas besoin de notre système. Ca veut dire que notre système n'est pas meilleur que le leur et qu'il soufrre d'un défaut gravissime il n'est pas viable sur le long terme.
Vous nous faites un pataques de hors-sujets pour défendre une postion indéfendable. vous êtes allé chercher une étude sans aucun rapport avec le sujet, vous citez un auteur (que vous n'avez pas lu) qui dit en substance qu'on ne peut prouver les guerres entre groupes de chasseurs-cueilleurs pour la bone et simple raison qu'on a pas d'éléments physiques pour le prouver, pas de tombeaux ni de fortifications (maintenant l'absence de preuves n'est pas la preuve de l'absence). Et tout ca pour défendre vote idéologie. En fait vous avez peur que nous soyons obligés de réduire la voilure au niveau économique (ce que vous appelez de la décroissance), donc vous pratiquez un obstructionnisme forcené.
C'est fou parce que nous avons un pur dialogue de sourds et votre phrase résume très précisément ce que je pense de vous.
Bon, vous me citez encore les chasseurs-cueilleurs. Restons sur ceux-là. Selon la Cambridge Encyclopedy qui leur est consacrée, ils occupaient environ un tiers du territoire au XVe siècle. ils sont aujourd'hui confinés dans des espaces plutôt restreints au sein de 40 Etats (sur 192). Ils représentent au début de ce siècle quelques centaines de milliers d'individus sur 6,9 milliards d'humains. Donc voilà, c'est la "réalité des choses" et un "simple constat" : moins de 0,0002% de la population humaine. Vous me dites qu'il ne faut pas foutre le bordel dans leur existence : OK, mais leur choix de vie aboutit à ce qu'ils doivent transiger avec 99,9998% des humains qui les entourent et qui ont des choix de vie différents.
""""La manière dont les humains satisferont leurs besoins et leurs désirs en l’an 2200, 2500 ou 3000 sera très différente.""""
Excepté pour les chasseurs cueilleurs si on ne fout pas le bordel dans leur existence. C'est quand même incroyable que vous ne puissiez pas accepter la réalité des choses. Nous risquons le chaos, eux non. C'est un simple constat.
Homosapiens fait partie d'un univers fini dont il dépend, n'oubliez jamais ça.
Typiquement, je ne comprends pas le sens de cette phrase. Déjà, le simple fait de durer ne signifie rien : ce n'est pas parce qu'une tribu pratique l'infanticide depuis 50.000 ans que l'infanticide est une chose intéressante en soi et que l'objectif est de le pratiquer encore dans 50.000 ans. Même chose pour tout le reste, y compris pour les pratiques de la société moderne. Ce n'est pas parce qu'on utilise des véhicules individuels à moteur thermique qu'il faut tout faire pour que cela dure éternellement. On choisit ce que l'on fait durer (ou on n'a pas le choix à cause d'une limite, et on passe à autre chose).
Pour moi, Homo sapiens a des besoins de base (se nourrir, se vêtir, se protéger des aléas, se reproduire, se divertir, etc.) qui ne bougent pas tellement, mais les moyens de satisfaire ces besoins changent tout le temps, plus ou moins vite dans l'histoire. Homo sapiens n'est pas un animal, il a aussi une liberté de conscience et d'action, il manifeste des désirs plus complexes que les besoins de base. Même chose. Les quasi-7 milliards d'Homo sapiens sont simplement le fruit, dans la durée, des choix antérieurs ayant mené à la situation présente, et ces choix étaient d'abord dictés par la satisfaction des besoins et des désirs. Tous les humains actuels sont issus des mêmes ancêtres communs, tous sont issus de lignées ayant survécu jusqu'à aujourd'hui et il n'y a aucune raison de définir comme "plus durables" certains groupes humains. Surtout si vous expliquez dans le même temps que ces humains supposés "durables" sont en réalité menacés d'extinction : la durabilité d'un mode de vie n'est pas seulement un certain rapport à l'environnement naturel, mais aussi à l'environnement humain (démographique, social, économique, technique, cutlurel… ce qui fait que l’humain n’est pas un animal comme les autres). Si vous avez des gens parfaitement adaptés au contexte néolithique (faible démographie, faible technologie, beaucoup d'espace et peu de contact), mais que le contexte néolithique a changé autour d'eux depuis 2000 ans (forte démographie, forte technologie, moins d'espace et plus de contact), eh bien c'est eux qui ne sont plus adaptés, pas le contexte!
Comme Gilles le disait plus bas, il ne fait aucun doute que les conditions de vie des sociétés modernes en 2000 ne sont pas durables, au sens où elles ne peuvent pas être projetées indéfiniement dans les décennies et siècles à venir. Mais c’est aussi vrai des conditions de vie au XVIIe siècle : on n’aurait de toute façon pas eu assez de bois, de chevaux, de bœufs, de terres arables, de minerais, etc. au bout d’un certain temps, un peu plus long, mais sans que cela change l’idée fondamentale de limite. C’est l’idée de base de Malthus sur l’agriculture puis de Jevons sur le charbon. C’est pour cela que la technologie existe : faire la même chose en mieux (par rapport à notre définition du besoin et du désir), et quand on n’y parviens plus, faire autre chose. La manière dont les humains satisferont leurs besoins et leurs désirs en l’an 2200, 2500 ou 3000 sera très différente.
http://www.cyberpresse.ca/environnement/201107/06/01-4415422-labsence-de-rechauffement-climatique-expliquee.php
http://www.maxisciences.com/industrie-mini%e8re/mongolie-des-eleveurs-prennent-les-armes-contre-l-039-industrie-miniere_art15582.html
""""j'ai le Keeley sous les yeux, et il parle de toutes les formes de guerre dans l'ouvrage comme dans ses annexes statistiques, y compris les sociétés de chasse et cueillette (à moins que vous ayez une mauvaise vue par exemple tableau 6.1, 6.1, 7.1, etc.)""""
Vous nous postez une photo ?
"""" j'ai le Keeley sous les yeux, et il parle de toutes les formes de guerre dans l'ouvrage comme dans ses annexes statistiques, y compris les sociétés de chasse et cueillette (à moins que vous ayez une mauvaise vue par exemple tableau 6.1, 6.1, 7.1, etc.).""""
Vous nous postez une photo ?
""""Que doit faire notre société, là, concrètement, à propos de l'énergie et du climat? Et pour quelles raisons doit-elle le faire selon vous? """"
Pour moi il est clair qu'elle doit tout faire pour limiter au maximum le réchauffement àfin de minimiser autant que faire se peut le risque que nous ferons prendre aux générations futures. Et le plus tôt sera le mieux. Il ne s'agit plus de désir ou d'envie, nous sommes au pied du mur. Nous sommes dans la situation de l'ivrogna malade d'avoir trop bu mais qui malgré son ivresse et ses malaises refuse de cuver et continue.
Au sujet des civilisations Météor m'a parfaitemment compris, je ne prône pas un retour au néolithique, je constate simplement que ce mode de vie est toujours d'actualité, ce qui est la preuve flagrante q'un autre mode de vie que le notre est possible et que nous n'avons pas le droit de le mettre en danger surtout que je doute fortement que notre civilisation puisse durer aussi longtemps (quelques dizaines de milliers d'années quand même).
pourquoi vous ne nous exposez pas votre vision de la situation
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Skept,
vous ne respectez rien , ce genre de question ,c'est Robert qui les pose; Robert n'expose rien , éventuellement
ses lapins à la foire de thônes
pourquoi vous ne nous exposez pas votre vision de la situation?
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Skept,
vous ne respectez rien; ce genre de questions , c'est Robert qui les pose
Quant à Bowles 2009, OK pour votre précision... et vous en déduisez quoi ? Que 14% (en moyenne) des adultes chasseurs-cueilleurs contemporains analysés par l'ethnologie meurent de façon violente au combat (de 4% pour les Anbara d'Australie à 30% pour les Ache du Paraguay).
Fritz : ni le bon ni le mauvais sauvage n'existe (et Keeley commence justement par cela, à propos des visions "idéologiques" héritées de Hobbes ou de Rousseau).
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Merde, Robert a trouvé son maître
Ces fameux chiffres donnent le poucentage de morts violentes par rapport à la mortalité totale, pas par rapport à la population, ce qui change tout. De plus vous me citez des livres que vous n'avez manifestement pas lus et qui n'ont strictement rien à voir avec la période actuelle et les peuples dont nous discutons, mais ce genre de distorsion cognitive ne semble pas vous émouvoir. Keeley parle de peuples sédentarisés, les données sur les chasseurs-cueilleurs sont inexistantes (il ne fait qu'effleurer leur histoire en tapant sur le dos d'autres auteurs.
Si je comprends bien vous voulez vous faire passer pour un spécialiste du climat de l'antrhopologie, du nucléaire, des fossiles etc.... Pour moi z'êtes juste un petit activiste légèrement mytho (pour quelqu'un qui a soit-disant horreur du mensonge.....
Ces chiffres donnent la moralité violente observée en situation de conflit par chaque ethnie étudiée
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On est donc d'accord, le bon sauvage n'existe pas, ce ne sont que des bandes de brutes :)
euh je ne veux pas parler à la place de Robert, mais je ne pense pas avoir interprété ses propos comme témoignant d'un souhait au retour à l'état du "bon sauvage".
D'un autre côté le progrès technique a certes apporté d'innombrables bienfaits, mais il a permis également une extension démographique galoppante.
Dans un monde fini cela conduit inévitablement dans une impasse.
Autrement dit si on ne peut adapter les ressources à la population, cette dernière va s'adapter toute seule et je crains que dans ce cas, le nombre de morts violentes dépasse celui des chasseurs-cueilleurs.
Tout celà se prépare donc, et cette histoire d'alarmisme climatique tant décrié en est un aspect précurseur, même si, je le reconnais, il y a de nombreuses incertitudes et erreurs de communication.
Personnellement je n'affuble pas l'alarmisme climatique de tous les maux mais je pense qu'il devrait chausser des ballerines plutôt que des gros sabots.
Les gens n'aiment pas qu'on leur fasse peur pour rien ou qu'on les prenne pour des imbéciles...
""""Le fait est que je suis persuadé qu'une société moderne (asiatique, africaine, américaine ou ce que vous voulez) satisfait mieux certains besoins de base de l'homme, des besoins universels comme manger, boire, se soigner, se chauffer, se déplacer, etc""""
Que vous en soyez persuadé est une chose que ca soit vrai en est une autre. Vous seriez surpris de voir que ces gens sont loin de mourir de faim qu'ils ne sont pas plus malades que nous (nous représentons au contraire un danger) et surtout ils ne sont pas dépendants de ressources finies.
"""" Par exemple, la mortalité violente chez les chasseurs-cueilleurs actuels (nos contemporains comme dit Robert) est de 14%, et elle semblait plus élevée encore chez leurs ancêtres (travaux de S Bowles, K Hill, M van Creveld, etc.). Mais si l’on appliquait ce chiffre à nos guerres du XXe siècle, elles auraient fait… 2 milliards de morts """"
La belle tentative de manipulation ou sophisme (comme vous voudrez) que voila. voulez vous me dire ce que représente ces 14% ? le nombre de morts violentes ok mais d'après quoi ? et où êtes vous allé chercher ce chiffre dans l'étude que vous m'avez citée.
En bref vous essayez une fois de plus de faire avaler vos couleuvres en citant une étude qui n'a rien à voir avec le sujet.
Sur les droits de l'homme et la démocratie : bien sûr, c’est une vision d’origine occidentale, à la fois individualiste et universaliste. Mais vous remarquez que l’Occident lui-même ne connaissait pas cela avant, dans son histoire, donc que cette vision provient d’une critique interne de l’Occident par rapport à son propre système traditionnel où l’individu ne pesait pas lourd face au groupe et au pouvoir. Et cette vision permet encore à des Occidentaux de critiquer l’Occident (lorsqu’il maltraite des minorités, ou mène des guerres impérialistes à deux poids deux mesures). Un peu partout en dehors de chez nous, il y a quand même des gens qui meurent parce qu’ils préfèrent cette vision. Il y a pas mal de réfugiés politiques et économiques du tiers-monde en Occident, nettement moins de réfugiés politiques et économiques occidentaux dans le tiers-monde. Vous prêtez attention aux groupes traditionnels victimes de pression et de persécution (par des régimes nationalistes ou capitalistes ou communistes, mais souvent par des trafiquants et exploitants), n’oubliez pas non plus tous les individus que l’on tue, torture, déporte, emprisonne. Si vous regardez les rapports Amnesty Intrnational ou Human Rights Watch, cela fait des centaines de milliers, sinon des millions de personnes concernées.
http://www.sciencemag.org/content/324/5932/1293.short
Plus particulièrement, il faut regarder la table 2 qui synthétise les données observées dans les populations anciennes (par l'archéologie) et contemporaines (par l'ethnographie) de chasseurs-cueilleurs.
Ces données ne sont pas surprenantes : dans une économie de subsistance, le conflit peut être une stratégie de survie du groupe plus payante que l'échange, par gains de territoires et de reproducteurs. Cette violence paléolithique est assez bien attestée. Vous trouvez aussi en français les ouvrages de Lawrence Keeley (Les guerres préhistoriques) et Jean Guilaine et Jean Zammit (Le sentier de la guerre. Visages de la violence préhistorique). Hier comme aujourd'hui, il y a des différences importantes de conflictualité et mortalité entre les groupes, qui tiennent à la géographie des populations, des territoires et des ressources. Comme dans les sociétés néolithiques et modernes. Mais si l'on rapport la mortalité à la population, l'humanité est progressivement moins brutale ou du moins ses guerres sont moins létales. Cela peut faire bizarre de dire cela après un siècle d'impérialismes et de totalitarismes... mais c'est parce que nous retenons des chiffres absolus plutôt que relatifs, également parce que nous avons un biais de sélection vers ce qui nous horrifie.
"""" Par exemple, la mortalité violente chez les chasseurs-cueilleurs actuels (nos contemporains comme dit Robert) est de 14%,""""
Pouvez vous sourcer svp ?
""""En l’occurrence, vous me donnez une bribe de vie des Inuits mais j’ignore les réalités. Pour certains Inuits qui préfèrent avoir des chiens, combien ont acquis de motoneiges dans les trois dernières décennies ? Voilà une donnée qui aiderait à savoir ce que les Inuits font vraiment. S’il y a 5% ou 85% des Inuits s’étant équipés, le portrait n’est pas trop le même. Votre vision partielle et subjective ne peut pas rendre compte de toute la réalité""""
Bah en fait iles difficile de faire un état deslieux complet sur un blog. Vous parlez des inuit (qui veut dire homme) qui sont passés au motoneige et à la société moderne, le bilan est celui-ci perte d'identité, de culture (il n'y a pas d'écriture inuit la transmission est orale) chômage ou inactivité (les inuits canadiens sont presque entièrement assistés par le gouvernement canadien)drogue alccol suicide. Voila le bilan Vous retrouvez la même chose avec les amérindiens. Je n'ai pas contrrairement à) vous une vision subjective, je ne fais que constater.
Dire que notre société est la meilleure au monde est faux, allez donc en parler au Kayapo qui luttent pour la préservation de leur habitat (indispensable pour la pérennité de leur mode de vie).
Vous vous placez du point de vue du personnage civilisé venu apporter la bonne parole au pauvre sauvage et ceci sans même vous demander si c'est leur désir fort de café pour quelqu'un qui parle de droit de l'homme et de démocratie. le premier des droits de ces gens est de choisir leur mode de vie. Leur mode de vie est pérenne pas le notre, et nous les menaçons par nos activités industrielles, comme vous dites le réchauffement climatique ne connaît pas de frontières.
Vous manquez totalement de compétences pour discuter de ces sujets et votre discours reflète étrangement ce qu'on peut lire dans la blogoqphère libérale américaine.