Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 15:39

 

 

C'est une hypothèse d'école bien entendu.

Toutefois, il peut être intéressant de regarder ce que donnerait la baisse de température, s'il n'y avait que le forçage solaire en jeu.

On utilise ici une version simplifiée du "modèle", décrit dans cet article, en calibrant l'efficacité du forçage pour obtenir 0.1°C de crête à creux, valeur communément admise pour la variation maxi au cours d'un cycle de 11 ans "normal".

Voici ci dessous le résultat de la simulation où l'on voit que la baisse de température, au final, atteindrait les 0.3°C, soit donc dans le même ordre d'idée que lors du Petit Age Glaciaire.

 

  simul non reprise les données TSI sont de PMOD.

 

On peut noter aussi que la baisse pour 2009 atteindrait désormais 0.1°C par rapport à la moyenne sur les deux premiers cycles, et, de 2002 à 2009, la régression linéaire serait de -0.22°C/décennie.

Si nous étions en activité normale, ou moyenne, 2009 serait probablement l'année la plus chaude jamais mesurée selon les données NASA-GISS (en s'arrêtant à octobre).

 

Accessoirement, cette petite simulation nous donne quelques billes pour contrer  certains esprits retors et, à vrai dire, un peu simplets, qui affirment, entre autres stupidités et après avoir renversé quelques poubelles, que "le CO2 n'influence pas le climat puisque les températures stagnent malgré l'injection continuelle de ce gaz dans l'atmosphère".

 


 

 

EDIT: dans le contexte de cet article, voir anomalie de NOAA pour novembre 2009 et pour la moyenne 2009.

les résultats provisoires indiquent que les SST de 2009 seraient les plus élevées jamais mesurées avec 0.49°C.

Ceci donne une idée de ce que serait le climat en cas d'activité normale du soleil.

Par meteor - Publié dans : forçage solaire - Voir les 5 commentaires
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Commentaires

En voiture, Simone ?

Le soleil semble un brin revigoré ces temps-ci avec un groupe de taches 1035, 1036 et 1037, portant le nombre de sunspots à 42 !

http://www.spaceweather.com/images2009/20dec09/Sello163.jpg
Commentaire n°1 posté par Frédéric Bruls le 21/12/2009 à 15h44
Il n'y a quand même pas 36 solutions pour expliquer une amplifications solaire: il y a (1) les UV et l'ozone, (2) un réchauffement préférentiel des régions équatoriales lors des maxi et (3) les rayons cosmiques et les nuages

Pour ce qui concerne (1) et (2), un article récent a montré que les deux phénomènes pourraient se conjuguer et expliquer en partie cette amplification (je n'ai plus la ref sous la main) mais il même semble pas qu'on en était au facteur 3 Quant aux rayons cosmiques, ça reste très discutable
Commentaire n°2 posté par sirius le 21/12/2009 à 15h24
Dommage que ces cycles longs ne soient pas pris en compte, surtout quand on fait des projections sur un siècle.
Commentaire n°3 posté par Chaud le 17/12/2009 à 23h21
De toute façon, les modèles sous-estiment l'influence réelle du soleil.
Enfin à mon très humble avis, éclairé par mes toujours très humbles "modèles" uniquement thermiques (qui ne prennent donc pas en compte les modifs de circu atmosphérique).
La sous-estimation serait tout de même de l'ordre de 3 à 3.5.
Ce facteur de sous-estimation est moins fort que celui d'un Scafetta, par exemple, qui calcule, si ma mémoire est bonne, un facteur de l'ordre de 7.
Pour l'instant, je n'ai pas vu de résultat de modèle capable d'expliquer pourquoi il y aurait 0.1°C de crête à creux lors du fonctionnement "normal" du soleil.
Apparemment cela intéresse peu de monde....
Réponse de meteor le 18/12/2009 à 09h07
Bonjour Météor
Je ne comprends pas ta définition de la normalité en ce qui concerne le soleil.
Tu écris: "Si nous étions en activité normale, ou moyenne..." et un peu plus loin "en cas d'activité normale du soleil".
De ce que j'ai compris des cycles du soleil, le soleil ne présente pas en ce moment d'activité anormale. Le cycle actuel ressemble énormément aux cycles du début du XXème siècle.
Et même si nous entrions maintenant dans une période analogue au minimum de Maunder ou de Dalton il n'y aurait là rien d'anormal. Il me semble normal de prendre en compte la variabilité du soleil dans les scénarios futurs.
Nous savons par la mesure des tâches ou indirectement par le carbone 14 ou le béryllium que des cycles longs modulent le cycle court de onze ans. J'espère que ces cycles sont bien pris en compte dans les différents modèles.
Commentaire n°4 posté par Chaud le 17/12/2009 à 22h38
Oui je me suis mal exprimé.
Pour moi un état "normal", c'est un état moyen de ce que l'on connait actuellement du soleil.
à savoir une durée de cycle de 11 ans et quelques, et des valeurs moyennes d'activité minimale et maximale.
D'un autre côté le soleil a actuellement une activité anormale depuis que l'on mesure de façon assez précise, le vent solaire, son magnétisme, etc.
c'est à dire depuis environ 50 ans.
Les cycles longs ne sont pas pris en compte dans les modèles, à ma connaissance.
Réponse de meteor le 17/12/2009 à 23h08
Justement, pour l'instant, le soleil semble redémarrer quelque peu. La tache 1035 est assez impressionnante, avec de belles éruptions de classe C. Ce n'est pas mal tout de même. Ceci dit, il est encore un peu tôt pour s'emballer, mais si le soleil devait quitter sa léthargie actuelle, nul doute que le climat des prochaines années risque encore de faire parler de lui, non plus en termes politiques cette fois, mais bel et bien en termes physiques. Et cela, ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle...

Source : http://www.spaceweather.com/
Commentaire n°5 posté par Frédéric Bruls le 16/12/2009 à 12h48
oui c'est vrai que le groupe de tâches n'est pas vilain:



bon ça redémarre très doucement...
Réponse de meteor le 16/12/2009 à 13h16

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