Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 16:42

 

 

Je me fais accrocher assez régulièrement suite à mes propos, réguliers également, sur la stagnation récente des températures.

Encore une fois, c'est un fait, je n'y peux rien, la température globale ne monte plus depuis début 2001.

Je pense qu'on fait la confusion entre la stagnation des températures, qui est factuelle, et une supposée stagnation du réchauffement climatique, "de fond".

Et j'ose espérer, accessoirement, qu'on ne me prête pas l'envie d'une remise en cause de certains principes de base, alors que j'en serais, de toute façon, bien incapable.

 

 

 

Mais revenons à cette stagnation de la température.

 

Tout d'abord les faits.

 

Voici les évolutions d'anomalie de température globale suivant NASA-GISS et Hadley de janvier 2001 à juillet 2011:

 

NASA 2001-2011  

 

Hadley 2001-2011

 

 

 

Comme on peut le constater, les tendances sont faibles et de signe opposé (vraisemblablement à la suite des différences, bien connues, entre les deux bases)

En conséquence, la tendance résultante de ces deux bases, est bien nulle (+- quelque chose évidemment).

 

Mais est-ce que, pour autant, cela veut dire quelque chose de fondamental pour le réchauffement climatique?


Et bien ce n'est pas sûr du tout.

 

 

 

 

Reconstruction de la température entre janvier 2001 et juillet 2011.

 

 

 

La variabilité climatique interne prise en compte, sur un laps de temps aussi faible, est l'ENSO.

 

 

Voici donc ce que donne l'évolution de la température globale suivant l'ENSO.

 

recons ENSO

 

 

 

La pente est assez nettement négative et la température en fin de période est inférieure à la température initiale de 0.06°C.

 

 

 

activité solaire

 

 

Pour le solaire, je ne reviens pas sur la méthode utilisée habituellement ici, et voici donc, directement, ce que donne la température globale selon ce forçage.

 

 

recons solaire

 

 

 

 

La tendance est très nettement négative et on peut s'apercevoir, par ailleurs, de la difficulté qu'à ce système climatique (tel que modélisé ici) à se sortir du minimum profond de 2008.

 

Concernant le forçage long terme, je ne me suis pas trop posé de questions, puisque j'ai considéré la valeur de 0.17°C/décennie (valeur médiane donnée par les modèles actuels) ou tendance linéaire sur les 30/40 dernières années.

 

Je ne représente pas le graphique puisque c'est une simple droite qui monte.

 

 

Voyons maintenant l'anomalie résultant de ces trois sources en supposant qu'elles sont indépendantes.

 

 

recons finale

 

 

Le résultat me satisfait plutôt puisqu'on obtient une stagnation de la température identique, donc, à la situation observée.

 

Ceci dit, comme on peut le constater, le modèle ne reproduit pas très bien la variabilité mensuelle observée.

Une des causes en est le fait que les températures modélisées des terres sont déduites, par proportionnalité, de celles des océans.


On sait bien qu'à court terme, c'est faux.

 

 

Pour les tendances plus long terme, par contre, ces variabilités terrestre et océanique, disjointes sur le court terme, sont intimement liées.

 

De plus, d'autres modes de variabilité seraient à prendre en compte, mais la variabilité dominante connue du système est, sans conteste, l'ENSO.

 

 

conclusion

 

 

Il faut retenir que les deux modes de variabilité dominants du système climatique terrestre (ENSO et activité solaire) sont suffisants, suivant les hypothèses envisagées, pour engendrer une stagnation de la température globale de janvier 2001 à juillet 2011, malgré un réchauffement de fond (considéré ici d'origine anthropique) de 0.17°C/décennie.

Par meteor - Publié dans : variabilité climatique - Voir les 20 commentaires
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Commentaires

Skept, ne te fixe pas sur cette valeur précise de la tendance, car pas facilité j'ai juste repris celle donnée par Météor (l'IC à 95% est quand même large pour les modèles, c'est une approximation qui ne change pas le raisonnement, l'important c'est qu'on est quasi certain qu'on a bien un réchauffement de fond depuis 75 à nos jours) et c'est aussi la valeur tirée des obs GISS que j'avais en tête, qui dans ce cas n'est probablement pas une valeur purement anthropique.
J'ai déjà signalé plusieurs fois que la tendance du RCA était probablement inférieure à celle visible dans les données depuis 75 (sans traiter le bruit), en montrant d'ailleurs des lissages sur 60/65 ans qui diminuent effectivement la pente sur cette période, mais tout en étant très loin de la rendre nulle, malgré la prise en compte automatique par le lissage de toutes les oscillations connues (
Commentaire n°1 posté par ChristianP le 23/09/2011 à 09h07
Je pense que c'est une histoire de vocabulaire.
"heat" est ici la chaleur (température) de l'océan
Avec La Nina, l'océan au large de l'Am du Sud est moins "chaud" (moins de chaleur).
Ca ne dit rien sur le flux de chaleur et il est logique de penser comme dit Meteor que La Nina fait perdre de la chaleur (température) à l'atmosphère, car ça accélère le flux de chaleur atmosphère->océan. El Nino c'est le contraire.
Commentaire n°2 posté par Cotissois le 21/09/2011 à 00h18
valijor : C’est intéressant, mais cela me dépasse (j’avais essayé de comprendre les propriétés de l’eau de mer à partir d’une présentation de Crépin-Montégut, je n’en avais tiré qu’une solide migraine ; mais il y avait toute les formules sur la capacité et la dilation thermiques, etc.). Donc en gros, si l’océan se réchauffe en profondeur, cela refroidit l’atmopshère sans faire monter le niveau des mers ? Et cela peut se réaliser à l’échelle décennale, pas à l’échelle millénaire de la thermohaline ? Ce serait une bonne nouvelle, je trouve.

Le point que je ne comprends pas bien : si l’on parle ENSO (pas thermohaline), on parle plutôt de variation assez superficielle, sur les premières centaines de mètres, non ?

Plus généralement, je ne pige pas bien le lien ENSO contenu de chaleur. par exemple Meteor me dit plus bas (dans sa réponse "en dessous de la surface") que Nina refroidit l'atmosphère mais réchauffe l'océan (ou conserve sa chaleur) alors que Nino fait le contraire (il réchauffe l'atmopshère et dissipe de la chaleur océanique). Mais sur le lien ci-après, on semble expliquer le contraire. "Cazenave 2009 suggests that the drop in upper ocean heat in mid-2007 could be related to the particularly strong recent La Niña cold phase." Donc cette fois, les phases Nina refroidirait et l'atmosphère, et l'océan supérieur... C'est assez imbittable, quelqu'un peut m'expliquer en termes simples?
http://www.skepticalscience.com/What-causes-short-term-changes-in-ocean-heat.html
Commentaire n°3 posté par skept le 19/09/2011 à 13h08

Pour Cazenave je ne comprends pas bien pourquoi elle dit çà et à mon humble avis elle fait une erreur.

Dans son étude il n'y a pas de baisse signicative du niveau stérique mesuré par les ARGO, en 2007, mais baisse du niveau stérique faite par différence entre altimétrie et massique et c'est là q'elle fait une erreur d'interprétation.

Il y a bien baisse du niveau total due à la Niña mais ce n'est pas du à un problème thermique, enfin de mon point de vue.

Concernant le niveau de la mer stérique il faut se rappeler qu'il représente actuellement moins du 1/3 de l'élévation du niveau global.

Je ne pense pas que Valikor ait fait le calcul mais en gros, 0.5W/m2 de flux de chauffage comme trouvent Von Schuckmann et le Traon 2011 c'est 0.5mm/an.

Sur 3.2mm/an c'est presque l'erreur.

Donc inutile de vouloir retrouver la chaleur par le niveau global surtout sur des échelles de temps courtes.

Ce qui compte bien d'avantage, si on parle des risques, c'est l'augmentation massique du niveau suite à la fonte des inlandsis.

Réponse de meteor le 19/09/2011 à 14h15
la densité de l'eau n'évolue pas de façon linéaire avec la température....la densité max de l'eau pure liquide est vers 4°C). Donc j'imagine facilement qu'avec la pression et de basses températures (entre 0 et 5°), l'eau salée (et les différences de salinité peuvent aussi avoir un impact) les couches profondes peuvent très bien monter en température sans qu'il y ait une variation appréciable en volume...
Commentaire n°4 posté par valikor le 19/09/2011 à 12h01
Certes mais avec cette hypothèse, on retrouve le problème du niveau des océans. La dilatation thermique semble faible après 2003 (Cazenave 2010), la plus grande part venant de l'accélération de fonte des inlandsis (Rignot 2011). Si le déséquilibre radiatif servait en bonne part à réchauffer les océans, on devrait avoir une hausse stérique conséquente. Par ailleurs, même en prenant Lyman 2010 et Von Schuckmann 2011 (plutot que Levitus), Hanse 2011 n'arrivait pas à boucler son budget sans faire l'hypothèse que les aérosols sont sous-évalués.
Commentaire n°5 posté par skept le 19/09/2011 à 11h37
il semblerait qu'il y ait un nouveau papier intéressant, voir la news :
http://www.sciencedaily.com/releases/2011/09/110918144941.htm

Apparemment, si j'ai bien tout capté, lors des épisodes La Nina, il y aurait bien plus d'échanges avec les couches profondes de l'océan et stockage bien plus important de chaleur qui aboutirait à la fameuse stagnation des temp sur une décennie...
Commentaire n°6 posté par valikor le 19/09/2011 à 09h57

intéressant.

celà confirme (certes par modèle) les échanges entre couches lors de l'ENSO.

ENSO qui apparaît de plus en plus comme L'Oscillation majeure du système terrestre.

Réponse de meteor le 19/09/2011 à 11h00
Christian : "tu admets la tendance actuelle à la hausse de 0.17°/déc. Tu ne peux pas dire ici chez Météor, que la tendance de fond ACTUELLE (depuis le dernier changement significatif de tendance vers 1975) est bien au réchauffement à +0.17°/déc (...)"

Décidément, j'ai des problèmes avec ce chiffre. Tel que tu le décris Christian, c'est une observation empirique sur la phase récente de réchauffement significatif, qui débute en 1976, plutôt que la valeur médiane de sensibilité transitoire au CO2. Mais si c'est le cas, je vois plein de raison de penser que la pente des T 1980 et 1990 ne reflète pas que le forçage GES, plutôt le forçage GES est diverses variations décennales dont on voit avec la pente nulle 2000 qu'elles ne sont pas négligeables. Toi de ton côté, comment extrais-tu ce chiffre de 0,17K/dec?
Commentaire n°7 posté par skept le 17/09/2011 à 21h03
Et bien voilà deux bons articles de Météor qui abordent correctement la stabilité des T globales au pas annuel depuis 2001, avec la prise en compte de bruits connus.

Si tu ne l'as pas déjà vu, il y a un papier récent de Santer and co, très intéressant sur le signal et le bruit, qui peut t'intéresser :
http://muenchow.cms.udel.edu/classes/MAST811/Santer2011.pdf

Que représente 0.44°/déc à Toulouse par rapport à l'écart-type de Tm annuelle à Toulouse (combien d'ET) ?
La France s'est aussi plus réchauffée en valeur absolue que le niveau global, mais par rapport à la variabilité du lieu, pour la France, la Tm s'est réchauffée d'un moins grand nombre d'ET que la Tm globale. Malgré une valeur absolue plus importante, l'écart à la normale est moins "anormal" pour la variabilité de la Tm de la France que pour celle du globe.
Je regrette d'ailleurs toujours que les organismes ne publient pas systématiquement des cartes du nb d'ET (mensuelles et annuelles), qui montreraient les zones qui sortent le plus de leur distribution "normale". Même si bien entendu, c'est plus la T absolue qu'on va sentir, ce serait quand même intéressant de voir si et où le climat se "dérègle" le plus pour le lieu.

Williams, par rapport à ta réponse plus bas à Météor, il faudra donc corriger la conclusion dans ton site, vu que tu admets la tendance actuelle à la hausse de 0.17°/déc. Tu ne peux pas dire ici chez Météor, que la tendance de fond ACTUELLE (depuis le dernier changement significatif de tendance vers 1975) est bien au réchauffement à +0.17°/déc et affirmer dans ton propre site, que le réchauffement est terminé depuis 98 ! (Tu n'as vraiment pas l'air de comprendre que la tendance actuelle englobe aussi les T annuelles depuis 98 et depuis 2001)

La copie de la conclusion de Williams :
""Donc entre l'indice de la PDO qui baisse pour une durée 20-30 ans, de l'AMO qui n'augmente plus depuis 2005 et devrait baisser lentement pendant 20-30 ans puis l'activité solaire qui diminue et qui est en train d'atteindre une activité aussi basse que le minimum de Dalton pour être au plus bas vers 2020-2030, ces 3 phénomènes naturels devraient faire que la température de la Terre baisse au fur et à mesure. Mais avec l'homme qui doit tout de même influencer le climat, depuis environs 1998 donc depuis 13 ans, les températures sont plutôt devenues stables comme cela a même été dit aux infos sur FR2 le 10/11/2009. Et donc nous ne sommes plus en période de réchauffement contrairement à ce que l'on nous dit tout le temps même si cette dernière décennie est la plus chaude. Se qui est logique vu l'évolution du climat. Car si après un réchauffement il y a une stabilité des températures alors celles ci seront plus chaude que lors de la période du réchauffement. C'est ce que la ChaineMétéo avait aussi mise dans leur site (mais ils ont enlevé la page) en disant"Dans un contexte mondial où la communauté scientifique semble plus partagée concernant le changement climatique, de nouvelles pistes sont envisagées à propos de l'évolution du climat vers un arrêt du réchauffement global" de même que Easterbroock Projection et Pensée Unique avec beaucoup de preuves ainsi que la NASA (page 23). etc...""

On la trouve ici, http://la.climatologie.free.fr/rechauffement/rechauffement8.htm#5
Un peu plus haut dans sa page, avec son traitement des erreurs et des prévis du GIEC, ainsi que de grosses erreurs en analyse statistique, montreront à ceux qui ne connaissent pas encore les pratiques non scientifiques de Williams, l'absence chez lui d'un minimum de démarche rationnelle (Avec Williams, on va même jusqu'à apprendre que FR2 est une publication scientifique de référence, qui fait foi ! T'es sérieux là, ou c'est un gag ?! )

Williams, je vois que tu nous ressors "ta" théorie de violation de loi pour la faiblesse du cycle actuel. Tu n'as toujours pas compris qu'annoncer un cycle faiblard, ça ne prouve pas que tu l'as prévu de façon rationnelle et que ça valide la théorie (Un joueur de loto qui a trouvé tous les bons numéros, ce qui est autrement plus difficile que de trouver par hasard ou avec une mauvaise méthodologie, un cycle faiblard et même les 2 suivants, ne va jamais nous dire qu'il les a prévu scientifiquement sans avoir effectué des calculs sérieux et valides ou sans démontrer physiquement une théorie). Même Paul le poulpe a fait bien mieux que toi en prévis à cause du hasard, donc évite de prendre encore la grosse tête avec tes pseudo-prévis sans aucune méthode scientifique (En faisant des recherches sur le soleil, j'étais tombé par hasard sur un de tes vieux messages dans TDF, où tu osais te comparer à D. Hathaway en te trouvant meilleur parce qu'il s'est planté, (non par hasard lui) ! ), en effectuant des rapprochements avec des méthodes dignes des astrologues, qui comme toi, refusent les études et ne réalisent surtout pas les analyses statistiques de leurs propres résultats, car bien entendu malheureusement pour eux, elles démontrent systématiquement que l'astrologie ne fonctionne pas).
Tant que tu refuseras de tenir compte des bases élémentaires d'une démarche rationnelle, tu ne sauras pas faire la part entre les possibilités du hasard et de vraies prévis basées sur une démarche scientifique.

Il faudrait aussi que tu prouves que les quelques physiciens qui ont aussi bien prévu le niveau faible de ce cycle en utilisant des méthodes physiques, ont des théories invalides et que seule la tienne est la bonne.

Donc en attendant, ta méthodologie est pour le moment pifomètrique (calculer la position des planètes et le barycentre, faire des rapprochements sans calculs sérieux, des superpositions de courbes sans calculs de significativité, ça ne prouve leur influence prépondérante sur le soleil et le climat.)
Commentaire n°8 posté par ChristianP le 17/09/2011 à 19h42
Il faudrait faire la même chose SI ON AVAIT BESOIN de calculer toutes les attributions.
L'énergie constante c'est hors sujet quand on considère le bilan de la T2m. Je n'ai vraiment pas envie de glisser sur les bilans d'énergie. Là on est dans le traitement de signal.
Commentaire n°9 posté par Cotissois le 13/09/2011 à 21h49
Cotissois : justement, je ne comprends pas bien ces... histoires d'O. Une oscillation est décrite par des variations de températures ou de pression. Donc le "signal", dans le cadre de ces post de Meteor, c'est la variation de température de surface que l'on peut attribuer à l'oscillation. Quand Meteor dit que 0,06K de baisse sont attribuable à ENSO, je suppose qu'il calcule cela par fréquence des Nina/Nino dans la décennie 2000 par rapport à la moyenne (supposée nulle) du signal à long terme. Ensuite, comme on parle de T globales, je suppose qu'il faudrait faire de même avec toutes les autres oscillations (voir s'il y a des changement de phase dans la PDO, l'AMO, la NAO... et d'autres O si elles sont pertinentes, voir si ces phases sont plutôt associées à des hausses ou des baisses de T en surface puisque seule la surface nous intéresse dans le calcul de Meteor).

A côté de cela, il y a l'histoire de l'énergie constante (dans le système) quel que soit l'état des différentes oscillations. Ce n'est pas clair dans mon esprit.

PS : quant au réchauffement de fond de 0,17 K/dec, il est calculé sur quelle période... en retranchant quels signaux?
Commentaire n°10 posté par skept le 13/09/2011 à 21h08

Je n'ai pas considéré dans cet article les oscillations de  grande période comme l'AMO et la PDO puisqu'on est sur 11 ans.

De plus, AMO comme PDO concernent des variations de température des eaux de surface suite à des répartitions différentes.

Par exemple l'index AMO mesure la température de l'Atlantique nord qui s'élève en phase positive alors que l'Atlantique sud se refroidit.(augmentation du transfert entre les deux hémisphères)

Il y a compensation et l'influence globale est faible.

Concernant l'ENSO c'est différent puisqu'il y a une bascule qui fait intervenir des couches de profondeurs différentes.

Si on imagine que l'eau froide de surface est submergée par de l'eau chaude en provenance du Pacifique ouest, on remplace carrément une certaine surface froide par une surface chaude.

La froide est en dessous et n'intervient plus dans le bilan de température de surface.

La couche chaude a tout loisir de transmettre une partie de son énergie à l'atmosphère et donc au globe, et à l'espace ou elle se perd bien sûr.

Concernant les oscillations en général, il est important de se rendre compte qu'elles aussi se développent d'autant mieux que la sensibilité est forte.

Principalement parce que toute élévation de température par rapport à une température d'équilibre se traduit par une perte d'énergie qu'il faut bien compenser.

S'il y a un forçage, c'est nettement mieux.

Pour les 0.17K/décennie je n'ai rien calculé, j'ai considéré la valeur courante donnée par les modèles.

Mais on pourrait aussi considérer, bien que je n'y crois guère, que ce soit une montée naturelle.

Disons que l'ENSO + le solaire + 0.17K/décennie = 0 K/décennie.

Enfin c'est horriblement simplifié bien sûr.

Réponse de meteor le 13/09/2011 à 23h31
Quand vous parlez du "signal d'ENSO" il faut juste être clair sur votre propos : est-ce qu'on parle de l'indice qui mesure le mécanisme, ou la signature d'ENSO sur la T2m globale. Si vous vous comprenez tant mieux, mais rien n'est évident pour tout le monde...
Il est sûr qu'il ne faut pas enlever la signature d'ENSO pour étudier le RC, tant qu'on n'a pas la certitude que c'est une perturbation de moyenne proche de zéro.
Commentaire n°11 posté par Cotissois le 13/09/2011 à 19h45
Sur l'oscillation de moyenne nulle : oui, c'est ce que l'on pense habituellement. Pour reprendre les mots de tamino : "Oscillations don’t create trends. Temperature increase is energy which, as we all know, doesn’t appear from nothing."

Admettons. Quand on dit que ENSO fait ceci ou cela sur les T surface, cela ne veut pas dire (je suppose) qu'ENSO produit ou dissipe de l'énergie, juste qu'il la redistribue différemment dans le système. Donc par exemple pendant une phase froide (Nina) en surface et troposphère, où est-ce que cela se réchauffe?
Commentaire n°12 posté par skept le 13/09/2011 à 11h58

en dessous de la surface...

Réponse de meteor le 13/09/2011 à 15h58
"cela n'a aucun sens de statuer sur le RC en enlevant les signaux ENSO, AMO et autres"

Enlever une oscillation rapide ne veut pas dire enlever ENSO !
Quand on étudie l'évolution d'une composante lente, ça ne veut pas dire que les mécanismes rapides ne jouent pas. Mais si on arrive à montrer que même sans avoir les mécanismes rapides d'ENSO on aboutit à la même composante lente, c'est donc qu'ENSO se comporte comme une oscillation de moyenne nulle.
Commentaire n°13 posté par Cotissois le 12/09/2011 à 21h43
Salut,

Un truc qui me turlupine : ENSO est-il indépendant de la tendance linéaire de fond? En lisant ton post, je pensais à ceux où Tamino explique régulièrement que cela n'a aucun sens de statuer sur le RC en enlevant les signaux ENSO, AMO et autres, car ces signaux sont les manifestations du RC.

Par exemple, Tamino écrivait en réponse à Tisdale : “Bob Tisdale (and others) simply can’t wrap their brains around the fact that global warming is the cause, not the effect, of much of the changes in N.Atl SST anomaly. Therefore global warming is the cause, not the effect, of much of the variation in the AMO.” Et il raisonne pareillement pour ENSO.

Si les oscillations sont les traductions du RC (ce que semble dire Tamino), alors observer une tendance décennale à la baisse d'une oscillation (en l'occurrence de la principale, ENSO) ne fait que reposer le même problème.
Commentaire n°14 posté par skept le 10/09/2011 à 19h57

Pour le moment, il n'y a rien de tranché concernant l'influence du RC sur l'ENSO.

On pensait il y a encore quelques années que le réchauffement entraînerait des SST typiques de Nino, mais récemment j'ai lu que celà ferait plus de Nina.

Alors...

Non je pense que ce qu'a voulu dire Tamino est que le signal du RC est présent dans les signaux des oscillations, surtout l'AMO et la PDO.

En effet si le RC est global, il est normal que les températures de l'Atlantique nord augmentent (pour l'AMO) du fait du RC aussi en plus de l'oscillation pure.

 

 

signal AMO mesuré = signal RC + ((oscillation pure) +( influence RC sur AMO))

 

 

En conséquence il faudrait "détrender" le signal AMO du signal global, ce qui n'est pas forcément évident.

Pour l'ENSO, le signal global est faible par rapport à l'amplitude des anomalies thermiques.

C'est donc moins vrai, mais, cependant, il est là, ce qui veut dire que si on l'introduit dans un modèle comme je le fais, théoriquement, on introduit aussi non seulement le RC, mais également l'AMO, la PDO, etc.

C'est bien pourquoi il faut être très prudent lorsqu'on s'amuse avec toutes ces petites oscillations (surtout si on publie ce qui n'est pas mon cas) et c'est pourquoi aussi on a un besoin urgent de modèles qui gèrent tout çà au mieux.

 

Réponse de meteor le 10/09/2011 à 20h48
Pour info voir http://www.insu.cnrs.fr/a3879,petites-mais-frequentes-eruptions-volcaniques-contribuent-refroidir-climat.html
A+
Commentaire n°15 posté par gonella le 06/09/2011 à 09h29

oui merci, je connaissais et j'aurais pu en tenir compte.

néanmoins, je n'obtiens pas les mêmes résultats.

si le forçage passe de 0 à -0.1W/m2 de 2000 à 2010 celà ne fait pas -0.07°C mais -0.02°C.

même si le forçage est de -0.1W/m2 sur toute la période cela fait -0.035°C environ.

ceci dit, ce serait à ajouter en effet.

Réponse de meteor le 06/09/2011 à 10h28
Intéressante étude qualitative, mais quantitativement comment tu peux être précis ? Tu as quelles sources pour annoncer la hausse de température associée à chaque forçage ?
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Interessante question; on croit revenir 15 ans en arrière
Commentaire n°16 posté par the fritz le 05/09/2011 à 21h28
Salut meteor,
Intéressante étude qualitative, mais quantitativement comment tu peux être précis ? Tu as quelles sources pour annoncer la hausse de température associée à chaque forçage ?
Le fait qu'il n'y ait pas le volcanisme dans ta répartition est un peu embêtant non ?
Commentaire n°17 posté par Cotissois le 05/09/2011 à 19h25

J'ai mes propres sources (sinon je pourrais toujours attendre...) en ce sens que j'utilise un petit modèle qui comprend un océan multicouches où j'applique la loi fondamentale du bilan radiatif TOA et où je rentre, pour ce cas précis, la sensibilité médiane.

 

 

Reste qu'il faut connaître les forçages et pour le solaire je détermine le forçage en utilisant les observations de l'effet du cycle de 11 ans.(0.1°C de maxi à mini)

 

Sinon bien sûr j'utilise comme base la TSI du PMOD.

 

 

Pour l'ENSO j'ai fait il ya quelques années maintenant une corrélation entre température globale (surtout les SST d'ailleurs) qui m'a donné un coefficient de corré que j'utilise ici, avec un lag de 3 mois.

 

 

Voilà c'est pas trop compliqué et les simulations que j'ai pu faire avec ce modèle reproduisent pas trop mal, par exemple la réponse transitoire, ce que font les vrais modèles, eux aussi de toute façon, paramétrés.

Je ne  pense donc pas donner des ordres de grandeur trop farfelus, en toute modestie, évidemment.

 

 

Pour les volcans, sur la période considérée, 2001-2011, je ne connais pas d'éruption très significative, répertoriée.

 

 

Sinon tout est dans le blog mais moi-même je commence à m'y perdre...

Réponse de meteor le 05/09/2011 à 20h03
Météor,
d’où sort ce 0,17°C par décennie de réchauffement d’origine soit disant anthropique ; ENSO ne peut que faire des variations de courtes durées puisqu’il restitue la chaleur emmagasinée pendant quelques années ; alors puisqu’on a eu 0,7°C d’augmentation en un siècle , que le soleil peut-être responsable de 0,13°C par décennie, ne peut-il pas expliquer une grande partie des 0,7°C d’augmentation du dernier siècle ?
Commentaire n°18 posté par the fritz le 05/09/2011 à 13h19

dans la période considérée il y a stagnation de le température ==> 0°C/décennie

si l'ENSO et le solaire sont responsables de -0.17°C/décennie (bon on va pas chicaner sur les 1/100èmes) c'est qu'il y a +0.17°C/décennie provoqué par un facteur x.

ce facteur x peut être, par exemple, un réchauffement de fond, qui dure depuis 30/40 ans et qui peut être d'origine anthropique.

disons que je voulais montrer qu'il n'y avait pas d'incompatibilité entre les deux.

Mais à partir de l'article on ne peut pas dire que c'est un réchauffement de fond et qu'il est d'origine anthropique.

Celà pourrait être aussi la phase montante d'une oscillation interne naturelle, bien que j'en doute

Réponse de meteor le 05/09/2011 à 15h05
Salut Meteor,

Donc si il faut retenir que les deux modes de variabilité dominants du système climatique terrestre (ENSO et activité solaire) sont suffisants, suivant les hypothèses envisagées et comme je le supposais depuis plusieurs années, pour engendrer une stagnation de la température globale de janvier 2001 à juillet 2011, malgré un réchauffement de fond (considéré ici d'origine anthropique) de 0.17°C/décennie, ceci voudrait dire que la température va rester stable au 10 ans du fait que :

- le maximum de cycle solaire N°24 va être très faible (plus de 2 fois plus faible que le maximum précédent en 2000) et que ce cycle solaire devrait en plus être suivit pas un cycle solaire encore plus faible comme la loi GO va être violée ;

- La Nina devrait toujours être plus courante qu'El Nino... suivant l’oscillation PDO ;

- Du fait que l'AMO que tu n'as pas tenu compte ici devrait commencer à baisser d'ici quelque années.

Williams
Commentaire n°19 posté par Williams le 04/09/2011 à 22h10

Oui je n'ai pas fait de projections à plus long terme, mais si l'activité solaire reste minimale et ne baisse plus on devrait voir remonter la température mais pas "à fond" si je puis dire puisqu'on risque en effet d'avoir plus de Niña.

Pour le plus long terme il faudrait faire intervenir l'AMO et la PDO.

Et donc il ne faut pas s'attendre, à mon avis, à des tendances décennales très élevées.

Bon je ferai un prochain article qui tiendra compte d'une sensibilité variable et si tel était le cas, mais ce n'est qu'une pure hypothèse, çà pourrait changer des choses.

Réponse de meteor le 04/09/2011 à 23h06
De plus, d'autres modes de variabilité seraient à prendre en compte, mais la variabilité dominante connue du système est, sans conteste, l'ENSO.

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C'est pas ce que montre les deux graphiques puisque le soleil dépasse 0,1°C et que ENSO fait juste le complément à 0,17°C
Commentaire n°20 posté par the fritz le 04/09/2011 à 22h07

je voulais dire variabilité interne du système.

le soleil est considéré comme extérieur.

Réponse de meteor le 04/09/2011 à 22h58

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