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Nous allons examiner, de façon simple, les répercussions que peuvent avoir certaines variations climatiques, plus ou moins périodiques, ou oscillations, sur la température globale.
Nous nous limiterons aux oscillations de grande échelle , à savoir :
l’AMO (Atlantic Multidecadal Oscillation).
La PDO (Pacific Decadal Oscillation)
L’ENSO (El Niño South Oscillation)
La variation d’activité solaire, que nous nommerons ici TSIV (Total Solar Irradiance Variation)
Une des difficultés, et non des moindres, pour apprécier leur influence, est de les débarrasser du signal global.
Nous ne nous attacherons pas à l’exposé des différentes techniques de « détrending « de ces oscillations.
Néanmoins, l’une d’entre elles, fort simple, consiste à retrancher du signal la tendance linéaire sur une certaine période.
Le problème d’une telle méthode est qu’elle peut biaiser la valeur de l’amplitude de l’oscillation du fait que la variation de fond, sur la période envisagée, n’est pas linéaire.
On lira en particulier le paragraphe 2 de Trenberth and Shea 2006 pour l’AMO (Atlantic Multidecadal Oscillation).
la première méthode consiste donc à faire le fit linéaire sur la période complète :
ce qui aboutit à un signal détrendé tel que présenté dans Knight et al 2005
c’est le signal qui sera adopté ici, faute de données concernant le signal proposé par Trenberth and Shea 2006 à la fig 3, qui tient compte du signal global de façon plus fine que pour Knight05.
on voit que la partie chaude de l’oscillation est de très faible amplitude, dans la période récente, tandis que l’amplitude, définie ici comme la différence de pic à creux, est de l’ordre de 0.3°C, pour 0.4°C, si on considère l’indice traditionnel.
influences des différentes oscillations sur la température globale
Pour l’AMO, nous utiliserons Knight et al 2005 :
« The regression of simulated global and Northern Hemisphere mean decadal temperatures with the THC are 0.05 ± 0.02 and 0.09 ± 0.02°C /Sv respectively, implying potential peak-to-peak variability of 0.1 and 0.2°C.”
la référence à la THC (ThermoHaline Circulation) provenant de l’implication probable de cette dernière dans le mécanisme de l’AMO.
L’amplitude prise en compte sera donc de 0.1°C, et la base de données sera http://www.esrl.noaa.gov/psd/data/correlation/amon.us.long.data
Pour la PDO, nous utliserons, pour l’influence, Chen et al 2008 :
« As shown in Fig. 1, because the PDV signals in highand low latitudes are out of phase and thus offset each other, the global mean temperature change (Fig. 1, top) associated with the PDV phenomenon is in the range of +0.02 K”
Il s’agit de l’influence de la PDO sans l’ENSO.
La base de données de la PDO sera http://jisao.washington.edu/pdo/PDO.latest
Pour l’ENSO, c’est l’indice ENSO (Niño 34) qui sera utilisé, et l’influence sur la température globale prise en compte sera de 0.07°C/unité d’indice ENSO
Pour la TSIV, l’influence sera de 0.1°C/unité de TSIV (W/m2)
indice composite
Nous faisons l’hypothèse que toutes les influences s’ajoutent de façon arithmétique.
En conséquence nous pouvons construire un indice composite des influences des 4 oscillations retenues.
Voici ci-dessous la reconstruction du composite et l'anomalie brute NOAA de 1900 à 2009.
le signal composite ne rend pas compte du signal observé.
On observe que le fit linéaire est négatif.
Il est intéressant de regarder, dans ce contexte, ce que donne l’anomalie globale dont on a extrait le composite pour cette période :
On obtient un signal plus régulier, qui comprend cependant encore les volcans.
On notera que la tendance linéaire est très proche de 0.17°C/décennie, ce qui implique que les oscillations, suivant les hypothèses retenues, amoindriraient très légèrement la tendance linéaire de ces 30 dernières années (0.156°C/décennie).
idem pour la période 1900-2009.
On constatera que l’évolution des températures est là aussi plus uniforme, mais présente encore des "oscillations" résiduelles de plus faible amplitude dues à un résiduel lui-même non uniforme (forçages anthropique et volcanique, autres oscillations plus mineures…)
Il subsiste des pics comme vers 1945 ou 1962.
exemple de prévision de l’évolution future
si on modélise de façon très simple les oscillations sous forme de fonctions sinusoïdales dont on paramétrise les phases, on obtient l’évolution suivante pour la période 1972-2032.
Dans cette simulation, l’activité solaire est considérée comme « normale ».
conclusion
Nous avons donc reconstruit un signal composite de l’influence de 4 oscillations naturelles sur la température globale.
Il apparaît, qu’avec les hypothèses retenues, les oscillations n’ont que peu d’influence sur le signal long terme, anthropique en particulier, ainsi que sur l' évaluation de ce dernier à partir de fits linéaires sur 30 ans.
De plus, pour la période récente, la fameuse stagnation des températures est expliquée.Enfin, si l'activité solaire se normalise, on devrait assister à une hausse significative des températures dans les 6 prochaines années.
http://protons.20six.fr/
Mais il ne faut pas arrêter le blog pour autant. Il faut laisser le temps aux esprits de se former. Ce n'est pas donné à tout le monde de tout comprendre et suivre ces raisonnements.
Pour s'y atteler, il ne faut pas avoir peur d'attraper des sueurs.
Il faut beaucoup de courage, vous en avez à revendre, alors continuez à le distribuer... de toute façon je pense que vous n'abandonnerez pas bien longtemps.
Faites une pause pendant les vacances et revenez en pleine forme pour la rentrée de septembre en ayant planché sur le sujet pour nous donner vos explications.
En se penchant sur la courbe de Treize Vents, il serait intéressant d'approfondire la période 1999 - 2000 qui à mon avis est la plus parlante tellement le pic est élevé et l'année suivante le creux si rapide.
J'ai sur un blog fait une page sur l'épisode de juillet 2000 où les températures ont chuté brutalement... et les courbes d'hélium étaient là pour nous renseigner, j'ai indiqué les relevés pour l'hélium4 mais cette année j'ai lu un papier (je ne sais plus où) qui évoquait une brutale émission d'hélium3 cette même année. Ce qui n'est pas commum et à mon sens pourrait expliquer cette baisse brutale dans le réchauffement après le pic de 1999. (je n'ai pas encore eu le temps de rechercher ces courbes, vous saurez peut-être mieux les trouver que moi.
Bonnes vacances, profitez-en pour faire un break.
En tous cas je ne vois pas comment en une seule année l'activité humaine peut avoir provoqué le pic de 1999 et le creux de 2000...
sur le forum infoclimat vous avez laissé le lien vers cette page.
Les graphiques de TreizeVents donnent des comparaisons intéressantes. J'y ai laissé mes remarques. Je trouve que les pics et creux se suivent entre réchauffement et ENSO, surtout pour 1999 et 2000 c'est flagrant. http://forums.infoclimat.fr/index.php?showtopic=40167&st=340
Mais j'ai aussi une autre question qui me taraude, pour l'instant personne y a répondu :
Le Soleil influence le climat sur une et plusieurs décennies. L'effet cumulé des modifications apportées dans l'atmosphère par les particules du Soleil pourraient expliquer la courbe croissante du réchauffement.
Qu'en pensez-vous ?
Cela doit pouvoir se quantifier mais comment ? Sirius saurait certainement donner des éléments.
L'énergie électrique y a une part prépondérante, qu'en pensez-vous ? La courbe des électrons 2MeV reste à des niveaux élevé depuis le mois de février avec l'appartion de groupe de taches solaires très intenses.
je ne connais pas l'influence des particules chargées en provenance du soleil sur la basse atmosphère.
j'ai déjà assez de mal à comprendre la thermodynamique et les mécanismes généraux de l'atmosphère pour en rajouter une couche..si j'ose dire.
d'ailleurs, lorsqu'on évoque ces mécanismes basiques (voir l'article sur le gaz gris) cela n'intéresse quasiment personne.
Il n'y a apparemment que le sensationnel ou la polémique qui attire.
c'est navrant et je réfléchis à arrêter ce blog prochainement.
Les temps ne sont pas favorables aux discussions sereines. Nous entrons dans une phase d'hyper médiatisation du climat lié à la tenue de la conférence de Copenhague. Commenter les écarts de langage des uns ou des autres ne me tente pas, c'est de la discussion de comptoir.
J'ai donné dans un commentaire précédent ma vision globale des évènements. Je n'ai rien à ajouter sur ce sujet.
J'essaye d'apporter des éléments que je pense intéressants et objectifs.
J'ai fourni dans le commentaire plus haut ce lien sur une étude du laboratoire de Grenoble sur les glaciers (http://www.obs.ujf-grenoble.fr/osug/content/view/51/85/). Tu peux l'utiliser pour mieux comprendre le lien fourni par Météor dans son post sur le hacking : (http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/pubs/oerlemans2005/oerlemans2005.html).
La science avance rarement sous le feu des projecteurs. Je trouve que dans les informations mises en avant par les uns et les autres ces derniers jours il n'y a pas grand chose de nouveau. On trouve principalement de la reformulation, de l'amplification, de la déformation et des diffamations croisées. Si de vrais informations existent elles sont noyées sous un flots de superlatifs et d'invectives.
D'ici quelques mois une partie de ce grand raffut se sera calmé et l'on pourra commencer à y voir plus clair. (désolé je n'ai pas pu m'en empêcher).
La paléoclimatologie est encore une science en plein développement et ce n'est vraiment pas la moins intéressante de l'étude du climat.
Tu déformes un peu ce que je dit en écrivant: « Suggérer que l'on a monté de toutes pièces un faux RC anthropique.... »
Je dis juste que certains surfent sur la vague du réchauffement climatique et que pour que cela soit plus efficace ils exagèrent un peu la taille de la vague.
Je suis d'accord avec toi sur : « Surtout que la société humaine en question s'en fiche et contrefiche, du RC, étant donné l'échelle de temps qui dépasse une durée de vie humaine consciente. » C'est encore pire si l'on considère la durée de vie politique des dirigeants et pourtant ils sont nombreux à s'en préoccuper, et ils proposent de plus des mesures impopulaires : taxes et impôts. Bizarre!
Pour ce qui est de l'argent, il y en a probablement des intérêts des deux cotés.
Mais nous nous éloignons trop du sujet. La terre s'est réchauffée, nous vivons des années chaudes et il reste du travail pour affiner la compréhension de ces phénomènes.
Après notre échange sur le volcanisme, je crains plus une éruption comme celle du Tambora avec une année sans récolte et donc de gros problèmes en un temps court qu'un réchauffement ou un refroidissement lent à l'échelle du siècle.
Quant aux politiques, il fut un temps où je pensais qu'il y avait, derrière la vitrine, quelque chose de solide et de puissant qui réfléchissait dans l'ombre.
Maintenant, je pense qu'il n'y a en fait pas grand-chose et qu'ils se contentent de surfer sur certaines vagues, au gré des courants ou du vents.
Bref c'est de l'écume....
Avant d'ouvrir la boite de Pandore des controverses sur les « révélations » contenues dans les mails « hackés » il serait bon de remettre un peu en perspective le réchauffement climatique dans le contexte global de la croissance de l'humanité et de la gestion des difficultés géopolitiques.
Nous (l'humanité) sommes au devant d'un difficulté majeure qui devrait se concrétiser dans les 10 ans à venir: le manque de pétrole.
Vous trouverez ci joint un résumé de la situation dans une réponse récente à un article de journal: http://www.peakoil.net/files/Campbell_comments_20091110.pdf. Les dernières phases du texte évoquent un lien avec le changement climatique.
Le document montre bien que les dirigeants de notre monde sont parfaitement au fait de la situation.
Si l'on garde en tête ce problème majeur, certaines déclarations et actions récentes des dirigeants sur le réchauffement climatique prennent un peu plus de sens. Tous les résultats de recherche qui mettent en avant la contribution de l'homme au réchauffement climatique sont utiles à la prise de conscience globale. Les conséquences du réchauffements semblent volontairement exagérées, probablement pour marquer les esprits.
Mais maintenant que l'opinion publique est réticente, que la météo n'aide pas sur les principaux continents il va devenir important de trouver d'autres moteurs au changement de source d'énergie, mais la machine est lancée et cela devrait être possible sans trop de dégâts. Nous verrons bien ce qui sortira du chapeau.
Que certains scientifiques aient, de bonne foi ou pas, forcé la dose ; cela ne m'étonne pas. Je préfère une hystérie sur le réchauffement climatique que des guerres du pétrole. Tout cela justifiant d'ailleurs très bien un prix Nobel de la paix.
Il est pour l'instant extrêmement difficile en tant que citoyen de se faire une opinion dans ce contexte trouble. Pour ma part je pense, au vu des informations disponibles, que l'homme contribue au réchauffement climatique mais pas dans les proportions catastrophiques énoncées couramment.
Je suis sincèrement convaincu par ailleurs que personne ne sait vraiment comment adresser le problème du pétrole et que la mise en scène du réchauffement climatique est une bénédiction pour tout le monde. Tant qu'une autre vérité n'est pas trouvée il vaut mieux continuer dans cette voie. L'hypothèse d'un réchauffement fera bien moins de morts qu'une vrai guerre. La science en pâti un peu, certains auront des problèmes de réputation mais ce n'est au fond pas si grave.
Je suis un peu hors sujet mais je préfère vous donner ma vision plutôt que de répondre sur la surface des choses.
J'espère que lorsque le bruit sera calmé et que les invectives se seront tues, nous pourrons échanger à nouveau sur les différents éléments qui contribuent à l'évolution chaotique du climat.
Bonne soirée
Surtout que la société humaine en question s'en fiche et contrefiche, du RC, étant donné l'échelle de temps qui dépasse une durée de vie humaine consciente.
Toutefois, il est amusant de constater que les sceptiques américains les plus influents sont sponsorisés par les compagnies pétrolières de leur pays.
Le pétrole serait donc derrière tout ça?
Ce n'est pas qu'une petite affaire tout de même. On parle bien de Jones, Mann, Briffa, Wigley etc... des personnes de 1er plan. Ce n'est pas Jean Martin de pensée-unique.fr. D'ailleurs, c'est bizarre qu'Hansen ne soit pas cité.
Bon après, je comprends que certaines personnes veulent minimiser cet évènement...
Maintenant, seuls des experts peuvent savoir si les données en question étaient valides ou représentatives.
Lorsque l'on n'y connait rien, comme l'immense majorité des gens qui s'expriment dans les blogs à ce sujet, on devrait la fermer.
De plus, on ne va pas faire semblant de découvrir que l'honnêteté intellectuelle parfaite n'existe pas.
Personnellement j'attends que Mann et Jones s'expriment de façon claire sur le sujet.
Actuellement c'est Gavin Schmidt qui s'y colle sur Realclimate.
Quant à Hansen si je pense qu'il a su apporter sa contribution scientifique dans ses premières années de chercheur, je ne le considère plus comme quelqu'un de suffisamment objectif (au vu de ses prises de position récentes) pour être crédible.
Même si je ne lui arrive pas à la cheville sur le plan scientifique...
Le document est effectivement très intéressant.
Le tableau de la page 1 montre bien que les éruptions de la fin du 18eme et du début du 19ème furent plus importantes que celles du 20ème.
Le paragraphe 5.5 sur le petit age glaciaire énonce clairement qu'une partie du réchauffement du début du 20ème siècle peut être attribué à la variation de l'activité volcanique : "If a period of active volcanism ends for a significant interval, the adjustment of the climate system to no volcanic forcing could produce warming. This was the case for the 50 years from 1912 to 1963, when global climate warmed."
Il montre aussi la limite de nos connaissances; c'est presque incroyable de lire que même dans les années 1980 et 1990 nous avons parfois du mal à
connaitre l'activité volcanique de la terre: "Even in the 1980s, the December 1981 aerosols from the eruption of Nyamuragira were observed with lidar but were reported as the “mystery cloud” for several years until the source was identified by reexamining the TOMS satellite record [Krueger et
al., 1996]. As late as 1990, volcanic aerosols were observed with Stratospheric Aerosol and Gas Experiment II (SAGE II), but it has not been
possible to identify the source"
On sait beaucoup de choses sur les mécanismes mais il y a aussi beaucoup d'incertitudes sur l'activité globale, surtout passée.
Il reste prudent dans ses conclusions: le volcanisme à un impact sur le climat mais il faut arriver à le séparer des autres composantes.
Merci encore pour ce document.
Pour ce qui est du volcanisme, nous connaissons bien les éruptions du Tambora (1815), du Laki (1783/84) un peu moins l'éruption majeure du Fuji Yama de 1707, mais l'on a des données sur le climat des années suivantes en Europe. L'éruption du krakatoa (1883) ne semble pas avoir eu autant d'impact.
Bonjour météor, je voulais simplement noter que la "déduction" est un peu hasardeuse ici.. Tu montres très bien qu'il y a 4 signaux qui influent sur les courbes de températures, mais, rien ne dit que dans la résultante il n'y a pas d'autres signaux (inconnus à ce jour). Le raisonement par élimination ne marche que quand on connait tous les éléments en jeu, mais il est hasardeux quand on ne connait que la "partie émergée de l'iceberg". Donc il n'est pas si simple de conclure que ce qui reste est du à l'homme, il y a peut être d'autres signaux/phénomènes avec des périodicités plus longues qui influent également.
Cordialement,
il faut bien lire les hypothèses retenues.
Puisque ton post parle d'oscillations.
1.Une digression autour des données.
Partons de la courbe des températures du 20eme siècle filtrée sur onze ans pour éliminer les cycles solaires.
J'oublie pour un temps les mécanismes physiques, et je me contente de l'analyse de la courbe.
Une croissance d'environ 0,7° répartie sur trois segments de droite.
Comment créer une courbe de ce type?
La solution la plus simple est la somme d'une droite et d'un triangle. Quelques essais pour déterminer les valeurs les plus adaptées:
Pente de la droite: 0.4°C/siècle
Période du triangle 60 ans
Amplitude crête crête du triangle: 0.5°C
Le résultat obtenu colle assez bien avec la courbe d'origine, il serait probablement possible de l'optimiser mais les ordres de grandeurs sont là.
Conclusions possibles:
Sur une période courte il est possible de bien approximer la courbe des températures avec des constructions simples.
Cette construction n'est pas valable pour le 19ème siècle et elle n'a aucune raison de rester valable sur le 21ème siècle.
Si des périodes supérieures à un siècle existent, elles ne sont pas prises en compte.
2.Une question sur le volcanisme et ses cycles éventuels.
Le 20ème siècle semble avoir échappé aux événements volcaniques majeurs. Nous n'avons pas eu « d'année sans été », les effets des éruptions furent finalement « limités ».
La situation était différente au 19eme et au 18eme siècle, plusieurs évènements majeurs ont troublé le paysage. Il est d'ailleurs très souvent fait référence à ces années spéciales pour illustrer le « petit age glaciaire ». Le 20eme siècle peut être vu comme une parenthèse, un siècle calme.
Avons nous une estimation sérieuse de l'impact du volcanisme sur les températures du 19eme siècle?
J'essaierai de retrouver ça.
Pour les recontructions, il s'agit surtout de montrer l'influence de la PDO et de l'AMO (pour l'ENSO et le solaire c'est déjà fait) selon les études mentionnées.
Selon cette reconstruction simple qui tient compte de ces quantifications, on ne peut pas dire que l'évolution tendancielle des 30 dernières années leur est due.
Pour le moment donc, rien ne permet de remettre en cause l'influence anthropique dont la contribution, certes assortie de marges d'erreur, repose sur des principes physiques rigoureux.
On ne sait pas comment évoluera la variabilité naturelle dans l'avenir.
On peut simplement "prévoir" le futur en faisant certaines hypothèses.
Ensuite il y a les modèles dont il ne faut pas sous-estimer les possibilités de simulation de la variabilité naturelle oscillatoire.
Meteor je n'arrive pas à comprendre comment à partir d'un signal AMO qui semble avoir eu une amplitude d'environ 0.3 °C dans la figure 3 de Trenberth 2006 de 1979 à 2009 on arrive à un signal composite d'amplitude nulle sur la même période !!! il y a une étape que j'ai du louper....
0.3°C c'est l'amplitude de l'indice AMO.
Il s'agit de l'anomalie de température d'une seule région du globe quelque part dans l'Atlantique nord.
Ce n'est pas l'amplitude de l'influence de l'AMO sur le signal global.
De crête à creux l'amplitude de cette influence serait de 0.1°C.
De plus le signal composite c'est la somme de l'influence sur le global de 4 signaux.
La tendance linéaire de cette somme, pas seulement de l'AMO, est nulle.
Enfin selon mes calculs et si je ne me suis pas trompé.
Pour l'amplification solaire: n'avais tu pas parlé de 1,5 qq part?
Je sais que c'est beaucoup.
j'ai une question un peu bête mais j'arrive pas à voir la réponse dans ton papier: dans quelle mesure ces résultats sont ils dépendants du phasage entre les différentes oscillations ?
Je ne parle évidemment pas de la tendance globale mais de l'amplitude des oscillations à venir.
Par ailleurs, as tu pris en compte l'amplification solaire dont tu palais dans un article précédent? (en fait, il me semble que tu ne dis rien sur la façon dont tu as pris en compte le cycle solaire (oubli ou bien j'ai mal lu?)
Par contre j'ai considéré des périodes fixes, or, pour l'AMO, par exemple, ça varie entre 60 et 100 ans et j'ai choisi 60.
Mais ça ne doit pas faire varier beaucoup le résultat final étant donné la très faible amplitude de la PDO et de l'AMO.
Sinon, cette fois, pour le solaire, j'ai pris un "fixe" de 0.1°C par W/m2, mais, pour moi, ces 0.1°C sont dus à un facteur d'amplification de 3.5.
Bon je dis pas que j'ai raison.