Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 17:33

sol jeune photo nasa

(photo NASA)

 

 

 

Mais qu'est-ce donc que ce paradoxe du soleil jeune?

 

 

Les températures des époques très lointaines, d'il y a plusieurs milliards d'années, sont considérées comme ayant été proches, voire supérieures, à la température actuelle.

Si on met à part, bien sûr, de possibles épisodes de glaciation intense (type Terre boule de neige)

 

 

Depuis sa naissance, il y a 4.5 à 5 milliards d'années, la puissance émise par le soleil ne fait que croître.

On estime que cette puissance a augmenté de 35 % depuis son origine.

L'âge de la Terre étant très proche de celui du soleil, notre planète a donc connu des flux solaires beaucoup plus faibles qu'actuellement.

 

Rappelons que la température effective actuelle, pour un albédo de 0.30, est de -18°C.

Avec un flux solaire égal à 65% du flux actuel, pour le même albédo, cette température tombe à  -44°C.

 

Si on se place au Néo Archéen (Late Archean dans l'article cité plus bas), soit il y a environ 2.5 milliards d'années, on estime que le flux était de 80% l'actuel, soit une température effective de -32 °C

 

Si, actuellement, la température réelle moyenne de la surface est de 15°C soit une augmentation de 33°C par rapport à la température effective, et que l'on connaît la responsabilité de l'effet de serre naturel dans ces 33°C, la question que l'on se pose est:

 

Qu'est-ce qui explique, au Néo archéen, une augmentation de température, par rapport à l'effective, de 47°C?

 

 

L'explication traditionnelle est qu'une teneur plus grande en GES, à l'époque, était nécessaire pour rendre l'atmosphère plus opaque à l'infrarouge terrestre.

les candidats étant bien sûr le CO2 mais aussi le CH4 (certainement plus concentré avant les eucaryotes).

En très gros, si on suppose que ce rôle réchauffant était dû entièrement au CO2, cela aurait nécessité des teneurs de l'ordre de 20 à 30 fois l'actuelle, soit de l'ordre de 1%, pour fixer les idées.

Depuis les origines la teneur en CO2, à partir de valeurs très élevées, est descendue, avec des hauts et des bas, jusqu'à des valeurs de 200 à 280 ppm actuellement (mis à part l'augmentation récente bien sûr

En conséquence l'hypothèse du CO2, toutes choses étant égales par ailleurs, est tout à fait plausible.

 

 

Cependant, le "toutes choses étant égales par ailleurs" est une hypothèse d'école, car forcément, il y a 2.5 milliards d'années, tout n'était pas pareil que maintenant.

 

Les sceptiques, qui font la chasse à toute hypothèse mettant en jeu le rôle du CO2, nous font remarquer, à juste titre pour une fois, que les calculs sont faits à albédo constant.

 

Or cet albédo était il le même qu'actuellement?

Sans doute pas, mais quelle pouvait être sa valeur à l'époque?

On peut calculer très facilement l'albédo nécessaire à l'obtention d'une température effective de -18°C.

Il est de 242/(0.8*342) = 0.884.

 

Mais la température effective n'est pas tout.

On cherche en effet ce qui peut faire monter la température de surface pour atteindre 15°C et, pour ce faire, des éléments autres que les GES, qui augmentent l'effet de serre.

 

Vous aurez bien sûr reconnus les excellents candidats que sont les nuages.

 

 

Après cette longue introduction, je vous propose la lecture d'un article très récent paru dans "climate of the past"

 

Il s'agit de : "clouds and the faint young sun paradox" de Goldblatt et Zahnle publié le 10 juin 2010.

 

Les auteurs examinent certaines hypothèses (dont certaines d'entre elles ont été émises par des sceptiques très connus) concernant des variations supposées des nuages, en quantité et qualité, lors du Néo archéen, par rapport à l'actuelle.

J'ai personnellement trouvé cet article très intéressant car, s'il ne répond évidemment pas de manière définitive à la question, il donne des pistes pour juger de la vraisemblance des hypothèses et apporte de vraies informations sur un tas d'autres sujets.

 

Je ne vais pas vous en faire un résumé exhaustif, mais vous brosser les grands traits des conclusions auxquelles il aboutit.

 

 

le déficit de forçage radiatif

 

si les GES ne sont pas présents, le déficit en forçage , à combler donc par d'autres acteurs, est de 50 W/m2.

 

 

l'albédo de surface

 

Là, je dois dire que j'ai pas mal appris car je n'avais pas conscience du fait que, lors des temps très anciens, la Terre était très proche du "waterworld" cher à nos écrivains de SF.

 

En effet, les continents ne sont pas apparus subitement, comme ça, d'un seul coup mais se sont extraits progressivement du manteau et de l'océan.

 

Au début de l'Archéen, il y a 3.8 milliards d'années, les continents n'occupaient que 5% de leur surface actuelle et lors du néo archéen, objet de l'article, entre 20 et 60%.

 

L'albédo actuel de surface est estimé à 0.124 par les auteurs.

 

C'est la moyenne pondérée des surfaces de l'albédo des océans (0.090) et de l'albédo des terres (0.214).

On peut ainsi avoir une idée de l'albédo du Néo archéen et donc du forçage que ça représentait soit 4.8W/m2.

De plus l'humidité, du fait de l'absence de terres, aurait pu être plus élevée et ajouter un forçage complémentaire.

Mais on est loin du compte toutefois.

 

 

 

venons en aux nuages

 

 

les auteurs explorent les effets d'une large gamme de nuages.

 

Les nuages les plus influents, comme nous l'avons vu dans l'article précédent  , sont les nuages bas, à fort pouvoir refroidissant, et les nuages très hauts, à fort pouvoir réchauffant.

 

Les stratus

 

Ce qui fait le pouvoir refroidissant des nuages bas, c'est leur fort pouvoir réfléchissant et leur faible effet de serre.

Le pouvoir réfléchissant provient de la taille et du nombre des micro gouttelettes qui composent le nuage.

Et ce qui joue, entre autres, sur la taille des micro gouttelettes, ce sont les aérosols qui jouent le rôle de noyaux de condensation (CCN).

S'il y a peu de CCN les gouttelettes sont plus grosses, il pleut  plus et les stratus sont plus minces tant optiquement qu'en contenu d'eau.

 

Dans ce cas, ils laissent d'avantage passer la lumière vers la surface et refroidissent moins.

 

Rosing et al (2010) ont proposé qu'il y avait moins de CCN à cette époque étant donné que les émissions de DMS (diméthyl sulfide) auraient été plus faibles.

Ceci repose sur une hypothèse dont on est loin d'être sûr, car le DMS qui est émis par certains êtres vivants n'est pas la seule substance qui fournit l'acide sulfurique en tant que CCN.

 

D'autre part les tailles de gouttelettes envisagées par Rosing (jusqu'à 30 microns) sont sans commune mesure avec les tailles maximales des gouttelettes trouvées dans les régions actuelles très pauvres en DMS, comme l'océan austral.

 

Notons d'ailleurs que les stratus sont très abondants actuellement dans l'océan austral.

 

Il n'y a donc pas de raison valable de supputer que les stratus étaient moins nombreux et moins efficaces que maintenant.

De plus, le fait qu'il y ait moins de terres, donc moins de CCN, n'est pas synonyme loin s'en faut de moins de nuages.

Il y a plus de nuages dans l'hémisphère sud (85% d'eau environ) que dans l'hémisphère nord (55% d'eau environ).

 

sol jeune répartition nuages

 

Il n'y a donc pas de raison valable de considérer que les stratus puissent expliquer une part significative, ou même sensible, du déficit.

 

 

 

Les cirrus


 

Ce qui fait le pouvoir réchauffant des cirrus, c'est leur très faible albédo pour un effet de serre important.

 

L'effet réchauffant global des cirrus dépend donc de la surface couverte et de leur émissivité.

 

Les auteurs calculent qu'avec une épaisseur 3.5 fois plus grande que l'actuelle et avec une couverture de 100% de la surface, on arriverait à 25W/m2.

 

Si on suppose en plus qu'ils sont plus hauts et atteignent la pression très faible de 100hPa, on arrive à 50 W/m2.

 

 

Rondanelli et Lindzen (2010) ont proposé que la couverture totale du ciel par les cirrus pouvait expliquer l'énigme du soleil jeune.

 

C'est encore une fois le fameux effet d'iris de Lindzen qui sert de base à la démonstration.

 

En effet, selon notre sceptique préféré, notre planète possède un merveilleux iris qui s'ouvre quand il fait plus chaud et qui se ferme quand il fait plus froid.

 

Cet iris ce sont les cirrus.

 

La théorie de Lindzen s'appliquait auparavant aux cirrus tropicaux mais là ça s'étend à l'ensemble de la planète.

 

Il n'est pas justifié, et à mon sens peu plausible, que, dans un monde plus froid les cirrus non seulement couvrent toute la planète, mais aussi sont plus hauts et plus épais.

 

Rappelons aussi que l'effet d'iris n’a pas reçu confirmation de son existence.

 

De plus, si on calcule l'effet de la couverture totale par des cirrus plus épais et plus froids on aboutit à un monde où la température est au moins égale à la température actuelle.

 

Donc l'effet d'iris, en supposant qu'il soit exact, n'aurait aucune raison de fonctionner d'une façon différente de l'actuelle puisque la température serait la même.

Ce qui voudrait dire, in fine, moins de cirrus et donc une température plus froide...

on ne s'en sort plus..

c'est un paradoxe dans le paradoxe.

 

Ou alors il faudrait supposer que l'iris soit un thermostat réglé à 15°C, ce qui ne tient évidemment pas étant donné ce que l'on sait des températures des périodes glaciaires par exemple, où la température était nettement plus basse que l'actuelle.

La question subsidiaire, à poser au sceptique Lindzen, c'est:

Pourquoi donc l'iris n'a pas fonctionné lors des périodes glaciaires pour empêcher la température globale de chuter de 5 à 6°C?

Etant donné que les "théories" de Lindzen, ainsi que celles de la "science" sceptique n'ont pas d'autre but que de contrer systématiquement tout ce qui peut concerner l'effet du CO2, en niant et en falsifiant l'évidence scientifique, on ne risque pas d'avoir une réponse rapide...

 

 

 

En conclusion, il n'y a pas d'explication valable, hors GES, à l'énigme du soleil jeune.

 

Les hypothèses alternatives n'aboutissent, au mieux, qu'à un léger comblement du déficit de 50W/m2.

 

On peut  retenir, éventuellement, un effet d'albédo de surface permettant de combler environ 10% du déficit, mais les hypothèses sur les nuages ne semblent pas réalistes.

 

Tout ceci renforce encore le rôle indubitablement très important des gaz à effet de serre, non seulement dans le passé, mais aussi dans le réchauffement actuel.

Par meteor - Publié dans : paléoclimats - Voir les 8 commentaires
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Commentaires

au cas où vous n'auriez pas lu ces articles et qu'ils vous intéresseraient
http://www.cnrs.fr/publications/imagesdelaphysique/couv-PDF/IdP2005/03Lilensten.pdf
http://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2010/15jul_thermosphere/

de plus en plus la théorie de l'électro-magnétisme se structure, qu'en pensez-vous ?
Commentaire n°1 posté par Patricia Régnier le 16/07/2010 à 10h44
pour le magnétisme il pourrait avoir été présent même quand le soleil était jeune. Comme les couches de l'atmosphère étaient en formation il se peut que l'eau a dégagé le CO2 en quantité si importante, même avec un soleil faible, les couches de l'atmosphère ne pouvant faire tampon.

Pour ce qui est des nuages ils ont pu exister mais pas tels que nous les connaissons aujourd'uui. Peut-être davantage comme d'immenses nappes de brouillard. Chimie qui d'ailleurs a pu contribuer à la formation des strates atmosphériques au fil du temps.

Tant pis pour les liens de peer to peer, si jamais la mémoire te revient pense à m'envoyer un mail (ou d'autres personnes si elles connaissent).

Je laisse ce lien au cas où, mais je pense que vous avez déjà dû le recevoir, http://sciences.blogs.liberation.fr/files/larecherche08dossiersoleil.pdf
Commentaire n°2 posté par Patricia Régnier le 14/07/2010 à 13h17
pour le magnétisme il pourrait avoir été présent même quand le soleil était jeune. Comme les couches de l'atmosphère était en formation il se peut que l'eau a dégagé le CO2 en quantité si importante, même avec un soleil faible, les couches de l'atmosphère ne pouvant faire tampon.

Pour ce qui est des nuages ils ont pu exister mais pas tels que nous les connaisons. Peut-être davantage comme d'immense nappes de brouillard qui ont d'ailleurs pu avoir contribué à la formation des strates atmosphérique au fil du temps.

Tant pis pour les liens de peer to peer, si jamais la mémoire te revient pense à m'envoyer un mail.

Je laisse ce lien au cas où, mais je pense que vous avez déjà dû le recevoir, http://sciences.blogs.liberation.fr/files/larecherche08dossiersoleil.pdf
Commentaire n°3 posté par Patricia Régnier le 14/07/2010 à 13h13
OK !
bon alors peut-être cette info sera-t-elle plus utile http://www.insu.cnrs.fr/co/ama09/betelgeuse-une-supergeante-bouillonnante-et-magnetique
pour comprendre le lien avec les nébulosités et émissions de particules favorisant la présence de nuages, meme quand le soleil était jeune. Sait-on jamais que le magnétisme y a une part non négligeable. Ce qui je pense pourrait être le cas. Quant à trouver les formules qui indiquent le lien entre particules ionisées et GES, vous en serez bien capables.
Meteor, n'oublie pas de répondre à ma demande faite par mail : les sites scientifiques en peer to peer où proposer une explication liée à la météo d'après les particules solaires. Voir le site meteolaflèche.
Commentaire n°4 posté par Patricia Régnier le 14/07/2010 à 10h06

je n'ai pas d'informations sur ce que tu demandes, désolé.

Sinon, je n'ai pas non plus d'idées sur la variation du magnétisme d'une étoile au cours de sa vie.

Le magnétisme est lié aux particules chargées et je pense que toutes les particules solaires, étant donné la température, sont chargées.

Ensuite, il y a la plus ou moins grande "organisation" des différents champs magnétiques (véritables paquests de spaghettis).

On devrait pouvoir étudier le magnétisme des différentes étoiles qui nous entourent en fonction de leur âge, mais j'ai pas trop regardé ça.

Réponse de meteor le 14/07/2010 à 11h41
Je pense à une chose Meteor, les couches de l'atmosphère devaient aussi être bien différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui. Elles commençaient elles aussi leur évolution.

Le Dr Leif Svalgaard vient de transmettre cette étude d'août 2009 sur la TSI depuis 9300 ans par F. Steinhilber, J. Beer, and C. Frôhlich, elle devrait vous intéresser http://www.leif.org/EOS/2009GL040142.pdf
Commentaire n°5 posté par Patricia Régnier le 13/07/2010 à 23h52

oui je l'avais déjà merci.

Réponse de meteor le 14/07/2010 à 08h53
C'est passionnant comme étude, mais j'avais pensé que le premier continent Rodinia était apparu seulement il y a 2,5 milliards d'années avec les premières éruptions volcaniques (peut-être liées à l'activité solaire en croissance après tout ?) et pensais qu'avant l'eau recouvrait la planète bleue il y a 3,8 milliards d'années à l'Archéen avec des températures à 60°C et le CO2 x 100 avec un soleil faible.

C'est sûr que les époques ne sont pas comparables en rapport avec le Soleil. Les nuages pouvaient toutefois exister.
Commentaire n°6 posté par Patricia Régnier le 13/07/2010 à 22h45
J'avais lu ton article avant de partir en rando et pas le temps de réagir mais il est effectivement assez passionnant.

Deux remarques
1 les nuages bas (stratus et stratocu) sont efficaces à la condition expresse qu'il n'y ait pas de nuages au dessus sinon, c'est l'albédo combiné qui joue et l'effet de serre devient celui des nuages les plus élevés. Du coup, la couverture de nuages bas qui t'intéresse, c'est cele de stratocu permanents et ce n'est pas la planète entière, qq millions de km2 seulement (!)
2l'effet d'iris cher à Lindzen est une conséquence de la convection profonde . Apparemment, si on considère les évènements convectifs individuellement, le processus a bien lieu (cf Spencer et Christy) mais ça ne veut pas dire du tout que son intensité augmente avec la température (Spencer et Christy prennent bien soin de le signaler d'ailleurs)
Difficile d'imaginer une convection plus intense sur une planète moins chauffée, donc difficile de penser que les cirrus atteignent des altitudes plus élevées que maintenant, par contre, ce n'est pas illogique de penser que ces cirrus perdurent plus longtemps que maintenant. En qq sorte, il me semblerait logique de penser que les cirrus de l'époque avaient un effet de serre moins fort mais qu'ils restaient plus longtemps.

Ce qui veut dire ...qu'on peut sans doute pas dire grand chose comme ça. Je n'ai pas encore lu l'article: les auteurs ont ils procédé à des simulations quelconques?

Et puis toujours la même incohérence que pour les nuages bas: cet effet d'iris, c'est de la convection profonde. Tu vois ça, en hiver aux latitudes moyennes, toi?

Moralité, ces cirrus ne peuvent pas couvrir la planète entière , tout au moins pas à cause de ce mécanisme là.

Enfin, sur les CCN: moins de DMS, oui sans doute mais plus d'embruns.

Au fait, les auteurs n'ont pas considéré qu'il puisse y avoir eu beaucoup plus de rayons cosmiques à cette époque?
Commentaire n°7 posté par sirius le 03/07/2010 à 11h49

en fait si j'ai bien compris mes lectures la rétroaction négative au niveau des tropiques envisagée par certains (je ne sais pas très bien comment se place l'effet d'iris là dedans) comporte deux éléments.

1- la convection et la condensation de la VE en microgouttelettes puis en précipitations est une fabrique d'air sec donc peu opaque à l'IR.

plus de RC ==>  plus de convection ==> plus d'air sec ==> moins d'ES par la VE.

 

problème: on ne mesure pas de baisse de la VE dans les régions subtropicales (malgré certains enregistrements NCEP) car vraisemblablement, si le mécanisme est juste, on oublie de la VE apportée par l'advection des régions convectives vers les régions subtropicales.

 

2- les cirrus

les cirrus sont des nuages très réchauffants.

ils proviennent comme tu le dis de la convection profonde.

Certains pensent que lorsque la convection augmente, les précipitations augmentent et rendent plus efficace l'extraction des microgouttellettes.

Il y a donc moins de cirrus formés et donc moins de réchauffement et peut-être aussi un air plus sec car les cristaux de glace s'évaporent pour donner un peu d'humidité.

Là encore il ne semble pas que l'on ait observé une augmentation du phénomène avec la température.

C'est un sujet passionnant mais plutôt compliqué et semble t'il peu médiatisé.

Bien que cela dépasse vraiment les limites (pas très lointaines) de mon savoir à ce sujet j'essaierai de faire un post là dessus où j'espère que tu pourras nous apporter ton avis éclairé.

 

Réponse de meteor le 03/07/2010 à 17h24
Je me suis régalé à lire cet article.
C'est tout de même surprenant de constater le peu d'intérêt qu'il suscite.
Concernant ces temps très lointains, il faudrait aussi peut-être tenir compte d'un volcanisme certainement beaucoup plus actif que maintenant (qu'il soit terrestre ou sous-marin)
Les aérosols soufrés dégagés ont pu aussi influencer la formation des nuages outre le fait qu'ils devaient refroidir la planète par l'intermédiaire d'une stratosphère pas mal encombrée.
Ceci voulant dire, en fin de compte, que le déficit de forçage aurait pu être nettement plus important.
Commentaire n°8 posté par semper le 02/07/2010 à 20h45

bonne remarque en effet.

j'ajoute que prendre l'albédo des terres égal à celui de maintenant est tout sauf évident.

En l'absence de végétation terrestre (apparue je crois il y a 500 millions d'années) et avec des roches sans doute différentes ????

Réponse de meteor le 02/07/2010 à 20h54

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