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corrélations entre les températures de peau des lacs (mesurées par AVHRR) et les températures des terres
Cet article fait suite à l'article précédent qui faisait lui-même référence à:
SCHNEIDER AND HOOK: WARMING OF INLAND WATER BODIES
Les données d'évolution globale de la température des lacs ont été reprises manuellement à partir de la figure 1b de l'étude
Les données "terres" sont les données habituelles disponibles sur le site de la NOAA
Les mois Juillet-Août-Septembre (JAS) constituent la saison été (alors que c'est traditionnellement, en climatologie et météo, Juin-Juillet-Août (JJA))
1- lacs en été et terres de l'hémisphère nord en été
Les allures générales des courbes sont les mêmes, les variations sont de même sens.
Le coefficient de corrélation, R2, est égal à 0.84
La tendance linéaire des lacs est cependant plus élevée que celles des terres de 22%.
Les lacs comme les terres sont sensibles au Pinatubo en 1992-1993 et à l'El Niño de 1998.
Par contre la température des lacs baisse très nettement après 2005 et de façon plus prononcée que celle des terres.
On ne voit pas l'augmentation en 2009 sur les lacs, mais une baisse continue.
2- lacs d'été et anomalie globale "terres" annuelle
La corrélation est moins bonne avec un R2 de 0.77, mais significative.
Il y a quelques inversions de tendance de 1988 à 1990.
La tendance linéaire des lacs est toujours supérieure à celle des terres.
3-conclusion provisoire
Les lacs se réchauffent et c'est normal.
Peut-on pour autant utiliser tel quel cet indice "lacs" en lieu et place de l'anomalie terrestre traditionnelle?
Pour le moment non.
Il constitue toutefois un indice indépendant des stations terrestres, qui suit, comme le montrent les courbes ci-dessus, la température des terres, mais avec des variations plus fortes.
Il présente l'avantage d'être quasiment exempt d'effet anthropique local, comme l'effet urbain, mais peut-être pas d'un effet du aux modifications du "land-use" (usage des sols).
Du fait de l'inertie thermique plus grande il garde en mémoire le réchauffement qui précède la mesure d'été rendue elle-même possible par la stratification importante en cette saison.
Par certains côtés, il fait intervenir un mécanisme qui s'approche d'une rétroaction positive locale (fonte des glaces qui diminue fortement l'albédo et augmente l'absorption) et pourrait ainsi être un témoin plus rapide de l'effet amplificateur arctique.
Par contre il peut comporter des biais dus notamment à un changement d'opacité des eaux, rapprochant l'absorption de la surface mais augmentant l'albédo également ce qui va en sens inverse de l'absorption.
Je ne sais pas si ce genre de biais est significatif.
Il est fortement influencé par les lacs de l'hémisphère nord qui constituent l'écrasante majorité des lacs mesurés.
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