Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 21:27

 

corrélations entre les températures de peau des lacs (mesurées par AVHRR) et les températures des terres

 

Cet article fait suite à l'article précédent qui faisait lui-même référence à:

 

SCHNEIDER AND HOOK: WARMING OF INLAND WATER BODIES

 

Les données d'évolution globale de la température des lacs ont été reprises manuellement à partir de la figure 1b de l'étude

Les données "terres" sont les données habituelles disponibles sur le site de la NOAA

Les mois Juillet-Août-Septembre (JAS) constituent la saison été (alors que c'est traditionnellement, en climatologie et météo, Juin-Juillet-Août (JJA))

 

 

 

1- lacs en été et terres de l'hémisphère nord en été

 

 

lac2

 

 

Les allures générales des courbes sont les mêmes, les variations sont de même sens.

Le coefficient de corrélation, R2, est égal à 0.84

La tendance linéaire des lacs est cependant plus élevée que celles des terres de 22%.

Les lacs comme les terres sont sensibles au Pinatubo en 1992-1993 et à l'El Niño de 1998.

Par contre la température des lacs baisse très nettement après 2005 et de façon plus prononcée que celle des terres.

On ne voit pas l'augmentation en 2009 sur les lacs, mais une baisse continue.

 

 

 

2- lacs d'été et anomalie globale "terres" annuelle

 

 

 

lac3

 

La corrélation est moins bonne avec un R2 de 0.77, mais significative.

Il y a quelques inversions de tendance de 1988 à 1990.

La tendance linéaire des lacs est toujours supérieure à celle des terres.

 

 

3-conclusion provisoire

 

 

 

Les lacs se réchauffent et c'est normal.

Peut-on pour autant utiliser tel quel cet indice "lacs" en lieu et place de l'anomalie terrestre traditionnelle?

 

Pour le moment non.

 

Il constitue toutefois un indice indépendant des stations terrestres, qui suit, comme le montrent les courbes ci-dessus, la température des terres, mais avec des variations plus fortes.

 

Il présente l'avantage d'être quasiment exempt d'effet anthropique local, comme l'effet urbain, mais peut-être pas d'un effet du aux modifications du "land-use" (usage des sols).


Du fait de l'inertie thermique plus grande il garde en mémoire le réchauffement qui précède la mesure d'été rendue elle-même possible par la stratification importante en cette saison.

 

Par certains côtés, il fait intervenir un mécanisme qui s'approche d'une rétroaction positive locale (fonte des glaces qui diminue fortement l'albédo et augmente l'absorption) et pourrait ainsi être un témoin plus rapide de l'effet amplificateur arctique.

 

Par contre il peut comporter des biais dus notamment à un changement d'opacité des eaux, rapprochant l'absorption de la surface mais augmentant l'albédo également ce qui va en sens inverse de l'absorption.

 

Je ne sais pas si ce genre de biais est significatif.

 

Il est fortement influencé par les lacs de l'hémisphère nord qui constituent l'écrasante majorité des lacs mesurés.

 

Par meteor - Publié dans : climatologie - Voir les 6 commentaires
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Commentaires

meteor : "Je sais vraiment pas qui peut être le plus en "phase terminale" que celui qui refuse toute augmentation de la température par l'action des GES."
--------------------------------------------
Moi, je n'ai jamais "refusé toute hausse de T par les GES" donc ton strawman typique des réchauffistes est ridicule. Tant qu'on en est dans les vagues généralités, et toi, est ce que tu es négationniste du fait que pisser dans un lac fait monter le niveau d'eau ? Ridicule n'est ce pas, pourtant, c'est exactement ce que tu as fait avec ton strawman.

Quant à ce qui est en phase terminale, c'est la théorie où ses défenseurs (dont toi) collent un graphique qui ne montre AUCUNE hausse de de radiation IR sur les 2/3 de la période (entre 78 et 2000 !) tout en lui attribuant un pouvoir de réchauffement. Mais visiblement, cette absence de logique scientifique la plus élémentaire ne semble pas te gêner le moindre du monde.
Commentaire n°1 posté par miniTAX le 02/12/2010 à 19h03

et entre 1985 et 2000, bougre d'âne, ça monte pas?

et la période d'augmentation de température des lacs c'est à partir de quelle année?

1978 ou 1985?

et qu'est-ce que ça fait le solaire, ça monte?

tu es grotesque et complètement à la masse mon pauvre et tu n'assumes même pas tes incohérences ainsi que celles de tes collègues négateurs.

 

strawman, tu parles!

 

tu t'es vu?

 

tu es un véritable ignare et un grossier personnage qui plus est.

 

retourne donc à tes petites actions et fous nous la paix

 

tu ne t'exprimeras plus ici, je te le garantis.

 

Réponse de meteor le 02/12/2010 à 19h40
euh, excusez moi, mais je ne crache aucun venin, je rappelle une vérité mathématique et physique : l'enthalpie (qui est une intégrale de volume) n'est aucunement égale à la température superficielle (qui est une intégrale de surface), vous n'arriverez jamais à démontrer ça pour la bonne raison que ça peut etre faux , comme je vous l'ai démontré.

Et si vous croyez que pour la Terre, ça n'a pas d'importance, alors réfléchissez : au taux moyen de 0.15 °C/décennie, il faut plus de 50 ans pour que la température superficielle de la Terre augmente en moyenne lissée de 0.8 °C, vous êtes d'accord? pendant ce temps, elle va emmagasiner une certaine enthalpie dans les océans, la fonte des glaces, etc ... , encore d'accord ? (je suppose bien sur que la théorie du RCA est exacte).

alors, pensez vous que lors d'un évènement comme l'ENSO de 1998, où selon UAH la température superficielle (de la basse troposphère) mesurée a augmenté de 0.8°C en un an, et à rechuté aussi sec juste après, la Terre a emmagasiné brutalement la même enthalpie que ce qu'elle va ensuite emmagasiné en 50 ans, pour s'en débarrasser aussitot après ?

http://www.climate4you.com/images/MSU%20UAH%20GlobalMonthlyTempSince1979%20With37monthRunningAverage.gif

bien sur que non, c'est absurde, et ça prouve que le rapport entre température superficielle et enthalpie n'est nullement une constante, comme ce serait le cas pour un bloc de cuivre isotherme. C'est juste la répartition des masses d'eau en surface et l'air au dessus qui a changé. Après vous pouvez arguer que raisonnablement sur le long terme il y a un lien entre les deux, mais d'une part ce n'est absolument pas une nécessité mathématique .. d'autre part ce n'est pas certain, ou plus exactement il peut y avoir une part de la variation de température superficielle, pas forcément négligeable, qui n'est PAS due à une variation d'enthalpie, mais qui peut etre expliquée par exemple par des modifications de circulation océanique.

Ce n'est pas de l'ironie ou une insulte aux climatologues, c'est juste de la physique. Si vous n'admettez pas ça, alors vous ne pouvez pas comprendre la nature exacte des questions que certains (dont moi ) se posent au sujet des modélisations - qui ne sont PAS de nier que la température a varié, ou que le CO2 fait de l'effet de serre.
Commentaire n°2 posté par Gilles le 02/12/2010 à 11h58

"d'autre part ce n'est pas certain, ou plus exactement il peut y avoir une part de la variation de température superficielle, pas forcément négligeable, qui n'est PAS due à une variation d'enthalpie, mais qui peut etre expliquée par exemple par des modifications de circulation océanique."

C'est évident, puisqu'il y a transfert de chaleur entre surface et fond des océans.

Si le transfert était intégral, on aurait qu'une très faible variation de la température de surface.

Pour répondre à ça, désolé, faut des modèles pour essayer de passer du qualitatif au quantitatif.

 

Réponse de meteor le 02/12/2010 à 12h13
meteor : "Par certains côtés, il fait intervenir un mécanisme qui s'approche d'une rétroaction positive locale (fonte des glaces qui diminue fortement l'albédo et augmente l'absorption) et pourrait ainsi être un témoin plus rapide de l'effet amplificateur arctique."
---------------------------------------------
Pourquoi ne pas discuter de la luminosité au sol ? La température des lacs serait un proxy idéal pour cela. En effet, l'eau est opaque aux IR et ne peut de toute façon pas être réchauffé par l'air environnant vu la différence de capacités thermiques et un réchauffement soit-disant plus rapide des lacs donc vouloir à tout prix relier sa température à un forçage par GES relève de l'acharnement thérapeutique (soit-dit en passant, je te signale que, vu ce que ses soigneurs se disent entre eux à Cancun, le patient réchauffiste est en phase terminale).

Tandis que le flux visible peut pénétrer profondément dans l'eau et transférer l'énergie bien plus efficacement. Or ce flux ne dépend pas que de l'irradiance TOA mais aussi et surtout de la nébulosité (un changement de nébulosité de moins 5% correspond au forçage de tous les GES anthropiques depuis 250 ans !). Spéculer sur des explications qualitatives alors qu'on de bonnes séries pyrométriques (je pense en particulier au réseau australien) pour quantifier ce facteur solaire, c'est comme ne pas voir un éléphant dans un couloir.
Soit les auteurs sont incompétents, soit ils n'ont pas envie de découvrir une vérité qui dérange. Tu as une autre explication pour une omission aussi flagrante ?
Pour anecdote, le lac Tahoe cité dans l'étude, c'est aussi là où on trouve la station avec l'écran stevenson à 2 pas... d'un brûleur d'ordure. Mais hé, c'est la science climatique.
Commentaire n°3 posté par miniTAX le 02/12/2010 à 11h15

qui veux à tout prix relier ça à un forçage par GES?

et que vient faire Cancun là dedans?

tout le monde s'en fiche de Cancun alors pourquoi tu t'acharnes à ramener tout le temps le sujet là dessus.

 A Tahoe, manque de bol, il n'y a pas de variation d'insolation, du moins sur 1970-2000.

Par contre il y a une forte augmentation du flux IR descendant.

 

Alors on peut certes envisager un passage de nuages bas aux nuages hauts, de manière à maintenir l'albédo tout en augmentant l'IR descendant mais les observations satellites sont faites par ciel clair, ce qui limite pour le moins cette influence.

Je sais vraiment pas qui peut être le plus en "phase terminale" que celui qui refuse toute augmentation de la température par l'action des GES.

Faut vraiment être atteint...

Réponse de meteor le 02/12/2010 à 11h53
@gilles, the fritz : A part critiquer et chercher de manière obsessionnelle toute piste qui pourrait permettre de cracher un peu de venin sur la climatologie ça vous arrive de proposer quelque chose de tangible ?
Les inspecteurs-épouvantails des travaux finis puissance 10, au service de la vérité vraie.
Commentaire n°4 posté par chria le 02/12/2010 à 11h12
je ne dis pas que ça n'a "rien à voir", je dis que ça peut varier indépendamment. C'est pas un problème que de chaleur latente, c'est juste un problème de répartition différente de la chaleur, dans la mesure où tu prends une moyenne de surface : l'augmentation de température moyenne lors d'un épisode ENSO ne correspond pas à une variation importante de l'enthalpie totale des océans par exemple.
Il y a des exemples simples où la température moyenne de surface peut varier en sens inverse de l'enthalpie : par exemple si tu branches un frigo initialement éteint en équilibre avec la pièce, sa température extérieure augmente (avec l'échangeur de chaleur) mais son enthalpie totale diminue (evacuation globale des calories). Pareil pour une géante rouge , elle est plus chaude dans le coeur et plus froide en surface. Alors ok, la terre n'est pas un frigo ni une géante rouge; mais ce n'est pas non plus un simple bloc de cuivre isotherme ...
Commentaire n°5 posté par Gilles le 02/12/2010 à 10h21

Il n'y a pas à ma connaissance d'extraction d'enthalpie de l'intérieur (océans par exemple) pour restitution à l'extérieur dans le système climatique donc c'est pas la peine d'imaginer je ne sais quelle machine thermique pour contrer ce que je dis et mettre le doute en permanence.

L'enthalpie globale du système climatique augmente c'est évident et la température de surface n'en n'est qu'un des aspects.

En effet, la chaleur globale des océans augmente, les glaces terrestres et les banquises fondent, la teneur en vapeur augmente dans l'atmosphère.

 

Réponse de meteor le 02/12/2010 à 11h43
Bonjour

je persiste à m'interroger sur ce qu'on cherche vraiment comme information dans ce genre d'études.

On a deux indicateurs, qui sont en gros corrélés, mais avec des différences. Bon et on fait quoi avec ça ? ça veut dire quoi le meilleur indicateur? le meilleur pour quoi au juste ? de toutes façons même la moyenne des températures terrestres est un indicateur qui n'a aucune signification précise, et qui peut varier indépendamment de l'enthalpie , qui est moyenné avec des approximations, du remplissage, et qui de toutes façons n'entre dans aucune équation de la physique. Pour les lacs, il y a un truc évident c'est que la couverture spatiale est bien plus éparse que l'ensemble des terres, y a pas des grands lacs partout, donc la moyenne des températures des lacs n'a aucune raison d'etre la meme que celles terrestres meme si leur température était exactement égale à celle de l'air.

Donc quel est le statut au juste de cette étude, et à quoi répond-elle? est ce que les climatologues doutent encore que leurs températures terrestres soient justes, que le réchauffement mesuré pourrait etre imaginaire, et en cherchent des confirmations ailleurs ? (bon à savoir...). Ou bien est ce qu'ils cherchent juste un indicateur plus précis (ce qui n'a pas l'air d'etre le cas?) on cherche à répondre à quelle question là ?
Commentaire n°6 posté par Gilles le 02/12/2010 à 08h03

faut quand même être gonflé pour dire que la température moyenne ne veut rien dire et que ça n'a rien à voir avec l'enthalpie.

les variations de chaleur latente représentent une part très minoritaire des échanges d'énergie.

Réponse de meteor le 02/12/2010 à 09h31

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