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Tahoe, Nevada: l'un des lacs qui s'est le plus réchauffé depuis 25 ans
Les lacs, pourvu qu'ils soient suffisamment grands et qu'on mesure leur température suffisamment loin des côtes, constituent, à l'évidence, de bons indicateurs du réchauffement des continents.
Selon cette étude de la NASA, le réchauffement moyen des lacs étudiés a été de 0.45°C/décennie, sur les 25 dernières années.
Certains lacs du nord de l'Europe, se sont même réchauffés à l'allure, énorme, de 1°C/décennie.
Les mesures ont été réalisées par satellites, en été (hors glace, stratification lacustre estivale) et de nuit (effet de peau), par infrarouge.
Elles ont été confirmées par des mesures in situ (bouées) dans les Grands Lacs du nord des USA.
Les réchauffements les plus importants ont été trouvés en Europe du Nord, alors que les réchauffements étaient plus faibles au niveau des tropiques et des moyennes latitudes de l'hémisphère sud.
Ces résultats sont conformes à ce que prévoient les modèles.
Dans certaines régions, comme celle des Grands Lacs (nord des US), le réchauffement a été plus rapide que celui des températures des régions avoisinantes.
ce qu'on peut en penser
Ce nouvel indicateur, "lacs", présente pas mal d'avantages:
Il est exempt de tout effet urbain de proximité, genre surface bétonnée ou autre, et, pourvu que les lacs soient suffisamment grands, il est exempt également de tout effet urbain plus large, significatif.
Les lacs sont un milieu pourvu d'une inertie thermique bien inférieure à celle des océans, ce qui permet une réaction plus rapide et plus "radiative" que ces derniers.
Mais elle est supérieure à celle des sols ce qui permet un certain lissage saisonnier (relatif tout de même) qui peut permettre de comparer cet indicateur "lacs" à la température terrestre annuelle mesurée par voie plus traditionnelle.
Ces mesures concernant essentiellement les lacs de l'hémisphère nord peuvent donc être rapprochées des mesures de la NOAA, par exemple, sur les terres de l'hémisphère nord depuis 25 ans (voir graphique ci-dessous).
Les tendances sont relativement proches, 0.45°C/décennie pour les lacs et 0.40°C/décennie pour NOAA, malgré sans doute des différences et erreurs mineures dues aux mesures elles-mêmes, aux périodes et emplacements différents.
Bien évidemment, ces nouvelles mesures ne constituent pas une preuve de la nature anthropique du réchauffement actuel, mais elles confortent les mesures précédentes qui concernent son amplitude.
On sera attentif à la situation des lacs du nord de l'Europe qui enregistrent des réchauffements impressionnants, de l'ordre de 2.5°C sur 25 ans.
Ceci est à rapprocher des résultats des modèles, voir ici, en ce qui concerne la déclinaison spatiale du réchauffement.
Vänern, Suède: l'un des lacs à fort réchauffement
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Si par semblable, tu veux dire dans un rapport de 1 à 4 (sans compter l'évapotranspiration de l'eau, qui est sans limite sur un lac), alors oui, c'est semblable. Avec ce genre de quantification à la hache, on peut prouver tout et son contraire.
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meteor : "Je vois vraiment pas ce qu'il y a de difficile à
suivre. "
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S'il y a des lacs qui se réchauffent moins vite que d'autres ou qu'on est obligé de sortir du chapeau DES explications sur pourquoi les lacs se réchaufferaient plus vite que l'air (alors que physiquement, ça devrait être le contraire), ça veut dire que la température des lacs n'est témoin de rien du tout, contrairement à ce que dit le titre de ton post.
Il y a une différence entre un rapport de 1 à 1000 et un rapport de 1 à 4, c'est une question d'ordre de grandeur.
D'ailleurs la capacité calo de la terre est de 1800kJ/m3.°C contre 4186kJ/m3.°C pour l'eau, soit un rapport de 1 à 2.5, puisque tu veux pinailler.
Ce qui est important donc c'est le corps qui réchauffe l'air, soit la terre, soit l'eau.
Et je te reprenais sur ton 1/1000.
Alors il n'y a pas la même masse en jeu, pas la même épaisseur, OK.
Mais pour chauffer 1m d'eau de 1°C sous 10W/m2, qui est la valeur approchée du flux réchauffant, il ne faut pas des siècles mais 5 jours.
C'est sans doute plus que 1 m d'épaisseur mais pas beaucoup plus que çà, car on a une stratification (peu d'échange entre couches) en été.
Pour revenir au réchauffement des lacs par rapport à celui des terres avoisinantes (je préfère utiliser cette formulation pour les raisons plus haut), au cours de l'été, la température moyenne devrait être égale à la température des terres mais plus lissée entre jour et nuit.
Ceci dit je te concède que le fait que la tendance soit plus élevée que pour les terres, pour certains lacs, ne permet pas de considérer, stricto sensus, cette tendance comme équivalente à celle des terres.
D'après les explications des auteurs ceci serait dû à une accumulation de chaleur de plus en plus grande, avant la période de mesure, due à une fonte et une stratification plus précoces.
Les lacs sont bien un témoin du réchauffement, mais réagissent de façon amplifiée, dans certains cas, par rapport à celui-ci.
Concernant les corrélations avec les températures terrestres je ferai un complément à cet article.
D'ailleurs la courbe de température des lacs est bien croissante de 1985 à 2009, certes, mais certains seront ravis d'apprendre qu'elle baisse fortement de 2005 à 2009.
et du coup cet indicateur voudra peut-être dire quelque chose.
va savoir...
effectivement avec cette démarche il n'y a pas grand risque d'être démenti ....
Je vois vraiment pas ce qu'il y a de difficile à suivre.
On peut rapprocher le réchauffement des lacs de celui des terres mais l'un ne remplace pas l'autre.
J'ai indiqué quelques raisons qui faisaient que certains lacs se réchauffaient plus vite que les terres.
Qu'il y ait des lacs qui se réchauffent moins vite que d'autres n'est pas anormal, les situations étant différentes (exposition aux vents dominants entre autres)
On a la même chose pour les stations terrestres.
Alors certes, les mesures estivales de l'étude pointent sur une saison particulière, et donc la comparaison de la valeur du réchauffement avec l'air n'est-elle pas généralisable sur l'ensemble de l'année, mais bon il est clair que les lacs se réchauffent. A partir de là ils forment un bon indicateur indirect du réchauffement même si on a aussi des postes météo qui vont bien pour cela.
La température de surface des lacs l'été peut sans difficulté dépasser la moyenne jours nuits des température de l'air à laquelle elle est comparée. Il n'a pas d'impossibilité comme le soulignait Minitax à une évolution plus rapide de cette température par rapport à la température de l'air si les conditions locales sont favorables sur les années considérées. L'exemple du Lac d'Aiguebelette donné par Chria est clair sur ce point. 28°C est plus élevé que la température moyenne de l'air à la même époque. Si les dernières années de la période considérée sont favorables localement alors la pente pluriannuelle est de la température de surface de l'eau est plus grande que celle de l'air.
Pour the fritz, bien sur que c'est la même chose pour la terre. Comme l'étude portait sur les lacs j'ai concentré mon commentaires sur l'eau de surface des lacs. Le commentaire vaut par rapport à l'étude qui pointe un réchauffement de la température de surface des lacs l'été plus important aux latitudes élevées. Vu la durée de l'ensoleillement l'été a ces latitudes, la moindre variation prendra une ampleur importante. Je veux surtout attirer l'attention sur le fait de vouloir comparer des moyennes annuelles avec des températures uniquement l'été sensibles à des phénomène locaux et limités dans le temps.
http://www.refuges.info/photos_points/5038.jpeg
Bourget : 26.5 ; Annecy : 26 ; Léman : 24°C.
Par contre, et pour confirmer sur l'été, le lac léman est le seul des quatre lacs a avoir vu sa température moyenne diminuer depuis 1981 pour les mois d'août et septembre, ces deux mois étant avec décembre ceux qui se sont le moins réchauffé au niveau de l'air à Thonon.
Le plus impressionnant restant les mois de mai et juin avec +3,25°C pour l'air et +3,5°C pour l'eau (à 2m).
Il faut aussi savoir que depuis cette montée des températures en 1985 dans les Alpes du Nord, l'essentiel du réchauffement s'est produit en hiver et surtout au printemps. Le réchauffement de l'été se remarque surtout dans la comparaison des périodes 1950/1980 et 1980/2010. Bon, avec les hivers froids qui s'enchaînent, la tendance hivernale devrait piquer du nez. Remarquez, les hivers froids, c'est bon pour le tourisme, les plantes et les lacs...
http://www.cipel.org/sp/article23.html
Ce sont les rapports "Evolution physico-chimique des eaux du Léman" qui fournissent les informations de température.
Les rapports des différentes campagnes ne fournissent pas toujours de graphes pluri-annuels. On trouve cependant dans le rapport de la campagne 1995 (http://www.cipel.org/sp/IMG/pdf/physico_20080227144430.pdf) la figure n° 23 qui fournit une vision sur 10 ans qui permet de bien se rendre compte des variations importantes des mois d'été.
La température moyenne du lac n'est pas toujours corrélée avec la température de l'été dans le lac léman ; le brassage des eaux l'hiver n'étant pas toujours complet. C'est différent pour le lac d'Annecy par exemple qui subit un brassage régulier.
Les température moyennes sur l'ensemble de l'année et de la profondeur représentatives de la quantité de chaleur sont certainement significative, mais les températures de surface de l'été sont plus erratiques, dépendantes de la météo. Lire les commentaires sur les variations très rapides fin juin par exemple.
Bref, quand la température de l'air se réchauffe (ou se refroidit), la température des lacs suit.
Rien de bien étonnant.
L'îlot de chaleur urbain comme cause c'est du délire complet.
Par contre cela a des conséquences sur le renversement des lacs (desoxygénation des couches profondes), la reproduction des salmonidés, et la prolifération de certains prédateurs comme le poisson chat. L'INRA compare les effets du réchauffement à ceux de l'eutrophisation.
L'eau des rivières se réchauffe aussi.
On sera prié de faire des commentaires sans polémique, circonstanciés, et non "semeurs de doute".
Le doute est bien sûr permis mais pas la négation des faits.
Tout commentaire qui sortira de ce cadre sera supprimé.
Je comprends bien que les sceptiques soient indisposés par les faits qui vont dans le sens du réchauffement.
Toutefois ce blog, au cas où ils ne l'auraient pas encore compris, ne leur est pas destiné, même s'il peut tolérer leur présence quelque temps.
Il existe bien d'autres endroits où les sceptiques peuvent déverser leur bile, leur incompétence manifeste et leur parti-pris quelque peu maladif.
Cet article, bien loin d'être inutile ou de "ne pas servir à grand-chose", aurait pu être le point de départ de réflexions intéressantes.
Mais non.
Un tel désert intellectuel, je ne parle pas pour sirius bien sûr, ni pour certains autres, est franchement désolant.
je ne sais pas quels seraient les effets de variation de la circulation océanique donc je ne sais pas te répondre non plus. Où est ce que le climat a changé entre 1900 et 1940 et pourquoi ?
De quelle discussion parles-tu exactement?
En tout cas ce n'est pas celle qui peut être induite par cet article qui parle d'un "nouvel" indicateur climatique.
Cela n'a rien à voir avec la discussion générale sur les causes du réchauffement.
De plus on n'est pas obligé de donner n'importe quelle cause autre que le réchauffement anthropique pour expliquer ce réchauffement des lacs.
Moi, un changement de circulation océanique qui opère des changements identiques ou presque, du Névada à pas loin de la Corée, en passant par l'Amérique du Nord et l'Asie centrale, je ne connais pas.
je sais pas les autres...
Point
Dans le Nord, ils se réchauffent rapidement, c'est en cohérence avec l'amplification aux hautes latitudes, c'est donc parfaitement logique.
Je ne vois pas de quoi polémiquer
Ou bien , c'est de la provoc , ou bien c'est tout simplement pour dire qq chose, ou bien c'est réellement incohérent.
Particulièrement dans les exemples cités, je suppose donc que c'est de la provoc.
Bon, on le sait bien que ces tendances ne sont pas extrapolables, je ne vois pas qui l'a fait à part toi.
On basculera donc dans un autre état avant que les lacs se mettent à bouillir. Lequel? j'en sais rien , vous verrez bien, moi, je serai plus là pour le voir.
sans doute pas, mais quand est ce que le rapport entre les deux taux varierait ?
je m'etais posé la même question sur les effets "visibles" du RC quand à la végétation, par rapport à la date de floraison ou les vendanges. On dit que ça a déjà avancé de quelques semaines, peut-on extrapoler pour en déduire que vers la fin du siècle, les amandiers fleuriraient en novembre et les vendanges auraient lieu en mai? sans doute pas , mais alors ça veut dire que les effets ralentiraient à un moment alors que le RC continue de plus belle ?
autre suggestion : on prend de la variabilité à assez court terme pour une tendance séculaire ...
bouillir comme tu y vas!
fait froid là-bas et s'il y avait homothétie parfaite un réchauffement global de 3°C impliquerait un réchauffement local de 15°C, ce qui ne ferait pas tant que çà si on considère une température estivale moyenne de 10°C.
On est donc très loin de l'ébullition et même si je prends ton propos comme il se doit, c'est pas le cas de tout le monde, donc je précise au cas où.
Il n'y a bien sûr pas homothétie parfaite sur des périodes de 25 ans, donc relativement courtes, entre un signal local et le signal global, variabilité locale forte oblige.
Sinon, il faudrait connaître les emplacements exacts de ces lacs et se livrer à une recherche des évolutions des stations aux alentours.
Sur la période considérée j'ai fait quelques sondages et on arrive à des variations de 0.6 à 0.8°C/décennie, par exemple, mais c'est pas exhaustif.
Bon, à part les sceptiques, je me demande bien qui peut utliser une tendance court terme comme une tendance séculaire.
Si on s'amuse à ce genre d'exercice, on se choisit ses bonnes années (1998 et 2008 étant particulièrement prisées
)
et on se fait sa petite régression.
Par exemple, si j'utilise les 3 dernières années soit de novembre 2007 à octobre 2010 j'ai 7.8°C/siècle.
Que calor!