Partager l'article ! Allègregate: article modifié les 8 et 9 avril 2010. Comme promis, voici, tiré de Futura-sciences, ...
article modifié les 8 et 9 avril 2010.
Comme promis, voici, tiré de Futura-sciences, le pdf de la réponse des climatologues au livre d'Allègre, le pdf des réponses à Courtillot, le pdf qui relève les dénigrements et insultes d'Allègre.
Ci dessous, quelques morceaux choisis de la réponse des scientifiques à Allègre
rétroactions
réponse des scientifiques (RS) "Les connaissances théoriques sur le rayonnement et plus particulièrement sur le bilan radiatif de l’atmosphère terrestre, permettent de calculer l’impact d’une
augmentation de la concentration du CO2 sur la température. Par exemple, en l’absence de rétroaction, un doublement de cette concentration entraîne un réchauffement de l’ordre de 1° à la surface
de la terre.
Cette modification de la température entraîne cependant à son tour une augmentation de la vapeur d’eau atmosphérique (en particulier à cause d’une augmentation de l’évaporation au‐dessus des
océans) qui amplifie l’effet initial de l’augmentation du CO2 sur latempérature d’un facteur proche de 2. D’autres rétroactions doivent aussi être prises en compte (modification de la couverture
nuageuse, modification du pouvoir réfléchissant de la surface, …). Les modèles climatiques permettent de calculer simultanément les effets radiatifs du CO2 et de ces rétroactions surl’évolution
de la température et des autres paramètres climatiques."
Concernant la vapeur d'eau, c'est une présentation qui a le mérite de la simplicité.
Cependant, c'est bien l'étalement des résultats des modèles concernant la rétroaction vapeur qui engendre la plus grande incertitude en terme de conséquences climatiques (température notamment)
paléoclimats
J'apprécie particulièrement cette réponse concernant le Groenland des Vikings (je suppose que vous connaissez tous cette fable sensée être la preuve d'un optimum médiéval plus chaud que la période actuelle)
"Ni le nom d’ Islande (terre de glace) ni celui de Groenland ne décrivent la réalité. Les sagas islandaises rapportent qu’Erik le Rouge a choisi volontairement ce nom pour attirer de nouveaux
colons.
La végétation du sud Groenland était identique à l’époque médiévale et aujourd’hui (travaux d’EmilieGauthier à Besançon en cours sur les séquences palynologiques lacustres).
Il existe un grand nombre de carottes de glace au Groenland qui témoignent directement de la présence d’une calotte très largement comparable à la calotte actuelle (voir par ex Vinther et al QSR
2010 ou Vinther et al Nature 2009).
Les travaux de Kaufman et al Nature 2009 pointent un réchauffement actuel exceptionnel dans l’Arctique, dans le contexte des derniers 2000 ans.
Enfin, si l’inlandsis du Groenland avait fondu il y a 1000 ans, le niveau des mers aurait monté de plusieurs mètres, et c’est impossible (les données excluent plus de 25 cm de variations) (voir
Sivan et al 2004 ou Milne et al 2009 Nat Geosc, Lambeck & Bard 2000 EPSL, Grinsted etal. 2009 Clim. Dyn.)."
De nouveau, le "truquage" de la courbe de Grudd
"Allègre caricature totalement les travaux de dendroclimatologie, en particulier ceux de Grudd.
La courbe reproduite en Fig. 6 est tirée d’une comparaison précise des données d'épaisseur et de densité des anneaux d'arbres (Grudd 2008 Clim. Dyn.).
Elle ne remet rien en cause au sujet de la courbe de Mann car elle est de portée locale (nord de la
Scandinavie). Par ailleurs, cela fait plus de 20 ans que les spécialistes de dendroclimatologie connaissent les différences entre les paramètres de densité et d’épaisseur notamment au cours du
vieillissement d’un arbre (par ex. Briffa et al. 1990 Nature, Briffa et al. 1992 Clim. Dyn.). Dans la figure de l’article de Grudd (2008), cette courbe est même représentée avec celle de Briffa
et
al. (1992) basée sur des données d’épaisseurs et de densité des anneaux d’arbres. Les deux courbes sont très proches l’une de l’autre (différence de l’ordre de 0,5°C) et montrent les mêmes
tendances. Grudd est d’ailleurs coauteur d’un article par Briffa et al. (2008, Phil. Trans. Roy. Soc.) qui compilent ce type de données à l’échelle de l’Eurasie du nord-ouest.
Il est important de signaler que l’auteur, Dr. Hakan Grudd de l’université de Stockholm, a diffusé un document dans lequel il critique l’utilisation caricaturale de son travail par Allègre qui
sous-entend que cette courbe serait de portée globale. Grudd signale aussi que sa courbe a été totalement déformée dans sa partie la plus récente après 1900, alors qu’elle est fidèlement
représentée pour la période allant de 500 A.D. à 1900.
Grudd écrit que ce procédé est « misleading and unethical »."
On peut regretter que n'ait pas été évoqué le problème de la divergence, mais ce n'était pas le but...
climatologie
la réponse suivante concerne la fig 9 du bouquin, figure qui n'est pas reproduite, ains que toutes les autres, sur le document
"Les courbes présentées sans source ni référence sont probablement des moyennes annuelles de températures minimales mesurées chaque jour. Chacun peut comprendre que la température moyenne
d’une journée n’est pas la température minimale (fin de nuit).
Les courbes sont produites à partir de données non homogénéisées (non corrigées des changements de station, d’instrumentation…) ce qui se fait couramment à l’échelle mensuelle par détections de
ruptures en comparant des dizaines d’enregistrements par département (voir articles de Moisselin, Mestre, Boehm…). Ce travail n’a pas été fait ici.
Ensuite, la moyenne est biaisée vers une sous région européenne (centre /est) comme l’indique la valeur moyenne présentée. Les climatologues évitent soigneusement ce biais de sur représentation
d’une sous région en estimant des températures moyennes sur des mailles régulières, avant de faire la moyenne régionale.
Le GIEC (IPCC AR4 chapitre 9) présente les tendances décennales de température en Europe, à partir de données homogénéisées (CRU). Voici les données utilisées pour le graphique IPCC, pour
l’Europe (CRU) et pour la moyenne globale (HadCRUTEMPv3 océan et continent). On observe un réchauffement en Europe plus marqué que la moyenne globale, et une augmentation pour les dernières
années qui est masquée sur la Figure9"
On remarquera, sur la courbe GIEC du document, les fluctuations importantes de température en Europe, pas seulement dans les années 80.
ci dessous je reproduis l'affirmation d'Allègre qui copiecolle la faribole sceptique classique:
Allègre:"Pour l’ensemble de l’hémisphère nord depuis le pic atteint en1998 il y a eu un palier qui semble maintenant se transformer clairement en refroidissement"
réponse:"Faux. Le GISS qui donne plus de poids à l’Arctique que le CRU montre plusieurs années
plus chaudes que 1998.
Claude Allègre ignore volontairement la moitié de la Terre (l’hémisphère sud) qui continue à se réchauffer."
J'ai souvent parlé ici d'un ralentissement de la tendance actuelle au réchauffement, mais, à chaque fois, en essayant d'en trouver les causes.
Je rappelle que les causes détectées ici concernent l'ENSO et l'activité solaire, ce qui ne remet absolument pas en cause le réchauffement anthropique.
De plus, pourquoi privilégier une base de données plutôt qu'une autre?
la correspondance CO2/température
autre argument usé jusqu'à la corde et brandi de façon idiote par les sceptiques et Allègre: le décalage entre température et CO2 pendant les périodes glaciaires.
Allègre:Mais a‐t‐on établi qui était premier, qui avait précédé l’autre ? Le CO2 ou la température ?
(...) Le problème a été résolu grâce à un travail francoaméricain, auquel participaitd’ailleurs Jouzel.
Et alors, le résultat ?
Le résultat est clair : la témpérature a augmenté à peu près 800 ans avant le CO2. C’est donc la température qui est le facteur déclenchant, contrairement à ce qu’espérait Lorius."
réponse:"La relation de phase entre CO2 et température antarctique a été étudiée par différents auteurs, pas seulement par l’étude de Caillon
et al. (Science 2003) à laquelle C. Allègre fait référence ici.
Fischer et al. (Science 283, 1712–1714 (1999) concluent à un retard du CO2 de 600±400 ans au cours des trois dernières déglaciations. Monnin et al. (Science 291, 112‐ 114, 2001) estiment un
retard du CO2 au début de la dernière déglaciation de 800±600 ans. Ahn et al. (J.Geophys. Res. 109, D13305, doi:10.1029/2003JD004415,2004) trouvent un retard moyen du CO2 de 200 à 400
ans sur la durée de la dernière déglaciation. Loulergue et al. (Clim. Past 3, 527‐540, 2007) ont ré‐évalué la différence d’âge air‐glace sur le forage EPICA Dome C etmontré que celle‐ci était
exagérée par le modèle de densification. Ceci implique que les 800±600 ans de l’étude de Monnin et al. (2001) constituent une estimation haute.
Laissons la parole à Caillon et al. (2003) quant à la conclusion que l’on peut extraire de ces différentes observations : « This confirms that CO2 is not the forcing that initially drives the
climatic system during a deglaciation. Rather, deglaciation is probably initiated by some insolation forcing, which influences first the temperature change in Antarctica (and possibly in part of
the Southern Hemisphere) and then the CO2. This sequence of events is still in full agreement with the idea that CO2 plays, through its greenhouse effect, a key role in amplifying the initial
orbital forcing. First, the 800‐year time lag is short in comparison with the total duration of the temperature and CO2 increases (~5000 years).
Second, the CO2 increase clearly precedes the Northern Hemisphere deglaciation.”
Le CO2 ne constitue pas le déclencheur des déglaciations. Aucun glaciologue n’a jamais affirmé le
contraire. Il constitue en revanche un élément de rétroaction amplifiant le forçage initial dû aux variations de l’orbite terrestre autour du soleil."
Gageons que cette explication limpide ne parviendra cependant pas à se frayer un chemin dans l'esprit obtus de certains.
Je retiens que les 800 ans sont une hypothèse haute puisque des valeurs de l'ordre de 200 ans ne sont pas exclues.
Ces valeurs sont de toute façon faibles comparées aux 5000 ans de correspondance entre CO2 et température.
De plus elles n'excluent absolument pas le rôle de rétroaction positive du CO2.
Tout cela est évidemment archi-connu.
La signature climatique actuelle du CO2
Allègre: "Rien dans les observations ne permet de lier températures et augmentation des teneurs dans l’atmosphère en CO2"
réponse:"Rien sauf la structure verticale des changements de température (réchauffement basses couches, refroidissement hautes couches) en adéquation avec l’impact théorique d’une augmentation de l’effet de serre."
L'argument semble imparable quoique, malheureusement, les données disponibles pour la basse stratosphère soient à moitié convaincantes.
Ces données sont d'ailleurs abondamment utilisées par les sceptiques comme "preuve" d'une absence de signature du CO2.
Le problème étant que ce sont plutôt les couches stratosphériques moyennes qui se refroidissent le plus et que les enregistrements de température de cette couche soient plutôt difficiles à trouver.
Rappelons qu'un réchauffement d'origine solaire provoquerait un réchauffement plus homogène, voire plus marqué dans la stratosphère.
cryosphère
L'Antarctique
Allègre:"La glace de l’Antarctique ne fond pas ? Non, elle ne fond pas. Pour l’instant en tout cas. (…) pour que l’Antarctique fonde, il
faudrait une élévation de température importante dans
l’hémisphère sud, qu’on n’observe pas.
La glace de mer de la péninsule antarctique diminue de volume par détachement de morceaux d’icebergs sur les marges, alors que la calotte glaciaire s’épaissit davantage au centre. Au total
l’Antarctique ne semble pas fondre. En tout cas, ce n’est pas perceptible."
réponse:"Faux.
‐ La perte de glace en Antarctique se fait principalement par écoulement accéléré.
‐ On observe une perte nette de glace depuis plusieurs années.
‐ Confusion entre banquise et plateforme (ice shelf). En régime stationnaire, une plateforme de glace flottante n'a plus d'effet direct sur le niveau marin (sans parler du troisième ordre qui est
une petite élévation suite à la fonte de cette glace qui n'est pas salée). L'influence la plus importante est en fait la disparition de l'effet de contrefort (buttressing effect) sur les glaciers
antarctiques.
‐ La contribution actuelle de l’Antarctique à la montée du niveau des mers est de l’ordre de 0.55 mm/an avec une forte augmentation depuis quelques années . Plusieurs types de données de
terrain et satellitaires démontrent une perte de masse au moins équivalente aux pertes du
Groenland (Velicogna & Wahr 2006 Science, Rignot et al. 2008 Nature Geoscience, Cazenave
et al. 2009 GPC, Velicogna 2009 GRL).
L'accélération mise en évidence par Velicogna (2009) est importante car elle ne peut pas être
liée à des erreurs systématiques sur les corrections des données brutes (par ex. la contribution du réajustement isostatique postglaciaire)."
Allègre fait encore preuve ici de son ignorance totale des processus glaciaires en Antarctique.
Ce n'est pourtant pas difficile à comprendre que la fonte directe des glaces du plateau antarctique ne se produit qu'à de très rares moments en été austral mais que la perte de glace se produit sur les marges par affaiblissement des ice-shelfs qui eux subissent le réchauffement bien réel des eaux de l'hémisphère sud.
On notera les pertes importantes de masse en 2009-2010 (220Gt/an)
glaciers de l'Himalaya
après les cris d'orfraie sceptiques à ce sujet voir la réponse:
"Voir une publication scientifique récente sur le sujet :
Matsuo, Heki, EPSL 2010 :
Substantial amount of glacial ice is considered to bemelting in the Asian high mountains. Gravimetry by GRACE satellite during 2003‐2009 suggests the average ice loss rate in this region of 47
+/‐ 12 Gigaton (Gt)yr(‐1),equivalent to similar to 0.13 +/‐ 0.04 mm yr(‐1) sea level rise. This is twice as fast as the average rate over similar to 40 years before the studied period, and agrees
with the global tendency of accelerating glacial loss. Such ice loss rate varies both in time and space; mass loss in Himalaya is slightly decelerating while those in northwestern glaciers show
clear acceleration.
Uncertainty still remains in the groundwater decline in northern India, and proportion of almost isostatic (e.g. tectonic uplift) and non‐isostatic (e.g. glacial isostatic adjustment) portions in
the current uplift rate of the Tibetan Plateau. If gravity increase associated with ongoing glacial isostatic adjustment partially canceledthe negative gravity trend, the corrected ice loss
rate
could reach 61 Gt yr(‐1). "
Si les données de GRACE sont exactes, une perte de 61 Gt/an rien que pour cette région est absolument considérable.
Pour détendre l'atmosphère un peu d'humour
Allègre (23):"Au cours des temps géologiques, les teneurs en CO2 de l’atmosphère ont varié: elles ont été beaucoup plus importantes au crétacé (il y a 100 millions d’années) qu’aujourd’hui et depuis ces teneurs ont décru. Il y a donc bien un mécanisme naturel qui régule les teneurs en CO2 dans l’atmosphère. S’agit il des plantes vertes ? Est‐ce l’océan ? Comme le dit l’excellent journaliste météo Laurent Cabrol, « et si la nature s’en sortait toute seule » ?"
Ben voyons! On s'en paye quand même une sacrée tranche avec les sceptiques
Laurent Cabrol bis...
Allègre (93)
"… les nuages blancs d’altitude qui réfléchissent directement les rayons du soleil, donc qui ont tendance à refroidir l’atmosphère en jouant le rôle de parasol.
..Et les nuages noirs de basse altitude qui eux sont des agents de réchauffement car ils absorbent les rayonnements infra rouges émis par le sol. Ce sont, dit, drôlement Laurent Cabrol, des sortes de "doudounes" pour la surface de la Terre ! ..."
à part que c'est l'inverse, qu'est-ce qu'on rigole, c'est l'allégresse!
Et puis les citations du grand et drôle Laurent Cabrol, faut avouer que c'est poilant
bon redevenons sérieux, enfin essayons (c'est difficile)
Allègre et le transfert radiatif...
Allègre:"La moitié de cette énergie est réémise vers l’espace, l’autre moitié vers la basse atmosphère. Voilà ce qu’on appelle l’effet de serre."
réponse: "Il manque ici la clé pour expliquer cet effet de serre : le profil vertical de température dans l’atmosphère. Sans cela, l’explication n’a aucun sens (ni d’ailleurs l’analogie simple avec la serre"
Allègre:"C’est pourtant grâce à la vapeur d’eau et à elle seule que la température moyenne à la
surface terrestre est de 15°C et pas de ‐18°C."
réponse:"Donc une température moyenne globale a un sens en terme d’échanges radiatifs (contradiction du discours de M. Allègre).
Faux. La vapeur d’eau n’est pas seule responsable de l’effet de serre dit « naturel ». mais de 36 à 72%. Le CO2 joue pour 9 à 26% (non négligeable). Voir calcul sur
:http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/04/water‐vapour‐feedback‐or‐forcing/"
Allègre n'est certes pas obligé de connaître le beaba de l'ES.
Mais son manque de cohérence en ce qui concerne l'emploi de la température moyenne, ainsi que ses affirmations tirées des "meilleurs" sites sceptiques du moment, concernant la vapeur d'eau, sont
grotesques.
Passons rapidement sur les "déserts qui pompent l'humidité" et sur la confusion entre impacts absolus et variations.
venons en un peu aux modèles (je sais ça fait fouillis mais je suis le document de réponse donc le bouquin)
Allègre:"Comment en tiennent ils compte dans leurs modèles informatiques? En bidouillant.
Ils décident par ex d'une certaine relation mathématique liant la production de tel type de nuage avec la teneur en vapeur d'eau, le tout avec des tas de coefficients inconnus.
Puis ils font des essais pour reproduire ce qu'on a observé dans le passé, et ils modifient leurs coefficients de manière à reproduire les observations.
Mais chaque école a son expérimentation mathématique et cela conduit à des résultats différents
(parfois très différents) les uns des autres.
comment s'en sortent ils? En faisant des moyennes entre les modèles! ... Ils supposent
que les différences relèvent du hasard, et ils appliquent donc les lois statistiques."
réponse:"Mettre en équations un processus physique observé est la seule méthode possible pour pouvoir comprendre un système complexe tel que
le climat.
C’est une méthode qui est utilisée dans l’ensemble des disciplines scientifiques, y compris dans celle dont il est spécialiste, et Claude Allègre feint de s’en étonner. Les relations
mathématiques sont définies à partir des équations de la physique et sur la base d’expériences et de mesures. Le fait que plusieurs groupes proposent des équations différentes démontre qu’il n’y
a pas de dogme en la matière, et permet d’évaluer les incertitudes. C’est un processus scientifique normal et sain.
La variabilité entre les modèles donne une indication de l’incertitude sur les résultats de ces modélisations."
Cela me rappelle certains commentaires ici-même sur la paramétrisation des nuages dans les modèles, comme si c'était un gros mot à ce sujet.
Sinon, on se demande bien ce que faisait Allègre lorsqu'il faisait, soit-disant, de la science.
Bon à sa décharge c'était il y a fort longtemps.
A lire aussi un développement intéressant sur la prédictibilité et la composante chaotique du climat ainsi que tout un chapitre sur les "erreurs" (pour être gentil) de Le Mouël et Courtillot.
influence du soleil
Allègre:"Avec les données physiques « traditionnelles », l’effet des variations de l’activité solaire
serait dix fois inférieur à celui produit par le CO2, ce qui n’est pas en accord avec les observations"
réponse:"Faux. Voir arguments présentés précédemment au sujet du Soleil (p 76)
Voir Lockwood et al QRSJ 2010 ou Lean and Rind GRL2009 (figure extraite ci dessous)."
Je ne vois pas trop ce qu'à voulu dire Allègre.
Concernant la courbe de Lean et notamment l'influence sur la température du cycle de 11 ans, à savoir 0.1°C, je rappelle que sur ce site nous avons trouvé qu'il était nécessaire, pour l'expliquer, d'appliquer un coefficient amplificateur de 3.
En fonction du modèle océanique choisi, bien sûr.
Je passe sur l'gnorance d'Allègre concernant les milliers de nouveaux capteurs physiques placés depuis quelques années dans les océans, sur ses croyances concernant la modélisation du climat
"Je crois (c'est une attitude très scientifique...) que tous les modèles du GIEC sont conceptuellement assez pauvres, très rustiques et peut être totalement
faux (faudrait peut-être qu'il sache ce qu'il y a dedans!), car ils n’ont pas donné leur juste poids aux divers paramètres.(Ah bon, lesquels?)
Mon intuition – l’intuition est importante en science mais ce n’est jamais une preuve‐"
et blablabla et blablabla!
Je passe encore sur la citation de Lindzen (là je trouve que la réponse est un peu sévère car elle ne parle que du dernier article de ce dernier), sur les rôles bénéfiques de la température et du CO2, car je me lasse un peu de citer tout le bestiaire sceptique...
sur les approximations concernant l'absorption du CO2 par l'océan (bon on n'est pas à 20% près, non!)
sur ses préconisations à lui, Mr Allègre, concernant la séquestration du CO2...
PS:concernant le "CO2 supercritique" je suis un peu perplexe.
Un fluide est supercritique quand ses conditions de pression et de température sont supérieures à celles de sa criticité.
Le point critique du CO2 est 31.06°C/73.825b et sa densité est de 464kg/m3.
Il faut monter la pression à 500 b pour atteindre 1020 kg/m3 et à cette densité il est encore plus léger que l'eau de mer.
En fait il n'est pas forcément utile d'évoquer la supercriticité.
Pour mettre du CO2 au fond de l'océan (en admettant qu'on ait cette idée saugrenue) on peut le liquéfier au préalable et l'injecter sous pression par des pompes hydrauliques au fond de l'océan.
C'est certainement un process moins coûteux que de le comprimer sous très forte pression directement dans le pipe d'injection.
je vous laisse lire le reste.
Pour conclure
Je ne connaissais pas le bouquin d'Allègre et la réponse (enfin!) des climatologues vient à point nommé pour me renseigner sur son contenu.
Je n'ai pas de mots pour le qualifier.
Jugez vous-mêmes...
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