Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 20:51

 

 

ML Salby est un scientifique éminent connu pour nombre de publications ardues et auteur de nombreux ouvrages dont le célèbre "Fundamentals of Atmospheric Physics".

C'est donc un scientifique plus que sérieux, une grosse pointure.

 

Mais peut-être devrais-je dire "était" plutôt que "est" car il en a raconté une verte et pas très mûre.

Bon, on peut espérer qu'il était très fatigué quand il a balancé une pareille vanne.

 

Quelle vanne au fait?

 

Eh bien la voici.

 

Pour Salby, le CO2 atmosphérique ne provient pas (ou de façon insignifiante) du carbone fossile utilisé sous forme de combustible, par l'Homme, mais des cycles naturels qui transportent des quantités de carbone bien plus considérables.

Et ce serait l'augmentation des températures, vieux serpent de mer, qui provoquerait l'augmentation du CO2 atmosphérique.

 

C'est sur le site de Tamino que j'ai vu cette perle de notre ami Salby dont on espère qu'il va se reprendre bien vite.

 

Mais pourquoi peut-on prétendre que c'est une imbécillité monstrueuse indigne d'un scientifique?

 

Eh bien c'est assez simple.

 

Le schéma ci-dessous représente un cycle du carbone très simplifié.

 

 

salby flux2

 

 

Il y a 3 cases:

 

- le milieu naturel hors atmosphère (terres et océans)

- les activités humaines de combustion

- l'atmosphère

 

Les flux de carbone qui sortent et entrent du milieu naturel sont considérables de l'ordre de 100 Gt/an.

Le carbone d'origine anthropique est plus faible: 10 Gt/an actuellement

Le delta stock carbone annuel est égal à la moitié, environ de la quantité de carbone émise annuellement par l'Homme et ceci depuis le début des émissions humaines.

 

on a l'équation bilan simple suivante:

 

∆Catm = Ce - Cs + Canthro

 

où Ce et Cs sont les flux entrant et sortant dans l'atmosphère provenant du milieu naturel et Canthro le carbone issu des activités humaines.

 

Puisqu'on sait que

 

∆Catm = 1/2. Canthro

 

on a , de toute façon

 

Ce-Cs = -1/2. Canthro

 

Autrement dit, la contribution du milieu est négative et certainement pas positive, malgré l'augmentation de température.

 

Et ce quelle que soit la façon dont on présente les choses.

 

 

Salby devant faire un article sur le sujet on en reparlera à cette occasion mais, décidément, comment peut-on faire évoluer la science avec de tels boulets?

 

 

PS: on lira l'analyse intéressante faite sur Skepticalscience, notamment  concernant les fluctuations naturelles de CO2 lors des fluctuations de l'ENSO.(suite aux travaux de Keeling)

 

Dans un tout autre ordre d'idée je reparlerai prochainement du contraste terres-océans sous réchauffement global.

Par meteor - Publié dans : cycle du carbone - Voir les 41 commentaires
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Commentaires

Pour revenir au sujet (au moins vaguement), on a produit récemment une nouvelle estimation globale du rôle des forêts dans le cycle du carbone (Pan et al 2011 dans Science, voici une quinzaine):

A Large and Persistent Carbon Sink in the World’s Forests

The terrestrial carbon (C) sink has been large in recent decades, but its size and location remain uncertain. Using forest inventory data and long-term ecosystem C studies, we estimated a total forest sink of 2.4 ± 0.4 Pg C yr–1 globally for 1990–2007. We also estimated a source of 1.3 ± 0.7 Pg C yr–1 from tropical land-use change, consisting of a gross tropical deforestation emission of 2.9 ± 0.5 Pg C yr–1 partially compensated by a C sink in tropical forest regrowth of 1.6 ± 0.5 Pg C yr–1. Together, the fluxes comprise a net global forest sink of 1.1 ± 0.8 Pg C yr–1, with tropical estimates having the largest uncertainties. This forest sink is equivalent in magnitude to the terrestrial sink deduced from fossil fuel emissions and constraints of ocean and atmospheric sinks.
http://www.sciencemag.org/content/early/2011/07/27/science.1201609.abstract

Commentaire du CSIRO :
http://www.csiro.au/news/Forests-absorb-one-third-our-fossil-fuel-emissions.html

Dans Natue de la semaine dernière, il y a eu également des papiers sur un autre GES, le méthane (et aussi l'éthane en l'occurrence), dont le comportement intrigue les chercheurs. Depuis une quinzaine d'années, on assiste en effet à un ralentissement très net dans l'émission de CH4. Je n'ai jamais vu cela signalé comme un des facteurs expliquant la modification décennale de la courbe des T (alors que le CH4 est un GES assez puissant à effet "rapide", vu sa durée de vie plus courte dans l'atmosphère).
Commentaire n°1 posté par skept le 17/08/2011 à 12h53
医者もさじを投げる
Commentaire n°2 posté par Robert le 16/08/2011 à 21h31
mais je connais, Robert, je connais !

je demandais combien ça avait coûté en temps d'expert, payé sûrement plutot grassement, cette petite plaisanterie, et quelle information on avait par rapport à demander à des gamins de tracer un réseau de courbes partant du point actuel avec toutes les trajectoires possibles.

Enfin quand je dis partant du point actuel, c'est même gentil, parce que sur la figure 5 ils ont même pas été fichus de faire converger les courbes en 2000 alors que ça a été publié en 2007. Il semble y avoir au moins 5 Gt/an d'écart entre les scénarios alors que les chiffres étaient déjà connus depuis longtemps ! heureusement qu'ils disent qu'il n'y a pas de probabilité associée, sinon elle serait nulle non ?

c'est qui ces guignols ....
Commentaire n°3 posté par Gilles le 16/08/2011 à 18h14
Gilles @

http://www.aimes.ucar.edu/docs/IPCC.meetingreport.final.pdf
Commentaire n°4 posté par Robert le 16/08/2011 à 16h05
Robert : "La figure dit explicitement consommation et c'est en regard d'une population hypothétique. Comme c'est un scénario et rien d'autre il n'a aucune raison de corréler ça à une production quelconque."

vous devriez prendre des vacances ..... ah bon c'est déjà fait ? zut...

"Aucun de ces scénarios ne représente une estimation ou une
tendance centrale de toutes les forces motrices ou de toutes les
émissions, comme une moyenne ou une médiane, et aucun ne doit
être interprété ainsi. La répartition des scénarios fournit un contexte
utile pour comprendre la position relative d'un scénario, mais elle
n'en dénote pas la probabilité de concrétisation.
Je pense que ça méritati d'être souligné."

ah oui, effectivement, ça mérite d'etre signalé, puisque ça signifie en réalité que ça a un contenu scientifique et prédictif totalement nul. La science, c'est justement ce qui permet de réduire les incertitudes, en affectant des vraisemblances aux évènements - et dans le meilleur des cas des certitudes. Donc là on nous dit "ah surtout pas, y a aucune probabilité associée " - ce qui signifie en réalité qu'on peut y mettre n'importe quoi, y compris des consommation de 160 Mb/j de pétrole. Bref, on aurait demandé à une classe de maternelle de tracer à la main des courbes en couleur sur une échelle du meme ordre de grandeur , on aurait eu en 10 minutes pour un cout nul un résultat voisin, et tout aussi significatif, qui aurait fourni une " répartition des scénarios fourni[ssan]t un contexte
utile pour comprendre la position relative d'un scénario" (wouarf !)

Et ça a couté combien en "expertise" cette plaisanterie ?
Commentaire n°5 posté par Gilles le 16/08/2011 à 14h20
skept @


C'est ça, on leur dira...
Commentaire n°6 posté par Robert le 16/08/2011 à 12h20
Robert : qu'est-ce que c'est que cette histoire de consommation non corrélée à la production? C'est votre logique qu'il faut revoir. Si le GIEC estime bon de consacrer du temps de calcul à croiser des scénarios improbables avec des modèles incertains, grand bien lui fasse et les "décideurs" apprécieront sûrement les fourchettes résultantes dans l'AR5. Derrière les murailles de Constantinople assiégée, les théologiens byzantins débattaient du sexe des anges avec la plus grande gravité.
Commentaire n°7 posté par skept le 16/08/2011 à 11h38
Skept @

La figure dit explicitement consommation et c'est en regard d'une population hypothétique. Comme c'est un scénario et rien d'autre il n'a aucune raison de corréler ça à une production quelconque. vous avez été pris une fois de plus en flagrant délit de désinformation ne cherchez pas à vous raccrocher aux branches, vous n'en disposez pas.

Et pensez à révoir votre anglais, ça me semble indispensable.
Commentaire n°8 posté par Robert le 15/08/2011 à 22h41
Sirius
là où tu n'as pas même les moyens de vérifier , garde toi donc d"émettre un avis
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Ton esprit hautain me dégoute; ferais -tu partie des argonautes?
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Sirius,
Au cas où ta phrase aurait un double sens, je m’excuse pour la réponse ; mais comme je pense avoir les mêmes moyens que les tiens , gardes-toi aussi d’émettre un avis sur la position de Salby
Commentaire n°9 posté par the fritz le 15/08/2011 à 21h15
Robert : vous consommez sans produire, vous ? Chapeau. Faut que les marchés vous entendent, vous et le GIEC, le pétrole va retomber fissa à 30$ le baril.
Commentaire n°10 posté par skept le 15/08/2011 à 20h38
skept @

Mon interprétation ? C'est un scénario extrême comme indiqué, à ne prendre que comme tel. Par contre je remarque que vous transformez consommation en production (même si l'un peut découler de l'autre) sans préciser que ce scénario est bâti sur une population de 12 milliards d'individus. Dire que le GIEC suggère que la production de 2070 serait celle que vous dites est de la pure désinformation pour ne pas dire du mensonge (et totalement hors-sujet).
Commentaire n°11 posté par Robert le 15/08/2011 à 16h07
Sirius
Sinon, il risque d'être aussi nul que celui de salby sur le CO2.
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mais mon brave Sirius, je ne prétends pas être un physicien de l'atmosphère, et si mon avis est nul , tout le monde s'en fout, mais celui de Salby et des experts du GIEC, s'il est nul, c'est que c'est grave; je pense d'ailleurs que pour arriver à un consensus, il aura fallu que de nombreux experts fassent des amalgames; heureusement que les contradictions entre les données et leurs interprétations passées s'étalent au grand jour, et que le consensus se fissure de plus en plus; je finirai par croire que dans la proposition de Sassi il y a une part de vérité et que certains experts sont entrain de se demander comment ils pourraient sauver leur peau en posant des fusibles un peu partout, fusibles mettant en doute toutes les certitudes des années passées, quelles aient été likely ou very likely
Commentaire n°12 posté par the fritz le 15/08/2011 à 16h06
Sirius : "scientifiquement, c'est archi nul, point barre". Tu as lu un papier peer-reviewed de Salby? Moi non plus. Scientifiquement, c'est surtout archi-VIDE pour le moment.
Commentaire n°13 posté par skept le 15/08/2011 à 12h12
Robert : votre interprétation *personnelle* de cette courbe, c’est quoi ?

JCL : ce point précis a déjà été soulevé (et répondu) ici
http://www.skepticalscience.com/Co2-trend-not-caused-by-warming-oceans.html

Sur les variations interannuelles de CO2, c’est ici dans l’AR4 IPCC :
http://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg1/en/ch7s7-3-2-4.html
Commentaire n°14 posté par skept le 15/08/2011 à 12h07
Bonjour,

Au sujet de la corrélation température-CO2 quelqu’un pourrait-il m’expliquer l’origine de la corrélation (fortuite ?, manipulation ?) entre la dérivé du CO2 atmosphérique (décorrélé des variations saisonnières semble t-il) et la température (basse tropo ou surface) telle qu’elle apparaît dans les graphes de woodfortrees.org (http://www.woodfortrees.org/plot/esrl-co2/from:1979/mean:12/derivative/normalise/plot/uah/from:1979/normalise)? (cela marche bien avec la température de la basse troposphère obtenue avec UAH, un peu moins bien avec GISTEMP ou HADCRUCT et encore un peu moins bien avec les températures de surface des océans).
Commentaire n°15 posté par JCL le 15/08/2011 à 11h12
Skept
Merci, ça confirme ce que je disais, vous faites une interprétation personnelle de ce qui est dit (en omettant de prendre en compte certains paramétres).

Petite précfision en ce qui concerne les scenarii du GIEC :

""""Il n'y a pas de scénario unique qui soit le plus vraisemblable ou le
plus "central", ou qui exprime la meilleure intuition ("best guess"),
que ce soit parmi les scénarios SRES ou dans la documentation
sous-jacente sur les scénarios. On n'attribue pas de probabilité de
concrétisation ou de vraisemblance particulière à tel ou tel scénario
SRES. Aucun de ces scénarios ne représente une estimation ou une
tendance centrale de toutes les forces motrices ou de toutes les
émissions, comme une moyenne ou une médiane, et aucun ne doit
être interprété ainsi. La répartition des scénarios fournit un contexte
utile pour comprendre la position relative d'un scénario, mais elle
n'en dénote pas la probabilité de concrétisation.""""

Je pense que ça méritati d'être souligné.

Source :

http://www.ipcc.ch/pdf/special-reports/spm/sres-fr.pdf
Commentaire n°16 posté par Robert le 15/08/2011 à 10h47
skept: je me fous des motivations de salby, le plus probable, c'est qu'il ait voulu faire parler de lui comme certains autres ou alors il a eu une révélation divine comme d'autres encore.
Scientifiquement, c'est archi nul, point barre.

fritz ou l'amalgame . Interroge toi si tu veux sur les conclusions du GIEC mais là où tu n'as pas même les moyens de vérifier , garde toi donc d"émettre un avis. Sinon, il risque d'être aussi nul que celui de salby sur le CO2.

Mais la principale conclusion de ça, c'est que ceux qui lui font de la pub se disqualifient autant que ceux qui firent de la pub à ceux qui parlaient de l'arnaque de l'effet de serre.
Commentaire n°17 posté par sirius le 15/08/2011 à 10h32
Sirius : pas de rapport particulier, si l'on en reste au contenu (maigre) de ce que l'on sait des idées (bizarres) de Salby. Si l'on en vient par extension aux idées bizarres qui circulent dans le débat climatique et aux motivations militantes à l'origine de ces idées, alors on pourra parler du SRREN.
Commentaire n°18 posté par skept le 15/08/2011 à 02h26
Robert : cf lien ci-après des données sur les RCP, notamment le figure 3, schéma 2, évolution de la consommation de pétrole, courbe bleue pour RCP 8.5. On observe que cette consommation fait plus que doubler entre 2000 et 2070.
http://www.springerlink.com/content/f296645337804p75/fulltext.html
Commentaire n°19 posté par skept le 15/08/2011 à 02h00
Sirius,
Tu nous dis cela, on est en total accord pour une fois, mais est-ce pour mieux enfoncer ce physicien de l’atmosphère que tu dis cela ?
Si lui commet des bourdes comme cela , pourquoi faire confiance aux experts du GIEC, et comment ne pas se poser des questions sur les bases scientifiques sur lesquelles est bâti le CONSENSUS
Commentaire n°20 posté par the fritz le 15/08/2011 à 00h22
Edit: c'est, en gros, cet argument assez bêton qu'on retrouve sur http://www.skepticalscience.com/natural-CO2-doesnt-add-up.html
Commentaire n°21 posté par sirius le 14/08/2011 à 23h21
De toute manière, les émissions anthropiques de CO2 représentent 8 Gt d'équivalent carbone annelles. Si on me dit que l'augmentation moyenne de 3Gt environ est d'origine naturelle, moi, je veux bien mais où sont donc passées les 8 Gt et que se passerait il sans ces émissions?

Sans doute un truc qui n'absorbe que le CO2 anthropique et pas le CO2 naturel, c'est ça?????

Quant au SRREN, que vient il donc faire ici?
Commentaire n°22 posté par sirius le 14/08/2011 à 23h17
Ah Roro,
si le GIEC pouvait s'arrêter de supposer, d’entrevoir des possibilités, d’interprêter et se contenter d’observer on franchirait un grand pas dans l’étude du climat
Commentaire n°23 posté par the fritz le 14/08/2011 à 18h43
Skept @

Ah, vous le supposez, et donc parce que vous le supposez ça devient une vérité, En fait vous faites une mauvaise interprétation de ce texte qui ne fait que parler d'une possibilité. Par ailleurs j'aimerai bien avoir une explication sur les 160Mbl/j de pétrole en 2070; nulle part je n'ai trouvé un chiffre avoisinant le votre.
Commentaire n°24 posté par Robert le 14/08/2011 à 16h10
Robert : la toute première phrase du communiqué de presse IPPC, publié un mois avant le rapport SRREN, disait "Close to 80 percent of the world‘s energy supply could be met by renewables by mid-century if backed by the right enabling public policies a new report shows". Donc je suppose que c'est le message à faire passer du point de vue de l'institution, ce genre de nourriture pour journaliste n'est pas distribuée tout à fait au hasard. La première phrase aurait pu être : "According to 164 scenarios, the median value of renewable energy in the 2050 mix will be 27%". Moins excitant, mais plus correct au regard du contenu (médiocre) du rapport en question.
http://srren.ipcc-wg3.de/press/content/potential-of-renewable-energy-outlined-report-by-the-intergovernmental-panel-on-climate-change

Meteor : oui, l'hypothèse manipulatrice de sissa me semble absurde, et donc ma réponse l'est en partie. La position de Salby le paraît également (absurde) sous réserve de ce qu'il publiera, mais on ne voit aucun argument nouveau dans ses premières annonces. Sur le reste, c'est HS dans cette discussion, mais une discussion sur le réalisme des RCP ou du SRREN serait intéressante.
Commentaire n°25 posté par skept le 14/08/2011 à 09h17
Meteor
Oui mais d'autres te diront, je me fais l'avocat du diable, que les matières organiques, d'origine végétale, contenues dans le sol, s'oxydent avec l'oxygène de l'air (d'où la baisse de la concentration en O2) et libèrent un carbone pauvre en C13, comme le fossile.

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Je suis persuadé que c'est cela qui se passe quand on compare un bilan carbone pendant un épisode glaciaire à celui d'un interglaciaire; la vie terrestre grandit au dépend de la vie marine et le recyclage du carbone terrestre est beaucoup plus rapide
Commentaire n°26 posté par the fritz le 13/08/2011 à 22h36
désolé si c'est un doublon, j'ai quelques difficultés
Bastien,
Si l’augmentation de CO2 atmosphérique était liée à un dégazage par réchauffement de l’océan, on aurait dû voir l’oxygène augmenter… CQFD
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Moi je suis un peu primaire et il faut qu'on m'explique
Commentaire n°27 posté par the fritz le 13/08/2011 à 22h30
S'il s'agissait du carbone des sols, le bilan en C14 ne pourrait pas être bouclé quantitativement. La seule solution est l'injection de GtC/an de C12 pratiquement pur (i.e. les combustibles fossiles). Back to Dr. Suess et sa démonstration vieille de plus d'un demi-siècle!
Commentaire n°28 posté par Bastien le 13/08/2011 à 17h51

OK pour le 14C mais jusqu'en 1950 seulement.

Au-delà les essais nucléaires des années 50-60 ont augmenté le 14C de façon considérable rendant impossible, enfin à ma connaissance, tout bilan "fin" permettant de déterminer l'origine du C dans l'atmosphère.

 

 

la baisse après le pic nucléaire est essentiellement due aux échanges avec les stocks océaniques:

(extrait de ce doc)

"Plusieurs réseaux suivent la concentration en 14C du CO2 atmosphérique à partir de plusieurs stations (Nydal and Lövseth, 1983; Manning et al., 1990; Meijer et al., 1995; Levin et al., 1995). Les différentes évolutions du signal (la pulsation du début des années 60, la longue décroissance du signal due à différents processus de mélange, l’effet Suess croissant, qui est masqué derrière la diminution du pic thermonucléaire, les variations saisonnières) apportent une information supplémentaire intéressante pour la recherché sur le cycle global du carbone. En particulier, la diminution 14C fournit une forte possibilité de validation des modèles sur le cycle du carbone."

Réponse de meteor le 13/08/2011 à 18h46
La première preuve de l'origine anthropique de l'augmentation du CO2 atmosphérique est venue de la dilution du C14 par le C12 mesurée dans les anneaux d’arbres (effet découvert par Hans Suess dans les années 50 avant les premières mesures de son collègue de la Scripps, un certain Dave Keeling). La variation du rapport C13/C12 est venue ensuite préciser les bilans de carbone. La preuve la plus récente, facile à communiquer au grand public, est la baisse de l'oxygène atmosphérique, conséquence directe de la combustion des carbones fossiles et de la déforestation. Cette preuve n’est arrivée qu’au début des années 90, car il était beaucoup plus difficile de la mettre en évidence que l’augmentation de CO2 (à cause de la grande différence des concentrations des deux gaz dans l’atmosphère). Si l’augmentation de CO2 atmosphérique était liée à un dégazage par réchauffement de l’océan, on aurait dû voir l’oxygène augmenter… CQFD
Commentaire n°29 posté par Bastien le 13/08/2011 à 16h28

Oui mais d'autres te diront, je me fais l'avocat du diable, que les matières organiques, d'origine végétale, contenues dans le sol, s'oxydent avec l'oxygène de l'air (d'où la baisse de la concentration en O2) et libèrent un carbone pauvre en C13, comme le fossile.

A ceux-là évidemment on pourra répondre qu'aucun bilan de carbone des sols n'est compatible avec cette hypothèse.

Eh oui, n'en déplaise à Salby, il y a des milliers de chercheurs qui s'occupent du cycle du carbone, et ce ne sont pas tous des ignares.

Réponse de meteor le 13/08/2011 à 17h16
Skept,
on sait que le GIEC n'est pas une société scientifique, c'est pourquoi il se permet toutes les phantaisies, toutes les références à des articles non peer reviewed et toutes les prédictions à la "Madame Soleil"
C'est pas le cas pour une personne qui veut garder sa crédibilité scientifique
Commentaire n°30 posté par the fritz le 13/08/2011 à 14h46
Umberto,
quand même, le GIEC aurait dit une connerie pareille?
Commentaire n°31 posté par the fritz le 13/08/2011 à 14h38
""""Suggérer que l'on aura 80% de renouvelable en 2050 (SRREN 2011)""""

Et voila comment on déforme les dires du GIEC...
Commentaire n°32 posté par Robert le 13/08/2011 à 13h49
sissa : je me pose parfois des questions du même genre. Suggérer que l'on aura 80% de renouvelable en 2050 (SRREN 2011) ou que la production de pétrole sera de 160 Mb/j en 2070 (RCP8.5, ex scenario A1FI), n'est-ce pas juste pour voir comment les médias reprennent ce genre d'information et nourrissent l'esprit critique des populations?
Commentaire n°33 posté par skept le 13/08/2011 à 12h32

Non on ne peut certainement pas faire l'analogie entre Salby et ces deux suggestions.

Tout d'abord il n'est pas pensable qu'un scientifique "s'amuse" à piéger, comme çà, par caprice, une catégorie de population.

On ne peut retenir cette hypothèse.

 

C'est pareil pour les deux autres.

Lancer des hypothèses pour tester des médias?

Il faudra m'expliquer l'intérêt de faire bosser des équipes nombreuses dans ce but.

C'est absurde.

 

Quant aux hypothèses elles-mêmes, les énoncer sans leur contexte est une autre sorte de manipulation.

 

 

Réponse de meteor le 13/08/2011 à 14h34
Juste une question comme cela: et si Salby avait délibérément balancé une ânerie pour observer la façon dont elle serait reprise par les "sceptiques"?
Commentaire n°34 posté par sissa le 13/08/2011 à 09h15
Cotissois : je ne réponds pas :D J'ai l'impression que c'est assez marginal et je suis surpris du commentaire de Curry. Mais bon vous pouvez avoir des types qui dans d'obscures revues disent que le sida ne vient pas du HIV ou que la théorie darwinienne est mise en défaut telle morphologie bactérienne. Il est "extremely unlikely" que ce genre de papier change quoi que ce soit. S'il passe le peer-reviewed, il recevra des commentaires. Le point étonnant est que le gars n'est pas né de la dernière pluie, alors s'il n'a aucune munition dans sa besace et que c'est juste un buzz sceptique, il se fera flinguer par sa communauté et pour pas grand chose.
Commentaire n°35 posté par skept le 10/08/2011 à 23h38
En principe ce Monsieur n’a pas tort ; pendant les cycles glaciaires – interglaciaires, c’est comme cela que ça se passe ; seulement on connaît le rapport entre les augmentations de température de l’océan et celle du CO2 atmosphérique, qui n’ont rien à voir avec les augmentations de T et CO2 du dernier siècle ; alors ce Monsieur peut rivaliser avec le regretté Beck qui lui avait pour but de démonter la cause du CO2 anthropique
Commentaire n°36 posté par the fritz le 10/08/2011 à 12h00
Si la question qui te parait si intéressante est de savoir quelle est la proportion de l'augmentation de la concentration en CO2 qui est directement due à l'activité humaine et quelle est la proportion imputable à une rétroaction positive, on ne l'a pas attendu pour se la poser.
Et , en tout cas, ce n'est pas comme ça que ça semble être formulé. Peut être encore une déformation médiatique?
Commentaire n°37 posté par sirius le 09/08/2011 à 23h05
Je pense qu'il s'agit surtout d'une prise de position volontaire. Et le fait que ce soit un australien n'est pas étonnant. Là bas, on cherche à nier en permanence le problème.

(merci à Gilles et skept de ne pas répondre à mon message)
Commentaire n°38 posté par Cotissois le 09/08/2011 à 23h00
J'ai lu aussi le billet de Tamino, et effectivement le premier réflexe est de dire : mais comment peut-on faire une bourde pareille ?
ceci dit le fait que ça vienne d'un climatologue, cité favorablement par Judith Curry, incite quand même à un peu de méfiance et de réflexion, et peut être que ce n'est pas si simple que ça, et que la question a quand même un interêt.

En effet si le CO2 injecté représente une fraction notable du CO2 atmosphérique, il représente une fraction beaucoup plus faible du CO2 stocké dans les océans. Je ne sais pas exactement quelle est la répartition entre les deux, mais dans le modèle d'absorption de Bern, environ 80 % du CO2 injecté serait finalement absorbé par les puits, et il n'en resterait que 20 % - on peut penser que l'injection d'une quantité X au départ se répartirait au prorata de la concentration actuelle - à température constante, c'est ce qui devrai se passer dans un équilibre CO2dissous - CO2 atmosphérique où le rapport des quantités reste constant.

Si il en reste actuellement 50 %, c'est expliqué par une cinétique d'aborption lente - reste que les 50 % sont quand même supérieurs à la valeur d'équilibre : bien sur il y a de l'absorption mais pas autant que la valeur à l'équilibre, le résultat est bien positif "par rapport à la situation d'équilibre";

Mais il se pourrait aussi que la cinétique d'absorption soit plus rapide , mais l'équilibre soit plus sensible à la température - dans ce cas les 50 % restant seraient aussi dus en partie au réchauffement. La question est peut être mal formulée au départ, mais ça me semble une vraie question à traiter de savoir quelle part de l'augmentation est due à la cinétique lente, et laquelle est due à un déplacement de la valeur à l'équilibre.
Commentaire n°39 posté par Gilles le 09/08/2011 à 21h54

Depuis 10 ans la température est constante et le CO2 continue à monter de la même façon.

Les différentes études menées par des spécialistes du cycle carbone indiquent des variations de teneur de 10 ppm/°C environ.

Pour l'océan il n'y a pas trop de mystère en ce qui concerne l'équilibre des carbonates avec le CO2 atm qui dépend de la température.

Mais peu importe, on a toujours, quoiqu'on fasse, l'équation bilan que j'ai décrit.

si ce - cs augmente du fait de la température on aura tout simplement le CO2 plus fort dans l'atmosphère.

 

Non, Salby pourrait avoir raison si le CO2 fossile suivait un autre chemin que le CO2 atmosphérique dans son ensemble.

Il faudrait en quelque sorte que le CO2 fossile rentre préférentiellement dans un des stocks océanique ou terrestre sans passer par la case atmosphère, ce qui est irréaliste.

 

Réponse de meteor le 09/08/2011 à 23h02
C'est surtout un spécialiste de la dynamique de l'atmosphère apparemment. Je ne le connaissais pas , c'est pas non plus de la classe des Lindzen ne serait ce que par )sa bibliographie (qui est peut être incomplète). En tout cas, il n'a en effet aucune compétence en matière de cycle du carbone. Le fait que Judith Curry lui fasse de la pub laisse aussi une très fâcheuse impression quant au jugement de cette dernière
Commentaire n°40 posté par sirius le 09/08/2011 à 20h58
Bof! c'est assez bête en effet mais faire des erreurs , voire des erreurs énormes c'est à la portée de tous et des meilleurs. Ce ne sont pas les exemples qui manquent . Le pb critique , c'est que sur le climat chacun s'imagine pouvoir apporter son grain de sel et faire évidemment mieux que les spécialistes qui n'y ont rien compris.
C'est pas nouveau: les "vieux" prévoient le temps bien mieux que la météo, c'est bien connu non?
eux, ils ont des cors aux pieds et ça marche mieux que les modèles dirait volontiers certain .
Boulets ..en effet
Commentaire n°41 posté par sirius le 09/08/2011 à 11h10

Concernant Salby, s'il est certainement calé dans son domaine (physique de l'atmosphère) il ne semble pas avoir de compétences particulières pour parler du cycle du carbone.

Son comportement est incompréhensible.

Réponse de meteor le 09/08/2011 à 17h38

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