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EDIT du 29/09/2010
Je vous invite à lire cette brève , parue dans Le Monde, concernant le débat sur les sciences du climat qui s'ouvre ce lundi 20 septembre 2010 à l'Académie des sciences.
Alors que ce débat qui concerne, in fine, l'ensemble de la population, aurait du, après les dernières controverses entre sceptiques et scientifiques du climat, être largement ouvert à la presse, voire retransmis en direct, la vénérable assemblée a préféré opérer à huis clos.
Si on peut comprendre que les sceptiques n'aient pas voulu faire étalage de leur nullité crasse dans ce domaine, il est honteux, à mon sens, que les scientifiques du consensus aient accepté ce procédé.
Mais vous savez, entre scientifiques, on se ménage...
PS du 29/09/2010: petite revue de presse concernant la tenue de cette journée de dupes à l'Académie des sciences.
Il est plutôt révélateur de constater que des blogs ultralibéraux (toujours l'association étrange entre climatoscepticisme, ultralibéralisme et autre créationnisme maquillé en intelligent design)
comme l'Institut Turgot, se félicitent de cette journée, de son déroulement, du choix de l'Académie des Sciences et de la teneur probable ou souhaitée du compte-rendu qui en sera fait.
"le rapport de l’Académie des sciences s’annonce comme la deuxième station sur le chemin de croix de cette malheureuse construction hybride de science et de politique qu’est le GIEC"
Mais pour la presse un peu plus sérieuse, les réactions sont évidemment différentes:
"Il a raison de se méfier, Jouzel, car les climato-sceptiques français sont parmi les plus virulents au monde et comptent des supporteurs de poids sur les bancs de l'Académie des sciences, comme Claude Allègre et Vincent Courtillot. L'un des deux coordonnateurs de la réunion est, lui aussi, géologue, René Blanchet, un grand et incontesté spécialiste des marges continentales. En tout cas, les climato-sceptiques, par leur tapage, ont réussi à convaincre, le 1er avril dernier, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse de saisir l'Académie pour "établir l'état actuel des connaissances scientifiques sur le changement climatique"."
.....
"D'après certains témoignages, le clan des "sceptiques" n'aurait apporté aucun fait scientifique nouveau. Au contraire même, leurs affirmations ont été systématiquement démontées par leurs confrères qui ont jugé qu'ils utilisaient des données remises en cause depuis longtemps, ou même fantaisistes. "Pour faire du bon travail, il aurait fallu passer des heures à décortiquer chaque affirmation", constate, un peu navré, Jean Jouzel. De son côté, Jean-Loup Puget se veut rassurant : "Le rapport final ne comprendra pas une remise en cause substantielle du réchauffement." Il faut l'espérer, sinon l'Académie peut s'attendre à affronter un temps mauvais."
" « Nous avons appelé cette confrontation de nos vœux et nous nous réjouissions qu’elle ait lieu », nous confirme le climatologue Jean Jouzel. Pour autant, l’Académie des sciences a joué un drôle de jeu. Ne serait-ce qu’en opposant à des climatologues de renom des scientifiques non versés dans la climatologie, auteurs d’articles totalement réfutés par la science. Imaginerions-nous un herpétologue exiger un débat scientifique sous prétexte qu’il nie l’existence des trous noirs ? Evidemment, non. C’est pourtant ce qui s’est produit, hier, dans la salle des séances de l’Académie."
"Pour faire bonne mesure, les climato-sceptiques avaient fait inviter Richard Lintzen. Climatologue du Massachussets Institute of Technology (et ancien auteur du troisième rapport d’évaluation du Giec), il est l’un des rares spécialistes du sujet à pourfendre les conclusions du Giec. Comme il réfute aussi tout lien entre la cigarette et le cancer du fumeur. Hier, indique Sylvestre Huet dans Libération, le septuagénaire avait choisi de démontrer que tous les systèmes de modélisation du climat étaient faux. Un argumentaire démonté, pièce par pièce par Sandrine Bony du CNRS (qui travailla aussi au MIT) à coup d’études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture."
Ces citations parues dans le Monde sont particulièrement destructrices pour l'AS:
""La science déteste le secret car elle aime partager. L’Académie des sciences cultive le secret, la science n’aime pas l’Académie des sciences."
"Si l’Académie (franco-française) des Sciences ne se sent pas capable d’émettre un avis consensuel permettant de départager les points de vue, pourquoi avoir demandé à cette institution de trancher la controverse ?"
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Je pense que Sylvestre Huet explique bien ce qui s'est passé dans ce "colloque"
http://iceblog.over-blog.com/ext/http://sciences.blogs.liberation.fr/
merci c'est intéressant.
cela confirme à mes yeux le sale rôle joué par l'Académie des sciences sous influence évidente des climatosceptiques français.
on comprend mieux qu'ils aient honte d'exhiber la nullité crasse des tenants d'une pseudoscience qu'ils abritent sous leur toit.
Et pécresse n'a pas été inspirée en faisant appel à l'AS pour remettre les choses en ordre, à moins qu'elle s'en contrefiche....
Bon, j'ai eu quelques échos indirects par un collègue qui a parlé avec un autre collègue académicien : sur la forme, il s'agissait en fait d'un colloque scientifique, organisé par l'Académie, sur invitation, ce qui est très courant dans la communauté scientifique et ne devrait normalement prêter à aucune émotion particulière : ces colloques ne sont JAMAIS ouverts au public, il faut etre inscrit ! il n'y a que parce que le sujet est sensible que c'est mal interprété. Après effectivement les bruits qui en sont sortis montrent que ça a été assez animé, mais il n'y a rien d'anormal à ça. Je pense que le titre de Meteor est donc un peu abusif ;-). Il n'y a rien de honteux, même si manifestement on a besoin aussi de débats publics pour assainir la situation... si c'est encore possible, parce que je trouve l'ambiance générale assez désolante, et ceci dans les deux camps.
Il y a de nombreux exemples de colloques scientifiques, citons l'AGU par exemple, où les débats sans être ouverts aux gens sans invitation, font l'objet de compte-rendus en quasi-direct, et où, au moins, les abstracts des différentes interventions sont disponibles.
Il va sans dire aussi que la liste des intervenants est connue de longue date.
Rien de tout ça dans ce colloque organisé par l'Académie.
La science doit être accessible au plus grand nombre, pas confisquée par une "élite".
Mais il est vrai que moins le "bon peuple" en sait, et plus il se tient tranquille...
Et que ce soit dans le domaine des sciences ou de la politique de tels huis clos ne sont pas les signes d'un comportement exemplaire.
Enfin selon ma conception de ce que doit être le fonctionnement d'une société mais je sais bien sûr que tout le monde ne partage pas cette conception...
J'ajoute que cette manie du huis-clos, voire du secret, des rassemblements plus ou moins occultes de gens de bonne compagnie divers et variés, est particulièrement bien développée en France.
Le pire c'est que ça paraît naturel...
PS important:
un certain nombre de choses que j'ai dites plus haut sont fausses car il existe bien une liste des participants et un programme.
en fait la liste des participants est la liste des académiciens participants, nuance.
par exemple Jouzel et Lindzen ne sont pas dans la liste.
De plus, je n'avais pas fait tilt sur le fait que la réunion ne durait que 8H45, discours de clôture non compris, mais en comptant 1H45 environ de pauses café et déjeuner diverses.
Donc 7H pour débattre de sujets aussi essentiels que les mesures, la paléo, les modèles, etc...
C'est risible et, finalement, ça ne valait pas un post...
Pendant les débats la fonte continue, mais pas où on l'attend, mais dans l'Antarctique qui vient de dépasser la maximum atteint depuis 1 siècle.
C'est l'époque qui veut ça : il y a des thèmes pour lequel le débat public est impossible ; ces thèmes polémiques sont ceux qui rendent instables certaines pages de wikipédia, et alimentent à longueur d'année les blogs collectifs genre AgoraVox.
La bonne nouvelle, c'est qu'il suffit d'attendre l'extinction de masse des papys. La mauvaise, c'est que ça prend 10 à 20 ans.
J'interviens cette première fois pour vous dire que c'est vous qui vous mélangez les pinceaux, car ceux ne sont pas les sceptiques qui sont à l'origine de ce débat (même s'ils l'ont souhaité longtemps), donc déjà, en plus d'être insultant, vous êtes déjà dans l'erreur....
Peut-être auriez-vous aimé plutôt un tribunal inquisitoire, avec commande de bois pour le bûcher?
Pourtant, vous avez de plus en plus d'éléments qui donnent raison aux sceptiques, et vous en savez quelque chose, non? ...
Un peu plus de modestie, moins d'arrogance et d'amalgames : c'est cela qui devrait guider certains de nos chercheurs et journalistes. Dommage ......
J'accepte qu'on me villipende, pas de problème, je le mérite.
Mais je ne vois pas en quoi je suis insultant ni arrogant, ni dans l'erreur d'ailleurs.
On s'intéresse ici aux sceptiques français qui ont ouvert leur bouche ces derniers temps et qui ont mis, sur la place publique, leurs doutes.
On peut les citer, il s'agit d'Allègre, Courtillot, Le Mouël.
Ils sont bien nuls (la mention de leur "crassitude" n'étant pas forcément nécessaire) en ce qui concerne la science du climat, c'est un fait qu'ils reconnaissent d'ailleurs eux-mêmes.
Mais je ne suis pas bp plus amène avec les scientifiques du consensus qui, en l'occurrence se montrent très veules d'accepter que le débat ne soit pas public.
D'un autre côté on peut regretter qu'un (vrai) climatologue sceptique français, style Lindzen, n'existe pas.
Il y aurait plus de sport, car il y a matière à discuter sérieusement...