Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 16:20

 

 

 

L'anomalie de température est restée quasi inchangée par rapport au mois dernier.

Les conditions Niña ont perduré mais sans excès.

La banquise arctique a égalé (selon l'Université de Brême) son record de fonte estivale de 2007.

L'embâcle a été exceptionnellement rapide à partir de la mi-mois, mais s'est calmée depuis pour revenir aux rythme et valeur de 2010.

 

 

anomalie de température de surface  selon NCEP

 

 

 

0911 ncep

 

 

estimation basée sur les données ci-dessus:

 

 

global: 0.33°C

HN:       0.38°C        

HS:       0.26°C

 

anomalie globale sans évolution (à confirmer) par rapport au mois dernier.

les anomalies par hémisphère se sont inversées.

 

en moyenne glissante l'année 2011 se "réchauffe" toujours:

 

0911 ncep comp

 

On notera la différence entre 2011, année dans la moyenne décennale, et 2000 année la plus froide de la dernière décennie (allongée) et ce, bien que les deux années soient l'objet jusqu'en septembre d'épisodes Niña de forces comparables.

Au point de vue activité solaire, 2000 était déjà loin du minimum de 1996 et l'activité solaire était forte.

Les 0.25°C d'écart entre 2011 et 2000 sont certainement dus à d'autres éléments de variabilité climatique mais l'influence du chauffage de fond (anthropique) est évidente.

 

 

 

En Europe

 

0911 noaa europe

 

Assez forte chaleur sur l'Europe surtout en fin de mois.

 

0911 noaa europe dern sem

 

Conjuguée à une absence de précipitations elle a provoqué une sécheresse assez significative et plutôt rare pour la saison.

 

 

0911 noaa europe précip

0911 noaa europe précip dern sem

 

anomalie NASA

 

 

0911 nasa

 

 

global: 0.48°C

HN:      0.63°C

HS:      0.33°C

 

anomalie globale en baisse sensible par rapport au mois dernier (0.61°C) entraînée par la chute des températures dans l'hémisphère sud.

 

 

 

 

anomalie NOAA

 

 

global: 0.53°C (11ème plus chaud)

HN:      0.60°C

HS:      0.46°C

 

 

évènements marquants selon NOAA:

 

 

0911 noaa events

 

 

 

mesures satellitaires

 

0911 RSS

 

 

La température de la basse troposphère confirme l'anomalie de surface NCEP (point de vue évolution)

 

 

 

évolution des banquises

 

La banquise arctique a connu une deuxième année de fonte estivale très forte après 2007.

La reprise de la glaciation a démarré très rapidement de façon jamais vue au cours des dernières années, mais s'est stabilisée depuis.

 

0911 extent univ brême

 

 

0911 extent nsidc

 

 

0911 extent nsidc antarct

 

ENSO

 

Selon  le site australien de météorologie,

 

La tendance continue au refroidissement de l'océan Pacifique central est consistante avec le développement d'un épisode La Niña.

 

0911 enso subsurf

 

Par exemple , les températures sous la surface durant septembre ont été 4°C plus froides que la normale, dans certaines régions.

La majorité des modèles prévoient que les différentes caractéristiques et tendances, avec un refroidissement ultérieur en dessous des seuils de La Niña, vont continuer durant le dernier trimestre 2011.

 

0911 nino34

 

Les indicateurs atmosphériques (alizés et SOI) sont en phase avec un épisode Niña.

 

 

 

0911 soi

 

 

Mais si La Niña se forme vraiment elle devrait être de force inférieure à celle de 2010-2011…

 

 

 

 

 

 

activité solaire

 

 

0911 SSN

 

Le Soleil a enfin eu une activité "normale" au cours de ce mois.

Par meteor - Publié dans : indicateurs climatiques - Voir les 42 commentaires
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Commentaires

Meteor,
où en sont les indicateurs climatiques d'octobre 2011 ?
Commentaire n°1 posté par darkcity le 05/11/2011 à 11h19

çà vient de sortir à l'instant en retard suite à NCEP

Réponse de meteor le 05/11/2011 à 12h10
Y'a aucune divergence à part dans vos yeux. Je stoppe là cette discussion inutile.
Commentaire n°2 posté par chria le 14/10/2011 à 11h55
chria,

Vous devriez un peu mieux observer.

La figure 3. par exemple. La corrélation T-Jn n'est pas excellente ni catastrophique mais il y a une très claire divergence. Difficile à quantifier à l'oeil, 1,5 °C par siècle paraît un chiffre raisonnable. Faudra vous mettre au boulot ou trouver autre chose.
Commentaire n°3 posté par phi le 14/10/2011 à 11h40
Pour revenir brièvement sur l'incroyable affirmation de Böhm.

Voilà l'évaluation de la consommation énergétique mondiale :

http://1.bp.blogspot.com/_6VdeaIXri4s/TNnRB-6iUiI/AAAAAAAANLc/_qsfsdDiB9I/s1600/energy%2Bconsumption%2Bsince%2B1850.PNG

Cette consommation est en 2000 environ 20 fois celle de 1850.

La consommation énergétique compte environ pour la moitié du potentiel des perturbations des stations, l'autre moitié, constituée par le drainage urbain, suit probablement une évolution proche. Ce que Böhm affirme dans un papier revu par les pairs, c'est donc que les thermomètres n'ont jamais été perturbés par autre chose que par la fraction du potentiel existant au XIXème siècle. L'explosion de ce potentiel au XXème siècle n'aurait strictement eu aucune inflence, un fantôme !!!

Ben voyons. Facile quand on n'utilise aucun moyen pour s'en assurer.

Si on suivait Böhm, on devrait être à pas loin de 10 °C de perturbations aujourd'hui ! Et ce ne sont pas les améliorations des instruments et des sites (toutes relatives, voir par exemple www.surfacestations.org) qui pourrait beaucoup diminuer ce chiffre.

Bon, je sais pas si il y a encore quelqu'un qui souhaite défendre l'indéfendable ?
Commentaire n°4 posté par phi le 14/10/2011 à 11h17
Robert, merci on a au moins un texte explicatif qui nous permet de mieux comprendre comment phi traficote.
On peut aussi voir ça
http://www.slf.ch/ueber/mitarbeiter/homepages/marty/publications/Marty2008_RegimeShift.pdf
J'attends avec impatience un graphe de phi qui brille.
Commentaire n°5 posté par chria le 14/10/2011 à 09h27
Mon petit phi, ce n'est pas de ma faute si vous racontez n'importe quoi...

http://www.risknat.org/projets/alpes-climat-risques/pages/docs/synthesis%20snow%20cover.pdf
Commentaire n°6 posté par Robert le 13/10/2011 à 20h25
Ce que j'aime bien chez vous Robert, c'est votre subtilité. Allez, vous me faites plaisir, je vous offre ça.

http://img830.imageshack.us/img830/9003/neige2.png

A partager avec chria qui trouve que je bâcle mes graphiques.
Commentaire n°7 posté par phi le 13/10/2011 à 18h46
"""il semblerait que la commune d'Engelberg ait fait l'acquisition d'un chasse-neige en 1989. A vérifier dans les comptes.""""


Mon pauvre phi, vous semblez aimer vous enfoncer....
Commentaire n°8 posté par Robert le 13/10/2011 à 17h58
Allez, allez chria, ne soyez pas mauvais perdant.

J'ai bien aimé les graphiques de votre référence. Il y en a deux qui sont parfaitement en accord avec les résultats pour l'Italie. Par contre, il semblerait que la commune d'Engelberg ait fait l'acquisition d'un chasse-neige en 1989. A vérifier dans les comptes.
Commentaire n°9 posté par phi le 13/10/2011 à 15h00
phi, après avoir pondu un graphique pareil, il faudrait vendre vos services à Allègre pour son prochain bouquin.
Au moins, pitié, mettez la courbe des valeurs décennales de l'enneigement, changez les échelles, pour qu'on ait un point de comparaison valable, si tant est qu'on accepte même de comparer l'incomparable. Encore que, pourquoi pas, on aurait pu faire un mémoire de master pour essayer de comprendre la relation isotherme/enneigement sur le long terme, avec des analyses spatiales détaillées, etc, et des conclusions sûrement prudentes comme toute celles que j'ai pu lire quand on travaille sur ce genre de corrélation, et surtout en milieu complexe, mais non, vous, en deux coups de cuillères à pot, vous redéfinissez la climato. Moi j'ai plutôt l'impression que vous avez vu la vierge.

Tiens, j'ai aussi une courbe de l'enneigement en Suisse pour vous, cela devrait vous intéresser, y'a plein de graphiques sur lesquels on peut rajouter des courbes à la main.
http://www.sma.ch/web/fr/climat/climat_international/gcos/inventaire/couverture_neigeuse.Par.0008.DownloadFile.tmp/gcoscouvertureneigeusef.pdf
La seule chose qui ressort pour les postes situés vers 1000m c’est que depuis les années 80 on une forte remontée des températures ce qui a impacté la limite pluie-neige (on a rien sur les précip) et que les cumuls ont baissé directement à partir du début des années 90 (certains s’en souviennent). Les deux signaux temp/cumuls sont bien en phase sur cette période.
Avant, on avait bien trop de variabilité pour qu’un signal se détache sur quelques années de réchauffement ou encore sur un très lent réchauffement. La neige, ça dépend aussi de plein de facteurs. Mais quand on prend 1°C en quelques années et qu’on reste sur un plateau, ça se voit.
Commentaire n°10 posté par chria le 13/10/2011 à 14h41
ChristianP,

Merci pour cette longue réponse. Tout d'abord, j'aime les passionnés et je serais désolé de paraître les dénigrer, nous pouvons tous nous tromper. Si j'ai quelques mots un peu forts, c'est que je suis scandalisé par ce que je découvre. Et il n'y a pas que des passionnés dans le domaine, il y a aussi quelques vraies ordures.


"...certains t'ont déjà répondu clairement sur les MXD et autres, il y a encore peu dans les commentaires à suivre sur ce fil, http:///rankexploits.com/musings/2011/uah-quatloo-update-september-down-from-august/#comment-83193 et tu ne tiens pas compte d'arguments corrects,..."

Ce n'était pas l'avis de tous là-bas. D'ailleurs, le dénommé Carrick s'est magistralement vautré.

"Pour l'homogénéisation, ce serait plus simple et plus efficace que tu interroges directement les spécialistes du domaine qui comparent les différentes méthodes."

Je l'ai fait, naturellement. Ils ont réussi à prétendre que c'était par hasard que les discontinuités étaient majoritairement des refroidissements ! A ce niveau, il est inutile d'essayer de discuter plus loin. Cela dit, à proprement parler, je n'ai rien contre les méthodes, elles diffèrent seulement dans les moyens et elles paraissent globalement assez performantes. C'est évidemment dans l'interprétation des résultats qu'il y a un tout gros problème.

"Il faudrait quand même te poser des questions, quand dans différents pays, de nombreuses personnes qui ne sont pas toutes des fanatiques du RCA et du catastrophisme, dont des physiciens, trouvent que tes déductions ne sont pas scientifiques."

Effectivement. Mais je ne poserai les bonnes questions que quand ces distinguées personnes auront le plus petit soupçon d'argument solide à m'opposer. Pour le moment, c'est le néant.


"L'étude de Bohm ne va vraiment pas dans ton sens..."

L'étude de Böhm prouve exactement ce que je prétends, à savoir que ce sont les perturbations par l'urbanisation qui sont à l'origine du biais refroidissant des séries brutes. Böhm fait simplement une supposition grotesque en admettant que ces perturbations interviennent au XIXème pour 0.5 °C de plus qu'à la fin du XXème. Sachant que ces perturbations ont essentiellement pour origine le drainage urbain et les dépenses énergétiques et qu'en plus, il n'a aucun moyen d'évaluer leur effet progressif sur les thermomètres.

Je t'accorde que l'effet d'amélioration de site intervient également et qu'à priori, il est difficile d'estimer les effets réciproques. D'où la nécessité d'utiliser les proxy. Et là, le moins que l'on puisse dire est que c'est parlant. Tous les proxy (dont les TLT) disent à peu près la même chose. D'ailleurs le petit dernier que j'ai dégoté est joli, non ?
Commentaire n°11 posté par phi le 13/10/2011 à 14h40
Phi, certains t'ont déjà répondu clairement sur les MXD et autres, il y a encore peu dans les commentaires à suivre sur ce fil, http://rankexploits.com/musings/2011/uah-quatloo-update-september-down-from-august/#comment-83193 et tu ne tiens pas compte d'arguments corrects, comme d'habitude quand je tombe par hasard sur quelques uns de tes commentaires dans certains blogs.

Pour l'homogénéisation, ce serait plus simple et plus efficace que tu interroges directement les spécialistes du domaine qui comparent les différentes méthodes. C'est là que tu dois soumettre tes "debbugages" des données si tu veux qu'ils servent à quelque chose, au lieu de perdre ton temps parmi les amateurs avec tes interprétations qui sont basées sur une connaissance insuffisante du sujet :
www.homogenisation.org

Il faudrait quand même te poser des questions, quand dans différents pays, de nombreuses personnes qui ne sont pas toutes des fanatiques du RCA et du catastrophisme, dont des physiciens, trouvent que tes déductions ne sont pas scientifiques.

L'étude de Bohm ne va vraiment pas dans ton sens, elle ne fait que confirmer ce que je pensais après de nombreux essais perso sur le terrain (en plus de la littérature et des notes techniques de comparaisons de matériel de la DSO chez MF et de l'OMM).
Pour moi, le réchauffement est probablement sous-estimé par les séries des principaux organismes (Hadley et autres), du fait que l'homogénéisation de ces séries est encore trop globalisée, elle est encore insuffisante pour corriger assez les biais chauds des données du passé (il faudra probablement encore refroidir un peu les anciennes données pour les rendre comparables, oui oui :- ) ).
Il faut voir qu'en plus d'une homogénéisation encore trop globalisée, les comparaisons avec les vieux matériels ont été réalisées dans des sites trop parfaits (et/ou dans des régions pas assez chaudes et sèches), qu'on rencontrait très peu dans le temps (bien moins qu'actuellement malgré l'urbanisation), ce qui réduit nettement les écarts qu'on observe avec le même matériel installé dans les mauvais sites du passé, mais aussi parce qu'on n'a pas pu réaliser de comparaisons poste par poste, dans chaque site, à chaque changement de matériel et d'emplacement.

Tant que tu n'auras pas admis que les techniques et l'évolution des normes de mesures au fil du temps, ont fait que les données brutes modernes se refroidissent artificiellement (du moins globalement, car c'est certain qu'il existe des stations qui se sont artificiellement nettement réchauffées près de clim, dans des parkings, ou avec certains déplacements, etc...), masquant le signal réel dans les données brutes, tu trouveras toutes les homogénéisations comme des manipulations douteuses.

L'ICU puissant dans des données brutes existe bien avant l'invention de l'abri météo. Comment crois-tu qu'une station ancienne, avec un simple thermo sans abri, placé dans une pièce avec les fenêtres ouvertes, contre un mur non isolé ou contre une vitre de la fenêtre ancienne peu étanche au x ème étage (ou sur le toit non isolé dessous, sur un toit avec le thermo placé sous un bout d'étoffe au soleil...) d'une construction ancienne surchauffée au bois/charbon, réagit ?
Des mesures même près de murs mal isolés de fermes ancienne perdues dans la nature, c'est de l'ICU. Sans les abris modernes les surchauffes sont souvent supérieures pour de mêmes emplacements de classe 4 et 5 (et 3 en site cloisonné ou avec forte pente exposée au soleil).
La règle dans le passé, c'était de mauvais emplacements, bien plus qu'actuellement, où on déplace et on ferme de plus en plus de mauvaises stations ce qui paradoxalement, ne plait pas aux faux sceptiques.

Le refroidissement artificiel des Tm continuera avec l'amélioration des techniques de mesure et il faudra continuer à refroidir encore plus les données anciennes pour les rendre comparables aux données actuelles, comme c'est le cas avec le réseau assez récent et haut de gamme USCRN (c'est un réseau de rêve pour un passionné de mesures de la T, je ne pensais pas voir un jour un organisme installer de façon opérationnelle, 2 à 3 abris ventilés mécaniquement par station et un anémo à 2 m pour corriger les biais résiduels d'abri par vent calme, moyenner les T, pour que les T instantanées soit sur 5 mn plus représentatives, T moy instantanée qui écrête les extrêmes de Tx et de Tn, refroidit plus les Tx que ça ne réchauffe les Tn), puis par la suite quand la mesure sonique de la T, sera parfaitement au point (qui refroidit encore les Tx en supprimant les biais radiatifs)

Dans les années 90, j'étais sceptique quand je voyais certains climatologues comparer des données brutes et toi tu protestes quand on les corrige de mieux en mieux, d'autant plus à l'échelle locale avec plus d'éléments pour affiner les corrections, tout simplement parce que la correction à apporter ne te convient pas, c'est tout simplement incroyable !

Dans les années 80 et 90, je me trouvais être un amateur de mesures plus passionné que la moyenne des scientifiques dans ce domaine, mais quand j'ai approfondi plus sérieusement et quand j'ai vu dans quels détails rentraient les scientifiques du domaine, j'ai été bluffé par leur passion et leur sens du détail, je me suis vraiment trouvé petit joueur (malgré par exemple des nuits passées à dépanner des anémo dans la mature par vent fort, pour éviter de rater quelques relevés), alors quand je te vois dénigrer les spécialistes comme tu le fais, tu n'es pas du tout crédible (même si comme dans toutes les professions, il existera toujours un infime fraction de personnes peu sérieuses, d'où la nécessité de faire valider les travaux par d'autres)
Commentaire n°12 posté par ChristianP le 13/10/2011 à 13h10
J'ai un peu cherché des données (scientifiques !) qui aient un rapport avec ces isothermes. Je suis tombé sur

un graphique de l'enneigement dans les Alpes italiennes. J'ai ajouté deux courbes de moyennes décennales plus

ou moins calées.

http://img12.imageshack.us/img12/5301/neigeitalie.png

Par gourmandise, je remets la série des altitudes d'isothermes qui correspond à la seconde courbe :

1851 - 1860 : -58
1861 - 1870 : 103
1871 - 1880 : 32
1881 - 1890 : -35
1891 - 1900 : 38
1901 - 1910 : -42
1911 - 1920 : -3
1921 - 1930 : 23
1931 - 1940 : -62
1941 - 1950 : 36
1951 - 1960 : -65
1961 - 1970 : -134
1971 - 1980 : -144
1981 - 1990 : -93
1991 - 2000 : -11
2001 - 2010 : 0

Si le message passe, je remercie meteor pour sa patience.
Commentaire n°13 posté par phi le 12/10/2011 à 11h32
meteor,

Tu es ici chez toi, j'encombre, ce que je raconte ne t'intéresse pas trop et peut-être t'ennuie un peu. Donc pas de problème si tu me bloques.

Marrant quand même de qualifier mes affirmations de grotesques, ce serait bien de donner un tout petit commencement de justification.

Des preuves scientifiques, mais oui, volontiers.

A propos du réchauffement très anthropique des climatologues, par exemple :

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/joc.689/pdf

ou

http://www.meteosuisse.admin.ch/web/fr/climat/climat_en_suisse/homogenisieren.Par.0035.DownloadFile.tmp/comparaisonoriginalhomogene.pdf

Si tu penses que Böhm apporte une explication convaincante, tu me décevrais.


A propos des proxy, je n'ai pas les adresses sous la main mais on les retrouve facilement :

- Les MXD de Schweingruber, cela me paraît la base la plus fiable.

- Huss 2009 pour trois glaciers alpins, tout à fait remarquable.

Et naturellement, il ne faut pas louper UAH NH Land (éventuellement en complètant avec ce que Pielke en dit).

Bon ce n'est que petit échantillon pour démarrer.

Tu me diras peut-être que ce n'est pas ce que tu demandais. Bon, je ne suis pas payé pour débugger la climatologie et je commence aussi à en avoir par dessus la tête de me heurter aux murs. Si les gens ne veulent pas comprendre, alors qu'ils continuent à s'aveugler. Que les profiteurs et les gribouilles qui foutent en l'air la science pour nous faire avaler des sornettes continuent et que les crédules aient leur dû.
Commentaire n°14 posté par phi le 11/10/2011 à 14h36
chria,

"La montagne, c'est avant-tout la diversité"
Oui et donc, évidemment, quand je parle de différences avec l'altitude, je parle bien de différences sur un même versant.

"mais de là à avoir des "styles de vie" différents sur 300m..."
Bon, il faut s'entendre naturellement. Mais c'est déjà quand même sensible au niveau de la socialisation qui se déplace plus vers l'intérieur avec des températures plus froides, 1.5 °C (gradient Sherrer), ça compte quand même. Pour la végétation et donc pour l'agriculture (également moderne), 300 m, ça a une très grande influence. Les types de cultures et les rentabilités sont totalement différents.

"En plus, l'OCCC se base sur les mois d'HIVER !"

Sherrer, donc, se base sur les mois d'hiver mais ça ne change strictement rien, l'effet est à peu près identique pour toute l'année.

"Mais au final, la tendance ne donne pas une baisse en altitude..."

Ben ça dépend de quelle période on parle. La baisse dans les années 60 70 a été plutôt importante.

"L'indicateur proposé par l'OCCC tient donc la route si on connait les limites de l'exercice."

Bon, déjà ce serait bien que dans le texte ils ne rajoutent pas 50% de la quantité, ce genre de truc m'horripile. Sinon, ils ont bien vu que l'isotherme remontait entre les années 60 et 70, super !!!

"Quant à vos données, je ne sais pas les interpréter, et j'en vois d'ailleurs même pas l'intérêt."

Tant pis.

"A quoi bon lutter contre l'évidence ?"

Eh bien, je vais vous dire à quoi elle ressemble pour moi l'évidence.

- les climatologues doublent le réchauffement du XXème siècle avec leurs petites mains sans rien comprendre à ce qu'ils font.

- tous les proxy connus s'accordent pour montrer que le réchauffement des continents est surévalué d'au minimum un degré pour le XXème siècle.

Alors, tout ça n'a peut-être aucun intérêt mais je suis curieux et j'aimerais bien qu'on m'explique.
Commentaire n°15 posté par phi le 11/10/2011 à 12h38

bon écoute phi, cela commence à bien faire avec tes affirmations grotesques.

Alors soit tu apportes des arguments scientifiques, soit c'est ton dernier commentaire ici.

 

Réponse de meteor le 11/10/2011 à 13h02
@phi : si vous habitez à 600m dans une cuvette et à 900m à flanc de versant sud, je doute que l'altitude soit un facteur déterminant dans le style de vie... La montagne, c'est avant-tout la diversité, mais de là à avoir des "styles de vie" différents sur 300m... Non là je ne peux pas. Le style de vie va dépendre de pleins de facteurs surtout socio-éco, et je me demande bien sur quels critères vous faites votre différentiation. Après, si vous me parlez de paysans qui n'ont toujours pas rencontré la société moderne, peut-être que 300m, ça joue sur quelques points... Des détails quoi.
En plus, l'OCCC se base sur les mois d'HIVER !

Essayer de trouver une dynamique générale de l'isotherme n'a aussi pas beaucoup de sens sur le terrain où on a que des cas particuliers, surtout en hiver.
Mais au final, la tendance ne donne pas une baisse en altitude...
Si l'isotherme ne remonte pas, la limite pluie-neige ne remonte pas, et donc on a toujours autant de précip neigeuses à quantité égale en hiver aux mêmes altitudes.
Or ce n'est pas le cas.
L'indicateur proposé par l'OCCC tient donc la route si on connait les limites de l'exercice.
Quant à vos données, je ne sais pas les interpréter, et j'en vois d'ailleurs même pas l'intérêt. A quoi bon lutter contre l'évidence ?
Commentaire n°16 posté par chria le 11/10/2011 à 11h48
chria,

"...il est strictement impossible de ressentir cette remontée de l'isotherme en dehors d'une diminution de l'enneigement sur du long terme."

Une remontée de l'isotherme 0 ° de 300 m en trente ans comme vous le notiez, oui, c'est très sensible. Mais il y a bien plus caractéristique. Ce n'est pas que l'isotherme 0 qui est sensé monter mais d'une manière générale les températures. Et cela correspond bien à un ripage du climat en altitude. Et là, prétendre que ce n'est pas sensible est absurde.


"et ça, ça se voit, aller simplement demandé aux gestionnaires des stations de ski de moyenne montagne..."

Alors, ça se voit ou ça se voit pas ? Faudrait vous décider. Bien sûr que ça se voit !!!!

Pour bien fixer les choses, ce problème ne concerne en rien particulièrement la Suisse. Je ressort passablement d'exemples de là parce que Météo Suisse est relativement transparent et qu'il y a pas mal d'études de qualités. Mais c'est évidemment un problème global, Météo Suisse applique la procédure que tous les pays appliquent et les données CRUTEM sont exactement parallèles aux données suisses.

Donc chria, si vous entendez démontrer que j'ai tort, ce serait bien de venir avec du concret.

Et je vous facilite encore la tâche.

J'ai mis une série que je pensais probable mais très prudente. Là, je vous en mets une autre, elle est basée sur une comparaison avec la fonte des glaciers et donc vérifiée pour les six mois chauds. C'est évidemment en principe assez local mais en en réalité cela peut être étendu à toute la cellule tant la stabilité spatiale des anomalies est remarquable.

1851 - 1860 : -58
1861 - 1870 : 103
1871 - 1880 : 32
1881 - 1890 : -35
1891 - 1900 : 38
1901 - 1910 : -42
1911 - 1920 : -3
1921 - 1930 : 23
1931 - 1940 : -62
1941 - 1950 : 36
1951 - 1960 : -65
1961 - 1970 : -134
1971 - 1980 : -144
1981 - 1990 : -93
1991 - 2000 : -11
2001 - 2010 : 0

C'est gros, n'est-ce pas ? Ca devrait être facile à démonter.

*****
"Et entre 600m et 900m, des styles de vie différents. ARFFFFF !"

Je ne crois pas que vous connaissiez si bien la montagne que ce que vous prétendez.
Commentaire n°17 posté par phi le 11/10/2011 à 10h58
"Je précise un peu. Je ne sais pas dans quelle région vous vivez mais ici, en Suisse donc, la plupart des gens ont par habitude une bonne perception de ce qu'implique un changement d'altitude (enneigement, végétation etc), tous phénomènes liés à la température. "

? Et comment le pourrais-t-il, puisqu'il n'y a pas eu de réchauffement ;) ? Et même si c'est possible avec l'enneigement (plus de précipitations sous forme de pluie en hiver aux basses altitudes), sur la végétation quasi impossible à voir tant les milieux de moyennes montagne sont anthropisés). Ne dites donc pas n'importe quoi.

"Vous n'avez pas les mêmes comportements à 800 m qu'à 600 m. Si vous vivez à 600 et que vous vous apprêtez à passer une soirée à 900 m, vous savez très bien comment vous habiller et savez quelles fruits vous ne trouverez pas et lesquelles pourrez grappiller dans le jardin qui sont déjà passés chez vous. Si vous déménagez de 700 à 900 m, vous avez une très bonne idée du temps supplémentaire qu'il vous faudra pour déneiger votre voiture le matin. A chaque étage correspond un style de vie différents. Et je peux vous dire qu'entre 600 m et 900 m ce sont deux mondes différents. "

C'est vrai quand on vit des différences météo, comme un matin de neige avec 0cm à 600m et 20cm à 900m...
Des printemps plus chauds, on a des fruits à 900m en avance...
Et entre 600m et 900m, des styles de vie différents. ARFFFFF !

Qui se moque de qui, au choix.
Commentaire n°18 posté par chria le 11/10/2011 à 10h28
Oulah je suis abasourdi en lisant tous ces mails et étonné que phi ne connaissent pas cette étude que tout le monde connaît en Suisse. Pour un suisse qui s'intéresse au climat, c'est quand même une indication sur le fait que phi ne fait confiance qu'à sa science perso.
Sur l'aspect bon sens populaire du suisse dans sa montagne, j'ai bien rit. Je connais aussi la montagne, et ses exemples sont complétement à côté de la plaque, il est strictement impossible de ressentir cette remontée de l'isotherme en dehors d'une diminution de l'enneigement sur du long terme. On a aussi essayé de faire cette expérience en Savoie avec Météo-France et on a trouvé une remontée de 800m à un peu plus de 1000m entre les années 70 et 2000 (basés sur une multitude d'observation, il y a au moins une cinquantaine de postes MF dans ce département qui en est très fourni). Mais il faut aussi bien comprendre qu'il est impossible compte-tenu du relief d'obtenir des valeurs précises. C'est un ordre de grandeur, et d'une certaine manière, je ne suis pas vraiment d'accord sur la manière dont les suisses ont présenté leur travaux, c'est un peu tiré par les cheveux, on simplifie trop vite un phénomène assez complexe.
La seule chose qu'il faut savoir quand on pose la question de l'isotherme, c'est qu'avec la montée des températures annuels comprises en +1.5 et +2°C dans les Alpes occidentales entre 1950/1960 et 2010, forcément, l'isotherme a pris de l'altitude... On peut jouer sur les mots, les chiffres, faire tourner les phrases dans tous les sens, cela ne changera pas cette réalité. Et d'une certaine manière, cette remontée n'est qu'un indicateur indirect du réchauffement, donc on s'en fout un peu, sauf pour comprendre que cela impacte la limite pluie-neige (qui est encore plus difficile à suivre), et ça, ça se voit, aller simplement demandé aux gestionnaires des stations de ski de moyenne montagne...
Bref, phi brasse de l'air et devrait une fois n'est pas coutume aller régler ses comptes avec ces compatriotes de météo-suisse (homogénéisation, isotherme, etc...).
Cela serait enfin constructif.
Commentaire n°19 posté par chria le 11/10/2011 à 10h05
Un peu plus de détails.

Voilà les valeurs que l'on peut tirer de CRUTEM3 pour la cellule 5-10E, 45-50N. Evolution des isothermes T2M en altitudes par rapport à la décennie 2001-20010.

1851 - 1860 : -404
1861 - 1870 : -244
1871 - 1880 : -314
1881 - 1890 : -382
1891 - 1900 : -292
1901 - 1910 : -342
1911 - 1920 : -274
1921 - 1930 : -217
1931 - 1940 : -272
1941 - 1950 : -144
1951 - 1960 : -215
1961 - 1970 : -254
1971 - 1980 : -234
1981 - 1990 : -153
1991 - 2000 : -41
2001 - 2010 : 0

Donc, ces valeurs me paraissent irréalistes. Pour donner une idée, voilà ce que je pense probable :

1851 - 1860 : -199
1861 - 1870 : -38
1871 - 1880 : -109
1881 - 1890 : -176
1891 - 1900 : -87
1901 - 1910 : -137
1911 - 1920 : -68
1921 - 1930 : -25
1931 - 1940 : -104
1941 - 1950 : 0
1951 - 1960 : -95
1961 - 1970 : -158
1971 - 1980 : -162
1981 - 1990 : -105
1991 - 2000 : -17
2001 - 2010 : 0

A mon avis, on aura beaucoup de peine à démontrer que je me trompe. Parce qu'il faudrait déjà expliquer ça (malheureusement calé sur 1991-2000):


1851 - 1860 : -198
1861 - 1870 : -113
1871 - 1880 : -213
1881 - 1890 : -250
1891 - 1900 : -172
1901 - 1910 : -248
1911 - 1920 : -202
1921 - 1930 : -129
1931 - 1940 : -188
1941 - 1950 : -73
1951 - 1960 : -132
1961 - 1970 : -175
1971 - 1980 : -179
1981 - 1990 : -110
1991 - 2000 : 0

Et ça, eh bien c'est en gros ce qu'ont mesuré les instruments pour la même cellule.

Dans toute science normale, quand on doit corriger autant les données instrumentales, on lève les mains, on ne touche à rien et on attend de comprendre ce qui se passe. Ben non, pas en climato, on y va tranquillement.
Commentaire n°20 posté par phi le 11/10/2011 à 09h11
meteor,

"On faisait déjà des radiosondages en 1850?"

Bon, je dois vraiment avoir été très confus. C'est évidemment de la température sol (T2M !) dont je parle.

"Les 400 m cités me semblent donc très bizarres."

Oui, peut-être. A vrai dire, le gradient que j'ai utilisé est celui de votre référence, il est un peu faible mais il correspond probablement mieux à la problématique présente.
Commentaire n°21 posté par phi le 10/10/2011 à 22h43
the fritz,
Aurais-je été confus ? Peut-être.
Les moyennes décennales de l'altitude des isothermes oscillent depuis 1850 de +-100m autour de la valeur centrale.
C'est mieux ?

+-100 m c'est compter large, je dirais plutôt +-75m (effets microclimatiques exclus).
Commentaire n°22 posté par phi le 10/10/2011 à 22h32
J'étends un peu la question, à mon avis, disons en Europe, la variation des isothermes en altitude ne dépasse pas +-100 m en moyennes décennales depuis 1850.
------------------------------
Phi,
cela fait 1600 m depuis 1850 ; là quand même tu exagères
Commentaire n°23 posté par the fritz le 10/10/2011 à 21h53
J'étends un peu la question, à mon avis, disons en Europe, la variation des isothermes en altitude ne dépasse pas +-100 m en moyennes décennales depuis 1850. La version officielle est très différente CRUTEM ou les données nationales vont jusqu'à des écarts dépassant les 400 m. Une telle amplitude est à mon avis totalement irréaliste, quelqu'un peut-il prouver que j'ai tort ?
Commentaire n°24 posté par phi le 10/10/2011 à 21h27

Ah?

On faisait déjà des radiosondages en 1850?

je savais pas.

 

sinon à gradient vertical constant, la position d'un isotherme dépend de l'évolution de la température de surface.

Pour un gradient de 0.65K/100m, par exemple, une élévation de 1K de la Ts va faire monter l'ensemble des isothermes de 154 m.

Les 400 m cités me  semblent donc très bizarres.

 

Réponse de meteor le 10/10/2011 à 21h51
the fritz,
Ouais bon, on sait que c'est 360 m jusqu'en 2050, heureusement parce qu'ils nous parlent de 300 m entre les années 60 et 90 alors que leur graphique nous montre seulement 200 m. On ajoute un p'tit bout d'un côté et de l'autre pour faire le compte. Cette mélasse de clowns astrologues est une vraie horreur.

Cela dit, 200 m sur cette période correspondent à 400 m entre les années 1880 et 1990 et cela pas seulement pour l'isotherme 0 ° mais également pour les températures annuelles en moyennes décennales. Qui est prêt à défendre cette valeur ?
Commentaire n°25 posté par phi le 10/10/2011 à 20h30
moi j’aime bien : « d’ici 2050 l’isotherme 0°C montera d’environ 360m »
-------------------------------
Cela ne me donne vraiment pas envie de lire ce genre prophétie; c'est du Al Gore tout craché; je laisse à d'autre le soin de faire des corrélations entre remontée du niveau de la mer et remontée de l'isotherme 0°C en Suisse
Commentaire n°26 posté par the fritz le 10/10/2011 à 19h53
Ne concerne qu'une station (que je connais particulièrement bien) mais cette étude est révélatrice.

http://profile.adrien-de-muralt.ch/data/upload/5-nccr_climate.pdf
Commentaire n°27 posté par Robert le 10/10/2011 à 18h27
meteor,

Merci pour le lien. Je vais le lire avec soin. Mais déjà une chose. Si la montée de l'isotherme 0 avait réellement été de 300 m sur ces 30 ans, cela devrait également signifier une montée sur la totalité du XXème siècle d'environ 600 m. C'est à se rouler par terre. Ces gens ne sont pas des zoulous mais des clowns.
Commentaire n°28 posté par phi le 10/10/2011 à 17h36
Une dernière chose et je vous fiche la paix. Il y a évidemment eu un changement entre les années 60 et les années 90, je dirais même qu'il a été assez remaquable en comparaison historique. Traduit en remontée des isothermes et en moyennes décennales, ça doit se situer autour de 100 m. Donc très très loin des 300 m que suggèrent les données officielles qui sont complètement à côté de la plaque.
Commentaire n°29 posté par phi le 10/10/2011 à 15h57
Je précise un peu. Je ne sais pas dans quelle région vous vivez mais ici, en Suisse donc, la plupart des gens ont par habitude une bonne perception de ce qu'implique un changement d'altitude (enneigement, végétation etc), tous phénomènes liés à la température. Vous n'avez pas les mêmes comportements à 800 m qu'à 600 m. Si vous vivez à 600 et que vous vous apprêtez à passer une soirée à 900 m, vous savez très bien comment vous habiller et savez quelles fruits vous ne trouverez pas et lesquelles pourrez grappiller dans le jardin qui sont déjà passés chez vous. Si vous déménagez de 700 à 900 m, vous avez une très bonne idée du temps supplémentaire qu'il vous faudra pour déneiger votre voiture le matin. A chaque étage correspond un style de vie différents. Et je peux vous dire qu'entre 600 m et 900 m ce sont deux mondes différents. Maintenant, dites à un Suisse que les isothermes ont grimpés de 300 m entre les années 60 et les années 90 et il vous rira au nez. C'est une affirmation totalement stupide et il n'y a que l'aveuglement généralisé lié à la question du climat qui autorise certains individus à sortir de telles énormités sans se voir conseiller une consultation chez le psychiatre.
Commentaire n°30 posté par phi le 10/10/2011 à 15h32

"Maintenant, dites à un Suisse que les isothermes ont grimpés de 300 m entre les années 60 et les années 90 et il vous rira au nez. C'est une affirmation totalement stupide et il n'y a que l'aveuglement généralisé lié à la question du climat qui autorise certains individus à sortir de telles énormités sans se voir conseiller une consultation chez le psychiatre."

 

bon il va falloir régler vos problèmes entre vous les suisses, parce que ces gens là:

 


Christoph Frei MétéoSuisse, Zurich
Pierluigi Calanca Agroscope FAL Reckenholz
Christoph Schär Institut für Atmosphäre und Klimawissenschaft (IAC), EPF de Zurich
Heinz Wanner Geographisches Institut, Université de Berne
Bruno Schädler Hydrologie, Office fédéral de l’environnement
Wilfried Häberli Geographisches Institut, Université de Zurich
Christof Appenzeller MétéoSuisse, Zurich
Urs Neu ProClim–, Académie suisse des sciences naturelles
Esther Thalmann ProClim–, Académie suisse des sciences naturelles
Christoph Ritz ProClim–, Académie suisse des sciences naturelles
Roland Hohmann OcCC, Berne

 

qui ont écrit ceci

 

ce ne sont pas forcément des zoulous.

 

dans ce document on peut bien voir ceci:

 

 

alors bien sûr c'est une tendance et il y a des marges d'erreur mais se méfier du ressenti et du bon sens, même quand on est suisse.

Réponse de meteor le 10/10/2011 à 17h08
chria,

A part ça, avez vous une référence précise pour cette étude ? A priori, l'OCCC est un bidule administratif et pas un organe scientifique. Je me demande si les chiffres que vous avancez ne sont pas simplement déduits de la courbe des températures nationales (ça correspondrait assez bien). Et alors dans ce cas, eh bien, vous pouvez mettre ces estimations à la poubelle ou aux WC sans autre. Et je peux vous dire que tous ceux qui habitent en Suisse entre 600 et 900 m vous diront la même chose.
Commentaire n°31 posté par phi le 10/10/2011 à 14h58
Eh beh, vlà l'fritz qu'est g'lé nomd'Icu !
Commentaire n°32 posté par phi le 10/10/2011 à 13h39
Chria,
tout le monde sait que envoyer de la vapeur d'eau dans l'atmosphère réchauffe celle-ci, la VE étant le premier GES; envoyer de l'eau sous forme d'aérosol dans de l'air froid revient au même;elle précipite sous forme de neige et restitue de la chaleur à l'air ambiant; les vignerons et arboriculteurs savent cela depuis des lustres; je dis donc que la floraison des canons à neige est responsable de ton observation; c'est le pendant des ICU à la montagne
Commentaire n°33 posté par the fritz le 10/10/2011 à 12h44

bah n'importe quoi, vraiment!

de plus combien y a t'il de canons à neige à 600 m en Suisse?

donc attention de ne pas troller, je ne supporte pas...

Réponse de meteor le 10/10/2011 à 13h49
Une étude Suisse (OCCC, 2007) a montré que l’isotherme de zéro degré est passé pendant les mois d’hiver d’environ 600 m dans les années soixante à quelques 900
m d’altitude dans les années quatre-vingt-dix, soit un peu moins de 200 m par degré de réchauffement.
Cela affecte évidement la limite pluie-neige, qui remonte aussi, et c'est l'une des causes de la baisse de l'enneigement des postes situés sous 1500m.
Commentaire n°34 posté par chria le 09/10/2011 à 18h52
Ne serait-il pas également pertinent de suivre l'évolution spatiale de l'isotherme 0°C ?
Commentaire n°35 posté par darkcity le 09/10/2011 à 09h56
Ben, je préfère les points mensuels de Meteor à ceux de Climobs ou de Huet!

Christian n'a pas tort, l'idéal serait d'avoir une mention de l'écart-type pour "lire" l'importance des anomalies.
Commentaire n°36 posté par skept le 06/10/2011 à 19h45
les pros, j'en connais deux trois, c'est sûr que c'est pas eux qui font le blog...
http://www.universcience.fr/climobs/a-propos/comite-scientifique/
Mais plutôt les techniciens de MF... Et ils marchent sur tes platebandes Météor... Ils sont comme à MF, seul leurs productions ont de la valeur. Le reste, c'est de la daube.
Commentaire n°37 posté par chria le 06/10/2011 à 12h03
Climobs a sorti son blog. A pleurer
http://www.universcience.fr/climobs/2011/10/temperatures-du-mois-de-septembre-en-france-metropolitaine/
Commentaire n°38 posté par chria le 06/10/2011 à 10h08

oui c'est incroyablement décevant!

à peine imaginable de sortir un premier arcticle comme çà!

en principe ce sont des pros.

à croire qu'il y a une malédiction sur les sites français pros de climato.

Réponse de meteor le 06/10/2011 à 11h22
En tout cas y'en a qui rigole avec le changement climatique :
http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=207336598
Commentaire n°39 posté par chria le 06/10/2011 à 10h06
Météor, je t'en parlais dans un précédent message au sujet du réchauffement de T à Toulouse par rapport à l'écart-type, et bien voilà enfin un spécialiste qui diffuse des cartes d'anomalies d'écart-type à la page 4 de ce papier, qui montrent où les T de certains étés ont été les plus anormales pour la variabilité des zones géo données :
http://www.columbia.edu/~jeh1/mailings/2011/20110928_Butterfly.pdf

Comparez celle de l'été 2010 par exemple, avec la carte de l'été 2010 des anomalies de T visible ici :
http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/do_nmap.py?year_last=2011&month_last=08&sat=4&sst=1&type=anoms&mean_gen=0603&year1=2010&year2=2010&base1=1951&base2=1980&radius=1200&pol=reg

On remarquera par exemple qu'une zone en mer au Sud de l'Inde qui relève seulement 0.5° à 1° d'anomalie de T, qui peut donc paraître négligeable, plus que banale, représente en fait plus de 3 ET. C'est là tout l'avantage de ce type de carte d'ET, on remarquera beaucoup mieux les zones les plus hors normes en mer où on trouve de faibles anomalies, mais aussi celles qui paraissent faussement très anormales avec un grosse anomalie de T, où la variabilité est bien plus grande comme par exemple pour l'été 2011 (l'anormalité perçue, est surestimée en Antarctique, si on se base juste sur la carte d'anomalie de T, comparée à l'anomalie d'ET où peu de zones sont à plus de 3 ET alors qu'en Arctique c'est l'inverse) :
http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/do_nmap.py?year_last=2011&month_last=08&sat=4&sst=1&type=anoms&mean_gen=0603&year1=2011&year2=2011&base1=1951&base2=1980&radius=1200&pol=reg

Quand je vois ces cartes d'ET si parlantes, y compris pour les zones froides à plus de 3 ET qui sembleraient à peine +froides que la normale avec les anomalies, je ne comprends toujours pas pourquoi les organismes ne les diffusent pas aussi systématiquement que celles d'anomalies. Ces 2 types de cartes sont indispensables pour les analyses. Ca n'a pas assez de sens de comparer une anomalie de T d'une zone à l'autre, sans aussi tenir compte des ET.

Bon je viens de voir que mon message précédent dans un sujet plus bas, a été tronqué, il faudra que je me motive vigoureusement pour le renouveler.
Commentaire n°40 posté par ChristianP le 04/10/2011 à 19h44
Metéor,
je te signale en plus qu'il vaut mieux s'informer à l'adresse ci-dessous

http://www.searchanddiscovery.com/documents/2007/07056_62av
_abs/images/ndx_apotria.pdf
Commentaire n°41 posté par the fritz le 04/10/2011 à 16h54
Salut Meteor,

il est étonnant que tu dis "La banquise arctique a quasiment égalé (selon les organismes de mesure) son record de fonte estivale de 2007." alors que les données et le graphique que tu mets ne montrent pas que la banquise arctique a quasiment égalé le record de fonte estivale de 2007 mais qu'elle est en 2ème position comme tu le dis juste avant de la courbe de l'extent.

Williams
Commentaire n°42 posté par williams le 04/10/2011 à 13h28

oui c'est exact car je ne voulais pas avoir l'air de privilégier le seul organisme qui a obtenu ce résultat (l'université de Brême) mais j'ai rectifié tout de même dans un souci de cohérence entre texte et image.

merci.

Réponse de meteor le 04/10/2011 à 14h27

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