Partager l'article ! indicateurs climatiques de novembre 2010: coup de froid sur la planète! anomalie de ...
coup de froid sur la planète!
anomalie de température de surface selon NCEP
estimation basée sur les données ci-dessus:
global: 0.57°C
HN: 1.09°C
HS: 0.04°C
Anomalie en baisse par rapport au mois dernier.
Novembre 2010 aura été caractérisé par une très forte baisse des températures dans la deuxième moitié du mois surtout dans l'hémisphère sud.
Cette situation n'est pas sans faire penser à celle de janvier 2008.
Dans les deux derniers jours du mois l'anomalie globale a été, selon NCEP, de 0.11°C avec 0.69°C pour l'hémisphère nord et -0.47°C pour l'hémisphère sud.
Les régions tropicales, moteur de la circulation atmosphérique, ont vu leur température continuer à chuter pour atteindre en moyenne 0.06°C seulement.
Rappelons qu'au plus fort du Nino du début de l'année ces régions tropicales étaient à 0.73°C.
C'est donc un véritable coup de froid qui s'est produit sur la planète dans son ensemble.
Dans ces conditions et sauf miracle l'année 2010 ne devrait pas être une année record, en tous cas pour NCEP qui, rappelons-le, est une réanalyse.
Cela n'est guère surprenant quand on voit la force d'une Niña quasiment équivalente à celle de 2008 et une activité solaire complètement atone.
Sans réchauffement anthropique, nous aurions eu droit, peut-être, à un hiver de légende.
Ce sera peut-être le cas tout de même.
Attendons.
L'anomalie moyenne est toujours la plus forte des 10 dernières années selon NCEP et pour être au dessus de 2005, il faudrait que l'anomalie de décembre soit supérieure à 0.35°C.
Pour le moment c'est plutôt mal parti.
En Europe
Anomalie négative sur un croissant Espagne-Scandinavie.
Cette anomalie moyenne reflète mal les conditions hivernales très dures de la deuxième partie du mois qui ont régné sur l'Europe et sur la France en particulier, avec des températures négatives record dans certaines régions (Orléans par exemple)
ci-dessous l'anomalie sur l'Europe au cours de la dernière décade (attention échelle modifiée)
anomalie NASA
global : 0.74°C (plus chaud)
HN : 1.19°C (plus chaud)
HS : 0.28°C
"coup de froid sur la planète" d'accord mais pas selon les chiffres NASA, plutôt surprenants.
Record d'anomalie chaude pour un mois de novembre, selon cet organisme, dû surtout à une très forte anomalie chaude sur l'hémisphère nord (Asie + nord de l'Amérique du Nord)
La température de l'hémisphère sud, quant à elle, s'est bien effondrée par rapport au mois dernier.
Le record de l'année 2005 sera battu si la température de décembre dépasse 0.22°C.
Pour le moment, si je regarde l'anomalie NCEP des 8 premiers jours de décembre (à 0.07°C en baisse) c'est pas joué, bien qu'il y ait un biais froid dans certaines conditions de NCEP par rapport à NASA.
anomalie NOAA
global: 0.69°C (2ème plus chaud)
HN: 0.99°C
HS: 0.38°C
résultats en ligne avec ceux de la NASA.
la moyenne annuelle est de 0.64°C en très léger excès par rapport à 2005 (0.61°C)
mesures satellitaires
Avec 0.31°C l'anomalie de température de la basse troposphère (TLT) s'est maintenue globalement.
La carte ci dessus indique que les anomalies très élevées en Asie et au nord-est de l'Amérique du Nord ont permis ce maintien (idem pour anomalie surface NCEP).
Par contre l'anomalie des régions tropicales et notamment côté Pacifique, a diminué fortement ainsi que l'indique le graphe ci-dessous (courbe jaune).
L'anomalie de la moyenne troposphère (TMT) a encore diminué par rapport au mois dernier, témoignant ainsi des réflexions que nous faisions concernant la baisse de puissance du moteur tropical.
Il est plutôt difficile de savoir si nous allons vers une année 2008 bis, mais il est clair que ce coup de froid ne pourra être sans conséquence sur l'anomalie de 2011.
évolution des banquises
Avec une anomalie de -1.38Mkm2, novembre 2010 se classe en 2ème position des areas les plus basses depuis 2007.
On ne note cependant plus d'évolution catastrophique depuis quelques années, mais aucune amélioration, cependant.
ENSO
Selon le site australien de météorologie, les conditions Niña ont perduré pendant tout le mois avec un indice SOI qui reste toujours très fort, et un indice Niño toujours très faible.
La Niña, tout en s'affaiblissant légèrement, devrait perdurer jusque mi-2011.
activité solaire
Activité solaire toujours atone.(SSN=22)
Pour changer je présente ci-dessous une comparaison du cycle actuel et du cycle précédent.
La différence est assez stupéfiante et inédite pour les générations actuelles.
Le cycle précédent (23) était presque déjà à son maximum alors que notre cycle 24 semble déjà entrain de plafonner.
Il est bien sûr trop tôt pour en tirer une conclusion, mais on peut légitimement se poser la question de savoir si nous avons atteint notre "peak-sun" ou notre "plateau-sun".
Après tout, au point où nous en sommes des prévisions de cycle solaire, on peut se permettre un peu de fantaisie.
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http://en.wikipedia.org/wiki/Hudson_Bay
"
One consequence of the lower salinity of the bay is that the freezing point of the water is higher than in the rest of the world ocean, thus shortening the length of time the bay can remain ice-free."
Le fait que la salinité puisse être modifiée par l'influence humaine est aussi attesté :
http://www.cmos.ca/Ao/articles/v210404.pdf
Il est connu que de façon générale les gros travaux hydroélectriques ont une influence notable sur le climat local. Je me suis d'ailleurs posé la même question au sujet du "point chaud" en Sibérie orientale qui me semblait assez corrélé aux bassins de la Lena et de l'Ienissei qui ont été équipés en barrages et retenues colossaux.
http://news.google.com/newspapers?nid=2209&dat=19810305&id=s6crAAAAIBAJ&sjid=_vwFAAAAIBAJ&pg=6859,810701
"Polar temperatures on the coldest winter days have been significantly reduced, with readings rarely below minus 56, compared to minus 76 or lower in the days before the dam".
L'influence anthropique ne se résume pas au CO2 ... d'autant plus que les stations de mesures sont situées à proximité des villes, et souvent des aéroports, donc aussi près des rivières et des barrages !
c'est du qualitatif tout ça.
sûr que si la salinité augmente ça fait baisser le point de congélation.
encore qu'une salinité qui augmente de 1 g/l soit de 5% dans cette zone, ça ne fait baisser le point de congélation que de 0.05°C.
mais même si c'est peanuts encore faudrait-il que la salinité augmente réellement.
donc je repose la question:
Quel est le pourcentage de run-off qui a été retenu cette année dans les réservoirs par rapport à l'année dernière et aux autres années?
Je ne vois pas bien pourquoi on aurait plus retenu cette année que l'année dernière sauf si les réservoirs étaient plus vides à la fin de 2009.
C'est certes possible mais ça reste de la spéculation...
Le CO2 n'a pas le monopole des influences anthropiques surtout locales.
Mais faut beaucoup d'imagination pour penser qu'une petite variation de salinité, sutout d'origine anthropique, pourrait empêcher la mer de geler.
Au fait quelle est la proportion de runoff contrôlé par l'Homme dans cette région?
Non à mon avis, mais je n'ai pas regardé avec précision, ce qui se passe là est le pendant de ce que nous avons en Europe avec une situation de blocage qui délivre de l'air froid chez nous et de l'air chaud sur le Canada.
Ensuite, bien sur, c'est la rétroaction typique de l'amplification arctique.
Quand je regarde l'analyse GFS de ce matin, on a une situation typique d'un blocage du à un GA (anticyclone groenlandais).
Je sais pas si vous avez remarqué la pression au centre (1070hPa) et la proximité très grande d'un centre dépressionnaire à 980hpa.
C'est une formidable pompe à air froid en droite ligne du pôle, alors qu'à l'ouest c'est une pompe à air chaud.
Pas seulement les GES mais aussi largement la circulation atmosphérique. Mais on va finir par se demander pourquoi la circulation atmosphérique bloque à ce point là...
Cette "faillite" des prévisions officielles (on ne peut pas nier qu'il y a eu plantage) a d'ailleurs suffisamment fait les choux gras des sites et blogs sceptiques, et écorné en partie l'image de fiabilité des prévisions d'activité solaire qui avaient globalement donné des résultats plus engageants sur les quelques derniers cycles.
Cependant, je note que ces mêmes sites et blogs qui très souvent considèrent que l'activité solaire est le principal (ou parfois le seul) moteur du RC ont beaucoup de mal à justifier le véritable coup de chaud que l'on a connu au niveau global ces derniers mois - plusieurs organismes comme la NASA ou UAH ayant même enregistré l'année glissante la plus chaude depuis le début des relevés. Il n'est pas étonnant désormais que la moyenne globale entame une sérieuse descente étant donné la puissance de la Niña - cette décrue étant d'ailleurs relativement tardive vu que d'habitude les Tm globales réagissent plus rapidement que cela à l'ENSO. Mais il est difficile d'expliquer, pour les tenants de la théorie solaire, les niveaux de températures qui ont été atteints alors même que nous sommes en plein dans le minimum le plus profond depuis un bon siècle, l'El Niño n'ayant pas été suffisamment fort pour être la seule explication.
Le soleil ne présente pas d'activité anormale.
J'ai bien noté que tu fais attention de limiter tes commentaires dans le temps avec cette limitation : "inédite pour les générations actuelles"
Le cycle actuel n'a absolument rien de spécial, il ressemble tout à fait aux cycle du 19ème siècle. Cette page de vulgarisation assez complète "http://users.telenet.be/j.janssens/Spotless/Spotless.html" le montre bien.
Par contre, même si nous avons plusieurs centaines d'années de mesures, nous manquons encore de recul pour pouvoir identifier d'éventuels cycles longs même si les présomptions sont fortes.
Il est probable que plusieurs cycles solaires seront plus faibles et plus long dans les décennies à venir.
Dans ce post "http://www.climat-evolution.com/article-que-se-passerait-il-si-le-soleil-ne-redemarrait-pas--41216488.html" tu montrais une baisse de 0,25°C si le soleil restait au niveau du minimum. Au vu des cycles du 19ème siècle nous pourrions avoir une activité solaire se stabilisant à la moitié ou le tiers de l'activité du 20ème siècle. soit à partir de ton extrapolation un impact de -0,12 à -0,16°C soit moins d'une décennie de l'hypothèse de réchauffement humain. A moins que... mais là commence la fantaisie