Partager l'article ! indicateurs climatiques de mai 2011: Si la France et une partie de l'Europe ont connu un mois de mai plutôt an ...
Si la France et une partie de l'Europe ont connu un mois de mai plutôt anormalement chaud, d'un point de vue global, par contre, ce mois a été moins chaud que la moyenne des mois de mai des 13 dernières années, se classant 11ème dans la hiérarchie des plus chauds.
Cette anomalie plutôt médiocre, donc, se produit alors que la Niña est terminée et que l'activité solaire s'est, disons, normalisée.
Il est clair, comme nous l'avons déjà dit, qu'il existe un effet retard du fait de l'inertie thermique, mais tout de même, le moins qu'on puisse dire c'est que le réchauffement continue à se faire très discret.
Malgré (mode boutade) des émissions de CO2 record en 2010.
anomalie de température de surface selon NCEP
estimation basée sur les données ci-dessus:
global: 0.39°C
HN: 0.34°C
HS: 0.44°C
En Europe
pourcentage des précipitations par rapport à la normale
Les températures élevées et l'absence quasi-totale de précipitations dans certaines régions ont engendré une sécheresse particulièrement redoutable.
En France ce graphique de Météo-France:
est particulièrement révélateur du printemps exceptionnellement chaud et sec que nous avons connu.
Par contre il n'existe pas de lien évident entre cette situation, très locale, et le réchauffement climatique, bien entendu.
anomalie NASA
le bilan NASA du mois est enfin paru (au 17 tout de même, ils vont bientôt faire aussi bien que Hadley)
global:0.42°C
HN :0.57°C
HS :0.27°C
Anomalie de température en baisse sensible par rapport au mois dernier (0.55°C)
Ce résultat confirme NCEP (bien qu'il y ait toujours une différence dans la répartition nord/sud) et NOAA.
anomalie NOAA
global: 0.50°C
HN : 0.58°C
HS : 0.43°C
en lègère baisse par rapport au mois dernier (0.58°C) ces résultats confirment ceux établis grâce aux données NCEP (on notera cependant la différence NOAA/NCEP entre les anomalies des deux hémisphères.
La température NOAA depuis, strictement, 10 ans, n'a pas bougé en tendance linéaire.
Ceci ne doit évidemment pas être interprété comme la fin du réchauffement, mais devrait faire l'objet, à mon sens, d'une analyse approfondie des causes.
Ceci dit aussi, on peut toujours se dire que c'est le bruit climatique, mais on rate peut-être quelque chose à ne pas se poser de question.
mesures satellitaires
très faible augmentation de la température globale de la basse troposphère, un peu plus forte au niveau des tropiques (fin Niña)
évolution des banquises
La banquise arctique, pour ce mois de mai, suit l'évolution tendancielle linéaire depuis 1979:
idem côté antarctique mais en sens inverse bien entendu:
(graphiques NSIDC)
Pour la suite, comme ose le dire le NSIDC, ça dépendra du temps qu'il fera (sic).
ENSO
Selon le site australien de météorologie la Niña est maintenant terminée et nous nous dirigerions vers la neutralité (ni Niño ni Niña).
activité solaire
en légère baisse par rapport au mois dernier.
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"En ce qui concerne les précipitations [au XXe siècle], l’Europe est divisée en eux : les pluies ont augmenté au Nord des Alpes, diminué au Sud de l’Europe avec une baisse de 20% dans certaines régions de la Méditerranée"
De toute façon, le paramètre important n'est pas la pluviométrie, mais l'humidité relative en altitude.
Occurence normale de chaleur + tendance climatique chaude et sèche en Méditerranée = risque accru de battre des records de chaleur et de sécheresse en été en France.
Risque accru. Ca veut dire qu'il faut déjà considérer le risque initial, qui dépend des cycles naturels.
C'est évident puisque les masses d'air subtropicales à l'origine (pour la France, ça se remarque surtout sur le bassin méditerranéen et le Maroc) sont plus chaudes et plus sèches qu'avant..
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Faut vraiment ne pas se tenir au courant des faits pour écrire de telles con....tre vérité; les nappes du sud est de la France sont les seules à la normale cette année
De plus, l'effet de serre direct est plus fort qu'avant, partout.
Donc à chaque situation faisant remonter de l'air chaud, on a une masse d'air plus chaude, plus sèche, et un effet de serre plus fort.
Je ne parle pas d'une éventuelle modification des cycles naturels avec le RCA. Mais ça c'est encore inconnu...
Se que vous dites n'a pas de sens car on ne peut pas se baser sur telle(s) zone(s) (par exemple la France ou Europe) et sur une echelle de temps comme le mois, la saison... comme vous faites.
Car quand on parle du réchauffement c'est concernant la MOYENNE sur le globe. Et la France ce n'est pas le globe.
Puis question d'echelle de temps le fait qu'une saison soit chaude comme ce fut le cas au printemps en France cela n'a rien à voir avec le réchauffement car on ne se base pas sur un mois, une saison etc tout de même !
Williams
Le RCA est une "pollution" pour ceux qui cherchent à étudier/prévoir les cycles naturels, c'est logique quand même...
De plus, en Europe, les cycles naturels sont très importants pour analyser la répétition de tels ou tels phénomènes sur 5 à 10 ans.
Depuis 2007 on a la "chance" en France d'être dans une période favorable aux hivers froids et étés perturbés. Donc on a oublié facilement le RCA.
Mais ça ne durera pas éternellement. On a vu déjà au printemps dernier. Première fois depuis 1995 que le régime NAO atteint une telle valeur, mais qui était courant dans les années 1990 : au bilan, une saison exceptionnelle. Ce n'est pas un hasard: le RCA réhausse vers le haut les anomalies attendues de tel cycle naturel. C'est très net en Europe.
Puis dans ce graphique http://meteo.besse83.free.fr/imfix/courtillade1.png les 3 périodes sur 10 ans ce sont pas comparables car les 2 périodes de dessous il y a eu des éruptions volcaniques qui ont influencer l’évolution du climat et donc qui ont ralentie l’évolution des température sur Terre (le Mt St Helen en 1980 qui a eu bp d'effet, puis El Chichon en 1982) et (le Pinatubo en 1991 qui a eu bp d'influence, l'Hudson en 1991 voir le Mayon en 1992) alors que ce n’est pas de 1998-2000 a aujourd’hui. Et après tu parles qu’on doit enlever les phénomènes causant du « bruit » sur l’évolution du climat. Puis ces 2 périodes ont une évolution plus irrégulière que celle de 1998 à 2011 comme de 2001 à 2007 c'est bien stable aussi car toutes les températures sont proches de 0,55°C à +ou-0,06°C. Et justement El Nino et La Nina sont une cause de la différence de plus ou moins 0,06°C de ces années comme par exemple la différence de l’anomalie de 2010 et 2011 le montre avec une anomalie de 0.6172°C pour 2010 lors d’un El Nino (donc 0,0672°C de plus que 0,55°C) et 2011 qui est partie pour avoir une anomalie sous les 0 ,55°C lors d’un La Nina.
Donc en enlevant le bruit de l’ENSO (El Nino et La Nina) on voit encore mieux cette stabilité à moyenne terme qui semble commencer depuis 1998 ou 2000. Si non depuis on aurait dépasser les 0,70°C d'anomalies (suivant les données de la NOAA)alors que depuis 1998 on jongle environ entre 0,48..°C et 0,62..°C puis on a atteind les 0,6...°C que 2 fois en 14 ans aussi.
Williams
Les "oscillations naturelles" dont vous parlez apparaissent pourtant très clairement quand on enlève un trend *linéaire* de la totalité des données HadCRUT ou GISS depuis 1850 (ou 1880).
Comment le réchauffement climatique anthropique, depuis 1970, peut il alors être une pollution qui fait dévier la température de ces "oscillation naturelles" si le trend sous jacent n'a pas changé ?
http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/detrend:0.71/offset:0.53/plot/hadcrut3vgl/detrend:0.71/trend/offset:0.53
http://www.woodfortrees.org/plot/gistemp/detrend:0.77/offset:0.35/plot/gistemp/detrend:0.77/trend/offset:0.35
(Les offset c'est uniquement pour faire joli)
Par contre, tout ce qui concerne les régimes de temps en Europe, pourquoi on a des hivers calmes, d'autres perturbés, des sécheresses, des inondations, etc.
Or, les catastrophes météo se jouent avec les régimes de temps, donc c'est aussi très important de savoir ce qui est normal ou pas en terme de régimes de temps.
Et pour çà il faut moyenner facile sur 60 ans.
tu réalises ce que ça signifie ?
Avec le réchauffement climatique, ça devient une vraie variable temporelle, ce qui n'était pas trop prévu. Mais du coup c'est intéressant pour suivre le comportement climatique.
Le problème des 30 ans c'est que ça ne filtre pas assez les cycles de période >10 ans qu'on a en Europe au niveau du régime d'ouest. Il faudrait quasiment une période de 60 ans pour définir les climats en Europe.
Cette tendance a été de nouveau annoncée tout dernièrement lors de la réunion annuelle de la Solar
Physics Division of th American Astronomical Society.
Si leur simulation se confirme, c'est l'annonce de l'arrivée d'un minimum de Dalton, voir de Maunder.
"If we are right,"Hill concluded, "this could be the last solar maximum we'll see for a few decades. That would affect everything from space exploration to Earth's climate."
C'est tout à fait dans le domaine du possible.
Ceci dit les simulations de cycle solaire, hum! à prendre avec des pincettes!
http://journals.ametsoc.org/doi/abs/10.1175/2010BAMS2955.1
C'est peut etre vrai, mais je n'ai jamais bien compris d'où ça sortait, surtout quand on voit des oscillations océaniques à 60 ans ... et à l'échelle du siècle ou plus, quelle contrainte précise a-t-on ?
si c'est juste parce que les modèles ne la montrent pas, c'est pas un argument très fort, et en plus c'est contestable : les modèles montrent tres facilement des dérives à l'échelle du siècle ( qui ne peuvent être que de la variabilité cyclique à plus longue période vue que ça ne peut pas continuer à dériver indéfiniment dans la même direction ) : c'est juste qu'ils choisissent soigneusement leurs conditions initiales pour minimiser ces dérives .... "
Les 30 ans sont utilisés, à ma connaissance, pour établir les caractéristiques climatiques moyennes à un instant donné.
exemple, "en ce moment", la moyenne des températures des mois de juillet à Toulouse est de 21.6°C.
Par contre la période à considérer pour établir une évolution ou une tendance dépend du phénomène qu'on veut étudier.
Si on veut regarder l'influence de l'ENSO, responsable, il faut le rappeler, de 70% de la variabilité interannuelle, on peut très bien utliser des périodes de 2 ans.
Pour étudier les périodes glaciaires, 30 ans ne suffisent évidemment pas.
Donc ça dépend.
Pour ce qui nous occupe principalement ici, je dirais que la période de 30 ans peut être considérée comme permettant de déterminer une tendance significativement indépendante de la variabilité interannuelle.
Sans plus.
oui je ne parlais pas de prévisions météo sur lesquelles il y aurait énormément à dire quand on voit l'inanité des prévisions de précipitations à 2 jours, voire 1 jour (je ne parle pas du géopot à 500 hPa dont tout le monde se fout).
Non là on rentre dans la prévi saisonnière, effectivement, mais je dois reconnaître que là aussi on est encore dans le chaotique alors que la prévision climatique, elle, est plutôt une moyenne de runs, et se libère, si j'ose dire, de l'aspect chaotique.
Dans la prévi climatique on ne cherche pas à dire que l'été arctique 2098 sera plus ou moins chaud ou tempêtueux que l'été arctique 2099, mais que la moyenne des étés arctique sera plus chaude de 10 +-3°C (chiffres donnés en exemple) que les étés arctiques actuels.
Néanmoins le fait qu'on prévoit mal le moyen terme peut être aussi le symptôme de phénomènes mal apréhendés (l'ENSO est en effet un bon exemple).
Sur la question de la "stabilisation" du RC, ChristianP a montre il me semble clairement qu'on n'est pas dans une situation analogue a celle du debut des annees 50 et de loin. Sur ce debut d'annee et ce moi de mai, NCEP ressemble beaucoup a 2008, attendons aussi les chiffres de gisstemp pour mai, pour le debut d'annee ils sont un peu au-dessus. Et sans prejuger de l'extend a la fin de l'ete en fonction de la valeur actuelle (2007 est peut-etre une "canicule" arctique au meme titre que 2003 chez nous), on peut quand meme remarquer que la tendance des valeurs d'extend estivales depuis 2000 n'est pas ce qu'on s'attendrait a voir en cas de stabilisation du RC.
"meteor, je ne vois pas en quoi le fait que la prevision meteo a moyen terme est de mauvaise qualite permette de conclure quoi que ce soit sur la qualite des modeles pour faire de la prevision climatique."
et pourquoi pas?
lorsqu'on ne sait pas prévoir le moyen terme c'est soit que c'est encore trop chaotique , soit qu'on ne connaît peut-être pas tous les mécanismes climatiques fondamentaux.
Dans le deuxième cas, qui a, je le rappelle, l'aval de James Hansen, on ne peut pas être sûr de bien prévoir le climat à plus long terme.
L'exemple de la circulation océanique, encore semble t'il mal comprise (cf problème de la chaleur océanique qui serait piégée dans l'océan profond), en est un des aspects.
Je rappelle qu'il y a assez de froid sur Terre pour neutraliser plusieurs milliers d'années de forçage anthropique (2*CO2)
donc si on a un mauvais modèle océanique, ce qui semble être le cas, on ne peut connaître la réponse transitoire, sans même parler de réponse à l'équilibre.
Concernant le fait qu'on ne serait pas analogue aux années 50, c'est encore heureux si on compare les forçages supposés qui s'exercent.(presque nuls, voire négatifs, dans les années 50 et nettement positifs actuellement)
Absolument : l'examen des courbes montre que le minimum ne se dessine que vers le début du mois d'août , alors qu'il reste à peine un mois avant la fin de la fonte. Il est donc tout à fait correct de rester prudent à ce moment de l'année. Le problème c'est que plein de gens semblent ne pas en tenir compte au gré des forums et des blogs, et dissertent à l'infini sur le record de rythme de fonte de la Nieme semaine du Xieme mois ... sans vraiment se poser la question de ce qu'il y a de significatif à regarder une vingtaine de périodes différentes (il y a vingt quinzaines dans l'année) sur 10 ans de données. Si on distribue de manière totalement aléatoire 10 courbes sur vingt quinzaines, chaque courbe battra en moyenne deux records par an ....
une autre question est : la mesure précise du minimum d'août demande une surveillance ultra-sophistiquée par satellites de régions où quasiment personne n'allait se balader avant le XXe siecle. Si on peut tenter de quantifier la période de gel et de dégel sur les côtes, en revanche, il est très improbable qu'on sache exactement où se trouvait la limite de la banquise partout au mois d'août. On est en train de découvrir avec une loupe ce qu'on ne regardait qu'à l'oeil nu de loin auparavant. Alors évidemment , quand on regarde avec une loupe, on voit tout à coup des tas de détails extraordinaires qu'on ne voyait pas avant (regardez une croute de fromage à la loupe par exemple, c'est tout un monde très habité !). Mais pour interpréter ces variations, il faudrait un minimum de connaissance de ce qu'il se passait avant au mois d'août, pour juger de leur caractère extraordinaire ou non. Qui a cette connaissance, et comment ?
Je cite la phrase in extenso et en intégralité histoire de savoir qu'on cause :
"Low ice extent in May, but summer melt will depend on weather"
Bref, il me semble déceler dans votre phrase de l'ironie...
Si tel n'est pas le cas, désolé pour la pointe d'agressivité qui pourrait émerger de ce commentaire.
Si tel est le cas, personnellement, je préfère que le NSIDC s'en tienne à cette version plutôt que de prophétiser la fin du monde.
Et si on évite de niveler vers le bas, cette phrase garde quand même un sens. Jusqu'à preuve du contraire, il n'existe pas statistiquement de corrélation forte entre l'extension de Mai et le minimum de Septembre. Le fait d'opposer dans la même phrase la faible extension de Mai et le fait que la fonte d'été n'est pas encore joué n'est pas anodin. Cela tient sans doute pour une part à l'habitude anglo-saxonne des titres d'articles. Cela permet aussi d'éviter de tirer des plans sur la comète, en relativisant la faible extension de Mai. Ce n'est pas parce que la banquise de Mai s'est cassé la binette qu'on est au bord de la rupture totale de la banquise.
Ensuite, un titre c'est fait pour inviter le lecteur à lire le corps d'article. Et dans ce corps d'article, le NSIDC développe un peu et n'en reste pas à la simple constatation du "cela va dépendre du temps".
De plus, le NSIDC n'a pas la tâche facile. l'évolution de l'Arctique ces dernières années sous le coup du réchauffement a pris un tour inattendu. Alors certes le NSIDC au fond avoue son incapacité à être plus précis, mais la tâche n'est pas aisé. Je ne suis pas sûr à l'heure actuelle que quelqu'un puisse dire qu'il comprend, même approximativement, la situation en Arctique. Depuis 2007, l'évolution du vortex polair, du dipôle Arctique et de l'Oscillation Arctique sont devenus plus complexes à suivre avec de curieuses évolutions de la hauteur des géopotentiels et un réchauffement important.
Enfin, je regrette Meteor, vous qui aviez l'habitude de fouiller un peu derrière toutes les infos qui circule à ce sujet, de vous laisser ainsi arrêter sur un titre. J'ai réagi aussi vis-à-vis de cette désagréable impression que vous donner de vous laisser aller à des raisonnements faciles.
ben oui mais non seulement j'ai retranscris l'idée mais j'ai donné le lien donc je n'ai pas travesti le message du NSIDC.
Il y a bien sûr de l'ironie car on s'aperçoit qu'on est toujours autant incapable de prévoir les choses.
Le discours du NSIDC n'est pas plus élaboré que ce qu'on peut lire sur certains posts de certains forums.
Quand je lis ceci:
"The last four summers have been dominated by an atmospheric pattern known as the Arctic dipole anomaly, which has been associated with low sea ice extent at the end of summer. This pattern features unusually high pressure over the Beaufort Sea and unusually low pressure over the Kara and Laptev Seas, which promote warm southerly winds along the Siberian coast, helping to melt ice and push it away from the coasts and out of the Arctic Basin through Fram Strait.
While the atmospheric pattern for May 2011 bears some resemblance to the Arctic dipole anomaly pattern, the centers of the pressure anomalies are in different locations this year, and it is not yet clear whether the pattern will persist through the summer and contribute to low ice extent."
Le dernier paragraphe, en gras, montre que la science de la prévision météorologique moyen terme est toujours aussi nulle.
Cela montre que les modèles ont donc encore une très forte marge de progression (c'est le moins qu'on puisse dire) et que cela ne peut être sans répercussion sur les prévisions climatiques à long terme, enfin à mon sens.
http://www.skepticalscience.com/news.php?p=2&t=56&&n=804
C'est quand même un tout petit peu gênant que ça touche aussi le contenu thermique des océans (a priori nettement moins variable) , l'augmentation du niveau de la mer (sans parler du méthane qui se traine, l'a pas l'air de vouloir trop dégazer dans le permafrost), etc, etc ... le probleme est que tous les scénarios catastrophes exigent une accélération et que cette accélération n'est pas mesurable depuis 30 ans. Si on attend 2050 pour la voir, tu crois vraiment qu'on aura ensuite 1°C / decennie dans les 50 ans qui suivent ?
sachant que, et c'est un autre problème, la plupart des scénarios d'émissions semblent aussi très optimistes pour la quantité de fossiles à bruler. Si tu combines les deux, t'as quand meme tendance à penser que personne ici ne verra des effets catastrophes du RC de son vivant, mais qu'en revanche, y aura un bon paquet d'autres problèmes à traiter avant.
j'en profite pour signaler l'ouverture d'un blog plus général sur le climat, l'énergie et la société. Vous êtes tous cordialement invités à y apporter vos commentaires - le principe est qu'il n'y aura aucune censure des arguments réellement scientifiques. C'est bien sûr encore très embryonnaire, mais ça va s'étoffer :)
http://www.energieclimat.net
quand on veut se faire entendre on n'utilise pas de telle phrase
Je mettais juste en évidence cette "Courtillade" (l'utilisation d'une tendance/10 ans), qui est en décalage avec la qualité habituelle de ton blog. A relire dans la réponse des climatologues à V Courtillot,
Je ne traitais pas du tout de la cause de la tendance de fond. Que la tendance de fond soit naturelle ou non, ça ne change rien à l'utilisation inutile d'une tendance/10 ans pour illustrer ton propos sur le RC.
Je mettais juste en évidence cette "Courtillade" (l'utilisation d'une tendance/10 ans), qui est en décalage avec la qualité habituelle de ton blog. A relire dans la réponse des climatologues à V Courtillot, concernant l'utilisation des tendances/10 ans :
Extrait : "Le fait d’extraire spécifiquement une période de 10 ans pour parler de « tendances du climat » pose clairement problème du fait de la variabilité inter annuelle et décennale. On peut l’illustrer pour les dernières décennies :
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/courtillade1.png
Dans la lettre à C. Allègre, il est aussi dit qu'il est possible de voir une moy/10 ans stable ou plus faible que la précédente, sans que ça ne remette en cause le RC, à cause de la variabilité (avec une moy /10 ans stable ou à la baisse, ça signifie que des tendances/20 ans peuvent être nulles ou négatives ponctuellement, comme c'est d'ailleurs le cas selon certains modèles )
A revoir aussi dans dans ton propre blog, surtout pour Gilles qui vu son impatience sur la présence ou non d'une accélération (qu'on pourrait très bien observer après 2050 d'après certains modèles, même avec une tendance actuelle qui serait plus faible que 0.15°/déc), ne veut toujours pas admettre qu'il soit normal, même avec 0.4°/déc de tendance de fond, qu'on puisse observer des tendances internes négatives ou stables et donc que c'est encore plus probable actuellement d'en relever avec 0.17°/déc (pour GISS depuis 75), voir avec la courbe du modèle/100 ans :
http//www.climat-evolution.com/article-30653319.html
Avec une période stable sur 2016-2031 sensée être plus positivement active qu'actuellement, vu la tendance de fond de 0.4°/déc et que d'ici 2031, à priori le forçage devrait être plus important qu'actuellement.
Probablement que cette courbe du modèle/100 ans paraîtra peu bruitée par rapport à celle qui sera réellement observée, car ces modèles ne sont pas conçus pour prévoir une variabilité réelle plus importante et probable, interne à des périodes de 5 à 30 ans (ils n'intègrent pas de mini/maxi solaire prolongés comme celui de 2008, ni de prévis de nino/nina plus fortes/plus faibles, plus prolongées ou plus fréquentes (sur 5 à 30 ans), sans parler des autres bricoles connues ou non, qui joueront à court terme sur la tendance apparente, mais pas significativement sur la tendance de fond vraiment intéressante pour l'évolution du climat (sur 60 ans).
Pour mieux visualiser le problème de l'incertitude de l'estimation d'une tendance sur 10 ans, on va raisonner avec de chiffres plus gros, les anomalies GISS X 100, regardez bien les incertitudes associées (car +-0.2° d'incertitude, c'est énorme pour une tendance/10 ans de 0.04°/déc, mais ça ne parle pas à tout le monde).
J'ai une tendance significative depuis 1975, estimée à 17.5 °/déc à +- 3.5° près, une dernière tendance significative utile/20 ans de 21.4 °C/déc à +- 8.5° près et je tente de détecter un changement significatif de ces tendances de fond, avec ma toute dernière estimation de la tendance/10 ans (celle du graphe de Météor), qui elle donne du 4° /déc à +- 20° près ! Oui une valeur centrale estimée de 4°/déc donnée à +- 20° près ! Personne ne voudrait d'un tel "appareil" statistique, pour parler d'une modification de la tendance.
J'espère que là enfin, vous comprendrez que ce type d'illustration basée sur l'estimation d'une tendance/10 ans (sans retirer même imparfaitement l'influence des bruits significatifs connus, comme l'ENSO, le solaire, les volcans, etc...) n'est pas pertinente pour parler du RC qui est d'une toute autre échelle.
Si la dernière tendance visible (et non de fond)/10 ans du graphe de Météor avait eu un impact un peu significatif pour la tendance de fond, on le verrait le plus rapidement distinctement ici avec les IP :
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-GISTEMP-2001-20.png
avec des valeurs vertes sous l' IP ou au moins toutes sous la tendance centrale. Je ne vois pas comment on peut envisager qu'elle change significativement, avec aucune valeur sous l'IP et surtout seulement deux des valeurs sous la valeur centrale !
Vous allez voir une sacrée différence avec les graphes sur le passé, que j'ai pondus pour répondre plus précisément à Williams.
Je me suis mis dans la position d'un observateur dans les années 40/50 selon les cas, sans tenir compte des données suivantes, par rapport à 1945 (fin du coup de chauffe précédent quand on n'a pas toutes les données suivantes)
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-GISTEMP-1945-20_4.png
On voit que dès 1948 avec une 2 ème valeur verte sous l'IP (en moyenne on doit en observer que 2.5 en 100 ans), que s'il n'y a pas de volcan significatif, de très forte Nina, de mini solaire exceptionnel ou autres anormalités qui jouent à court terme pour sortir ces 2 valeurs en 3 ans, on pouvait envisager un changement significatif.
Avec une 3 ème valeur sous l'IP en 1949, c'est pratiquement certain qu'il se passe quelque chose (donc seulement 4 ans après). On a ensuite la confirmation mathématique dans les tendances minimales utiles (/20 ans pour le GIEC) en 1950, où le changement de tendance devient significatif (tendance nulle, donc c'est une stabilité, puis un refroidissement significatif/20 ans sur une courte période à partir de 1955),
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trend20ici16_45_0458.png
Maintenant mettons l'observateur à la même distance temporelle de 1945, que de 1998, soit pour l'équivalent d'avril 2011, avril 1958 (13 valeurs vertes) :
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-GISTEMP-1945-20_13.png
A comparer avec la période actuelle :
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendtest-GISTEMP-1998-20.png
A noter qu'une tendance/20 ans qui se refroidit significativement pendant une durée trop courte (comme c'est le cas dans l'exemple), vu l'échelle limitée, ça n'implique pas obligatoirement un refroidissement significatif du climat. Une fois qu'on a toutes les données , il faut prendre en compte l'ensemble de la période concernée entre deux grands changements significatifs et analyser la tendance complète.
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/gissloess30trd4.png
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/gissic4trd.png
Le 3 ème changement important est juste significatif d'une tendance nulle (une stabilité), il ne l'est pas d'un refroidissement (l'IC n'est pas passé entièrement sous 0, la tendance est considérée comme nulle)
Pour résumer, l'équivalent de 1948 avec 2 valeurs sous l'IP, où on s'aperçoit d'un changement significatif possible après 1945, de nos jours par rapport à 1998, c'est 2001 (dans ce cas aucun point vert sous l' IP)
En 1950 où la tendance change significativement, c'est en 2003 dpar rapport à 98 (aucune tendance/20 ans qui change significativement)
Il faut bien voir que cette dernière décennie (à jour en avril 2011), s'est réchauffée de 0.24° par rapport à la précédente. Même avec la stagnation actuelle de la moyenne sur 5 ans ("identique" à la précédente), c'est faisable d' arriver aux +0.6°(+- les incertitudes) prévus sur 2001- 2030.
A vérifier si cette stagnation de la moy/5 ans ne vient pas du fait qu'on relève dans ces 5 ans, deux nina significatives + un mini solaire exceptionnel contre un Nino (sans tendance de fond toujours bien à la hausse, logiquement on aurait pu observer une bonne baisse de la moy de ces 5 ans, par rapport à la précédente)
Gilles il est évident que la tendance change en permanence dans 100% des cas dans la réalité, même sur de plus longues périodes si on descend plus ou moins après la virgule, mais on ne s'intéresse pas à des "pouièmes" de changement de la tendance, sans significativité suffisante et assez probable pour le fond (tout ça tu le sais très bien).
Comme on n'a pas de mesures physiques précises de tous les minis changements de tendance réels, pour calculer une vraie moyenne physique du signal de fond, on est bien obligé de l'estimer et de calculer des IC, pour pouvoir les comparer objectivement, afin d'indiquer avec un degré de confiance suffisant, qu'elle est "identique à la précédente" "nulle donc stable" "+ forte ou + faible" (significativement bien entendu).
Williams, si tu veux avoir une chance de capter une tendance de fond à partir des données d'origines, détermine mathématiquement (ou utilise ce qui est accepté dans la littérature revue par les pairs) et retire les effets négatif ou positif sur les anomalies, de la PDO, de l'AMO et de tout ce qui bruitent la T d'après toi, afin de diminuer l'incertitude, comme l'a fait par exemple Tamino (même si ce sera toujours imparfaitement) les 3 principales composantes de la variabilité à court terme.
On voit une tendance significative plus tôt, qui ne va pas dans ton sens avec une partie significative de la variabilité connue retirée (on ne retranchera jamais tout, il restera toujours une variabilité aléatoire, même si on connaissait bien tout physiquement), on voit plus tôt à partir de 2000, qu'elle est significativement à la hausse (mais pas encore sur 10 ans) : http://tamino.wordpress.com/2011/01/21/phil-jones-was-wrong/
Le traitement de l'ENSO et des volcans est ici : http://tamino.wordpress.com/2011/01/06/sharper-focus/
@ChristianP
"Je ne traitais pas du tout de la cause de la tendance de fond. Que la tendance de fond soit naturelle ou non, ça ne change rien à l'utilisation inutile d'une tendance/10 ans pour illustrer ton propos sur le RC."
Je ne vois pas bien ce qui peut tracasser dans l'utilisation d'une régression linéaire sur une période de 10 ans.
Dans mon esprit c'est pour dire que la température n'a pratiquement pas changé depuis 10 ans.
Sans plus.
Donc c'est bien pour illustrer que le RC est "discret" sur cette dernière période de 10 ans.
Mais on ne peut rien en déduire pour le plus long terme, bien sûr.
Ma réflexion sur le RC anthropique était indépendante de cette tendance sur les 10 dernières années.
Désolé pour la confusion que j'ai introduite bien involontairement.
Je mettais juste en évidence cette "Courtillade" (l'utilisation d'une tendance/10 ans), qui est en décalage avec la qualité habituelle de ton blog. A relire dans la réponse des climatologues à V Courtillot, concernant l'utilisation des tendances/10 ans :
Extrait : "Le fait d’extraire spécifiquement une période de 10 ans pour parler de « tendances du climat » pose clairement problème du fait de la variabilité inter annuelle et décennale. On peut l’illustrer pour les dernières décennies :
Dans la lettre à C. Allègre, il est aussi dit qu'il est possible de voir une moy/10 ans stable ou plus faible que la précédente, sans que ça ne remette en cause le RC, à cause de la variabilité (avec une moy /10 ans stable ou à la baisse, ça signifie que des tendances/20 ans peuvent être nulles ou négatives ponctuellement, comme c'est d'ailleurs le cas selon certains modèles )
A revoir aussi dans dans ton propre blog, surtout pour Gilles qui vu son impatience sur la présence ou non d'une accélération (qu'on pourrait très bien observer après 2050 d'après certains modèles, même avec une tendance actuelle qui serait plus faible que 0.15°/déc), ne veut toujours pas admettre qu'il soit normal, même avec 0.4°/déc de tendance de fond, qu'on puisse observer des tendances internes négatives ou stables et donc que c'est encore plus probable actuellement d'en relever avec 0.17°/déc (pour GISS depuis 75), voir avec la courbe du modèle/100 ans :
http//www.climat-evolution.com/article-30653319.html
Avec une période stable sur 2016-2031 sensée être plus positivement active qu'actuellement, vu la tendance de fond de 0.4°/déc et que d'ici 2031, à priori le forçage devrait être plus important qu'actuellement.
Probablement que cette courbe du modèle/100 ans paraîtra peu bruitée par rapport à celle qui sera réellement observée, car ces modèles ne sont pas conçus pour prévoir une variabilité réelle plus importante et probable, interne à des périodes de 5 à 30 ans (ils n'intègrent pas de mini/maxi solaire prolongés comme celui de 2008, ni de prévis de nino/nina plus fortes/plus faibles, plus prolongées ou plus fréquentes (sur 5 à 30 ans), sans parler des autres bricoles connues ou non, qui joueront à court terme sur la tendance apparente, mais pas significativement sur la tendance de fond vraiment intéressante pour l'évolution du climat (sur 60 ans).
Pour mieux visualiser le problème de l'incertitude de l'estimation d'une tendance sur 10 ans, on va raisonner avec de chiffres plus gros, les anomalies GISS X 100, regardez bien les incertitudes associées (car +-0.2° d'incertitude, c'est énorme pour une tendance/10 ans de 0.04°/déc, mais ça ne parle pas à tout le monde).
J'ai une tendance significative depuis 1975, estimée à 17.5 °/déc à +- 3.5° près, une dernière tendance significative utile/20 ans de 21.4 °C/déc à +- 8.5° près et je tente de détecter un changement significatif de ces tendances de fond, avec ma toute dernière estimation de la tendance/10 ans (celle du graphe de Météor), qui elle donne du 4° /déc à +- 20° près ! Oui une valeur centrale estimée de 4°/déc donnée à +- 20° près ! Personne ne voudrait d'un tel "appareil" statistique, pour parler d'une modification de la tendance.
J'espère que là enfin, vous comprendrez que ce type d'illustration basée sur l'estimation d'une tendance/10 ans (sans retirer même imparfaitement l'influence des bruits significatifs connus, comme l'ENSO, le solaire, les volcans, etc...) n'est pas pertinente pour parler du RC qui est d'une toute autre échelle.
Si la dernière tendance visible (et non de fond)/10 ans du graphe de Météor avait eu un impact un peu significatif pour la tendance de fond, on le verrait le plus rapidement distinctement ici avec les IP :
avec des valeurs vertes sous l' IP ou au moins toutes sous la tendance centrale. Je ne vois pas comment on peut envisager qu'elle change significativement, avec aucune valeur sous l'IP et surtout seulement deux des valeurs sous la valeur centrale !
Vous allez voir une sacrée différence avec les graphes sur le passé, que j'ai pondus pour répondre plus précisément à Williams.
Je me suis mis dans la position d'un observateur dans les années 40/50 selon les cas, sans tenir compte des données suivantes, par rapport à 1945 (fin du coup de chauffe précédent quand on n'a pas toutes les données suivantes)
On voit que dès 1948 avec une 2 ème valeur verte sous l'IP (en moyenne on doit en observer que 2.5 en 100 ans), que s'il n'y a pas de volcan significatif, de très forte Nina, de mini solaire exceptionnel ou autres anormalités qui jouent à court terme pour sortir ces 2 valeurs en 3 ans, on pouvait envisager un changement significatif.
Avec une 3 ème valeur sous l'IP en 1949, c'est pratiquement certain qu'il se passe quelque chose (donc seulement 4 ans après). On a ensuite la confirmation mathématique dans les tendances minimales utiles (/20 ans pour le GIEC) en 1950, où le changement de tendance devient significatif (tendance nulle, donc c'est une stabilité, puis un refroidissement significatif/20 ans sur une courte période à partir de 1955),
Maintenant mettons l'observateur à la même distance temporelle de 1945, que de 1998, soit pour l'équivalent d'avril 2011, avril 1958 (13 valeurs vertes) :
A comparer avec la période actuelle :
A noter qu'une tendance/20 ans qui se refroidit significativement pendant une durée trop courte (comme c'est le cas dans l'exemple), vu l'échelle limitée, ça n'implique pas obligatoirement un refroidissement significatif du climat. Une fois qu'on a toutes les données , il faut prendre en compte l'ensemble de la période concernée entre deux grands changements significatifs et analyser la tendance complète.
Le 3 ème changement important est juste significatif d'une tendance nulle (une stabilité), il ne l'est pas d'un refroidissement (l'IC n'est pas passé entièrement sous 0, la tendance est considérée comme nulle)
Pour résumer, l'équivalent de 1948 avec 2 valeurs sous l'IP, où on s'aperçoit d'un changement significatif possible après 1945, de nos jours par rapport à 1998, c'est 2001 (dans ce cas aucun point vert sous l' IP)
En 1950 où la tendance change significativement, c'est en 2003 dpar rapport à 98 (aucune tendance/20 ans qui change significativement)
Il faut bien voir que cette dernière décennie (à jour en avril 2011), s'est réchauffée de 0.24° par rapport à la précédente. Même avec la stagnation actuelle de la moyenne sur 5 ans ("identique" à la précédente), c'est faisable d' arriver aux +0.6°(+- les incertitudes) prévus sur 2001- 2030.
A vérifier si cette stagnation de la moy/5 ans ne vient pas du fait qu'on relève dans ces 5 ans, deux nina significatives + un mini solaire exceptionnel contre un Nino (sans tendance de fond toujours bien à la hausse, logiquement on aurait pu observer une bonne baisse de la moy de ces 5 ans, par rapport à la précédente)
Gilles il est évident que la tendance change en permanence dans 100% des cas dans la réalité, même sur de plus longues périodes si on descend plus ou moins après la virgule, mais on ne s'intéresse pas à des "pouièmes" de changement de la tendance, sans significativité suffisante et assez probable pour le fond (tout ça tu le sais très bien).
Comme on n'a pas de mesures physiques précises de tous les minis changements de tendance réels, pour calculer une vraie moyenne physique du signal de fond, on est bien obligé de l'estimer et de calculer des IC, pour pouvoir les comparer objectivement, afin d'indiquer avec un degré de confiance suffisant, qu'elle est "identique à la précédente" "nulle donc stable" "+ forte ou + faible" (significativement bien entendu).
Williams, si tu veux avoir une chance de capter une tendance de fond à partir des données d'origines, détermine mathématiquement (ou utilise ce qui est accepté dans la littérature revue par les pairs) et retire les effets négatif ou positif sur les anomalies, de la PDO, de l'AMO et de tout ce qui bruitent la T d'après toi, afin de diminuer l'incertitude, comme l'a fait par exemple Tamino (même si ce sera toujours imparfaitement) les 3 principales composantes de la variabilité à court terme.
On voit une tendance significative plus tôt, qui ne va pas dans ton sens avec une partie significative de la variabilité connue retirée (on ne retranchera jamais tout, il restera toujours une variabilité aléatoire, même si on connaissait bien tout physiquement), on voit plus tôt à partir de 2000, qu'elle est significativement à la hausse (mais pas encore sur 10 ans) : http://tamino.wordpress.com/2011/01/21/phil-jones-was-wrong/
Le traitement de l'ENSO et des volcans est ici : http://tamino.wordpress.com/2011/01/06/sharper-focus/
et celui du solaire ici en bas en update : http://tamino.wordpress.com/2011/01/20/how-fast-is-earth-warming/
Tu as aussi la suite et une reprise intéressante de son travail avec divers affinements maison, et diverses options de nino/nina, y compris dans les commentaires : http://arthur.shumwaysmith.com/life/content/predicting_future_temperatures
On voit ce qu'ils font, c'est clair, il y a des équations avec les décalages efficaces calculés pour chaque paramètre, on peut comprendre et vérifier, alors que lorsque tu dis la PDO, l'AMO baissent en m�
C'est sans doute très intéressant à analyser...en météo.
Le climat c'est entre autres expliquer que la répétition d'une situation météo n'est pas du hasard, même si chaque situation météo semble correspondre à un concours de circonstances.
Dole et al ont fait une étude ok mais ont poussé la conclusion à un niveau excessif. Assez surprenant de la part de spécialistes de la NOAA.
Par exemple si on serrait en 1953 soit 10 ans après l'arrêt du réchauffement qu'il y a eu de 1910 à 1944 de 0.50°C comme ça été le cas de 1976 à environ 1998 ou 2000 alors en 1953 tu nous aurais dis la même chose malgré que tu aurais tors quand on voit que de 1944 à 1976 (33 ans) qu'il y a bien eu un léger refroidissement voir une stabilité des températures. Et ceci a eu lieu une fois de plus quand l'AMO et PDO ont été en phase descendante.
Donc il faut reconnaitre que la nature y est pour quelque chose sur l'évolution de la température même si l'homme a un effet mais que l'effets de la nature et de celle de l'homme sont entrain de ce contrebalancer sur les températures après c'être assemblé lors du réchauffement.
Williams
Bon alors en terme de déficit hydrique personne autour de moi (ni moi-même) tant chez les chercheurs que les acteurs n'osent relier cette sécheresse 2011 au RCA. Seulement, depuis, 2003, on a eu 6 années de forts déficits en 9 ans, ce qui bat en durée ce que l'on connait. Si on pouvait cumuler les déficit annuels (ce qui ne se fait pas, mais bon), on bat la période 1971/1976. Dans les Alpes du nord, cela se traduit par exemple par un déficit en neige important par la diminution depuis une dizaine d'années des précipitations hivernales, seul signal bien visible sur les précipitations. Le bilan hydrique annuel tend aussi vers des records sur la période (- de précip, + d'ETP).
Le problème c'est qu'on accumule les records chauds dans une période courte. A chaque fois, on est tenté d'accuser la variabilité naturelle, et les arguments seraient recevables, mais au final ça commence à faire beaucoup pour de la variabilité "naturelle".
Mais je sais que vous trouverez des arguments au possible pour défendre cette "variabilité naturelle".
(J'ai lu que le GIEC prépare pour la fin d'année un rapport intermédiaire sur ces événements extrêmes en situation de réchauffement. Ce sera intéressant... et lu avec la plus grande attention, après la bourde sur l'Himalaya et les petits couacs de communication! Surtout que la détection-attribution de ces événements extrêmes n'est pas vraiment un sujet consensuel dans la littérature, il me semble).
si tu veux quantifier quelque chose, c'est majorer la probabilité qu'elle ait changé à l'extérieur d'un intervalle [X,Y] - de mesure finie. Que tu argumentes que le maximum et la barre d'erreur à 95 % inclut zéro dans l'intervalle (c'est à dire qu'on ne peut pas exclure qu'elle n'ait pas changé), on est d'accord.
Mais ce n'est pas néanmoins "le plus probable" : le plus probable est la pente déterminée par la régression linéaire, qui a bien changé. Que ce ne soit pas assez significatif pour en conclure avec certitude que ça a bien changé, c'est un autre point.
après le petit problème c'est que si on veut dépasser 1,5 °C de plus à la fin du siècle, il faut une accélération, et que pour le moment, aucune accélération n'est statistiquement mesurable. On est peut etre encore dans les barres d'erreurs, mais faudrait se dépêcher de repartir à la hausse si les modèles ne veulent pas avoir quelques soucis ..... (personnellement je n'en serais pas plus étonné que ça).
En dehors du fait d'utiliser une tendance/10 ans pour ce type d'analyse, qui tu le sais, est bien trop courte ( sans retirer même imparfaitement ce qui fait la variabilité interne), avec ta phrase "soit le réchauffement se cache derrière la variabilité, soit il se passe autre chose", sans faire de distinction nette, tu mets de fait sur exactement le même plan des possibilités (50% de chances) que la tendance n'a pas significativement changé (alors que mathématiquement on a une confiance à 95% que c'est ce cas qui est le plus probable), avec la probabilité beaucoup plus faible qu'elle a changé et donc qu'il se passerait quelque chose (un changement significatif de tendance, ce qui est peu probable).
Une tendance/10 ans de T globales, n'est pas souvent significative, elle n'a guère de sens autre que celle due à la variabilité, même quand elle est significative à la hausse sur 10 ans, ça ne nous donnera pas la tendance de fond du réchauffement sur une échelle climatique suffisante : http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trend10ansgiss.png
Si on ne se fiait qu'à ces tendances/10 ans, on pourrait dire que le climat ne s'est presque jamais réchauffé significativement depuis 75 (on sait que c'est faux) d'où l'obligation d'élargir l'échelle temporellement pour détecter la valeur probablement plus proche de la tendance de fond (pour sortir un peu la tête du bruit).
Seules les tendances avec les pointillés bleus (IC inf) au-dessus de 0 sont significatives et pour le niveau actuel, mathématiquement on ne peut que montrer qu'elle n'a pas changé significativement même par rapport au niveau maxi de la courbe, à 0.4°/décennie (car il n'y a pas l'IC sup actuel < l'IC inf de la période à 0.4°). A aucun moment de cette courbe, on relève un changement significatif de la tendance/10 ans. Que les tendances/10 ans soient ou non significatives dans ce graphe, on voit que ce sont statistiquement les mêmes tendances/10 ans.
Une tendance/10 ans, c'est comme si tu comparais 2 moyennes/5 ans, donc ce n'est vraiment pas une échelle suffisante pour analyser la significativité d'un réchauffement/refroidissement/stagnation du climat.
Le grand minimum pour le suivi de la T globale, ce sont des tendances sur 20 ans (et encore c'est à contre-coeur pour les rapports du GIEC, les spécialistes voulaient plutôt utiliser des tendances/30 ans, qui ne donnent pourtant qu'une tendance interne à un seul échantillon de climat. Une T du climat = au moins 30 ans)
Et là, http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trend20ansgiss.png
, même si elles sont courtes pour l'échelle climatique, sur 20 ans elles sont toutes significatives (d'un réchauffement). On remarquera que la toute dernière tendance/20 ans n'est pas vraiment à la ramasse par rapport aux autres :
Personne ne va nous dire que le réchauffement/20 ans de janv-79/déc-98 n'existe peut-être pas avec une tendance pourtant plus faible que la dernière tendance/20 ans, parce qu'une tendance sur 10 ans dans la période de 79-98 aura été faiblarde (qu'en apparence dans ce cas, uniquement pour la personne qui ne tient pas compte de son incertitude et du fait qu'elle n'est pas différente statistiquement et qui ne vérifie pas l'évolution des moyennes et/ou des tendances sur de plus longues périodes)
On peut vérifier l'évolution avec les moyennes courtes, entre la toute dernière moyenne/10 ans et la précédente, sans chevauchement de données (à jour fin avril 2011, donc de mai 2001 à avril 2011, par rapport à mai 91 à avril 2001), on a un réchauffement de +0.24°(diff significative, en tenant compte de l'autocorrélation, donc en élargissant largement l'incertitude des moyennes)
C'est certain qu'un jour ou l'autre, à force de jouer au loto avec de telles tendances/10 ans, on finira par voir une analyse qui tombe juste avec cette courte durée, par hasard, car faisant partie des 5% de manque de confiance/ 100%, où la tendance de fond aura réellement changé avec le même niveau actuel de tendance sur 10 ans.
Voici l'incertitude et la significativité des tendances selon le nombre d'années dans le calcul depuis le début du réchauffement moderne (011975 à 042011 pour la plus longue durée).
http://meteo.besse83.free.fr/imfix/trendicgiss0175_042011.png
On voit que toutes les tendances calculées avec au moins 14 ans de données montrent un réchauffement significatif (avec une petite période significative anecdotique de 11.6 ans à 12.5 ans de données), les autres ne sont pas significatives et n'indiquent aucun changement significatif depuis 1975 (aucun IC SUP passant sous un IC inf d'une autre période), on a donc très probablement le même réchauffement de fond (confiance à 95%).
L'objectivité dans ton analyse, ce sera donc plutôt de signaler ce qui est le plus probable mathématiquement avec une confiance à 95% : Il n'y a pas de changement significatif de la tendance, le réchauffement continue très probablement à la même vitesse moyenne de fond / 14 20 ou 30 ans... ou depuis 1975.
Ici, http://meteo.besse83.free.fr/imfix/oscilninonina.png , j'ai ajouté l'anomalie d'avril dans ce graphe intéressant et j'ai regardé la différence entre l'oscillation actuelle de 2010 et celle de 98. La suite de l'oscillation de 2010 a l'air normale, on ne devrait pas voir monter franchement (en moyenne) le niveau des anomalies mensuelles avant un moment.
Pour le moment, il y a une différence de moyenne de +0.12° par rapport aux même mois de l'oscillation de 98, malgré un nino 2010 moins fort, une nina plus puissante et un soleil plus faiblard, donc l'écart réduit me semble assez normal pour la tendance de fond depuis 75.
Je voulais simplement illustrer le fait que le RC se faisait discret au cours de ces dernières années.
Personne ne peut le nier au vu des données.
Quant à la cause on en sait rien.
Si on pose comme a priori qu'il existe une tendance de fond de 0.16°C/décennie et qu'une variabilité climatique vient se superposer sur ce signal il est clair que la stabilité, indéniable je le répète, des températures de ces 10 dernières années, en est le résultat.
Le problème est qu'on est loin d'être sûr qu'il existe un signal de fond de 0.16°C/décennie.
Cette tendance a été établie en appliquant des forçages non connus, mais supposés, à une sensibilité non connue mais supposée.
Moi je défie qui que ce soit de me prouver que la tendance long terme due au forçage anthropique n'est pas de 0.08°C/décennie, par exemple.
http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/precip/CWlink/daily_ao_index/month.ao.gif
Sinon, il faut se méfier de la Tm globale avec les réanalyses NCEP, qui n'est pas très précise. Mais ce n'est pas un mois très chaud en effet.
Notons quand même que ce mois de mai clôture un printemps EXTREME pour les USA et l'Europe. De grosses anomalies du courant-jet qui n'ont pas fait de cadeaux. Il faut dire que le régime de AO- a tellement dominé en 2010 (et décembre 2009) qu'un tel retour du AO+ s'apparente à une brutale compensation...
Bonne soirée !
il n'y a pas de coeff de corrélation mais on peut déjà se baser sur l'incertitude de la pente qui est plus forte pour l'Antarctique effectivement que pour l'Arctique.
Ah mais je suis toujours le plus objectif possible et je m'appuie sur des faits.
Si on regarde l'évolution depuis 10 ans, de mai 2001 à avril 2011, chiffres NASA, on a ceci:
Ceci veut dire que, si le réchauffement existe, il se cache derrière la variabilité climatique naturelle ou alors il se passe autre chose.