Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 13:15

 

 

anomalie de température de surface  selon NCEP

 

 

0211 NCEP

 

estimation basée sur les données ci-dessus:

 

 

global: 0.18°C

HN:      0.23°C

HS:      0.13°C

 

 

Anomalie toujours basse, sans changement par rapport aux deux mois précédents.

La Niña commence à faiblir tandis que le soleil reprend un peu vigueur.

En moyenne glissante 2011 est nettement en dessous de la moyenne des 10 dernières années, un peu au dessus de la plus froide 2000.

 

 

0211 NCEP comp

 

 

 

En Europe

 

0211 europe

 

On notera la très forte anomalie froide en Russie alors que l'Europe de l'Ouest aura connu un mois plutôt doux.

 

L'hiver (DJF) aura été froid à très froid.

 

 

0211 europe hiver

 

 

anomalie NASA

 


 

0211 nasa

 

 

global: 0.44°C

HN      : 0.55°C

HS      : 0.33°C

 

anomalie sans changement à celle du mois dernier



 

anomalie NOAA

 

 

0211 NOAA

 

 

global: 0.40°C (17ème plus chaud)

HN     :  0.48°C

HS     :  0.32°C

 

 

mesures satellitaires

 

la baisse des températures de la basse troposphère semble se stabiliser.

 

On reste toujours très bas globalement et sur les tropiques en particulier.

 

0211 rss

 

 

 

 

 

évolution des banquises

 

0211 area

 

Les banquises arctique antarctique et globale auront été en petite forme et très proches des records d'extension basse (2006).

 

 

 

ENSO

 

 

selon  le site australien de météorologie

 

La Niña a continué à s'affaiblir après son pic de début janvier.

 

Les températures océaniques, surtout sous la surface, se sont réchauffées.

 

0211 SST ENSO

 

 

 

Les observations, sauf l'indice SOI toujours très fort, indiquent une rupture de l'épisode en cours.

 

 

0211 SOI

 

Les modèles indiquent un retour à des conditions neutres au cours de l'hiver austral.

Le risque d'un retour de la Niña en automne (austral) s'est réduit.

 

 

 

activité solaire

 

 

0211SSN

 

le nombre de taches (corrélé à l'activité) s'est nettement accru au cours de ce mois.

 

On reste à un niveau d'activité faible.

Par meteor - Publié dans : indicateurs climatiques - Voir les 15 commentaires
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Commentaires

Le rapport de la NOAA bien détaillé.

http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/
Commentaire n°1 posté par Robert le 22/03/2011 à 13h48
Merci de la précision. Si une partie seulement des stations envoie leurs données, peut-être que cela joue sur la différence entre les bilans NCEP et les bilans des services nationaux (qui eux intègrent toutes les stations du réseau)? Il reste cependant étonnant que Chria ou Warm identifient des différences aussi notables que celles mentionnées ci-dessus entre les deux sources.
Commentaire n°2 posté par skept le 06/03/2011 à 07h17

Il est tout à fait normal qu'il n'y ait pas correspondance parfaite entre des observations locales et les résultats NCEP et je m'étonne qu'on se pose toujours la question depuis 3 ans maintenant que je donne NCEP 12 jours avant, environ, NASA-GISS et NOAA.(enfin c'est la preuve qu'on s'intéresse, c'est pas mal)

Donc, je répète.

Les sorties de NCEP sont de 4 catégories: A,B,C,D.

A: fortement corrélées aux observations

B: observations mais influence très forte du modèle

C: uniquement modèle

D: climatologie (ni observations ni modèle donc)

 

Les températures de surface et les températures T2m font partie de la catégorie B.

Il est donc normal qu'il n'y ait pas correspondance parfaite, toutefois, sur un plan global, il y a corrélation assez bonne, ce qui me permet de donner ces résultats tous les débuts de mois malgré le fait que NCEP exagère toujours la valeur absolue en cas de température globale faible.

Si c'était pas le cas je m'abstiendrais de passer du temps à calculer cette anomalie quoique c'est assez facile à faire.

Maintenant, il est clair aussi que cela donne une idée, sans plus, et qu'il vaut mieux attendre les valeurs des bases classiques.

Réponse de meteor le 06/03/2011 à 11h15
Les services nationaux mettent à disposition de nombreuses données plusieurs fois par jour dans le cadre de programmes d'observation mondiale coordonnés par l'OMM.
En France, il y a 45 stations utilisées dans le réseau mondial.
http://www.wmo.int/pages/prog/www/ois/rbsn-rbcn/rbsn-rbcn-home.htm
Commentaire n°3 posté par Cotissois le 05/03/2011 à 16h01
"210 km c'est quand même une très faible résolution" : ah, je ne me rends pas compte, cela me semblait correct pour une simulation quotidienne globale.

Pour toutes les mesures que tu cites, elles viennent d'où justement quand la surface est concernée (température, humidité, pression, vent, etc.). Ce sont les services météos nationaux qui envoient leurs données aux équipes NCEP/NCAR?
Commentaire n°4 posté par skept le 05/03/2011 à 01h06
* upper air rawinsonde observations of temperature, horizontal wind and specific humidity;
* operational TOVS vertical temperature soundings from NOAA polar orbiters over ocean, with microwave retrievals excluded between 20N and 20S due to rain contamination;
* temperature soundings over land only above 100 hPa
* cloud tracked winds from geostationary satellites;
* aircraft observations of wind and temperature;
* land surface reports of surface pressure, and
* oceanic reports of surface pressure, temperature, horizontal wind and specific humidity.

On notera le blanc après "and". Je suppose qu'il faut ajouter temperature, humidity, wind, etc.

210 km c'est quand même une très faible résolution. Il faut surtout retenir la grande échelle des anomalies. Ensuite, je ne suis pas sûr que "surface temperature" corresponde à la T2m (à vérifier) ;)
Commentaire n°5 posté par Cotissois le 04/03/2011 à 22h18
Bon alors chou blanc :

En survolant le papier de 1996, je vois que le projet NCEP/NCAR dérive à l’origine du du CDAS (Climate Data Assimilation Center). Il semble avoir une résolution horizontale précise puisque la grille est de 205 km, voire moitié moins (105 donc) sur certaines zones. En revanche, rien sur les données pour nourrir le système.

En cherchant CDAS, je suis retombé sur cette autre page deNCEP:
http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/wesley/reanalysis.html

Là je trouve un autre papier :
ftp://ftp.cpc.ncep.noaa.gov/wd51we/reanal/bams_paper.2001/reanl2.htm

Mais… autant ils décrivent les sources historiques (archives) à l’origine de leurs projets, autant ils ne disent pas comment ils nourrissent désormais avec les sources actuelles. Ou alors j’ai raté l’info (leur papier fait très mal aux yeux).

Comme tout cela dépend de la NOAA, je tends à penser que les infos de base sont les mêmes (la réanalyse produit une sorte de simulation dynamique de la météo à partir de toutes les données quotidiennes collectées, jusqu'à quatre fois par jour, d’où la différence entre les cartes ci-dessus NOAA et NCEP).

Y’a pas un monsieur ou madame Météo France qui saurait par exemple quelles données on leur envoie et comment cela se passe chez les confrères européens ? Ils doivent bien partir de quelque chose...
Commentaire n°6 posté par skept le 04/03/2011 à 21h33
Ici, on a une liste des données utilisées en températures de surface, mais je ne sais pas lire le format :-(

http://www.esrl.noaa.gov/psd/data/gridded/data.ncep.reanalysis.surface.html

Sinon, la méthodo du projet NCEP/NCAR semble expliquée dans ce papier :
Kalnay et al., The NCEP/NCAR 40-year reanalysis project, Bull. Amer. Meteor. Soc., 77, 437-470, 1996.

J'ai réussi à le trouver en accès libre, je vais le lire.
Commentaire n°7 posté par skept le 04/03/2011 à 20h51
Chria : Il faudrait fouiller dans les procédés de constructions de ces cartes. Par exemple NOAA ci-dessus mentionne en petit en bas "based on preliminary data". S'agit-il de données brutes non homogénéisées? Et NCEP, sur quelles mesures s'appuient-ils? Je tends à penser que les services météos nationaux sont plus fiables dans leurs bilans mensuels... mais il faudrait vraiment creuser. J'irai voir si je trouve une méthodologie sur NCEP.
Commentaire n°8 posté par skept le 04/03/2011 à 20h44
@skept : moi j'ai comparé avec 1968/1996, la même période. Vis à vis de 1961/1990 pour météosuisse, il y a très peu d'écart (0,1) avec 1968/1996.
Ce n'est donc pas du tout le problème.
Commentaire n°9 posté par chria le 04/03/2011 à 20h07
Par contre, sur la france, je pense que l'hiver sera au niveau voir en dessous des normales.
Commentaire n°10 posté par chria le 04/03/2011 à 16h06
Ca dépend évidemment des séries sur lesquelles on les calcule, mais chez moi en gros il y a 0.2°C de différence entre 1968/1996 et 1961/1990, cette dernière étant plus froide (ce qui ferait un écart encore plus grand en positif, donc on s'éloigne encore plus de la différence observée). En fait ces histoires de période de ref ne changent pas grand chose au schmilblick, mais sur une carte, ça peut suffire à vous faire passer du rouge au bleu et vice-versa, c'est pourquoi je préfère la représentation NOAA ci-dessus avec des classes plus larges. Toutefois, il est quand même intéressant de savoir si on est au-dessus ou dessous de la normale. Sur mes données, que je prenne n'importe quelle période depuis 1951, l'hiver 2011 reste au-dessus.
Commentaire n°11 posté par chria le 04/03/2011 à 16h03
Est-ce que le problème ne vient pas tout simplement des périodes de référence?

NCEP se réfère à 1968-1996, et non pas 1951-1980 ou 1961-1990.
Commentaire n°12 posté par skept le 04/03/2011 à 15h52
En effet, la reconstruction NCEP n'a pas l'air de coller avec la réalité des thermomètre de surface. Météosuisse a publié son bilan mensuel et saisonnier

http://www.meteosuisse.admin.ch/web/fr/climat/climat_aujourdhui/retrospective_mensuelle/bilan_de_fevrier_2011.html

http://www.meteosuisse.admin.ch/web/fr/climat/climat_aujourdhui/retrospective_saisonniere/hiver_2010_2011.html

L'hiver y ressort positif à +0.4C, alors que NCEP a l'air de mettre la Suisse dans une zone froide autour des -1C d'anomalie
Commentaire n°13 posté par Warm le 04/03/2011 à 14h50
Sur la carte des températures en hiver j'ai quand même des doutes :
MF : anomalies hiver 2010/2011 Lyon 1968/1996 : +0.35C°;
Alpes du Nord : +0.5°C
Février 9e mois de février le plus chaud depuis 60 ans dans les Alpes, avec des valeurs max records début février. Pluvio ! -40% depuis octobre. Neige en montagne : on frise les records, 5e DJF avec le moins de neige à 1000m depuis 50 ans. Il a neigé quelques cm en février et moins de 10 en janvier... Alors que décembre a été bien enneigé, mais comme en 2008 et 2009.
Commentaire n°14 posté par chria le 04/03/2011 à 13h53

oui NCEP est une réanalyse qui recalcule les températures de surface sans mesure directe de ces mêmes températures.

ça donne une idée des évolutions, ça exagère quelquefois et c'est pas très précis.

 

par exemple voilà ce que donne sur nov2010-janvier 2011 NCEP

 

puis NOAA températures mesurées

 

 

on voit que les tendances sont les mêmes mais si on cherche la précision c'est pas çà.

 

 

Sur le global il y a une bonne corrélation entre NCEP et les autres bases, mais plus régionalement c'est plus délicat.

Réponse de meteor le 04/03/2011 à 14h50
« Les banquises arctique antarctique et globale auront été en petite forme et très proches des records d'extension basse (2006). »

A propos des glaces, notamment en hiver, je signale un papier de Tietsche et al dans les GRL :
http://www.agu.org/pubs/crossref/2011/2010GL045698.shtml

Il est commenté dans le Nature de cette semaine par MC Serreze.

Cela concerne le point suivant : l’hypothèse d’un océan arctique libre de glace en été est très probable au cours du XXIe siècle, mais y parviendrons-nous par un seuil de bifurcation rapide (tipping point) ou par un processus graduel ?

Les auteurs penchent pour la seconde option à partir d’un modèle. D’après le commentaire de Nature, la donnée la plus importante pour évaluer le tipping point serait le niveau de reconstitution de la glace en hiver.

Serreze dit notamment dans son commentaire (je n’ai pas d’accès à l’article d’origine) :

Tietsche and colleagues performed a series of reference simulation runs with a global climate model driven by the middle-of-the-road Intergovernmental Panel on Climate Change A1B greenhouse-gas emissions scenario for the twenty-first century. In these simulations, the September ice cover typically disappears by the year 2070 and beyond. The authors then performed perturbation runs, whereby every 20 years they artificially removed the entire sea-ice cover on 1 July. Instead of maintaining ice-free conditions, ice extent in September recovered to values typical of the reference runs within a couple of years, even in the later parts of the century.

The crux is winter. Initially, with ice-free summers, the ocean picks up a great deal of extra heat, delaying autumn ice growth. If there was a tipping point, this summer heat gain would lead to ice cover the following spring being thin enough to completely melt out over the following summer. Instead, so much ocean heat is lost during the darkness of the polar winter that enough ice grows to survive the next summer's melt.

Although the paper by Tietsche and colleagues brings a more optimistic view of the Arctic's future, the troubling interpretation from other recent modelling studies is that periods of rapid twenty-first-century sea-ice loss, hastening the evolution to ice-free summers, don't need to be preceded by a critical threshold of sea-ice thickness, greenhouse-gas concentration or combination of factors that lie at the heart of the tipping-point argument. As we move through the coming decades and the climate warms, the ice cover will simply become more vulnerable to triggers that cause rapid loss events. So although the tipping-point argument can perhaps be laid to rest, we may nevertheless be looking at ice-free summers only a few decades from now.

(C'est plus climato que meteo, je le poste là parce que tu parlais des glaces d'hiver)
Commentaire n°15 posté par skept le 03/03/2011 à 19h23

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