Partager l'article ! indicateurs climatiques de février 2011: anomalie de température de surface selon NCEP ...
anomalie de température de surface selon NCEP
estimation basée sur les données ci-dessus:
global: 0.18°C
HN: 0.23°C
HS: 0.13°C
Anomalie toujours basse, sans changement par rapport aux deux mois précédents.
La Niña commence à faiblir tandis que le soleil reprend un peu vigueur.
En moyenne glissante 2011 est nettement en dessous de la moyenne des 10 dernières années, un peu au dessus de la plus froide 2000.
En Europe
On notera la très forte anomalie froide en Russie alors que l'Europe de l'Ouest aura connu un mois plutôt doux.
L'hiver (DJF) aura été froid à très froid.
anomalie NASA
global: 0.44°C
HN : 0.55°C
HS : 0.33°C
anomalie sans changement à celle du mois dernier
anomalie NOAA
global: 0.40°C (17ème plus chaud)
HN : 0.48°C
HS : 0.32°C
mesures satellitaires
la baisse des températures de la basse troposphère semble se stabiliser.
On reste toujours très bas globalement et sur les tropiques en particulier.
évolution des banquises
Les banquises arctique antarctique et globale auront été en petite forme et très proches des records d'extension basse (2006).
ENSO
selon le site australien de météorologie
La Niña a continué à s'affaiblir après son pic de début janvier.
Les températures océaniques, surtout sous la surface, se sont réchauffées.
Les observations, sauf l'indice SOI toujours très fort, indiquent une rupture de l'épisode en cours.
Les modèles indiquent un retour à des conditions neutres au cours de l'hiver austral.
Le risque d'un retour de la Niña en automne (austral) s'est réduit.
activité solaire
le nombre de taches (corrélé à l'activité) s'est nettement accru au cours de ce mois.
On reste à un niveau d'activité faible.
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http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/
Il est tout à fait normal qu'il n'y ait pas correspondance parfaite entre des observations locales et les résultats NCEP et je m'étonne qu'on se pose toujours la question depuis 3 ans maintenant que je donne NCEP 12 jours avant, environ, NASA-GISS et NOAA.(enfin c'est la preuve qu'on s'intéresse, c'est pas mal)
Donc, je répète.
Les sorties de NCEP sont de 4 catégories: A,B,C,D.
A: fortement corrélées aux observations
B: observations mais influence très forte du modèle
C: uniquement modèle
D: climatologie (ni observations ni modèle donc)
Les températures de surface et les températures T2m font partie de la catégorie B.
Il est donc normal qu'il n'y ait pas correspondance parfaite, toutefois, sur un plan global, il y a corrélation assez bonne, ce qui me permet de donner ces résultats tous les débuts de mois malgré le fait que NCEP exagère toujours la valeur absolue en cas de température globale faible.
Si c'était pas le cas je m'abstiendrais de passer du temps à calculer cette anomalie quoique c'est assez facile à faire.
Maintenant, il est clair aussi que cela donne une idée, sans plus, et qu'il vaut mieux attendre les valeurs des bases classiques.
En France, il y a 45 stations utilisées dans le réseau mondial.
http://www.wmo.int/pages/prog/www/ois/rbsn-rbcn/rbsn-rbcn-home.htm
Pour toutes les mesures que tu cites, elles viennent d'où justement quand la surface est concernée (température, humidité, pression, vent, etc.). Ce sont les services météos nationaux qui envoient leurs données aux équipes NCEP/NCAR?
* operational TOVS vertical temperature soundings from NOAA polar orbiters over ocean, with microwave retrievals excluded between 20N and 20S due to rain contamination;
* temperature soundings over land only above 100 hPa
* cloud tracked winds from geostationary satellites;
* aircraft observations of wind and temperature;
* land surface reports of surface pressure, and
* oceanic reports of surface pressure, temperature, horizontal wind and specific humidity.
On notera le blanc après "and". Je suppose qu'il faut ajouter temperature, humidity, wind, etc.
210 km c'est quand même une très faible résolution. Il faut surtout retenir la grande échelle des anomalies. Ensuite, je ne suis pas sûr que "surface temperature" corresponde à la T2m (à vérifier) ;)
En survolant le papier de 1996, je vois que le projet NCEP/NCAR dérive à l’origine du du CDAS (Climate Data Assimilation Center). Il semble avoir une résolution horizontale précise puisque la grille est de 205 km, voire moitié moins (105 donc) sur certaines zones. En revanche, rien sur les données pour nourrir le système.
En cherchant CDAS, je suis retombé sur cette autre page deNCEP:
http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/wesley/reanalysis.html
Là je trouve un autre papier :
ftp://ftp.cpc.ncep.noaa.gov/wd51we/reanal/bams_paper.2001/reanl2.htm
Mais… autant ils décrivent les sources historiques (archives) à l’origine de leurs projets, autant ils ne disent pas comment ils nourrissent désormais avec les sources actuelles. Ou alors j’ai raté l’info (leur papier fait très mal aux yeux).
Comme tout cela dépend de la NOAA, je tends à penser que les infos de base sont les mêmes (la réanalyse produit une sorte de simulation dynamique de la météo à partir de toutes les données quotidiennes collectées, jusqu'à quatre fois par jour, d’où la différence entre les cartes ci-dessus NOAA et NCEP).
Y’a pas un monsieur ou madame Météo France qui saurait par exemple quelles données on leur envoie et comment cela se passe chez les confrères européens ? Ils doivent bien partir de quelque chose...
http://www.esrl.noaa.gov/psd/data/gridded/data.ncep.reanalysis.surface.html
Sinon, la méthodo du projet NCEP/NCAR semble expliquée dans ce papier :
Kalnay et al., The NCEP/NCAR 40-year reanalysis project, Bull. Amer. Meteor. Soc., 77, 437-470, 1996.
J'ai réussi à le trouver en accès libre, je vais le lire.
Ce n'est donc pas du tout le problème.
NCEP se réfère à 1968-1996, et non pas 1951-1980 ou 1961-1990.
http://www.meteosuisse.admin.ch/web/fr/climat/climat_aujourdhui/retrospective_mensuelle/bilan_de_fevrier_2011.html
http://www.meteosuisse.admin.ch/web/fr/climat/climat_aujourdhui/retrospective_saisonniere/hiver_2010_2011.html
L'hiver y ressort positif à +0.4C, alors que NCEP a l'air de mettre la Suisse dans une zone froide autour des -1C d'anomalie
MF : anomalies hiver 2010/2011 Lyon 1968/1996 : +0.35C°;
Alpes du Nord : +0.5°C
Février 9e mois de février le plus chaud depuis 60 ans dans les Alpes, avec des valeurs max records début février. Pluvio ! -40% depuis octobre. Neige en montagne : on frise les records, 5e DJF avec le moins de neige à 1000m depuis 50 ans. Il a neigé quelques cm en février et moins de 10 en janvier... Alors que décembre a été bien enneigé, mais comme en 2008 et 2009.
oui NCEP est une réanalyse qui recalcule les températures de surface sans mesure directe de ces mêmes températures.
ça donne une idée des évolutions, ça exagère quelquefois et c'est pas très précis.
par exemple voilà ce que donne sur nov2010-janvier 2011 NCEP
puis NOAA températures mesurées
on voit que les tendances sont les mêmes mais si on cherche la précision c'est pas çà.
Sur le global il y a une bonne corrélation entre NCEP et les autres bases, mais plus régionalement c'est plus délicat.
A propos des glaces, notamment en hiver, je signale un papier de Tietsche et al dans les GRL :
http://www.agu.org/pubs/crossref/2011/2010GL045698.shtml
Il est commenté dans le Nature de cette semaine par MC Serreze.
Cela concerne le point suivant : l’hypothèse d’un océan arctique libre de glace en été est très probable au cours du XXIe siècle, mais y parviendrons-nous par un seuil de bifurcation rapide (tipping point) ou par un processus graduel ?
Les auteurs penchent pour la seconde option à partir d’un modèle. D’après le commentaire de Nature, la donnée la plus importante pour évaluer le tipping point serait le niveau de reconstitution de la glace en hiver.
Serreze dit notamment dans son commentaire (je n’ai pas d’accès à l’article d’origine) :
Tietsche and colleagues performed a series of reference simulation runs with a global climate model driven by the middle-of-the-road Intergovernmental Panel on Climate Change A1B greenhouse-gas emissions scenario for the twenty-first century. In these simulations, the September ice cover typically disappears by the year 2070 and beyond. The authors then performed perturbation runs, whereby every 20 years they artificially removed the entire sea-ice cover on 1 July. Instead of maintaining ice-free conditions, ice extent in September recovered to values typical of the reference runs within a couple of years, even in the later parts of the century.
The crux is winter. Initially, with ice-free summers, the ocean picks up a great deal of extra heat, delaying autumn ice growth. If there was a tipping point, this summer heat gain would lead to ice cover the following spring being thin enough to completely melt out over the following summer. Instead, so much ocean heat is lost during the darkness of the polar winter that enough ice grows to survive the next summer's melt.
Although the paper by Tietsche and colleagues brings a more optimistic view of the Arctic's future, the troubling interpretation from other recent modelling studies is that periods of rapid twenty-first-century sea-ice loss, hastening the evolution to ice-free summers, don't need to be preceded by a critical threshold of sea-ice thickness, greenhouse-gas concentration or combination of factors that lie at the heart of the tipping-point argument. As we move through the coming decades and the climate warms, the ice cover will simply become more vulnerable to triggers that cause rapid loss events. So although the tipping-point argument can perhaps be laid to rest, we may nevertheless be looking at ice-free summers only a few decades from now.
(C'est plus climato que meteo, je le poste là parce que tu parlais des glaces d'hiver)