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EDIT du 15/03/2010: ajout NOAA
anomalie de température de surface selon NCEP
estimation basée sur les données ci-dessus:
global: 0.58°C (plus chaud)
HN: 0.77°C
HS: 0.41°C
C'est le mois de février le plus chaud selon NCEP depuis 1948.
Bien que l'hémisphère nord ait été assez chaud, c'est surtout l'hémisphère sud qui a tiré le global vers le haut.
Les océans ont également été chauds avec une anomalie de 0.56°C pour les SST, derrière février 1998 (0.60°C).
L'année 2010 part donc fort, ainsi que le montre l'évolution de la moyenne ci-dessous.
Néanmoins, il est loin d'être évident que cette situation perdure, étant donné d'une part l'affaiblissement du Niño et d'autre part la faiblesse de l'activité solaire, malgré sa légère reprise récente, pour s'en tenir à ces deux facteurs de variabilité uniquement.
On peut noter la persistance d'une forte anomalie froide sur une bonne moitié de l'Asie et de l'Europe, tandis que les Etats-Unis renouent avec la froidure après une accalmie en janvier.
Une phase négative de la NAO pourrait bien en être à l'origine, comme cela aura été le cas quasiment en permanence pendant tout l'hiver boréal.
En Europe
Les températures auront été très froides sur une bonne partie de l'Europe nord occidentale.
En France, l'anomalie devrait être de l'ordre de -1°C tandis que plus localement, à Muret (31) l'anomalie de février est de -1.5°C.
On peut donc qualifier l'hiver de relativement froid, dans la région, avec une anomalie de -1.25°C.
A noter, dans la nuit du 27 au 28 février, la survenue de la tempête Xynthia qui, en conjonction avec un coefficient de marée très fort (et surtout en conjonction avec l'inconséquence totale des autorités chargées de délivrer des permis de construire), aura provoqué mort et désolation dans l'ouest de la France, en Vendée notamment.
anomalie NASA
global : 0.71°C - 2ème plus chaud derrière 1998 (0.79°C)
HN: 0.81°C - 9ème plus chaud
HS: 0.61°C - 1er plus chaud avec 1998
l'hiver est le 2ème plus chaud avec une anomalie de 0.66°C pour 0.73°C en 2007.
il est le plus chaud pour l'hémisphère sud avec 0.58°C pour 0.54°C en 1998.
anomalie NOAA
global: 0.60°C (6ème plus chaud)
HN : 0.57°C (10ème plus chaud)
HS : 0.63°C (1er plus chaud)
résultats notablement différents de ceux de NASA et NCEP en ce qui concerne la répartition nord-sud.
mesures satellitaires
L'anomalie globale de la basse troposphère, selon RSS, est de l'ordre de 0.588°C soit en légère régression par rapport au mois dernier (0.64°C), alors que l'anomalie des régions tropicales progresse encore pour atteindre 1.01°C (2ème février plus chaud), assez loin, cependant, de février 1998, qui avait vu la basse troposphère tropicale atteindre une anomalie de 1.31°C.
évolution des banquises
La banquise globale est en anomalie de -1.03 Mkm2, soit une anomalie supérieure à celles de 2008 et 2009, mais inférieure à celle de 2007.
Notons cependant que la banquise arctique présente exactement la même anomalie, -1.23Mkm2, qu'en février 2007, année du record d'extension minimale.
Toutefois, l'importance des conditions climatiques pendant la période de fonte, qui va commencer à la fin du mois de mars, empêche, comme nous l'avons vu souvent ici, de faire des projections fiables d'extension minimale, à partir des conditions initiales.
ENSO
selon le site australien de météorologie
"Summary: El Niño decay temporarily stalls.
Central Pacific Ocean temperatures have warmed slightly during the last fortnight, slowing the decay of the current El Niño event. A weakening of the trade winds over the western and central Pacific during February triggered not only the recent small warming of the Pacific, but was also related to an increase in cloudiness and tropical cyclone activity in the central Pacific. In recent days, trade winds near the equator have started to return towards near-normal strength and the SOI has rebounded by increasing in value after falling in February."
"Le Pacifique central s'est légèrement réchauffé au cours de la dernière quinzaine, ralentissant le déclin du Niño actuel. Un ralentissement des alizés à l'ouest et au centre du bassin a non seulement provoqué le récent petit réchauffement, mais aussi une augmentation de couverture nuageuse et de l'activité cyclonique dans le Pacifique central. Dans les derniers jours les alizés près de l'équateur ont commencé leur retour à la normale et l'indice SOI a de nouveau augmenté."
activité solaire
En nette hausse par rapport au mois dernier.
SSN à 18.6 contre 13.1 en janvier selon SIDC.
Il semble acquis que nous soyons enfin sortis de la période de calme profond qui prévalait depuis 2 ans maintenant.
Bien entendu nous nous garderons de faire le moindre pronostic pour la suite, à savoir la période du maximum et son intensité.
Nous pouvons maintenant utiliser une plus grande échelle de temps pour suivre l'activité mensuelle.
concernant les 9 premiers jours l'anomalie NCEP dépasse les 0.6°C.
et pour vous joindre au colloque sur les dernières mesures prises en Antarctique : http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=Forums&file=viewtopic&t=1951
Du lundi 29 au mercredi 31 mars aura lieu avec Météo France Toulouse en colloque majeur concernant les résultats des dernières observations atmosphèriques en Antarctiques.
Il est possible à ceux qui en sont capables de déposer un communiqué avant le 31 janvier. L'anglais est exigé, langue de cohésion scientifique.
http://www.reforestation-planete.com/
Ce que j'essaye de faire passer comme message et que malgré les haut et les bas, le réchauffement ne s'est pas ralenti."
quel indicateur quantitatif de réchauffement climatique employez vous pour dire qu'il ne s'est pas ralenti alors ?
à noter encore une fois que pour dépasser 2°C en 100 ans (enfin plus que 90 ...) , il faut non seulement qu'il ne ralentisse pas mais qu'il accélère, et là, je pense qu'il est très difficile de trouver ça ....
Le lien que j'avais donné évoque une recherche de la NOAA qui semble différente de celles de SORCE. Elle établit un lien entre El Nino et le vortex polaire. C'est Jane Lubchenko administratrice à la NOAA qui l'expliquait sur sa page facebook.
Voici le lien http://www.noaa.gov/features/02_monitoring/index.html
que j'ai tradui avec google ici : http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=1038&mode=&order=0&thold=0
ou là
http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=1046&mode=&order=0&thold=0
Et le lien de cette session plus récente de 2008 à Toronto http://www.atmosp.physics.utoronto.ca/SPARC/SPARCNewsletter32_final.pdf
Jane Lubchenko faisait récemment référence à ce travail de la NOAA, il doit être assez récent
Je n'ai rien compris avec votre histoire sur la courbe de croissance des individus. Pour moi, elle est strictement croissante puis se stabilise à l'âge adulte. Je ne vois pas comment on peut comparer ce modèle avec celui de la hausse des températures, qui sont extrêmement variables. M'enfin, bon.
Personne n'a prédit un El Nino plus puissant qu'en 1998. Ce qui par contre est prédit et est plus certain, est que 2010 devrait être aussi ou plus chaud que 1998 en moyenne. Et cela n'est pas si mal parti, même si on a fait que 2 mois de l'année, que tout reste possible dans ce bas monde, etc...
Ensuite, ensuite... Que voulez vous que je vous dise ?
Vous vous accrochez à 1998, à croire que c'est votre seule planche de salut. D'accord, l'année 1998 a été exceptionnelle à plus d'un titre, mais cela reste un événement isolé dans l'histoire récente des températures, et qui n'est pas significatif.
Ce que j'essaye de faire passer comme message et que malgré les haut et les bas, le réchauffement ne s'est pas ralenti.
En 2008/2009, la tendance courte terme flageolait, voire passer en négatif, car on était alors sur une comparaison de deux extremums locaux (1998-2008). Et cela n'a pas vraiment de sens. De même que cela n'aura pas plus de sens de faire une tendance 2000-2010.
Malgré ces variations courts termes, la tendance haussière long terme sous-jacente reste forte et présente.
D'une manière certes candide et sans doute même naïve, j'ai voulu établir des comparaisons court termes sur des événements extrêmes de températures comparables.
Par votre réaction vous écartez la tendance haussière des événements chauds, en vous appuyant une n-ième fois sur 1998. Cependant, vous oubliez de disserter au sujet de la tendance haussière des événements froids.
Que vous le vouliez ou non, et même en considérant 1998, la courbe évolue dans ce qu'on pourrait appeler un canal haussier, même si ce terme fait assez explicitement référence à des statistiques boursières à ma connaissance. Et ce n'est pas les errements dans ce canal qui permettent de justifier que la tendance ralentit ou non.
bah prends les températures au cours des premiers mois d'une année, alors, qui ne sont pas monotones croissantes mais ont également une variabilité : elles arrêtent de monter vers juillet aout, et pourtant en comparant aux mois précédents c'est toujours une tendance croissante ... mais elles arrêtent quand même de monter !
"
Ce que je veux dire, si on essaye de faire abstraction de 1998 pour une fois, les maximums sont de plus en plus chauds ( 2010 rapport à 2007 rapport à 2005... 1992...1983)."
ah ben oui c'est sur si tu enleves ce qui a été plus chaud et que tu classes le reste par records successifs, il n'arrêtent pas de monter ... je ne vois pas trop comment ça aurait pu en être autrement vu qu'on est d'accord que ça a monté jusqu'en 2000.
"
De plus, malgré vos affirmations, la tendance est bien positive entre la sacro sainte année 1998 et Février 2010, preuve que le climat ne se refroidit pas."
je ne pense pas qu'il se refroidisse effectivement, d'ailleurs je ne pense rien de particulier. Je vois simplement que la hausse ne s'accélère pas et tend plutot à se stabiliser, on annonçait un El Nino plus haut que 1998 et ça ne s'est pas produit. En tout état de cause, c'est compatible avec une stabilisation depuis plus de 10 ans, alors que les modèles prévoyaient une hausse qui s'accélère dans les scénarios "chauds" (parce que dépasser 2°C en 100 ans avec moins de 0,2 °C par décennie, je pense que ça va etre dur....)
Ce que je veux dire, si on essaye de faire abstraction de 1998 pour une fois, les maximums sont de plus en plus chauds ( 2010 rapport à 2007 rapport à 2005... 1992...1983).
Les minimums sont de mêmes de plus en plus chaud (2008 rapport à 1993... 1984).
Et au "milieu" la tendance est haussière. Tracer une tendance entre 1998 et 2008 n'a aucun sens. Comparer un maximum local et un minimum local n'a aucun sens.
De plus, malgré vos affirmations, la tendance est bien positive entre la sacro sainte année 1998 et Février 2010, preuve que le climat ne se refroidit pas.
Le climat est simplement variable.
http://img705.imageshack.us/img705/6746/uah.png
Le sujet de la banquise est si délicat que je m'interdis de l'évoquer.
Par contre voici un lien sur l'englacement des bateaux en mer Baltique http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=1051&mode=&order=0&thold=0
et ici l'article qui évoque la question des vents, alizés et pluie en relation avec la couche stratosphérique polaire
http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=1043&mode=&order=0&thold=0
Meteor a peut-être déjà traité le thème si c'est le cas excusez le doublon.
C'est plutôt extrèmement compliqué d'y comprendre quelque chose sans être un expert de la physique de l'atmosphère.
Sinon une présentation rapide du problème ici, qui donne une idée de la complexité en question.
Document tiré de cette conférence de 2004 et je ne sais s'il y a plus récent.
j'avoue avoir une notion mathématique de la moyenne sur une certaine période, mais pas de la "normalité", pour les phénomènes naturels.
Sur quelle période est ce que la Nature est "normale" et sur laquelle elle est "anormale" ?(d'ailleurs si je puis me permettre je suis toujours énervé d'entendre les météorologues parler de "normales saisonnières" alors qu'il ne s'agit que de moyennes).
je ne pense pas qu'on ait une période de validation suffisamment longue pour être sûr de ce qui est normal, compte tenu des différentes oscillations multidécennales possibles. Pour le moment je me contente d'observer que la fonte n'augmente pas depuis 2007, et que cet hiver est plutot dans la moyenne, voire très récemment au dessus des précédents.
"la moyenne d'un évènement météorologique établie sur une période d'au moins 30 ans"
donc le teme "normale" doit être employé dans le cas qui nous préoccupe à condition de mentionner, pour être rigoureux, la période.
Toujours dans le cas de la banquise, on doit donc sous-entendre la période qui commence en 1979, début des mesures satellitaires.
Sinon, je suis bien d'accord qu'on ne peut rien prévoir à partir de février.
D'ailleurs, actuellement, l'extent remonte dur.
le même post que le précédent avec les "s" en plus
http://www.leif.org/research/Historical%20Solar%20Cycle%20Context.ppt
le lien précédent indique la manière de faire la prévision du cycle suivant (le Dr Leif Svalgaard fait la prévision d'un cycle à l'autre, alors qu'avec la méthode du barycentre la sensibilité de la variaiton peut s'estimer sur une échéance plus longue (attention, parlons plutôt de tendance que de réelles prévisions aussi fines que celle du physicien solaire)
A propos des tropiques : cela ne serait-il pas dû au déficit des vents, alizés, et précipitations ? Eux-mêmes tributaires de l'activité solaire. Comme elle est au minimum dans le creux de la courbe ascendante cela pourrait être corrélé comme j'essaie de le démontrer depuis longtemps déjà. En 1998 c'était une situation analogue, n'est-ce pas ?
L'activité solaire reprenant du pnch les épisodes "El Nino" pourraient se compter en plus grand nombre et plus pourraient être plus élevés au fur-et-à-mesure que la courbe du Soleil sera plus proche du maximum.
Enfin cela reste à vérifier.
C'est vrai qu'après avoir montré une nette hausse en février, le Soleil retombe en léthargie (et le froid revient par l'Est sur L'Europe occidentale, comme très souvent en léthargie solaire).
J'ai remarqué que ce phénomène est surtout dû à la forte activité des groupes de taches solaires de l'HN du Soleil qui s'amenuise. Mais les deux derniers groupes se situaient dans l'HS, un trou coronal apparaît également à l'HS. Ce semblant de léthargie ne pourrait être qu'apparente. L'essentiel du travail de l'activité solaire se produisant sous les couches radiatives internes. L'émergence de l'activié de convection se produisant sur la couche apparente en processus final.
Sans prendre trop de risques, j'ose émettre l'idée que d'ici peu une activité plus forte se dégagera aussi à l'HS. Le Soleil se reposerait (ou plutôt travaillerait en interne) avant de développer à nouveau une activité d'émission externe. Présageant l'évolution normale d'une hausse de l'activité solaire dans le sens où l'activité humaine l'analyse. La bande du convoyeur interne opérant par paliers en quelque sorte.
Le maximum est prévu pour 2013 selon le spécialiste américain le Dr Leif Svalgaard. L'amplitude autour de 70-80 d'après ce que j'en ai compris. Pour ma part j'ai toujours estimé la ressemblance de ce cycle 24 à celui du cycle 14. Et surprise je viens de constater en cherchant l'adresse de la page de ce physicien, qu'il vient lui aussi de faire une telle comparaison. Je ne m'étais donc pas trompé. Selon toute vraissemblance d'après les calculs sur le barycentre effectué par Williams Fondevilla (travail sur lequel je me suis basée pour faire mon analyse, comparé avec celui d'autres amateurs comme Ian Benestad) les deux ou trois prochains cycles seraient eux aussi progressivement plus bas que le cycle 24. Soit une activté ressemblant à celle des cycles englobant le minimum de Dalton entre les années 1880 et 1940.
En espérant que la ressemblance avec les cycles solaires ne se reportera pas sur celle des événements sociaux historiques recouvrant ces périodes. Autrement nous aurions du souci à nous faire avec tous les soulèvements et guerres qui les caractérisent. Surtout que bien souvent les premiers événements ont exacerbé les seconds. A nous de rester vigilants en regardant les indicateurs à leur juste valeur et nous trompant pas sur leur sens.
Valeur en excès de l'anomalie, certes. Mais le global ne doit pas cacher le local et ses répercussions sur les événements sociaux économiques. Des déficits météo peuvent engendrer des déficits en ressources alimentaires par exemple et d'autres problèmes comme celui du transport par exemple, pour ne citer que celui-ci. Et cet hiver nous n'avons pu que constater la difficulté humaine quand elle a à faire face à des assauts météo comme le froid qui gèle les cours d'eau dans l'extrême Nord (voir la Baltique devenue patinoire et bloquant la navigation fluviale) ou les tempêtes de neige qui brisent les caténaires SNCF ou de l'Eurostar et le gel qui cause des inconvénients routiers. L'activité humaine répercute toujours ces aléas sur davantage d'impact économique. Et quand la machine tourne au ralenti, les laissés-pour-compte savent rappeler que leur sort est insoutenable et, dans un ultime sursaut d'instinct de survie, se révoltent ou mettent au pouvoir ceux qui trouveront les solutions extrêmes comme les conflits ouverts plutôt que la mise en place concertée de procédures d'alerte adéquates mais parfois strictes et sévères. Un moindre mal valant mieux pour prévenir les catastrophes prévisibles comme ce fut le cas pour les habitats construits en bord de mer sur des bandes de terre indaptées de Vendée. En même temps que l tempête Xynthia venait se mêler des élections régionales en France, le parti extrêmiste remportait les élections au Pays Bas. Comme quoi la nature peut aussi se révolter et quand la population a mal agi, elle se trouve démunie comme à la Faute sur Mer (nom prémonitoire tout de même) cause reconnue drame national lors de l'office religieux national. Etrange n'est-ce pas ?
lien vers les travaux du Dr Leif Svalgaard
http://www.leif.org/research/Predicting%20the%20Solar%20Cycle.ppt