Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 19:14

 

anomalie de température de surface  selon NCEP

 

 

0810ncep

 

 

estimation basée sur les données ci-dessus:

 

 

global: 0.54°C

HN:       0.71°C

HS:       0.36°C

 

 

Malgré la continuation et le renforcement de la Niña au cours de ce mois, la température s'est légèrement redressée par rapport au mois dernier.

On peut noter que pendant la première quinzaine cette anomalie était de 0.32°C seulement, du à un effondrement des températures dans l'hémisphère sud à -0.04°C.

Pendant la deuxième quinzaine l'anomalie est remontée à 0.77°C due surtout à la très forte remontée de l'hémisphère sud à 0.80°C.

La force de la Niña est restée plus ou moins confinée aux régions tropicales (40% de la surface terrestre tout de même) avec une anomalie de 0.17°C en baisse continue.

Il semble probable que la température globale finisse par se ressentir de ce fort coup de froid sous les tropiques.

 

0810ncep évol

 

avec 0.59°C, la moyenne depuis janvier reste très proche de la moyenne annuelle de l'année 2005, mais l'évolution de l'ENSO laisse peu d'espoir (si on peut utiliser ce terme) à l'obtention d'un record en 2010.

 

 

 

En Europe

 

0810ncep eur

 

Toujours une Russie très chaude, un peu moins qu'en juillet cependant, mais une Europe occidentale (sauf l'Espagne) en léger déficit.

En France on a été proche de la climato et plus localement (Muret 31) en excédent de 0.6°C.

On notera, pour le sud-ouest de la France, des températures qui ont dépassé 40°C le 26 (maximale  40.6°C à Muret).

 

 

 

 

anomalie NASA

 

0810 NASA

 

 

global : 0.53°C

HN       : 0.79°C

HS       : 0.28°C

 

moyenne depuis janvier: 0.67°C

 

résultats conformes à ceux tirés des données NCEP.

 

 

anomalie NOAA

 

(voir rapport NOAA)

 

global: 0.60°C

HN     : 0.79°C

HS     : 0.40°C

 

résultats NOAA très proches d'NCEP

 

à noter que la période janvier-août 2010 est la plus chaude de la base de données NOAA avec une anomalie de 0.67°C contre 0.62°C en 2002.

 

 

 

mesures satellitaires

 

 

0810RSS carte

Avec 0.583°C d'anomalie positive, la basse troposphère reste remarquablement chaude.

Même si elle bénéficie d'anomalies très chaudes en certains points de l'hémisphère nord, il n'en reste pas moins que l'influence de La Niña semble être retardée considérablement et de façon atypique.

Il semble que nous assistons à un phénomène comparable à celui de 1998, année du Niño historique, soit un effet prolongé de ce dernier..

Il est bon de rappeler que les années 1999 et 2000 qui ont suivi ont été très froides.

 

0810RSS

 

 

 

évolution des banquises

 

 

0810area

 

La banquise arctique a relativement limité la casse au cours de ce mois.

L'area d'aôut 2010 est cependant la 3ème plus basse après 2007 et 2008.

 

Par contre la banquise antarctique a explosé son record d'extension maximale.

 

Il est à rappeler qu'il n'y a pas d'explication très convaincante en ce qui concerne cette extension assez incroyable de la banquise antarctique dans un contexte de réchauffement global.

 

La banquise globale (-1.32Mkm2), grâce à sa composante sud, a donc très fortement limité sa baisse par rapport à 2007 (-2.64Mkm2), 2008 (-2.28Mkm2), 2009 (-1.56Mkm2).

 

Stricto sensus, la cryosphère banquise d'aôut augmente au cours de ces 4 dernières années, en se rappelant toutefois qu'elle avait fortement baissé en 2007.

 

 

 

ENSO

 

 

selon  le site australien de météorologie, les indicateurs clés de l'ENSO sont tous fortement en zone Niña que ce soit le SOI:

 

0810soi

 

[on peut rappeler que plus le SOI est fort et plus les vents d'est (alizés) sont forts et plus l'upwelling d'eaux profondes froides se renforce donc plus la Niña est forte.]

 

 

ou les SST de la zone 3-4:

 

0810nino 34

 

 

quant aux modèles POAMA (sans doute moins fiables que la grenouille, mais bon) ils indiquent une continuation de l'épisode, avec renforcement, jusqu'au moins le début de l'année prochaine et un lent déclin de l'épisode à partir de mars (prendre ces prévisions avec les précautions d'usage)

 

 

 

 

activité solaire

 

 

0810ssn

 

Le nombre de tâches moyen du mois s'est élevé à 19.6, en légère augmentation  donc.

 

Nous aborderons quelques nouveaux aspects des variations de l'activité solaire dans un prochain article.

Par meteor - Publié dans : indicateurs climatiques - Voir les 5 commentaires
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Commentaires

Bien d'accord avec vous sur ce dernier point et également sur le manque d'études nouvelles.
Commentaire n°1 posté par Araucan le 13/09/2010 à 22h59
Il est sûr que l'AMO et la PDO ne sont pas les causes à 100% de cette stabilité comme il faut se baser sur tous ce qui influencent le climat. Et justement on connaît encore trop mal son méchanisme.... Ce qui est une des raisons pour laquelle que je me pose la question comment des scientifiques peuvent donner des valeurs... sur l'evolution du climat... De plus certains éléments qui influencent le climat ne sont pas prévisibles.

Williams
Commentaire n°2 posté par williams le 12/09/2010 à 11h40

ben le problème c'est qu'ils se basent sur leurs modèles sans les confronter de manière exhaustive à la réalité.

le problème étant qu'on connaît la réalité de façon imparfaite.

les exemples sont nombreux sans qu'on les détaille tous, mais citons l'évolution de la teneur en vapeur d'eau de la haute troposphère tropicale, l'évolution de la température en Antarctique dont on ne sait plus si elle monte ou si elle descend (auquel cas on a des explications aussi...), l'évolution de la température de l'océan dans son entier, les données paléoclimatiques, j'en passe...)

Réponse de meteor le 12/09/2010 à 12h07
Le Le Fils Caché d'Al-Gore a écrit :
"C'est LA TRISTESSE DE VOIR (éventuellement)S'ENVOLER un argument catastrophiste pouvant servir à clouer le bec aux méchants sceptiques, durant au moins 5 ans."

Quand je lis ceci ça montre que certain voudrait que le réchauffement climat continue malgrés les conséquences dramatiques que ça peut apporter dans divers pays pour bp d'êtres vivants. Et tout ça pour avoir raison en plus ! !


Météor a écrit :

"Au vu de ce qui se passe actuellement, il ne semble pas que les prévisions les plus alarmistes, tant en terme de climat, que des conséquences, soient en passe de se réaliser:

Pas d'augmentation statistiquement significative des températures depuis 1998 ou 2002, plutôt le calme plat côté ouragans depuis 2005, banquise "globale" qui augmente depuis 3 ans, pas d'accélération de l'augmentation du niveau de la mer, pas d'atteinte aux biotopes en général, pas de relarguage de méthane significatif (plutôt une stagnation de la concentration de ce gaz dans l'atmosphère), des doutes sérieux concernant les températures des haute et moyenne troposphère dans les régions tropicales, un effet d'iris pas tout à fait mort,... ".

Tout à fait et ceci doit être la causes plus particulièrement des oscillations océaniques a moyen terme d'après moi comme je le prévoyais sur infoclimat depuis quelque années. Et je pense que ca devrait le rester un certain temps avant d'avoir un réchauffement a nouveau.

Si non, je ne parlais pas des septiques dans mon dernier message. Puis CERTAIN VOIR LA PLUPART des septiques ne remettent pas en question le réchauffement déjà réalisé entre 1976 et 1998-2000 d'après ce que je lis dans divers forums ou entend de la bouche de certain d'entre eux comme de Mrs Courtillot qui reconnait bien qu'il y a eu un réchauffement.

Williams
Commentaire n°3 posté par williams le 12/09/2010 à 10h50

Je suis bien d'accord qu'il y a à boire et à manger chez les sceptiques, je ne peux pas détailler dans ce domaine, mais la plupart des sceptiques américains remettent en cause l'amplitude du réchauffement global en remettant en cause des mesures de température de surface non ou mal corrigées, selon eux, des effets d'environnement anthropique.

Concernant l'ampleur des oscillations, type AMO et PDO, tout en reconnaissant qu'on les simule très très mal, je ne suis pas convaincu qu'elle soit suffisamment forte pour expliquer des parts supérieures à 0.2°C sur la température globale à moyen terme.

Réponse de meteor le 12/09/2010 à 11h02
"Il est étonnant que tu utilises le terme "laisse peu d'espoir"

C'est la tristesse de voir (éventuellement)s'envoler un argument catastrophiste pouvant servir à clouer le bec aux méchants sceptiques, durant au moins 5 ans.

C'est un peu à l'image de l'évolution de la banquise arctique. Depuis 2007, année de la jouissance collective chez certains, on retrouve toujours chez les alarmistes ce sentiment de déception à ne pas voir ce fameux record être battu. Pour se consoler, ils se sentent obligé d'entretenir la peur avec des arguments "oui mais la tendance est baissière" "oui mais le volume est au plus bas" "oui mais les T° aux pôles ont augmenté". Ce qui n'est pas forcément faux mais trahit ce désir profond de voir crever les "records" pour prouver que leur argumentation est irréfutable.

Bon, dans ce billet, je pense que météor n'a pas fait exprès (surement une déformation professionnelle alarmiste), contrairement à ses posts évangéliques sur Allègre, Courtillot, Watts, les reconstructions sceptiques, le ClimateGate...
Commentaire n°4 posté par Le Fils Caché d'Al-Gore le 12/09/2010 à 09h13

Quand j'ai utilisé "espoir", et je réponds à Williams par la même occasion, j'ai pris soin de l'accompagner de: "si je peux utiliser ce terme".

Egalement pour répondre à Wiliams, je ne parle que très rarement des risques liés au RC.

 

Au vu de ce qui se passe actuellement, il ne semble pas que les prévisions les plus alarmistes, tant en terme de climat, que des conséquences, soient en passe de se réaliser:

 

Pas d'augmentation statistiquement significative des températures depuis 1998 ou 2002, plutôt le calme plat côté ouragans depuis 2005, banquise "globale" qui augmente depuis 3 ans, pas d'accélération de l'augmentation du niveau de la mer, pas d'atteinte aux biotopes en général, pas de relarguage de méthane significatif (plutôt une stagnation de la concentration de ce gaz dans l'atmosphère), des doutes sérieux concernant les températures des haute et moyenne troposphère dans les régions tropicales, un effet d'iris pas tout à fait mort,...

 

cette liste n'est pas exhaustive.

 

Je dis les choses comme je les ressens, sans information particulière, mais il me semble qu'on assiste à un très gros "vague à l'âme" chez les scientifiques que les sceptiques qualifient de réchauffistes (un exemple frappant est le blog de Realclimate qui, certes, ne représente pas l'ensemble des scientifiques, mais qui est devenu un blog quasi-mort, sans intérêt, gérant les affaires courantes avant, sans doute, de s'évaporer complètement) .

Peut-être qu'ils bossent pour le prochain rapport du GIEC mais je suis impressionné de constater le manque de nouvelles études ou d'articles peer-reviewed en dehors que sur des détails.

2010 semble être une année de congé sabatique pour certains...

C'est sans doute le fait, comme je l'ai dit dans l'article précédent, que l'on ait mis la charrue avant les boeufs.

On regarde maintenant les boeufs de la prévision incapables de tirer la charrue de la réalité, malgré les coups de fouet.

Il est absolument incroyable qu'ils ne se soient posés aucune question alors que les températures se sont mises à stagner depuis 8 ans maintenant (et prière de ne pas me parler de bruit rouge), sans qu'on en comprenne réellement les causes et alors qu'il manquait (et qu'il manque toujours) de la chaleur dans l'océan.

Car, autrement dit, si l'océan ne se réchauffe quasiment plus, c'est que le forçage de l'ensemble des GES, depuis quelques années, est tout simplement annulé ou plutôt, compensé.

Pourquoi?

Seuls quelques uns, comme Trenberth, essaient de secouer le cocotier, mais ce dernier n'est-il pas déjà un arbre mort?

On verra la suite, mais je ne renie, en aucun cas, les posts que j'ai écrit sur les sceptiques dont tu parles.

Il ne faut pas oublier que ces derniers remettent en question le réchauffement déjà réalisé, les fondements physiques de l'ES, ou qu'ils utilisent de la non-science pour prouver que la science du climat est nulle, ou qu'ils utilisent des arguments du type "pourquoi se plaindre de températures élevées, on n'est pas bien au bord de la mer en été, allongés les doigts de pied en éventail?" pour ridiculiser les conséquences sans doute néfastes d'un RC excessif.

 

Il y a sans doute des questions majeures à se poser, qui concernent la modélisation et la connaissance de certains paramètres physico-chimiques.

 

Attendons donc que certains scientifiques et autres labos de recherche s'émancipent un peu de certaines tutelles pesantes, pour s'atteler à la tâche...

Réponse de meteor le 12/09/2010 à 09h40
Salut Méteor, il est étonnant que tu utilises le terme "laisse peu d'espoir" en parlant de l'anomalie de la température annuelle qui risque de ne pas atteindre le record de 2005. Surtout qu'en on voit que tu parles bp des risques et causes du réchauffement de Terre.

Williams
Commentaire n°5 posté par williams le 11/09/2010 à 23h56

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