Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 21:09

 

 

 

Il s'agit ici de démonter une croyance basée sur l'absence de connaissance réelle de ce qu'est l'effet de serre ainsi de ce que sont certains mécanismes climatiques de base.

 

Inutile de dire qu'on rencontre cette croyance principalement chez les sceptiques, dont on sait, depuis longtemps, qu'ils sont fâchés avec la vraie science.

 

Mais comme certains lecteurs peuvent être légitimement troublés,

 

d'où vient la confusion?

 

Cette croyance, donc, c'est le fait que l'on impute la présence d'un hot spot (point chaud) dans les couches supérieures de l'atmosphère à l'effet de serre issu des émissions anthropiques de CO2 et autres gaz.

 

Elle vient, entre autres, d'une mauvaise interprétation de l'image ci-dessous parue dans le dernier rapport de l'AR4 qui décrit, comme explicité dans la légende:

 

 

"Figure 9.1. Zonal mean atmospheric temperature change from 1890 to 1999 (°C per century) as simulated by the PCM model from (a) solar forcing, (b) volcanoes, (c) well-mixed greenhouse gases, (d) tropospheric and stratospheric ozone changes, (e) direct sulphate aerosol forcing and (f) the sum of all forcings. Plot is from 1,000 hPa to 10 hPa (shown on left scale) and from 0 km to 30 km (shown on right). See Appendix 9.C for additional information. Based on Santer et al. (2003a)."

 

 

 

profils réchauffement réel

 

 

 

Les variations de température (en °C/siècle) pour chacun des différents forçages et calculées par les modèles pour la période 1890-1999.

 

La somme de toutes ces températures correspond à l'anomalie totale de la période.

 

Il ne s'agit donc pas, vous l'aurez compris, d'une même variation de température globale pour chacun des forçages, mais de la décomposition du signal global suivant les différents forçages.

Ce serait d'ailleurs ridicule si on songe que les volcans ne réchauffent pas mais refroidissent.

 

En conséquence, les couleurs sont différentes puisque les amplitudes de température sont différentes.

 

Par exemple, si les modèles considèrent que le forçage solaire représente maxi 0.1°C ou 0.2°C/siècle, il ne peut apparaître la couleur rouge sur la case solaire (a).

Ce qui n'est pas le cas pour le forçage par GES où la couleur rouge apparaît.

 

 

Pour mieux comprendre encore, voici, issu de Realclimate, ce que donnerait un doublement de CO2

 

CO2

 

 

et son équivalent solaire (soit environ 2% de variation de TSI)

 

solaire

 

 

Comme vous pouvez le constater, les graphes sont cette fois les mêmes, mis à part, principalement, le refroidissement de la stratosphère (bande violette en haut) pour le CO2, absent pour le solaire.

 

 

Voilà pour cette vieille antienne qu'on peut rêver de voir abandonner un jour par les sceptiques (non militants bien sûr).

 

 

Mais pourquoi ce hot spot est-il commun au CO2 et au solaire?


 

Principalement à cause de la convection humide.

 

Au dessus d'une région donnée on a un certain gradient de température qui, pour faire simple est situé entre le gradient adiabatique sec (-9.8K/km) et le gradient adiabatique humide (-3K/km environ à 40°C /1000hPa).

 

Lorsqu'on chauffe la surface celle-ci réagit en rayonnant mais aussi en chauffant l'air qui la surplombe.

Lorsqu'il y a présence d'eau liquide il y a également évaporation qui consomme de la chaleur et qui vient charger en vapeur d'eau l'air chaud.

On peut dire aussi que la pression de vapeur est plus élevée dans de l'air plus chaud ce qui revient au même.

Cet air chaud et humide est très souvent plus chaud que l'air un peu plus haut et s'élève donc, puisque plus léger.(on fera aussi intervenir l'instabilité atmosphérique mais faisons simple)

 

Le fait qu'il y ait de la vapeur entretient cette flottabilité puisqu'en se condensant (l'air qui monte se refroidit et la vapeur se condense) elle libère elle-même de la chaleur.

 

Enfin bref, on reparlera de ça plus tard, on va pas faire un cours.

 

Mais il est important de remarquer que plus on a de chaleur, plus on a de convection, et plus on a un gradient qui s'affaiblit ce qui correspond à un réchauffement des hautes couches.

 

Dans les régions tropicales ce phénomène est d'autant plus important que peu de rayonnement, provenant de la surface, peut s'échapper de l'atmosphère chargée en vapeur ce qui permet à la convection d'évacuer une partie importante de la chaleur en surplus, d'où un hot spot plus important qu'ailleurs.

 

Le CO2 supplémentaire qu'on peut ajouter dans les couches saturées en VE n'a qu'un effet marginal et, par conséquent, le hot spot n'est pas la signature de l'effet de serre mais c'est la signature du fait que le climat se réchauffe.

 

Comme vous le savez, il est très probable que ce réchauffement soit d'origine anthropique.

 

 

D'où le fait qu'on dise que le hot spot est la signature du réchauffement anthropique (en ajoutant , éventuellement, par émissions de gaz à effet de serre.

 

 

Voilà l'histoire et nous verrons par la suite la mise en évidence, laborieuse, il est vrai, de ce hot spot.

Par meteor - Publié dans : mécanismes climatiques - Voir les 25 commentaires
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Commentaires

Enfin, faut plutôt espérer l'existence de ce "hot spot", parce qu'une troposphère qui se réchauffe plus vite que la surface, c'est un gradient thermique qui diminue et une rétroaction tropicale plutôt négative (ou moindrement positive). Non ?
Commentaire n°1 posté par skept le 22/01/2011 à 12h09
MiniTAX:
" Si on s'en tient à ce que tu dis, alors quand on ne peut pas faire des mesures correctes, on n'en tire pas des conclusions sur le ton de la vérité-si-je-mens dans le genre : "le refroidissement stratosphérique, c'est la signature du RCA". Pourtant les marchands de fausse certitude de la religion réchauffiste, Jouzel en tête, ne se gênent jamais pour le faire à chaque fois qu'ils en ont l'occasion."

Oui, eh bien si tu te renseignais un peu, tu saurais que la mesure de température dans la strato est plus aisée qu'au niveau de la tropopause.
D'ailleurs, il me semble bien avoir vu sur ce site même une discussion à propos des températures obtenues par satellite.
La difficulté est au niveau de la tropopause (canal TTS) la strato, c'est le canal TLS et y a pas photo quant aux tendances (http://www.ssmi.com/msu/msu_data_description.html#channels)
Alors avant de parler de ma fausse objectivité, il vaudrait mieux tourner ta langue et te renseigner.

Mais c'est comme d'habitude à défaut de bien chanter tu préfères crier fort!

C'est tellement caricatural d'un comportement "fanatico - sceptique" que c'en est risible.
Commentaire n°2 posté par sirius le 27/11/2010 à 18h11
Oui, il faudra.
On pensera à le faire, un jour, quand l'ambiance sera apaisée, et les gens prêts à écouter.
En attendant, seuls les étudiants et autres scientifiques auront le privilège de connaître l'explication.
Le réchauffement climatique c'est une lubie du monde scientifique, ils en parlent entre eux, ils en rigolent entre eux.
Et les acteurs du monde économique et plus généralement politique iront éplucher l'avenir dans les pelures d'oignons s'ils veulent des informations (et pour sûr qu'ils en veulent).
Point.
Commentaire n°3 posté par Cotissois le 27/11/2010 à 16h44
MiniTax,

plusieurs expériencces indépendantes ont montré un refroidissement de la stratosphère. Comme le montrent les simulations ci-dessus, le forçage solaire prévoit quant à lui un réchauffement d'une grosse partie de cette couche atmosphérique. Parmi les modèles présentés, celui correspondant à un forçage lié aux GES est celui qui reproduit le mieux le signal observé. que dire de plus ?
Commentaire n°4 posté par Enisor le 25/11/2010 à 10h06
J'ai sans doute été excessif en disant que tu disais que le refroidissement dû à l'effet des GES était "négligeable".
Cependant, lorsque tu écris "Comme vous pouvez le constater, les graphes sont cette fois les mêmes, mis à part, principalement, le refroidissement de la stratosphère (bande violette en haut) pour le CO2, absent pour le solaire" tu insistes sur la similitude des 2 graphes.
En réalité, observé en coordonnées logarithmiques, le graphe solaire se met à ressembler furieusement au graphe solaire du GIEC, couleurs mises à part. La "similitude" entre les 2 graphes que montre Schmidt n'est due qu'à l'échelle et au renforcement de la couleur (qui tombe bien).
Commentaire n°5 posté par Pierre-Ernest le 24/11/2010 à 17h14
@22 PE
et sinon, c'est quoi l'altitude moyenne de l'antarctique? aaah ok...
Commentaire n°6 posté par ICE le 24/11/2010 à 13h41
sirius : "N'utilisez donc pas le fait qu'on ne puisse pas faire une mesure pour en déduire que la dite mesure contredit quoi que ce soit."
------------------
Si on s'en tient à ce que tu dis, alors quand on ne peut pas faire des mesures correctes, on n'en tire pas des conclusions sur le ton de la vérité-si-je-mens dans le genre : "le refroidissement stratosphérique, c'est la signature du RCA". Pourtant les marchands de fausse certitude de la religion réchauffiste, Jouzel en tête, ne se gênent jamais pour le faire à chaque fois qu'ils en ont l'occasion.

Alors bon, ton double langage et ton objectivité de façade, ça ne trompe plus personne.
Les gens ont du bon sens, ils ne comprennent pas toujours la science mais ils savent très bien reconnaître la duplicité, même quand c'est noyé dans un sabir pseudo-scientifique qui dit tout et son contraire.

C'est ça la raison même de la déroute du réchauffisme : le raz de bol du faux "consensus" et du catastrophisme assisté par ordinateur servi par des décennies de propagande politico-médiatique. Et non à cause d'hypothétiques "marchands de doute" sortis du chapeau des propagandistes pour justifier leur piteux échec.
Commentaire n°7 posté par miniTAX le 24/11/2010 à 11h01
Pour en revenir aux 2 images présentées par RealClimate :
1) Remarquons que l'échelle des ordonnées choisie est linéaire au lieu d'être logarithmique comme dans les images du GIEC présentées en premier : ce choix est loin d'être innocent. En effet, il permet d'écraser au maximum la zone supérieure de refroidissement, à tel point, d'ailleurs, que meteor la considère dans ses commentaires, comme négligeable. On reconnait bien là la façon de faire de Gavin Schmidt.
2) Remarquons aussi les jolies zones grisées en bas et surtout à gauche vers l'Antactique, qui font penser aux pastilles noires que les autorités japonaises collaient (je ne sais pas si ça existe toujours) sur les photos des magazines importés qui représentaient des systèmes pileux...L'usage, ici plus prosaïque en est de cacher le réchauffement de l'Antarctique, pas vraiment crédible aujourd'hui... Sacré Gavin !
Commentaire n°8 posté par Pierre-Ernest le 23/11/2010 à 23h38

Je ne comprends pas pourquoi tu dis que je considère le refroidissement de la strato comme négligeable, puisque j'ai dit que, dans le contexte, c'était plutôt ça la signature de la présence de gaz radiativement actifs dans la stratosphère et donc, in fine, du fait que ces gaz, dans la troposphère cette fois, induisaient ce que l'on appelle l'effet de serre.

Et c'est la principale différence avec un réchauffage purement solaire qui lui devrait réchauffer la strato, bien que ça n'apparaisse pas vraiment dans le graphe.

Réponse de meteor le 24/11/2010 à 08h25
Ah, si quand même, cet article qui dérive les variations de température à partir des vents thermiques

http://www.nature.com/ngeo/journal/v1/n6/full/ngeo208.html


en attendant une climatologie des mesures interférométriques qui ne soit pas trop biaisée par El Nino

ceci pour dire que l'étau se resserre quand même autour du hot spot
Commentaire n°9 posté par sirius le 23/11/2010 à 22h45
Juste un rappel, j'ai dit ceci un peu plus haut

"Dans le cas présent, c'est surtout la mesure qui est difficile. Mesurer la vapeur d'eau par -60 °, c'est extrêmement compliqué in situ."

Je suis heureux de voir que miniTAX est finalement d'accord
via Pierre Morel

ce qui veut bien dire .. qu'il n'y a pas contradiction avec les prévisions.

N'utilisez donc pas le fait qu'on ne puisse pas faire une mesure pour en déduire que la dite mesure contredit quoi que ce soit.

Faut un peu cesser de faire de la rhétorique.
Commentaire n°10 posté par sirius le 23/11/2010 à 22h41
"Les signaux sont trop faibles, l'information est trop débile", Pierre Morel, fondateur du Laboratoire de Météorologie Dynamique et ancien secrétaire général du programme mondial de morel1recherche sur le climat.
CQFD.
Commentaire n°11 posté par miniTAX le 23/11/2010 à 21h23
Je ne vois pas trop en quoi c'est une énorme mise au point.
C'est certes pas un réchauffement direct, mais au final c'est à cause du RCA. Ca va pas changer radicalement le point de vue de certains de ceux qui croient pas au RCA...

A propos, qu'en est-il de l'effet de ce "hot spot".
On voit bien sur les réanalyses un brusque réchauffement autour de 2000. Ca veut dire que depuis 2000, l'Afrique du Nord et le sud de l'Europe connaissent une situation plus barocline en moyenne ?
Commentaire n°12 posté par Cotissois le 23/11/2010 à 20h23

C'est une mise au point vis à vis de ce que racontent les sceptiques.

Et comme ils sont plutôt nombreux à lire ce blog, je pense que c'était nécessaire.

 

Sinon c'est plutôt toi l'expert climato, non?

 

Pour ma part, à la suite de quelques lectures de ce type , il ne semble pas que ce hot spot (forcé par les SST) ait une grosse influence sur la circulation générale.

 

Si on considère la circulation de Hadley, fondamentale pour transmettre de la quantité de mouvement aux régions baroclines, il semble que les autres variations du système, notamment le refroidissement stratosphérique, l'influencent plus directement que les SST.

 

Les modifications de la circu de Hadley consistent principalement, aussi bien dans les observations que dans les modèles, en un élargissement des régions tropicales avec extension vers les pôles.

 

Cette extension est problématique pour les régions tempérées de l'HN par exemple, car elle augmente la sécheresse.

Réponse de meteor le 24/11/2010 à 09h42
Merci Meteor pour ce post clarificateur, sur une confusion (volontaire?) qui a la vie dure.
On peut aussi ajouter qu'on détecte une amplification tropo/surface à l'échelle mensuelle et interannuelle dans les obs qui est cohérente avec les simulations (Santer 2005) - ce qui suggère que le comportement des modèles est qd même pas débile sur cet aspect, et que le pb vient au moins en partie des incertitudes sur les trends multidécennales dans les obs...
Commentaire n°13 posté par ICE le 23/11/2010 à 12h32
/mode détente
t'es sûr Robert que le CO2 produit pas de chaleur ? moi quand je brûle du bois dans la cheminée ça produit plein de CO2 et ça chauffe drolement bien !
/end détente.

enfin merci quand même pour la précision ...
Commentaire n°14 posté par Gilles le 22/11/2010 à 22h22
pierre ernest devrait savoir ce que sont des isolants
...minces ou non
Commentaire n°15 posté par sirius le 22/11/2010 à 22h05
Pierre-Ernest,

D'abord vous auriez dû lire le texte jusqu'au bout, et ensuite est ce que ça chjange quelque chose ? les GES freinent/ralentissent le refroidissement de la terre.
Commentaire n°16 posté par Robert le 22/11/2010 à 17h44
P.E. "Je ne vois pas trop l'intérêt d'expliquer le phénomène de l'augmentation de la vitesse de réchauffement entre la surface et la partie surmontante (zone de la TLT) par la convection et la vapeur d'eau"
---------------------------------
Bah, l'intérêt, c'est que ça permet à Meteor de noyer le poisson.
Quand les réchauffistes trouvent - ou croient trouver- la "signature" du RCA, comme le refroidisssement de la strato, ils n'hésitent pas à la brandir comme preuve. Mais quand ils ne trouvent pas la signature comme le hotspot (pourtant dans la MEME simulation par les MEMES modèles et présentée dans le MEME graphique), tout à coup, ce n'est plus une signature, c'est juste un strawman des salauds de sceptiques.

C'est tellement prévisible avec les réchauffistes, quand les faits dérangent, il suffit de les faire disparaître en piochant des justifications toutes faites chez RealClimate. A force de croire qu'ils peuvent faire gober n'importe quelle excuse sortie du chapeau à la populace, ils ne s'aperçoivent même plus pourquoi leur militantisme déguisée en science explose en plein vol.

Et quand bien même, admettons que le hotspot n'est pas la signature du RCA, ça ne change rien au fait qu'il ait été prévu par les modèles mais réfuté par les observations. C'est la raison d'être même des papiers comme Santer 2008 qui essayent prouver qu'il existe quand même (en virant honteusement 1/3 des données !). Et ça, Meteor évite soigneusement d'en parler. Noyage de poisson, disais je ?
Commentaire n°17 posté par miniTAX le 22/11/2010 à 16h43
Robert #9 :
"Qui a dit que les GES chauffaient le sol ? Ils l'empèchent de se refroidir, c'est totalement diférent"
------------------------------------
Ce n'est qu'un détail mais chauffer, c'est transmettre de l'énergie sous forme de chaleur. Dire que les GES empêchent le sol de se refroidir, c'est aussi malencontreux que de dire que la flamme du gaz sous une casserole d'eau bouillante empêche celle-ci de refroidir.
Commentaire n°18 posté par Pierre-Ernest le 22/11/2010 à 16h31
Gilles @

""""si j'ai bien compris, est lui essentiellement dû à l'émissivité supérieure du CO2 en zone optiquement mince, et trace donc l'augmentation (connue par ailleurs) du CO2 dans l'atmosphère - mais il ne prouve pas que c'est lui qui chauffe le sol, ou en tout cas il ne prouve rien surtout sur l'amplitude et le signe des rétroactions (qui est le point délicat).""""


Qui a dit que les GES chauffaient le sol ? Ils l'empèchent de se refroidir, c'est totalement diférent, c'est le soleil et uniquement le soleil qui chauffe la surface terrestre. les GES freinent le refroidissement c'est tout.
Commentaire n°19 posté par Robert le 22/11/2010 à 11h40
Fritz:
tant que leur albédo n'est pas de 1 ils chauffent

de quel albédo parles tu précisément?
de l'albédo de diffusion simple?
Commentaire n°20 posté par sirius le 22/11/2010 à 10h46
Fritz, ne peux tu donc pas admettre qu'il y a des choses que tu ignores, tout simplement?
Ici, les interactions rayonnement - aérosols, c'est de la diffusion .
Il peut y avoir aussi absorption si les aérosols comportent de la suie par exemple, ce n'est pas le cas ici.
je t'invite un lire un dossier sur futura sciences par exemple http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/climatologie/d/pourquoi-tant-dincertitudes-sur-les-previsions-climatiques_638/c3/221/p1/

J'imagine que tu confonds cendres volcaniques et aérosols volcaniques.
Commentaire n°21 posté par sirius le 22/11/2010 à 10h42
Meteor
"Donc le hot spot, à lui seul, n'est pas une signature des GES mais une signature du réchauffement.
Ceci veut donc dire également que ne pas reconnaître qu'il existe un hotspot c'est ne pas reconnaître qu'il existe un réchauffement quelle que soit son origine".
---------------------------------------------------------
Cela n'est pas exact : le hotspot indique une différence zonale dans le réchauffement. Pas un réchauffement. Si le réchauffement (ou le refroidissement) était uniforme, il n'y aurait pas de différence, donc pas de hotspot.
On observe bien par ailleurs une inversion des tendances dans la stratosphère, ce qui semble être une signature spécifique des GES (et pas seulement du CO2, d'ailleurs).
Ce qui est étrange (et inexpliqué) c'est qu'on ne trouve pas de hotspot, ce qui semble montrer que le réchauffement est plutôt uniforme dans la troposphère.
Je ne vois pas trop l'intérêt d'expliquer le phénomène de l'augmentation de la vitesse de réchauffement entre la surface et la partie surmontante (zone de la TLT) par la convection et la vapeur d'eau, étant donné que c'est uniquement le résultat des modèles mais qu'on ne retrouve apparemment pas ce phénomène dans la réalité (voir Christy), en contradiction avec la construction même des modèles.
Commentaire n°22 posté par Pierre-Ernest le 22/11/2010 à 10h32

je ne vois pas ce qu'il y a de "pas exact".

le réchauffement, quelle que soit son origine, implique un chauffage différentiel des différentes couches atmosphériques.

Le réchauffement par la convection est clairement mis en évidence pour les évènements brefs, type Nino, et n'importe quel bouquin de physique de l'atmosphère indique que c'est le phénomène prépondérant dans les échanges verticaux de chaleur dans l'atmosphère (son influence est environ 50 fois plus importante que le rayonnement par exemple exprimée en K/day)

Donc il existe bel et bien mais il est plus difficile à mettre en évidence sur le long terme et on comprend bien pourquoi si on se renseigne un peu sur l'incertitude des moyens de mesure.

enfin, le fait que Christy trouve que la zone LT se réchauffe moins que la moyenne des modèles, mais pas de tous les modèles, n'implique pas qu'un hot spot n'existe pas dans la zone non couverte par LT.

Il est assez évident, de plus que, comme les RAOBCORE donnent des mesures faibles en basses couches, on trouve, par reconstruction, une faible variation de TLT.

Comme également les résultats RSS, qui donnent une meilleure adéquation avec les modèles sont chargés de tous les maux par Christy (de façon certes motivée mais qui demanderait une réponse de RSS) on ne peut qu'avoir un "best guess" faiblard.

Cette étude de Christy, même si on oublie le passif de cet auteur et de ses coauteurs (Christy,Pielke, Spencer,Douglass, Klotzbach... :une sacrée dream team sceptique dont je comprends très bien qu'elle attire tes faveurs) n'est guère convaincante, à mon sens.

 

 

Réponse de meteor le 22/11/2010 à 11h50
A fritz
Les aérosols stratosphériques n'absorbent pas la lumière solaire. Ils ne peuvent réchauffer la stratosphère qu'au travers du rallongement du trajet provoqué par les diffusions multiples et comme leur épaisseur optique est très faible quand m^me, cette absorption supplémentaire est très faible.

A gilles: les modèles n'ont pas pour but de reproduire des variations très faibles, ils donnent la tendance. Dans le cas présent, c'est surtout la mesure qui est difficile. Mesurer la vapeur d'eau par -60 °, c'est extrêmement compliqué in situ.

La méthodes les mieux adaptée, c'est la spectroscopie, les interféromètres ne sont en service que depuis une grosse dizaine d'années, avant la résolution spectrale ne permettait pas de discriminer entre les différentes couches de l'atmosphère.
Commentaire n°23 posté par sirius le 22/11/2010 à 09h00
je suis d'accord avec l'argument que le chauffage de la troposphère est dû à la convection et la condensation de la vapeur d'eau, et donc que n'importe quelle cause de réchauffement au sol devrait l'augmenter. Le refroidissement de la stratosphère, si j'ai bien compris, est lui essentiellement dû à l'émissivité supérieure du CO2 en zone optiquement mince, et trace donc l'augmentation (connue par ailleurs) du CO2 dans l'atmosphère - mais il ne prouve pas que c'est lui qui chauffe le sol, ou en tout cas il ne prouve rien surtout sur l'amplitude et le signe des rétroactions (qui est le point délicat).

maintenant si le hot spot n'est pas confirmé, ça ne veut à mon avis ni dire que le RCA est faux, ni qu'il est réel : ça veut juste dire que les modèles ne sont pas encore assez précis pour reproduire la répartition globale (verticale et horizontale) dans l'atmosphère, pour une raison à élucider, et donc, sans faire de diagnostic compliqués, qu'on ne peut pas vraiment leur faire confiance pour des prédictions, quand les écarts prédits dans le futur sont 10 fois les valeurs observées. Si vous avez une montre qui n'est pas très juste au bout de quelques heures, vous n'allez pas l'utiliser pour déterminer votre position au milieu de l'Atlantique je suppose !
Commentaire n°24 posté par Gilles le 22/11/2010 à 07h50
meteor : "Mais pourquoi ce hot spot est-il commun au CO2 et au solaire?"
----------------------------------------------
Mais bon sang de bonsoir, Meteor, ouvre les yeux, regarde tes propres graphiques au lieu de reprendre tel quel la tromperie des apologistes réchauffistes de RealClimate, c'est vraiment désespérant !

Le hotspot n'est justement PAS commun au solaire et au CO2 au niveau de son profil sous les tropiques, on le voit clairement sur tes graphiques ! La caractéristique du forçage par le CO2 (toujours selon les modèles) est qu'il y a un refroidissement de la stratosphère et un réchauffement plus rapide de la troposphère par rapport à la surface. Or un des arguments premiers des réchauffistes dans l'attribution est que la stratosphère s'est refroidie (c'est ce que Jouzel et Masson Delmotte sort constamment à chaque fois qu'ils ont l'occasion de le dire aux médias) et donc que la trophosphère doit se réchauffer selon la signature caractéristique qu'on ne trouve avec aucun autre forçage. AUCUN !
Coller le forçage avec le soleil où on voit clairement une absence de refroidissement stratosphérique, tout en passant sous silence ce refroidissement pour faire croire que la signature du soleil et des GES du RCA est la même est un mensonge innommable !

Tu ne peux PAS à la fois dire que le refroidissement de la strato est une signature du RCA tout en niant que le réchauffement (sous-entendu "plus rapide que la surface") de la tropo ne serait pas une signature, c'est dans le MEME graphique. Cracher ou avaler, il faut choisir mais tu ne peux pas avoir les deux.

Tu refuses de constater une évidence qui se voit sur tes propres graphiques, en quoi d'autre faut-il t'expliquer pour que tu comprennes ?
Commentaire n°25 posté par miniTAX le 21/11/2010 à 22h43

Le réchauffement de la troposphère est commun aux GES et au solaire.

Ce qui différencie le solaire des GES c'est le refroidissement de la stratosphère.

Donc le hot spot, à lui seul, n'est pas une signature des GES mais une signature du réchauffement.

Ceci veut donc dire également que ne pas reconnaître qu'il existe un hotspot c'est ne pas reconnaître qu'il existe un réchauffement quelle que soit son origine.

 

 

Réponse de meteor le 21/11/2010 à 23h55

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