Partager l'article ! diagnostic de Copenhague: 3-évènements extrêmes: (traduction approchée de l'original) Points clés   ...
(traduction approchée de l'original)
Points clés
Les augmentations de la fréquence des extrêmes de chaleur et des diminutions de la fréquence des extrêmes de froid ont continué et on s’attend à l’amplification de ce phénomène.
On s’attend également à ce que le changement climatique anthropique conduise à des évènements pluvieux extrêmes, avec augmentations des précipitations intenses et des épisodes de sécheresse.
Bien que les futurs changements d’activité cyclonique (au sens « ouragans ») ne puissent encore être modélisés, de nouvelles analyses des données confirment que l’intensité des cyclones tropicaux a augmenté dans les trois dernières décennies, en ligne avec l’augmentation des températures de l’océan tropical.
La plupart des impacts, sur la société et les écosystèmes, dus aux variations et au changement climatiques, surviennent au travers des variations de fréquence ou d’intensité des évènements météorologiques ou climatiques.
L’AR4 concluait que la plupart des changements d’extrêmes observés depuis les années 70, faisaient partie du réchauffement du système climatique.
Ceci incluait des jours chauds plus fréquents, des nuits plus chaudes et plus de vagues de chaleur, moins de jours froids, de nuits froides, et de jours de gel ; des précipitations intenses de plus en plus nombreuses ; des sécheresses plus fortes et plus longues sur de plus grandes zones ; et une augmentation de l’intensité des cyclones dans l’Atlantique nord, mais pas d’augmentation de leur nombre.
Extrêmes de température
Des études récentes ont permis de réaliser plus d'observations d’extrêmes de chaleur et moins d'observations d’extrêmes de froid.
Elles ont montré, en outre, que ceci était en phase avec ce que l'on attendait de l’augmentation des GES et des aérosols anthropiques à de larges échelles spatiales (CCSP2008a; Meehl et al. 2007a; Jones et al. 2008; Alexander and Arblaster 2009).
Toutefois, aux plus petites échelles, les effets d’usage des sols et de variations des précipitations pouvaient être plus importants (Portmann et al. 2009).
Des augmentations de ces extrêmes de chaleur et des diminutions de ces extrêmes de froid sont attendus pour la plupart des régions du globe, dans le cadre du réchauffement climatique anthropique (CCSP 2008a; Kharin et al. 2007; Meehl et al. 2007a; Jones et al. 2008; Alexander and Arblaster 2009).
extrêmes de précipitations et sécheresses
La recherche post AR4 a également trouvé que les pluies deviendraient plus intenses dans les zones à pluviométrie importante alors que le contenu en vapeur d’eau augmente dans l’atmosphère (Pall et al. 2007; Wentz et al. 2007; Allan and Soden 2008).
Ces conclusions renforcent celles des études précédentes et sont corroborées par le comportement thermodynamique de l’atmosphère.
Toutefois, des changements récents se sont produits plus vite que prévu, augmentant la possibilité de changements futurs plus sévères.
Un exemple d’augmentation récente de précipitations intenses est trouvé dans les Etats-Unis, où la surface avec proportion anormale de jours à précipitation intense a augmenté de façon remarquable.
Alors que ces changements sont compatibles avec le réchauffement du système, il n’a pas été possible de les attribuer au changement anthropique du fait de la très grande variabilité des extrêmes de précipitations (CCSP 2008a; Meehl et al. 2007b; Alexander and Arblaster 2009).
Des augmentations de sécheresse depuis les années 70 ont été observées(Sheffield and Wood 2008), ce qui est compatible avec la diminution des précipitations sur les terres dans certaines bandes de latitude, diminution attribuée au changement anthropique (Zhang et al.2007).
L’intensification du cycle hydrologique global avec le changement climatique anthropique va mener à plus d’extrêmes de précipitations dans les régions humides et à plus de sécheresses dans les régions sèches.
Les études actuelles suggèrent que les précipitations intenses augmentent de 5 à 10% par degré de réchauffement, suivant ainsi la variation du contenu en vapeur d’eau.
Cyclones tropicaux
(Katrina: image NASA)
L’AR4 avait montré une tendance à la hausse, substantielle, de la sévérité des cyclones tropicaux (ouragans et typhons) depuis les années 70, caractérisée par une une durée et une intensité plus grandes, fortement corrélées à aux températures de l'océan tropical.
Il concluait qu’une future augmentation de l’intensité était attendue.
Plusieurs études, depuis, ont rendu plus évidente encore l’augmentation de l’intensité des ouragans pendant les dernières décennies. Hoyos et al. (2006) ont décelé une augmentation globale du nombre de cyclones de catégories 4 et 5, et ils ont établi que l’augmentation des températures de l’océan en était la cause dominante.
Le réchauffement des SST tropicales a aussi été relié à l’intensité croissante des cyclones et à une augmentation de leur nombre dans certains bassins comme l’Atlantique nord (Mann and Emanuel 2006; Emanuel et al. 2008; Mann et al. 2009).
Le débat scientifique, concernant la qualité des données, a continué, concernant spécifiquement la question du nombre de cyclones non détectés avant la période d’observations satellitaires.
Mann et al. (2007) ont conclu qu’un tel sous comptage n’aurait pas pu être assez grand pour remettre en question l’augmentation récente de l’activité cyclonique et sa connexion avec le réchauffement de l’océan.
Une nouvelle analyse complète des données satellite depuis 1980 (Elsner et al. 2008) confirme une augmentation globale du nombre de cyclones de catégories 4 et 5 ; ils ont trouvé qu’une augmentation de la température globale de 1°C correspondait à 30% d’augmentation de ces tempêtes.
Alors que l’évidence a raffermi considérablement l’hypothèse que le réchauffement récent était associé à de cyclones plus forts, des études de modélisation (e.g. Emanuel et al. 2008; Knutson et al. 2008, Vecchi et al. 2008) ont montré que nous n’avions pas encore une capacité suffisamment robuste pour prédire les changements futurs d’activité cyclonique.
Autres évènements météo sévères
L’AR4 avait conclu qu’il n’y avait pas assez d’études pour faire un point des observations et prévisions des évènements violents de petite échelle.
Cependant, une recherche récente a montré qu’une fréquence accrue d’orages violents dans quelques régions, notamment dans les tropiques et le sud-est des US était attendue suite au futur réchauffement climatique (Trapp et al. 2007; Aumann et al. 2008; Marsh et al. 2009; Trapp et al. 2009).
De plus, il y a eu augmentation de la fréquence et de l'intensité des incendies de forêt dans des régions de type méditerranéen (Espagne, Grèce, Californie du sud, Australie du sud-est) et il est prévu que le réchauffement climatique entraînera une intensification de ces phénomènes (Westerling et al. 2006; Pitman et al. 2008).
Derniers Commentaires