Partager l'article ! diagnostic de Copenhague: 2-l'atmosphère: (traduction approchée de l'original) résumé ...
résumé
Les enregistrements de température, d’humidité, et des précipitations, montrent une empreinte distincte qui ne peut être expliquée par des phénomènes autres que l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère
Toutes les années de ce siècle (2001-2008) ont été parmi les 10 années les plus chaudes depuis les relevés expérimentaux, malgré une irradiance solaire relativement faible au cours des dernières années passées.
Les températures atmosphériques globales maintiennent une forte croissance depuis les années 70 (0.6°C environ) en accord avec les attentes de réchauffement induit par l’effet de serre.
enregistrements de température globale
la tendance du réchauffement atmosphérique continue de monter malgré le fait que 2008 ait été plus froide que 2007 (fig3).
Pour la période des dernières 25 années le GIEC indiquait 0.177+-0.052°C/décennie (données HadCRUT) pour la période finissant en 2006.
En incluant 2007 et 2008 la tendance est maintenant de 0.187+-0.052°C/décennie.
la récente tendance est donc en ligne avec un réchauffement climatique en cours et avec les prévisions du GIEC.
la variabilité interannuelle n’intervient pas dans la tendance long terme.
Par exemple, en 2008, la combinaison de la Niña et de la baisse d’activité solaire a entraîné un creux dans la température moyenne globale.
Sans l’effet de serre anthropique cette combinaison aurait contribué à l’obtention d’une année parmi les plus froides de l’ère instrumentale, alors qu’en fait elle fut en 9ème position des plus chaudes.
La plus récente moyenne décennale est supérieure à la précédente et le réchauffement long terme est clair et sans ambiguité.
Le réchauffement est-il naturel ou induit par l’Homme?
Lean and Rind (2008) ont analysé le rôle des facteurs naturels depuis 1889 versus l’influence anthropique.
ils ont trouvé que le soleil avait contribué pour 10% au réchauffement du dernier siècle dont une part négligeable dans le dernier quart, soit moins que dans leurs derniers travaux.
Aucune littérature scientifique crédible n’a été publiée depuis l’AR4 qui supporte des théories alternatives pour expliquer le réchauffement.
Le réchauffement se produit il plus haut dans l’atmosphère ?
l’AR4 notait une incertitude persistante dans les tendances de température des parties les plus basses de l’atmosphère.
La plupart des données disponibles alors, montraient un trend plus faible que prévu dans la région de la haute troposphère tropicale soit de 10 à 15 km de la surface dans les zones subtropicales.
Cependant les observations souffraient d’une certaine instabilité à ces altitudes.
Depuis, les chercheurs ont mis au point des analyses des mêmes données, en utilisant des techniques plus rigoureuses, et développé une nouvelle méthode d’obtention des températures par les observations des vents (Allen and Sherwood 2008)
Les nouvelles estimations indiquent une tendance plus grande que les précédentes.
Considérées globalement, elles enveloppent maintenant les estimations des modèles (Thorne 2008).
Ceci résout une ambiguité significative exprimée dans l’AR4 (Santer et al. 2008).
Vapeur d’eau , précipitations et cycle hydrologique
De nouvelles recherches et observations ont résolu la question de savoir si un climat plus chaud conduit à une atmosphère contenant plus de vapeur d’eau qui pourrait elle-même ajouter de l’effet de serre et amplifier le réchauffement.
La réponse est oui.
La rétroaction positive a été détectée : la vapeur d’eau devient plus abondante dans une atmosphère plus chaude (Dessler et al.2008)
Les satellites montrent que la teneur en vapeur d’eau s’est élevée au dessus des océans depuis 1998, les émissions humaines de GES en étant la cause (Santer at al. 2007)..
Aucune étude n’était citée dans l’AR4 liant les enregistrements de précipitations au changement anthropique du climat sur une échelle cinquantenaire.
Maintenant ces enregistrements peuvent être reliés.
Par exemple, Zhang et al. (2007) ont trouvé que les précipitations s’étaient réduites dans les régions subtropicales de l’hémisphère nord mais avaient augmenté dans les moyennes latitudes et que ceci pouvait être attribué au réchauffement global anthropique.
Les modèles prévoient que de telles tendances s’amplifieront avec l’augmentation des températures.
Des recherches récentes ont également mis en évidence que les pluies devenaient plus intenses dans les régions déjà pluvieuses alors que le contenu en vapeur d’eau augmentait (Wentz et al. 2007; Allan and Soden 2008).
Leurs conclusions renforcent les études précédentes.
Toutefois, des changements récents se sont produits même plus vite que prévu, augmentant la possibilité que les changements futurs soient plus sévères qu'annoncés.
C’est un thème commun de cette science récente : les incertitudes présentes dans l’AR4, une fois résolues, montre un changement plus rapide et plus sensible que cru précédemment.
le réchauffement a-t-il ralenti récemment ou fait-il une pause ?
Non, il n’y a pas d’indication dans les données d’un ralentissement ou d’une pause dans le réchauffement anthropique.
Le réchauffement est entièrement consistant avec la tendance de 0.2°C/décennie anthropique superposée à la variabilité court terme.
La plupart de ces oscillations sont dues à des oscillations internes telles El Niño , la variabilité solaire (cycle de 11 ans) et les éruptions volcaniques.
Si l’on regarde des périodes de 10 ans ou moins de telles variations court terme peuvent surpasser le réchauffement anthropique.
Par exemple les El Niño typiques font varier la température globale de 0.2°C sur peu d’années alors que la variabilité solaire fait varier la température globale de 0.1°C sur 5 ans (Lean and Rind 2008)
Avec raison, le GIEC a choisi 25 ans comme la période la plus courte montrée dans les enregistrements de température, et, sur cette période, les tendances sont en très bon accord avec le réchauffement anthropique attendu.
Néanmoins, le refroidissement global ne s’est pas produit contrairement à ce que clament certains groupes de pression relayés par les médias.
Les données de température globale de la NASA indiquent que les dernières tendances des dernières décennies (1990-1999, 1991-2000, et ainsi de suite) ont toutes été comprises entre 0.17 et 0.34°C/décennie, avec la plus récente, 1999-2008, égale à 0.19°C/décennie.
Les données du Hadley Centre montrent récemment des tendances plus faibles (0.11°C pour 1999-2008), ce qui est principalement du au fait que ces données n’incluent pas l’Arctique, qui s’est considérablement réchauffé ces dernières années.
Il est peut-être à noter que des records de température ont été battus malgré la très basse irradiance solaire de ces 3 dernières années.
Par exemple, mars 2008 a été le mois de mars le plus chaud sur les terres jamais mesuré.
juin et août 2009 ont vu les températures les plus chaudes jamais relevées dans l’hémisphère sud pour ces mois.
Les températures de surface en 2009 ont battu le record sur 3 mois consécutifs (juin, juillet août)
Les années 2007, 2008 et 2009 ont vu les plus faibles extensions estivales de banquise arctique jamais enregistrées, et, pour la première fois de mémoire d’homme, le passage du nord-ouest et le passage nord-est ont été ouverts simultanément.
Chaque année de ce siècle a été dans le top ten des 10 années les plus chaudes depuis que les enregistrements instrumentaux ont commencé.(fig4)
L’activité solaire ou un autre processus naturel peut il expliquer le échauffement global?
Non. L’irradiance solaire est restée constante au cours de ces 50 dernières années excepté le cycle de 11 ans.
En fait elle a légèrement décliné au cours de cette période.
En sus, pendant les trois dernières années, le soleil a atteint un minimum d’activité jamais relevé depuis que les mesures satellitaires ont commencé. (Lockwood and Fröhlich 2007,2008).
Mais cet effet était, sur le long terme, 10 fois plus faible que l’effet de l’augmentation des GES.
Les hivers se sont réchauffés plus rapidement que les étés, et les minima nocturnes plus que les maxima des jours.(le terme « jour » est à prendre par opposition au le terme « nuit ») exactement à l’opposé de ce qui se serait passé si le soleil en avait été à l’origine.
D’autres facteurs naturels, comme l’ENSO et les éruptions volcaniques, expliquent le court mais pas le long terme.
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