Partager l'article ! un nouveau minimum de Maunder?: Pas grand-chose à se mettre sous la dent dans l’évolution climatique globale, actuellement. ...
Pas grand-chose à se mettre sous la dent dans l’évolution climatique globale, actuellement.
Les températures sont certes anormalement élevées mais sans plus, la banquise arctique semble se porter bien mieux que ne le laissait prévoir son épaisseur estimée, la banquise antarctique montre une forme éblouissante qui peut laisser perplexe, et notre El Niño a bien du mal à s’installer…
On essaie bien de ranimer la flamme, avec les devenues habituelles alarmes de dégagements de méthane de l'été en zone arctique (nous y reviendrons), mais rien n'y fait, tout est d’une platitude lénifiante.
Tout ?
Non, pas tout.
En témoigne cet article paru dans EOS qui nous reparle de notre bon vieux soleil.
Il semble que, décidément, ce qui se passe actuellement sur notre astre soit très inhabituel.
Nous avons déjà parlé de ce minimum qui n’en finit pas, bien que le cycle solaire 24, comme le montre la polarité des taches solaires, ait bien commencé.
Nous sommes actuellement à 695 jours sans tâches pour un nombre typiquement de 485 jours.
Mais il n’y pas que la quantité car, semble t’il, la qualité change également.
En effet, la structure des taches ressemble de plus en plus à une structure en « pores » de plus en plus dépourvue de pénombre (ce qui entoure la zone d’ombre et qui présente des lignes de champ magnétique parallèles à la surface solaire) et, indépendamment de la position dans le cycle, l’intensité du champ magnétique diminue très fortement.
Voir la courbe ci-dessous, révélatrice de cette baisse.
Bien sûr, il faut être prudent, mais il semble de moins en moins saugrenu que nous puissions aller tout droit vers un nouveau Minimum de Maunder.
Pas mal de paramètres (voir, récemment, la baisse très forte du vent solaire) convergent vers, de toute façon, un comportement complètement inhabituel du Soleil.
Il est donc possible que la période, qui commence et qui pourrait durer plusieurs dizaines d’années, vienne tempérer, quelque peu, le réchauffement anthropique.
Mais de combien?
Cela pourrait permettre, en tous les cas, de trancher, de façon définitive, sur l’importance réelle du dernier minimum de Maunder, peut-être à l’origine de ce qu’on a appelé le Petit Age Glaciaire.
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