Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 15:06

 

En ces temps de stagnation relative, tout à fait explicable, des températures, ressortent des documents pseudo scientifiques relatifs au climat et à ses mécanismes.

 

Celui-ci, particulièrement révéré par les valeureux pourfendeurs d'une "pensée unique" imaginaire, fait même l'objet, en certains lieux, de demandes implorantes de traduction, comme s'il s'agissait de la dernière version de la "grande  bible créationniste" .

 

On pourra déjà  noter le ton particulièrement « scientifique » du titre :

« Falsification » rien que ça ! « of the atmospheric CO2 Greenhouse effects within the frame of physics ».


EDIT du 27/09/2009

Comme on me l'a "aimablement" fait remarquer, le terme "falsification" ne devrait pas être employé dans le sens courant du terme mais plutôt dans le sens que lui prête Karl Popper, c'est à dire, en gros, le contraire de la validation (d'une théorie).

Je veux bien.., admettons...

Ceci dit, cela ne change rien au contenu de l'article de G et T, qui, malheureusement pour ses auteurs, est toujours aussi ridicule...

Je vais d'ailleurs profiter de cet EDIT pour signaler ce lien qui "démolit", comme il se doit, l'article de G et T

 

On pourrait parcourir les nombreuses inepties du texte, noyées dans quelques équations de base, de physique de terminale (ça impressionne peut-être les gogos pas très cultivés), mais il ne faut pas aller beaucoup plus loin que l'abstract pour comprendre la nullité de l'auteur et par là-même de l'immense majorité des sceptiques.

 

"The atmospheric greenhouse effect, an idea that many authors trace back to the traditional works of Fourier (1824), Tyndall (1861), and Arrhenius (1896), and which is still supported in global climatology, essentially describes a fictitious mechanism, in which a planetary atmosphere acts as a heat pump driven by an environment that is radiatively interacting with but radiatively equilibrated to the atmospheric system. According to the second law of thermodynamics such a planetary machine can never exist."

 

En allant un peu plus loin dans le texte (voir, figure 32 p 78, le « heat transfer »), l'auteur prétend avec aplomb que l'effet de serre est impossible puisque de la chaleur ne peut être transmise d'un corps froid (l'atmosphère) vers un corps chaud (la surface).

Evidemment, il y a confusion entre chaleur et énergie dont la chaleur n'est qu'une des formes.

Donc, si effectivement la chaleur sensible, en liaison avec l'énergie cinétique de molécules ou d'atomes (donc la température), ne peut être transmise, spontanément, d'un corps froid vers un corps chaud, rien n'interdit qu'un corps froid ne transmette de l'énergie (pas de la chaleur), sous forme de rayonnement, à un corps chaud et que cette énergie soit transformée en chaleur dans ce même corps chaud (principe du corps noir).

 

Le second principe a été énoncé en tenant compte de la chaleur, pas de l'énergie au sens  large.

 

Il serait bon de se le rappeler avant d'exhiber de telles horreurs.

 

Nous reviendrons plus en détail sur tout cela dans les prochains chapitres de « la température des planètes ».

(le problème c'est que c'est plutôt un gros travail)

 

La lecture du reste de ce pensum nauséabond, montre que tout est à l'avenant, voire même pire.

Par exemple des équations fantaisistes qui mélangent allégrement les émissivités, comme le fait d'écrire que comme la Terre a un albédo et qu'elle est donc un corps gris dans le visible, elle ne peut être un corps noir.

Alors que chacun sait qu'en réalité l'émissivité  dépend de la fréquence et que la surface terrestre est quasiment un corps noir à un coefficient 0.95 près dans le domaine de l'IR, le plus important pour l'ES bien sûr.

 

Evidemment, il n'y a pas de délit à éditer n'importe quoi, mais tout de même, ce "papier" (pour rester poli) est à mettre en bonne place au panthéon des inepties.

 

Par meteor - Publié dans : transfert radiatif - Voir les 95 commentaires
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Commentaires

Difficile de prendre au sérieux votre attaque en règle du papier de G et T alors que vous démarrez sur un grossier contresens qui met en évidence votre méconnaissance totale des bases de l'épistémologie.

Le concept de "réfutabilité" ou de "falsifiabilité" fut a l'origine inventé par K. Popper pour fournir un critère de validité d'un discours scientifique.

Au lieu de taper le mot anglais "falsification" dans le moteur anglais de wikipédia, voici ce que vous auriez lu en tapant "Réfutabilité" dans le moteur français:

"La réfutabilité (aussi appelée à ses débuts suite à un abus de langage la falsifiabilité) est un concept important de l'épistémologie. Une affirmation est qualifiée de réfutable s'il est possible de consigner une observation ou de mener une expérience qui démontre que l'affirmation est fausse.

  • Par exemple, l'affirmation « toutes les corneilles sont noires » pourrait être réfutée en observant une corneille blanche.
  • Une proposition réfutable est réputée être scientifique, tant que l'observation qui permet de la réfuter n'a pas été faite. Elles structurent les paradigmes.
  • En revanche, une proposition non réfutable (irréfutable au sens logique) est considérée comme non scientifique.

Forgé par Karl Popper en opposition avec la théorie vérificationniste de la signification soutenue par le positivisme logique, ce concept a eu un très grand impact en histoire et en philosophie des sciences.

Le concept est né dans les années 1930 du travail de Karl Popper.

L'école de pensée qui souligne l'importance de la réfutabilité en tant que principe philosophique est connu sous le nom de « falsificationnisme », de l'anglais falsification, un terme employé par Popper lui-même pour désigner son concept. Falsification est, dans ce contexte épistémologique, un faux-ami, car en anglais comme en français, il signifie « cacher la vraie nature des choses ou la contrefaire », mais n'exprime pas la capacité à la juger ou à la remettre en cause. Une meilleure traduction du concept décrit ci-dessus est donc « réfutation » ou « réfutabilité ».

Ce dernier terme a été adopté par Popper pour traduire en français le mot anglais. Conscient du sens courant du mot « falsifiable » (et de ses dérivés) en français, Popper, dans la préface d'un de ses livres (en français) demande d'utiliser à la place « réfuter », « réfutation » et ses dérivés."

Commentaire n°1 posté par etienne le 27/09/2009 à 13h11
Oui bon, vous arrivez avec quelques  6 mois de retard, et il y a longtemps que je m'étais rendu compte que le mot anglais "falsification" pouvait avoir plusieurs interprétations et pouvait être un "faux ami".
D'ailleurs Popper lui-même avait estimé devoir employer le terme de "réfutabilité" car l'autre pouvait prêter à confusion et rien ne dit que, dans l'esprit détestable de l'article de G et T, cette dualité n'avait pas été utilisée à dessein.
Mais peu importe votre commentaire, en plus d'être désagréable et sentencieux, n'a guère d'intérêt et, au lieu de me reprendre sur un mot, vous devriez peut-être étudier un peu la physique.
Vous pourriez ainsi constater les inepties débitées par G et T, et vous vous rendriez peut-être compte, par là-même, du manque de sérieux de votre commentaire.

Réponse de meteor le 27/09/2009 à 14h41
redbaron:
Vous pensez qu’avec une dialectique hasardeuse (mais brillante… vous devriez donner dans la politique… !!!!) vous allez prouver qu’une des lois fondamentales de la thermodynamique est une faribole… (Rudolf Clausius doit se retourner dans sa tombe… !!!)


C'est justement parce que vous ne faites pas de différence entre science et rhetorique que vous êtes prêt à gober n'importe quoi.

L'exemple cité par météor est excellent, désolé!

Il n'y a pas de différence entre les micro ondes de votre four, les infrarouges et la lumière visible du soleil, ou si, une seule: la longueur d'onde , la couleur au sens large si vous voulez .

Les ondes électromagnétiques (dont la lumière du soleil) chauffent parce qu'elles mettent en mouvements les charges électriques des molécules . C'est ce principe qui est utilisé dans les micro ondes , c'est ce que fait le soleil en permanence, c'est pour ça que la lumière chauffe!
Commentaire n°2 posté par sirius le 14/04/2009 à 20h45
Je continue parce que ma réponse est incomplète:
il y a trois mécanismes d'échange de chaleur: rayonnement, convection et conduction, seul le premier peut se faire dans le vide.
Commentaire n°3 posté par sirius le 14/04/2009 à 17h45
A priori, tous les corps émettent dans l'infrarouge et quelle que soit leur température.
La radiance émise est le produit de la fonction de Plank B(lambda, T) par l'émissivité du corps epsilon (lambda)

B n'estjamais nul , epsilon peut l'être à certaines longueurs d'onde (lambda) mais pas à toutes.

Por le fer, l'émissivité moyenne sur tous les IR dépend du degré d'oxydation mais est loin d'être nul
voir par exemple ce tableau: http://www.fluke.co.uk/comx/show_product.aspx?locale=frfr&pid=37822
Commentaire n°4 posté par sirius le 14/04/2009 à 17h43
J’essaye de comprendre, Météor, vous dites :

« Le rayonnement émis par un oscillateur électronique ne dépend pas, à proprement parler, de la température de l'oscillateur...
Mais si on raisonne en température d'émission correspondante, le rayonnement d'un four à micro-ondes correspond à une température très basse, de l'ordre de quelques kelvins. »

L’art et la manière de tout emberlificoter, de tout mélanger… appel aux ondes radio et aux micro-ondes pour essayer prouver que contre vent et marée… vous avez raison et que deux scientifiques éminents ont tort.

Dans le cas de la chaleur (qui est une énergie) il s’agit d’ondes infra rouges… un oscillateur radio n’émet pas d’infra rouge, donc pas de chaleur…

Vous pensez qu’avec une dialectique hasardeuse (mais brillante… vous devriez donner dans la politique… !!!!) vous allez prouver qu’une des lois fondamentales de la thermodynamique est une faribole… (Rudolf Clausius doit se retourner dans sa tombe… !!!)

Je ne sais pas si Gerlich et Tscheuschner ont raison mais, à vous lire, je sais que vous êtes prêt à tout pour débiter VOS… « vérités » (j’allais écrire un autre mot… !!!).
Commentaire n°5 posté par REDBARON 17 le 14/04/2009 à 14h30
Il n'y a pas d'emberlificotage.
Une onde électromagnétique est une onde électromagnétique.
J'ai donné cet exemple du micro-ondes car tout le monde connaît.

Combien de fois faudra t'il le dire que les IR ne sont pas de la chaleur?
C'est de l'énergie électromagnétique (ou une émission d'énergie par quantas si on veut).
Cette énergie se transforme en chaleur en étant absorbée par la matière, que ce soit par un corps noir, ou par une molécule qui absorbe à la fréquence de l'émission.

Tant que vous n'aurez pas compris ça, c'est inutile d'essayer d'aller plus loin.

Pour le reste, prière de ne pas faire de disgression oiseuse et de rester dans le sujet.
Réponse de meteor le 14/04/2009 à 18h00
Au hasard, parce que j'ai eu du mal à suivre ce blog depuis quelque temps, et donc cette longue discussion, chaleur = IR est une idée fausse. Il suffit de prendre du fer à 1600° pour s'en convaincre....
Il est vrai que les corps à température "ambiante" émettent des IR, mais ce n'est pas parce qu'on n'émet pas d'IR qu'on émet pas de chaleur.
Commentaire n°6 posté par hwkf le 13/04/2009 à 21h51
Bonjour,

notre hôte a raison, il faut être précis sur les termes.

La chaleur est une forme de transfert d'énergie, comme l'exprime le premier principe de la thermodynamique. Lorsque deux corps en contact ont des contenus énergétiques différents, ils peuvent échanger de l'énergie sous différentes formes - la chaleur en est une. Le travail mécanique et le rayonnement électromagnétique en sont d'autres.

L'énergie interne d'un corps peut se traduire, comme le dit météor, en terme d'une grandeur que nous appelons température et qui est en fait une simple mesure du contenu énergétique d'un corps.

Par exemple, la température d'un gaz est directement proportionnelle à l'énergie cinétique moyenne des particules qui le composent. De même, la température d'un corps céleste (comme une planète) dépend de son contenu énergétique. Ce qui ne l'empêche pas d'être exprimable par rapport à la quantité d'énergie émise par unité de temps (loi de Stefan)
Commentaire n°7 posté par Enisor le 11/04/2009 à 19h43
Question d’un béotien :
Enisor dit :
« L'histoire du rayonnement qui ne serait qu'une conjecture... Là je ne sais plus quoi dire : on sait depuis 120 ans que le rayonnement émis par un corps est lié exclusivement à sa température, pas à celle du reste de l'univers... »

Metéor dit :
« En allant un peu plus loin dans le texte (voir, figure 32 p 78, le « heat transfer »), l'auteur prétend avec aplomb que l'effet de serre est impossible puisque de la chaleur ne peut être transmise d'un corps froid (l'atmosphère) vers un corps chaud (la surface).
Evidemment, il y a confusion entre chaleur et énergie dont la chaleur n'est qu'une des formes.

Question :
Comment peut-on dire « que le rayonnement (donc de l’énergie) émis par un corps est lié exclusivement à sa température » et que l’on « confond chaleur et énergie » (laquelle chaleur est de l’énergie et…)

Ne joue-t-on pas un tantinet sur les mots… quand on ne sait plus trop quoi dire pour « démolir » une théorie, il ne reste plus que ça… une certaine « langue de bois »…

Ne serait-ce pas un peu… désolant… ???

Ou alors je n’ai rien compris… Ce qui est fort possible...!!!
Commentaire n°8 posté par REDBARON 17 le 11/04/2009 à 18h17
On ne joue pas sur les mots, mais il faut être précis et comprendre, un minimum, les définitions et les processus.
Dans le cas qui nous intéresse, il y a transformation de l'énergie-chaleur en énergie-rayonnement.
S'il y a impossibilité de transférer de la chaleur, directement, d'un corps froid à un corps chaud, le rayonnement émis par un corps froid peut être absorbé par un corps plus chaud et ce bien que le rayonnement ne dépende exclusivement que de la température du corps en question.
On parle là de ce que l'on appelle le rayonnement thermique du corps noir.
Le rayonnement émis par un oscillateur électronique ne dépend pas, à proprement parler, de la température de l'oscillateur...
Mais si on raisonne en température d'émission correspondante, le rayonnement d'un four à micro-ondes correspond à une température très basse, de l'ordre de quelques kelvins.
Cela n'empêche pas les photons émis et absorbés par l'eau de chauffer cette dernière à plus de 373°K si on travaille à pression supérieure à 1 bar.
C'est pareil pour ce que l'on appelle le chauffage haute-fréquence.
Réponse de meteor le 11/04/2009 à 19h16
Rappelez moi un peu
qui parlait de cour de récréation?

"cui qui l'dit il y est"

c'est ça?
Commentaire n°9 posté par sirius le 06/04/2009 à 21h14
Ras le bol:
Il faut parfois appeler un chat un chat . Disons, pour être poli que certains sont totalement ignorants, ne comprennent rien et la ramènent quand même.
Mieux: moins ils y comprennent, plus ils en parlent
Commentaire n°10 posté par sirius le 06/04/2009 à 19h23
Ceci n'est qu'un résumé de la démonstration plus complète donnée dans l'article (voir lien dans un de mes commentaires précédents).

C'est écrit par Arthur P Smith, un docteur en physique spécialisé dans la matière condensée et qui travaille maintenant pour la société américaine de physique (APS). Vous devriez lui signaler qu'il n'est pas assez rigoureux en physique...
Commentaire n°11 posté par Enisor le 02/04/2009 à 15h26
D'abord miniTAX a raison sur une chose : pour se faire comprendre, il faut avoir tous le même langage. Il faut donc être rigoureux .

Deuxièmement, que cherches tu à montrer? En quoi est il nécessaire de s'embêter avec l'absorption courtes longueurs d'onde de l'atmosphère? (x)
Ensuite, tu confonds l'énergie arrivant à la surface avec l'énergie arrivant sur la planète.
D'où vient ton équation d'évolution?

Tout ça, c'est peut être clair dans ta tête mais pas forcément pour le lecteur
Commentaire n°12 posté par sirius le 02/04/2009 à 15h14
Pas clair pourquoi ? Parce qu'il y a 3 équations ? Quel point semble obscur ?
Commentaire n°13 posté par Enisor le 02/04/2009 à 14h59
enisor:
ta démonstration n'est pas claire, désolé.
Commentaire n°14 posté par sirius le 02/04/2009 à 14h10
Maais je suis très sérieux... Remplacez E par P si vous voulez, ou par X ou F ou G ou W, tout ce qui vous passe par la tête. En attendant j'aimerais surtout que vous me disiez ce qui, selon vous, n'est pas correct dans cette approche...
Commentaire n°15 posté par Enisor le 02/04/2009 à 13h30
"Eh bien miniTAX, c'est tout ce que vous avez trouvé ? Que vous n'aimez pas ma notation ? J'ai déjà mentionné à plusieurs reprises que je parlais d'énergie échangée par unité de temps."
-----------------------------
Energie échangée par unité de temps, c'est une puissance. Dans tes équations, le problème ne vient pas que de la notation, tu confonds allègrement énergie et sa dérivée, et tu veux nous faire une démo pour nous prouver je ne sais quoi ? Allons, sois sérieux...
Commentaire n°16 posté par miniTAX le 02/04/2009 à 13h27
Quant au fait qu'une nuit avec nuage est bien plus chaude, merci, je sais, je suis un passionné de météo, pas une tanche.

Si!


Mais c'est dû au vrai effet de serre, càd l'effet couvercle des nuages qui réduisent la convection et à une plus grande inertie thermique de l'air plus humide donc avec une capacité calorifique plus importante. Même si tu cherches à le sous-entendre, l'exemple d'une nuit chaude avec nuage n'illustre en aucun l'effet de serre selon la théorie du RCA (par "transfert d'énergie des nuages froide vers la surface chaude par radiation").

Si! parce que tu dis encore une fois un truc complètement faux et, bien sûr, toujours avec la même assurance: il suffit, une fois de plus de faire la manipe: on sait correctement mesurer les flux infrarouges. Je l'ai fait lors de plusieurs campagnes expérimentales , avec un nuage bas on peut gagner facilement une centaine de W/m2 par rapport à un ciel clair.

Au voisinage de la surface, le bilan thermique est complètement différent.

Tu sais même pas ça????
Commentaire n°17 posté par sirius le 02/04/2009 à 11h55
Eh bien miniTAX, c'est tout ce que vous avez trouvé ? Que vous n'aimez pas ma notation ? J'ai déjà mentionné à plusieurs reprises que je parlais d'énergie échangée par unité de temps.

Au passage, le résultat final répond à votre question : la température du système 2 est plus grande si l'atmosphère aborbe un moins grande fraction de l'énergie solaire que de l'énergie réémise. Ce qui est le cas sur terre, car l'atmosphère est pour ainsi dire transparente au visible, qui forme la grande majorité de l'énergie du spectre solaire.
Commentaire n°18 posté par Enisor le 02/04/2009 à 10h46
@Sirius,
Je compare la valeur moyenne Ts (Tn/2+Tx/2) puisque c'est cette valeur Ts dont il s'agit dans les questions de forçage climatique et d'effet de serre. C'est cette valeur là dont il s'agit dans la question déclenchée en n°60 par Enisor et à laquelle il faut répondre et non par un strawman sur la température-de-nuit-pour-éviter-tout-pb-d'ensoleillement qui de toute façon n'est jamais discuté dans les "preuves" du RC.

Quant au fait qu'une nuit avec nuage est bien plus chaude, merci, je sais, je suis un passionné de météo, pas une tanche. Mais c'est dû au vrai effet de serre, càd l'effet couvercle des nuages qui réduisent la convection et à une plus grande inertie thermique de l'air plus humide donc avec une capacité calorifique plus importante. Même si tu cherches à le sous-entendre, l'exemple d'une nuit chaude avec nuage n'illustre en aucun l'effet de serre selon la théorie du RCA (par "transfert d'énergie des nuages froide vers la surface chaude par radiation").

Donc je repose ma question à laquelle les détracteurs de G&T devrait pouvoir facilement répondre de manière argumenté grâce à leur théorie de "l'effet de serre" : est ce que Ts1 est forcément supérieur à Ts2 ???
Commentaire n°19 posté par miniTAX le 01/04/2009 à 23h18
Si l'atmosphère en question contient de l'absorbant d'IR terrestre, oui, Ts1> Ts2.
Si c'est une atmosphère neutre Ts1 = Ts2 car rien ne s'oppose au flux IR émanant de la surface.

Pour répondre à ta question sur le Sahara, il faudrait faire les calculs précis.

On peut dire cependant au moins 3 choses:

1-l'ES au-dessus du Sahara est loin d'être nul.
S'il y a moins de VE au Sahara qu'au-dessus des zones humides de la latitude en question, les cartes de VE de la NASA, par exemple, montrent qu'en moyenne, il y en a presque autant que chez nous, par exemple.
Seulement elle ne condense pratiquement pas du fait de la température.
On a du mal à arriver à la saturation étant donné le peu d'eau disponible au sol.
Mais clairement ce fait à tendance à refroidir le Sahara.

2- les régions de cette latitude sont toutes exportatrices de flux advectif vers les régions des plus hautes latitudes, le bilan TOA étant positif.
Ce n'est pas le cas du Sahara dont le bilan TOA est nul.
Cet effet a tendance à réchauffer le Sahara qui "garde tout pour lui".

3- lorsque l'on évalue l'ES à 33 °C c'est une simplification.
Tous les bilans au sol, montrent un flux convectif de l'ordre de 80 à 100W/m2.
Si l'on suppose (bien que ce soit quasi-impossible dans notre monde) un flux convectif nul (tout en maintenant une humidité constante dans l'atmosphère), le flux au sol passerait de 390W/m2 correspondant à 15°C, à 480 W/m2, soit une température moyenne de 30°C.

Pour résumer, le Sahara subit un effet de serre plus faible qu'ailleurs mais non négligeable (GES et VE), il n'est pas, ou moins, exportateur de flux advectif, enfin la température de surface ne peut baisser autant qu'ailleurs puisqu'il n'y a pratiquement pas d'évaporation.

Bon, pour le reste, concernant les nuages, il ne faudrait pas sombrer dans des raisonnements sans queue ni tête.
Une atmosphère sans émetteur d'IR n'a aucune raison de transmettre quoi que ce soit vers la surface.
Une atmosphère avec un émetteur d'IR, par définition, transmet des IR vers la surface et ce quelle que soit sa température.
On ne va pas tourner en rond 107 ans non plus là-dessus.
Donc si tu n'es pas d'accord , soit tu le fais exprès, soit tu devrais retravailler tes bases et sérieusement.
Ceci dit, on a donné suffisamment d'explications pour les autres (ceux qui veulent vraiment comprendre).
Réponse de meteor le 02/04/2009 à 10h15
minitAX

tu sais très bien que Ts1 peut être inférieur comme supérieur à Ts2, bref qu'on ne sait PAS quantifier l'effet thermique de la présence de GES à 100 m du sol sur la température au sol, donc que la théorie du RC par "l'effet de serre" est loin d'être acquise,

Il suffit de mettre au sol (de nuit pour éliminer le pb d'ensoleillement) un pyrgéomètre, c'est facile et je l'ai fait et des tas de gens savent ça .
on enregistre le passage des nuages bas , ça se voit comme le nez au milieu de la figure
et chacun sait qu'une nuit sans nuages est moins froide qu'une nuit claire .
Comme toujours, tu affirmes avant même de réfléchir.
Commentaire n°20 posté par sirius le 01/04/2009 à 22h45
miniTAXXXXXXXXXX
c'est lassant!
si tu veux comparer les choses , tu le fais pour de bon cas, que tu prends le Sahara, de nuit et tu mets un un cirrus ou t'en mets pas
et tu mesures ta température au 10 e de degré et toutes choses égales par ailleurs.
C'est du B A BA , à la portée de n'importe qui : quand onfait des comparaisons, on ne fait varier qu'une chose à la fois.
Commentaire n°21 posté par sirius le 01/04/2009 à 20h34
@85 Enisor a écrit : "dE/dt = Esol-Eréémise"
------------------------------------
Ca démarre mal, l'équation n'est pas homogène.
Si encore dE/dt = Psol-Préémise, je veux bien.
Commentaire n°22 posté par miniTAX le 01/04/2009 à 19h43
Sirius a écrit : "Le moins qu'on puisse dire, c'est que tu n'es pas clair
Tu dois être le seul à comprendre l'intérêt de cette comparaison "
---------------------------
- Quand je fais une mauvaise formulation (que j'ai reconnue), tu me traites d'ignare
- Quand je reformule la question, tu dis que je ne suis pas clair.
- Mais comme la question est on ne peut plus claire (est ce que la Ts1 > Ts2, Ts =température de surface, Ts1: avec atmosphère et GES, Ts2: sans atmosphère), tu prétends que je serais le seul à comprendre l'intérêt de la question.
Non mais comme rhétorique de l'anguille, mega lol quoi, surtout que la question s'adressait à Enisor et pas à toi.

Si tu ne réponds pas, c'est parce que tu sais très bien que Ts1 peut être inférieur comme supérieur à Ts2, bref qu'on ne sait PAS quantifier l'effet thermique de la présence de GES à 100 m du sol sur la température au sol, donc que la théorie du RC par "l'effet de serre" est loin d'être acquise, contrairement à l'argument d'autorité que tu ne cesses de sortir pour essayer de discréditer G & T.

C'est bien pour ça que la température d'une région ultra-sèche comme le Sahara (donc avec bien moins de GES qu'ailleurs) peut-être supérieure et non inférieure à celle d'une région à la même latitude càd que le taux de GES a une influence totalement négligeable et indéterminable sur la température de surface par rapport à l'albédo, la nébulosité, la circulation atmosphérique...
Mais ce genre d'incertitude, tu te gardes bien de le crier sur les toits.
Commentaire n°23 posté par miniTAX le 01/04/2009 à 19h37
chps:
c'est simple: si la pusssance émise est inférieure à ce que donnerait le thermostat, la température de la pièce baisse sans cesse jusqu'à égaler celle de l'extérieur de façon asymptotique
sinon, ça diverge: il fait de plus en plus chaud.
je ne vois donc pas comment on peut raisonner là dessus.
Commentaire n°24 posté par sirius le 01/04/2009 à 19h24
Bonjour miniTAX et autres,

Nous sommes tous d'accord sur l'idée qu'un corps froid ne peut pas réchauffer un corps chaud, mais ici le corps froid c'est la terre+atmosphère et le corps chaud c'est le soleil.

Voici une petite démo qui devrait cous convaincre. L'évolution dans le temps de l'énergie reçue au niveau de la surface en absence d'atmosphère est donnée par

dE/dt = Esol-Eréémise

La température est déterminée par l'énergie réémise selon la loi de Stefan-Boltzmann. A l'état stationnaire, Eréémis=Esol.

Si un gaz à effet de serre est présent : celui-ci absorbe une fraction x du rayonnement solaire incident et une fraction y du rayonnement réémis par la terre. La moitié de ces énergies absorbées par l'atmosphère est réémise dans chaque sens (isotropie).

L'énergie totale arrivant sur terre devient donc

E=Esol*(1-x/2)+Eréémis*(y/2)

et l'équation d'évolution admet comme solution stationnaire

Eréémis = Esol*(1-x/2)/(1-y/2)

Ceci signifie que l'énergie réémise (et donc la température) augmente si (1-x/2)/(1-y/2) est supérieur à 1, en d'autres termes si x est plus petit que y.

Bref : la température de la surface est plus grande si l'atmosphère absorbe une plus grande fraction de l'énergie réémise par la terre que celle du rayonnement solaire incident. Ce qui est la définition même d'un GES.

Donc, expliquez moi ce qui ne va pas dans ce raisonnement. Le gain d'énergie réémise n'est pas transitoire, mais est bien celui de l'équilibre thermique.

PS : l'énergie totale du système terre-soleil est bel et bien conservée.
Commentaire n°25 posté par Enisor le 01/04/2009 à 18h49
"Explique toi.
Si P1 est une puissance, la vitre ne peut pas émettre le produit P2 P1 puisque ça serait une puissance au carré
il faut donc reprendre ta démo"

Faute de frappe, comprendre P1+P2.

"si la seule perte d'énergie est par l'intermédiaire du vitrage , alors la puissance du radiateur sert à maintenir sa température"

"Sert a maintenir" sous entend un fonctionnement classique du radiateur qui chauffe quand il faut donc lie a un thermostat. Mais si le radiateur rayonnne toujours la meme puissance (-18°C) et que la piece recoit P1/2 en plus la piece sera plus chaude (15°C) que le radiateur. A moins que le radiateur recevant P1/2 passe a la temperature +15°C. (Process decrit par meteor (corps chaud recevant des photons ..) qui est du transfert de chaleur, du froid (vitre) vers le chaud (radiateur), deguisé.
Commentaire n°26 posté par chps le 01/04/2009 à 18h26
chps:
D'ailleurs dans l'exemple du double vitrage, on ne parle pas non plus de la temperature de la piece..
Le radiateur rayonne P1, le double vitrage rayonne P2 P1 + P2 => T superieure a temperature de la piece sans double vitrage .. donc une temperature de la piece qui peut etre superieure au radiateur ...

Explique toi.
Si P1 est une puissance, la vitre ne peut pas émettre le produit P2 P1 puisque ça serait une puissance au carré
il faut donc reprendre ta démo
si la seule perte d'énergie est par l'intermédiaire du vitrage , alors la puissance du radiateur sert à maintenir sa température
le verre absorbe en totalité P1 ...et émet vers la pièce une puissance inférieure ;
et ça s'arrête là sans info supplémentaire
Commentaire n°27 posté par sirius le 01/04/2009 à 17h32
D'ailleurs dans l'exemple du double vitrage, on ne parle pas non plus de la temperature de la piece..
Le radiateur rayonne P1, le double vitrage rayonne P2 P1 + P2 => T superieure a temperature de la piece sans double vitrage .. donc une temperature de la piece qui peut etre superieure au radiateur ...
Commentaire n°28 posté par chps le 01/04/2009 à 17h16
Enisor:
Dans le cas (1) nous avons la terre + vide et dans le cas (2) la terre + atmosphère. Le soleil envoie dans chaque cas la même quantité d'énergie par unité de temps. Il est évident que la capacité calorifique du système (2) est plus grande - en conséquence le système (2) peut absorber une plus grande quantité de l'énergie reçue que le système (1). Le reste est une question de distribution interne de cette énergie excédentaire : une partie va a l'atmopshère, le reste à la planète.
--------------------------

Aucun rapport avec la choucroute.. non restons courtois ..
On reste un peu sur sa fin: vous faites une demo sur l'energie, quid de la temperature ? Le systeme gagne deja, sans GES, en energie par rapport a un systeme sans atmsophere.. donc pas besoin de GES .. air et eau remplissent deja ce role. Augmentation de l'energie interne ne signifie pas augmentation de la temperature (transition de phase par exemple)
Commentaire n°29 posté par chps le 01/04/2009 à 17h10
Le procès d'intention, c'était la solution sympa (lol)
Le moins qu'on puisse dire, c'est que tu n'es pas clair
Tu dois être le seul à comprendre l'intérêt de cette comparaison
Commentaire n°30 posté par sirius le 01/04/2009 à 15h58
"De deux choses l'une: ou tu t'amuses à chercher le "tipping point" des idioties que l'on peut affirmer avant que tout le monde s'en rende compte ou tu es bien plus nul que je le pensais.
Tu fais comment pour avoir des transferts d'énergie par conduction, convection avec le VIDE????"
----------------
J'ai mal précisé mes pensées, mais tu aurais pu deviner ce dont il s'agissait avec mon exemple du Sahara, alors je me passe bien de tes procès d'intention, merci.

Ce que je voulais dire, c'est est ce que la surface terrestre est plus chaude si l'atmosphère était composé de GES que s'il n'y avait pas d'atmosphère (càd le vide), d'où la comparaison Sahara & Queensland. On parle de l'effet de serre sur la température de surface donc ça concerne un bilan au niveau de la surface, pas au niveau TOA.
Commentaire n°31 posté par miniTAX le 01/04/2009 à 15h12
Enisor a écrit : "Un corps froid ne peut pas réchauffer un corps plus chaud que lui, c'est la seconde loi de la thermodynamique."
------------------------
Heuh, sérieux, ça t'arrive de lire correctement ce qu'on écrit ?
Qu'est ce que j'ai écrit EXACTEMENT 2 posts plus haut (n°75) au sujet des corps chaud & froid ?
Si déjà, tu ne réponds pas aux questions mais en plus tu déformes les questions, on n'est pas sorti de l'auberge.

Quant à l'histoire du "système fermé dans le sens où il peut échanger de l'énergie mais pas sous forme de matière", fort bien, mais ça ne dit en aucun cas qu'une Terre avec GES serait plus chaude que sans GES. Dans un cas comme dans autre, la Terre-système-fermé ne peut changer sa son énergie que par radiation, donc le bilan énergétique reste strictement le même et donc ton histoire de système (2) pouvant absorber plus d'énergie que le système (1), c'est de la bêtise en concentré. Ce ne serait valable qu'en transitoire, donc ça n'a rien à faire dans des bilans à l'équilibre.
Commentaire n°32 posté par miniTAX le 01/04/2009 à 15h04
enisor: je partage ton impression:
les bras m'en tonbent à moi aussi quand je lis certaine âneries
mais j'ai plus de bouteille!

miniTAX:
est ce que l'ES serait meilleur isolant que le vide (en comptant les 3 composantes de transfert d'énergie : conduction, convection, radiation), est ce que le Sahara (très sec donc très peu d'effet de serre) est moins chaud que la côte Est du Queensland.
Ha, ça se complique.

De deux choses l'une: ou tu t'amuses à chercher le "tipping point" des idioties que l'on peut affirmer avant que tout le monde s'en rende compte ou tu es bien plus nul que je le pensais.
Tu fais comment pour avoir des transferts d'énergie par conduction, convection avec le VIDE????

NB: c'est toujours le vide au delà de l'atmosphère!
Commentaire n°33 posté par sirius le 01/04/2009 à 14h58
C'est carrément affolant...

Vous êtes en train de nous prétendre qu'une terre entourée du vide interstellaire (à 4-5 K) serait plus chaude qu'une terre entourée d'un gaz?

Et cette histoire d'un corps froid qui peut réchauffer un corps chaud n'a ni queue ni tête, vous mélangez tout mon brave. Un corps froid ne peut pas réchauffer un corps plus chaud que lui, c'est la seconde loi de la thermodynamique. Mais la source de chaleur ici, c'est le soleil et non la terre.

Parlons avec un langage de thermodynamicien
-------------------------------------------

L'ensemble terre+atmosphère ne forme pas un système isolé, pour lequel l'entropie ne peut que croître, mais bien un système fermé dans le sens où il peut échanger de l'énergie mais pas sous forme de matière.

Dans le cas (1) nous avons la terre + vide et dans le cas (2) la terre + atmosphère. Le soleil envoie dans chaque cas la même quantité d'énergie par unité de temps. Il est évident que la capacité calorifique du système (2) est plus grande - en conséquence le système (2) peut absorber une plus grande quantité de l'énergie reçue que le système (1). Le reste est une question de distribution interne de cette énergie excédentaire : une partie va a l'atmopshère, le reste à la planète.

C'est au passage exactement ce qui est dit dans l'article dont j'ai donné le lien. Mais que vous n'avez pas lu. Ou pas compris.
Commentaire n°34 posté par Enisor le 01/04/2009 à 12h59
Enisor a écrit : "
La question qu'il faudrait se poser dans ce cadre est : la température d'équilibre de la pièce sera-t-elle plus élevée avec un cube de glace à -30 ou un cube de glace à -29 ? C'est très proche du cas de l'effet de serre : la terre est-elle plus chaude lorsqu'elle est entourée de vide ou d'une atmosphère ?"
------------------------------
Bah à l'équilibre, la température de 15°C de la pièce aura baissé dans tous les cas qu'on y mette un cube de glace à -29°C ou -30°C. Donc bon, tu flingues ton propre argument (réchauffement d'un corps chaud par irradiance d'un corps froid) avec ta réponse hors sujet. On n'est pas à l'équilibre et la question est de savoir si un corps très froid qui se réchauffe peut, par **radiation**, réchauffer un corps chaud.

Quant à se poser la question si la Terre serait plus chaude avec effet de serre ou avec le vide (sous-entendu la Terre est chaude grâce à l'ES, ouh hou), on devrait te poser les questions : est ce que l'ES serait meilleur isolant que le vide (en comptant les 3 composantes de transfert d'énergie : conduction, convection, radiation), est ce que le Sahara (très sec donc très peu d'effet de serre) est moins chaud que la côte Est du Queensland.
Ha, ça se complique.
Commentaire n°35 posté par miniTAX le 01/04/2009 à 12h16
enisor a dit ceci
"on sait depuis 120 ans que le rayonnement émis par un corps est lié exclusivement à sa température, pas à celle du reste de l'univers..."

et c'est parfgaitement juste

Tout ce que tu as raconté à propos n'a fait qu'embrouiller les choses.
Commentaire n°36 posté par sirius le 31/03/2009 à 17h04
Je suis entièrement d'accord avec l'affirmation. Je fais simplement remarquer que ce n'est pas ce qu'Enisor a dit.
Commentaire n°37 posté par pierre allemand le 31/03/2009 à 16h57
Les points sur les i, on va les mettre:
la température d'un corps dépend de la température de son environnement
l'émission de rayonnement électromagnétique par ce corps ne dépend que de la tempéture de ce coprs et de son émissivité.

J'ai enseigné ça pendant 30 ans et, moi, j'ai fait mes preuves . Tu ne peux pas en dire autant
alors stp réfléchis une minute avant d'écrire
Commentaire n°38 posté par sirius le 31/03/2009 à 16h38
Sirius
"et alors? en quoi est ce audacieux? le rayonnement émis sera toujours fonction de la température du corps qui émet et de son émissivité, pas de la température des autres corps."
Puisqu'il faut être plus précis, prenons 2 cas :
Cas 1
- Un corps A à la température T1 qui émet une puissance P1.
- Au voisinage du corps A, un corps B à la température T2 .
- Le reste de l'univers.

Cas 2
- Un corps A à la température T? qui émet la puissance P?
- Au voisinage du corps A, un corps B à la température T3.
- Le reste de l'univers.
Si T2 et T3 sont différentes je suppose que vous n'allez pas maintenir que P? est égale à P1 ?.
Or qu'ai-je fait en passant du cas 1 au cas 2 ?
J'ai simplement changé la température d'un des corps de l'univers, ce qui a changé la température et donc le rayonnement émis par le corps A. Décidément, ce rayonnement est bien dépendant de la température des autres corps.

(Sinon, vous allez aussi expliquer que le point d'impact d'une balle tirée d'un fusil est liée à ses paramètres de trajectoire à la sortie du canon, et pas à l'orientation du fusil ?)
Commentaire n°39 posté par pierre allemand le 31/03/2009 à 16h27
!
pierre allemenad:
Ben non. Ce qui n'est pas réfléchi peut aussi être reémis, qui n'est ni de l'absorption, ni de la réflexion.


Un peu de rigueur là encore: la réémission dont tu parles, c'est de la diffusion cohérente s'il s'agit d'émission à la même fréquence ou incohérente s'il s'agit d'une cascase d'émissions.
Parlais tu vraiment de cela?

Parce que c'est totalement hors contexte et sans intérêt dans la discussion présente. Ici, meteor parle du rayonnement solaire aborbé ou réfléchi , compte tenu de la température de la terre, l'émission aux courtes longueurs d'onde est totalement négligeable.

En outre, la diffusion cohérente est un processus très proche de la réflexion , le point essentiel étant qu'il n'y a pas de transformation rayonnement - chaleur.
Commentaire n°40 posté par sirius le 31/03/2009 à 16h08
Meteor
"Ce qui n'est pas réfléchi est, par définition, absorbé".
Ben non. Ce qui n'est pas réfléchi peut aussi être reémis, qui n'est ni de l'absorption, ni de la réflexion.

"Par contre, en IR, les émissivités ou absorptivités sont presque identiques et voisines de 1."
Juste un exemple pour montrer que cette affirmation n'est pas très exacte : (http://www.avignon.inra.fr/content/download/4459/72428/file/radiotherm_Prot.pdf) et une phrase tirée de cette référence : "Une autre approche consiste à ne pas
utiliser la fonction f8-14(T) et de jouer sur la
puissance de T pour prendre en compte le fait
qu'on ne sélectionne qu'une bande de fréquence
dans la mesure. Dans ce cas la puissance 4 est
remplacé par 4.49 et la constante de Stephan
Boltzmann est de 1.25.10-9 (Verhoef, 1995)" Dans ces conditions, on doit peut-être considérer que si on retombe sur ses pattes en faisant "Le calcul qui aboutit à -18°C tel que T = (242*(1-albédo))^0.25" c'est peut-être surtout le fait du hasard.
Commentaire n°41 posté par Pierre Allemand le 31/03/2009 à 15h58
Merci Sirius. Mais c'est vrai que de plus en plus de personnes confondent température et chaleur. S'il faut plus de rigueur, alors voici : "la température d'un corps à l'équilibre thermique avec son environnement est directement proportionnelle à son énergie interne".
Commentaire n°42 posté par Enisor le 31/03/2009 à 13h52
pierre allemand dit
Ne dites pas trop çà devant vos élèves : l'un d'eux pourrait vous rétorquer (à juste titre) 1) que la température d'un corps étant liée, elle-même, à celle des corps environnants, ce raisonnement est pour le moins audacieux.

et alors? en quoi est ce audacieux? le rayonnement émis sera toujours fonction de la température du corps qui émet et se sonémissivité, pas de la température des autres corps.

Par contre, la température du corps en question est elle même dépendante des échanges thermiques avec les corps environnants (cad conduction, convection, rayonnement)
Un peu de rigueur !
Commentaire n°43 posté par sirius le 31/03/2009 à 12h42
Enisor :
"on sait depuis 120 ans que le rayonnement émis par un corps est lié exclusivement à sa température, pas à celle du reste de l'univers..."
Ne dites pas trop çà devant vos élèves : l'un d'eux pourrait vous rétorquer (à juste titre) 1) que la température d'un corps étant liée, elle-même, à celle des corps environnants, ce raisonnement est pour le moins audacieux. 2)le rayonnement est lié aussi à l'émissivité, ce qui fait que l'adverbe "exclusivement" est inexact dans votre affirmation. On mettra çà sur le compte de la fougue de la jeunesse...

Meteor
"Le calcul qui aboutit à -18°C tel que T = (242*(1-albédo))^0.25 est donc tout à fait bon et réaliste"
je ne comprend pas : assimilez-vous le complément à 1 de l'albédo (spectre solaire) avec l'émissivité (valable pour une fréquence donnée)? Autrement dit, assimilez-vous en quelque sorte la surface solaire à la surface terrestre ?
J'ai appris (loi de Stefan) que la puissance émise était proportionnelle à l'émissivité de la surface (pour une longueur d'onde donnée). Mais je ne vois pas de raison pour que la puissance émise soit proportionnelle au complément à 1 de l'albédo...
Commentaire n°44 posté par Pierre Allemand le 31/03/2009 à 11h23
je réponds pour ce qui me concerne.
l'albédo concerne la réflectivité de la surface terrestre et de l'atmosphère aux fréquences du spectre solaire.
Ce qui n'est pas réfléchi est, par définition, absorbé.
L'émissivité et l'absorptivité dépendent certes de la fréquence mais il ne faut pas confondre ce fait avec la loi de Stefan-Boltzmann qui lit l'intensité du rayonnement à la température.
Ainsi, la température du soleil est de 5780 °K et son émissivité est proche de 1.
Le soleil est presque un corps noir.
Le spectre terrestre propre (exceptée la partie réfléchie) est certes décalé vers les basses fréquences par rapport au spectre solaire mais il n'y a pas de relation directe avec l'émissivité de la Terre qui est liée à la nature du corps absorbeur et émetteur et aussi à la fréquence du rayonnement mais dans une certaine mesure parfaitement connue.
L'absorptivité moyenne de la Terre est de l'ordre de 0.7 pour le rayonnement solaire et elle est de entre 0.95 et 1 pour l'IR.
Si on chauffait la Terre à 5780°K, Dieu nous en préserve, il n'y aurait plus de neige, plus de nuages, l'émissivité serait alors très proche de 1, mais la nature des corps en jeu aurait changé.

Pour donner un exemple concret si on prend de la neige et de la suie, la première à une absorptivité de 0.2, la seconde très voisine de 1, lorsqu'on les soumet au rayonnement solaire.
Par contre, en IR, les émissiviés ou absorptivités sont presque identiques et voisines de 1.
Lorsque l'on parle de 242W/m2 il s'agit de 242 W/m2 entièrement absorbés par la Terre (au sens large) et transformés en chaleur.
Le devenir de cette chaleur se décline ensuite en rayonnement et convection.
Réponse de meteor le 31/03/2009 à 11h54
je ne vois pas où est le pb.
La surface ne serait plus chauffée par le rayonnement solaire, elle le serait par rayonnement IR en provenance de l'atmosphère, et , comme tu le dis, par conduction et par convection.
mais tu oubliais le rayonnement électromagnétique IR!
Commentaire n°45 posté par sirius le 31/03/2009 à 10h48
fritz: ta serre serait alors constituée d'un verre opaque ce qui est franchement bizarre pour une serre
Ceci dit, dans ce cas, ce n'est plus la surface qui chauffe l'atmosphère mais l'inverse parce que en définitive la source de chaleur: c'est le SOLEIL!
ce n'est ni la surface , ni l'atmosphère: le système n'est pas ISOLE
Commentaire n°46 posté par sirius le 30/03/2009 à 22h38
Meteor,

en effet : les énergies que j'ai indiquées s'entendent par unité de temps. E'=0 donne l'état stationnaire (ou d'équilibre) pour lequel Eréémis=Ereçue.

Votre raisonnement se rapproche ensuite fort de celui dans l'article dont je vous parlais. Comme quoi nous en arrivons (presque) tous à la même conclusion...

Quant à votre question fritz... Tout dépen de ce que vous appelez "opaque". Vous voulez dire qui absorbe tous les rayonnement sou les réémets tous ? Ce n'est pas très clair...
Commentaire n°47 posté par Enisor le 30/03/2009 à 22h25
Hello,

le température de l'espace interstellaire est d'environ 3-4K. Je répète donc cette question : une terre entourée d'espace interstellaire est-elle plus mou oins chaude qu'une terre entourée d'une atmosphère à une température supérieure à 3-4 K ?

Puisque vous voulez une approche plus scientifique, pourquoi ne contredisez-vous pas mon équation bilan des énergies ? Agissez un epu au lieu de blablater dans le vide...
Commentaire n°48 posté par Enisor le 30/03/2009 à 20h36
tiens je n'avais pas regardé ton premier bilan que je rappelle:

"- si la terre était "seule", elle émettrait une quantité d'énergie E sous forme de rayonnement vers l'univers environnant. Sa température est alors déterminée par la quantité E' = Esol-E (Esol est l'énergie reçue via le soleil)

- si autour de la terre il y a un corps, quelconque, qui peut absorber et réémettre une fraction f de l'énergie émise E, alors la quantité d'énergie reçue par la terre augmente de fE/2. L'énergie totale est conservée car ce qui est renvoyé vers le vide environnant diminue du même facteur."

je suis d'accord sauf que si la Terre était seule, à l'équilibre, elle émettrait E =E sol (toute l'énergie solaire serait réémise).
Dans le cas où il y a un corps sphérique qui entoure complètement la Terre pouvant absorber fE, effectivement, la Terre recevrait fE/2 et fE/2 serait émis vers l'espace.
Bon ensuite les fE/2 reçus par la Terre seraient à leur tour réémis (à l'équilibre) et on aurait une fraction f^2 E/2 captée par le corps dont f^2*E/4 serait réémis vers la Terre.
Donc la température finale de la Terre serait celle correspondant à l'émission de Esol + fE/2+f^2*E/4+f^3*E/8 +...
si f=1 et que le corps en question est un CN on a en fait

E/2 +E/4 + E/8 +...+ E/2n+ .. = E


Bref c'est le fonctionnement de la serre sous vide dont je parlais dans un commentaire.
Réponse de meteor le 30/03/2009 à 21h33
C'est bien simple : publier une fois un article interminable dans une revue obscure après 15 ans de tentatives infructueuses est une chose.

Avoir plusieurs études par plusieurs dizaines de groupes différents publiées dans dfférentes revues prestigieuses c'est une autre chose.

On peut tromper une eprsonne une fois, mais pas mille personnes mille fois.
Commentaire n°49 posté par Enisor le 30/03/2009 à 17h22
Bon, bah Pierre Allemand a trouvé le lien qui permet de clore le débat sur "falsification". J'allais confirmer cette tradution, ayant demandé à un ami traducteur et à sa femme anglo-saxonne.
J'en profite pour préciser que c'est assez amusant de voir des gens qui ne déclinent pas leurs compétences diverses déclarer que ces deux chercheurs font des erreurs de débutants, qui par ailleurs ne seraient pas relevées par le comité de lecture... Si c'est vrai, quid de tout ce sur quoi repose le (prétendu) réchauffement climatique ?
Commentaire n°50 posté par Ouchchen le 30/03/2009 à 16h53
Concernant la traduction, je me fie au dictionnaire et pas à je ne sais qui.
J'invite donc tout le monde à ouvrir son dictionnaire.
Le fait que les auteurs soient allemands ne les empêche nullement de connaître la signification des mots anglaisqu'ils emploient.
Pour la énième fois, une "falsification", en anglais, d'après le Harraps, c'est une "falsification" en français.
A moins que les gens qui aient écrit l'Harraps ne connaissent pas l'anglais...
Ca m'étonnrait tout de même...
Par exemple "falsification of accounts" cela veut dire "faux en écriture comptable"
C'est clair, il n'y a pas à discuter d'avantage sur ce point.
Le reste du message n'apporte rien, il faut connaître les rudiments de la physique c'est tout.

PS: bon on peut admettre plusieurs significations mais l'utilisation de ce terme était certainement, à dessein, ambigüe.
voici des définitions trouvées par Google:
  1. to make false; specif.,
    1. to give an untrue or misleading account of; misrepresent
    2. to alter (a record, etc.) fraudulently
  2. to prove or show to be untrue or unfounded to falsify their hopes
Réponse de meteor le 30/03/2009 à 17h36

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