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D'après cette étude, parue dans Nature, la libération du CH4 contenu dans le permafrost des zones arctiques (toundra) ne serait pas limitée à la période chaude, mais se produirait également, au moment du regel de la couche superficielle, en quantité importante et voisine de la quantité émise en été,
Voici l'abstract, en anglais :
Mikhail Mastepanov1, Charlotte Sigsgaard2, Edward J. Dlugokencky3, Sander Houweling4,5, Lena Ström1, Mikkel P. Tamstorf6 & Torben R. Christensen1
Correspondence to: Torben R. Christensen1 Correspondence and requests for materials should be addressed to T.R.C. (Email: Torben.Christensen@nateko.lu.se).
Terrestrial wetland emissions are the largest single source of the greenhouse gas methane1. Northern high-latitude wetlands contribute significantly to the overall methane emissions from wetlands, but the relative source distribution between tropical and high-latitude wetlands remains uncertain2, 3. As a result, not all the observed spatial and seasonal patterns of atmospheric methane concentrations can be satisfactorily explained, particularly for high northern latitudes. For example, a late-autumn shoulder is consistently observed in the seasonal cycles of atmospheric methane at high-latitude sites4, but the sources responsible for these increased methane concentrations remain uncertain. Here we report a data set that extends hourly methane flux measurements from a high Arctic setting into the late autumn and early winter, during the onset of soil freezing. We find that emissions fall to a low steady level after the growing season but then increase significantly during the freeze-in period. The integral of emissions during the freeze-in period is approximately equal to the amount of methane emitted during the entire summer season. Three-dimensional atmospheric chemistry and transport model simulations of global atmospheric methane concentrations indicate that the observed early winter emission burst improves the agreement between the simulated seasonal cycle and atmospheric data from latitudes north of 60° N. Our findings suggest that permafrost-associated freeze-in bursts of methane emissions from tundra regions could be an important and so far unrecognized component of the seasonal distribution of methane emissions from high latitudes."
Ce que j'en pense:
Cette découverte est intéressante pour mieux expliquer les variations saisonnières de ce gaz.
Néanmoins, contrairement à ce que j'ai pu lire dans la prose sceptique, ceci ne remet nullement en cause le principe de libération du CH4 lors de l'élévation de température et donc lors de l'évolution prédite du climat sous ces latitudes, au cours des prochaines décennies.
Lorsqu'on observe la courbe d'évolution temporelle de la teneur en CH4, du flux de CH4, éditée dans Nature, on distingue bien deux maximums successifs.
Le premier en juillet, le second début octobre.
On remarque que le flux de méthane suit parfaitement bien la température du sol, sauf lorsqu'il y a regel du sol superficiel.
A mon sens ce dernier phénomène n'est pas inexplicable.
Il est lié au fait que lorsque de l'eau gèle, les impuretés dissoutes, comme les gaz, ou les sels, sont partiellement évacués.
Je pense pourtant que ce phénomène est bien connu et je m'étonne qu'il ne soit pas mentionné dans le texte de l'article.
Donc, je le répète, cela ne remet en cause nullement, la libération du CH4 du permafrost.
A la limite, bien au contraire, car cette bouffée supplémentaire du CH4, non entièrement dégazé lors de la période chaude, pourrait contribuer, de façon significative, à l'augmentation de la teneur en CH4, saisonnière et tendancielle, en tous les cas par rapport à ce qui était prévu précédemment.
PS: Une petite étude concernant, entr'autres, le relarguage des gaz dissous lors du gel de l'eau.
"Yu. A. Sigunov1
and
Yu. A. Samylova1
|
Surgut State Pedagogical University, Surgut, 628417 |
Received: 29 June 2005 Revised: 29 November 2005
Il est donc possible que les émanations de CH4 proviennent d'un phénomène de ce type.
Par contre il n'est pas évident de calculer l'ordre de grandeur du flux généré.
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