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selon cette étude parue dans GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, les variations de teneur en vapeur d'eau, suite aux variations de température de surface, sont en cohérence avec ce que prédisent les modèles climatiques.
En voici l'abstract traduit:
"GEOPHYSICAL RESEARCH LETTERS, VOL. 35, L20704, doi:10.1029/2008GL035333, 2008
Water-vapor climate feedback inferred from climate fluctuations, 2003-2008
A. E. Dessler Department of Atmospheric Sciences, Texas A&M University, College Station, Texas, USA
Z. Zhang Department of Atmospheric Sciences, Texas A&M University, College Station, Texas, USA
P. Yang Department of Atmospheric Sciences, Texas A&M University, College Station, Texas, USA
Received 13 July 2008; accepted 19 September 2008; published 23 October 2008.
abstract
entre 2003 et 2008, la température de surface globale a varié de 0.6°C.
Nous analysons ici la réponse de la vapeur d'eau troposphérique à ces variations.
Des mesures à haute résolution d'humidité spécifique (q) et d'humidité relative (RH) sont obtenues par satellite (Amospheric Infrared Sounder: AIRS).
Pour la majeure partie de la troposphère, q augmente avec la température moyenne, bien que quelques régions montrent la réponse opposée.
Le RH augmente dans quelques régions et décroît dans d'autres , la moyenne restant presque constante à toute altitude.
La rétroaction impliquée par ces observations est fortement positive, avec une amplitude moyenne de 2.04W/m2/°K, similaire à celle simulée par les modèles climatiques.
L'amplitude est similaire à celle obtenue si le RH de l'atmosphère est maintenu constant."
L'humidité spécifique est le rapport masse de vapeur d'eau (VE) contenue dans un volume (ou une masse) donné(e), d'air.
Elle s'exprime généralement en g d'eau/ m3 (ou kg) d'air.
le RH est l'humidité relative c'est-à-dire le rapport entre l'humidité spécifique mesurée et l'humidité spécifique à saturation.
L'humidité spécifique q est égale au produit RH * q0 où q0 est l'humidité spécifique à saturation.
Cette dernière est liée à la température suivant la relation de Clapeyron.
Les modèles et observations montrent, en général, que le RH moyen ne varie que très peu avec la température moyenne.
Cette étude semble le confirmer.
Elle confirme de plus que les variations de teneur en VE suivent bien les variations de température et constituent donc une rétroaction positive puissante de ces mêmes variations.
Par contre je ne sais pas si les 2.04W/m2/°K trouvés, correspondent à une mesure ou à un passage à la moulinette style HITRAN ou autre.
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