Encore un dernier article de la saga ESRL 2008
Il m'avait intéressé au premier abord mais j'avais un problème d'interprétation qui m'empêchait d'en faire part ici.
Après quelques échanges avec l'auteur, Ellsworth G Dutton, de l'ESRL, très disponible je dois dire, je suis en mesure maintenant d'en proposer une traduction.
Malheureusement, comme vous pouvez le constater, les documents de présentation sont assez succints et conçus pour mettre en appétit les participants à la conférence.
Mais on y va quand même...
s'approcher, par l'observation, du gap entre le forçage radiatif climatique et les changements radiatifs climatiques.
(le titre lui-même peut poser quelques problèmes d'interprétation, isn't it?)
Observationally Closing the Gap Between Climate Radiative Forcing and Changes in Radiation Climate
E.G. Dutton1 and the ESRL Radiation Group1,2
1NOAA Earth System Research Laboratory, 325 Broadway, Boulder, CO 80305; 303-497-6660,
Fax: 303-497-6546, E-mail: ellsworth.g.dutton@noaa.gov
2Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences, University of Colorado, Boulder, CO 80309
Le forçage radiatif (RF) total, émanant de plusieurs sources (GES, aérosols,...), tel que signalé dans les rapports du GIEC, est 2 à 4W/m2, sur la période de doublement du CO2.
Cependant le changement, du flux radiatif, prédit par les modèles GIEC, est de 15 à 20 W/m2.
Alors que le RF est bien connu, étant supporté par des observations de haute qualité, à l'heure actuelle, le changement de flux radiatif est seulement prédit et largement dépendant de la rétroaction, estimée, de la vapeur d'eau.
Néanmoins, les effets attendus sur la température globale ont été indiqués, avec un haut degré de certitude, en accord avec les observations.
La confirmation, par l'observation, du changement actuel de flux radiatif, avec ses variations spatiales, contribuerait à renforcer la confiance dans les scénarios climatiques, comme elle permettrait un meilleur suivi, et des améliorations potentielles, de ces prédictions.
Pendant les 15 dernières années, nous avons mesuré les composants infrarouges du budget de surface sur un certain nombre de sites ( la phrase en anglais est " For the past 15 years, we have been measuring infrared components of the surface radiation budget at a number of globally remote background sites", et je suppose qu'il s'agit de sites permettant de mesurer le flux descendant vers la surface, mais je suis preneur d'une meilleure traduction)
Ces données ont été analysées à des périodes pouvant être raccordées aux périodes des modèles.
Les résultats commencent à montrer une évidence observationnelle d'une disparition du "gap".
Des détails du programme d'observations et d'analyse seront présentés ainsi que les premiers résultats tels que résumés dans le graphe ci-dessous.
(extrait ESRL)
Comme je le disais plus haut j'ai eu des problèmes d'interprétation surtout concernant ce à quoi s'appliquait le fameux "gap"
En regardant le graphe ci-dessus j'avais l'impression que le "gap" était la différence entre la radiation descendante telle que prédite par les modèles, et le RF.
Ce "gap" est important car il permet de quantifier la rétroaction du système à tous moments.
Or le fait que ce gap soit réduit à zéro par l'observation aurait voulu dire que la rétroaction du système était nulle.
Ellsworth m'a tiré de mon embarras, en me signalant que le gap était la différence entre l'observation et le modèle et que donc cette différence était en voie d'être comblée, mais qu'on ne pouvait pas encore disposer d'une quantification suffisamment précise.
Voilà, j'en suis là pour le moment.
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