toujours issues de la conférence de l'ESRL, deux présentations:
la première concerne le réchauffement du permafrost dans le nord de l'Alaska:
"Continued Permafrost Warming in Northern Alaska, 2007 Update
G.D. Clow1 and F.E. Urban1
1U.S. Geological Survey, Denver Federal Center, Earth Surface Dynamics, Lakewood, CO 80225; 303-236-5509, Fax: 303-236-5349, E-mail: clow@usgs.gov"
le permafrost continue à se réchauffer au nord de l'Alaska, mise à jour de 2007.
.....des mesures de température sont réalisées dans les forages profonds tous les 5 ans pour surveiller l'état thermique du permafrost de la surface à -125m....
Les mesures précédentes avaient montré une petite tendance pendant les années 80, suivie d'un réchauffement de 3°K entre 1989 et 2002-2003.
Les mesures de 2007 montrent que le permafrost superficiel continue de se réchauffer depuis 2002-2003.
L'amplitude du réchauffement s'étage de 0.0 à 1.0°K avec une moyenne de 0.4°K, dépendant des conditions locales.
Le réchauffement total moyen dans cette région est maintenant de 3.5°K environ depuis 1989.
Les données de l'aire météorologique voisine, USGS/GTN-P, montrent que les mesures dans les forages en 2002-2003 coïncident avec un pic de température aérienne sur la plaine arctique côtière en Alaska.
Les températures ont substantiellement refroidi en 2004, mais ont depuis augmenté et sont maintenant supérieure à celles de 2002-2003.
(extrait ESRL)
la seconde concerne une enquête sur les causes de l'augmentation du CH4 en 2007
"Causes of the Anomalous Atmospheric CH4 Growth Rate During 2007
L. Bruhwiler and E.J. Dlugokencky
NOAA Earth System Research Laboratory, 325 Broadway, Boulder, CO 80305; 303-497-6921,
Fax: 303-497-6290, E-mail: lori.bruhwiler@ noaa.gov"
les causes de la croissance de la teneur en méthane en 2007
l'analyse des données de température globale a révélé que 2007 était liée à 1998 comme l'année la plus chaude.
Les températures étaient exceptionnellement élevées en Arctique, qui subissait un record d'extension minimale de banquise en septembre.
Il est à noter que l'année 2007 correspondait à la phase froide de l'ENSO, alors qu'en 1998 régnait un El Niño exceptionnellement puissant, apportant avec lui des températures et des précipitations au dessus de la normale sur quelques régions nordiques humides et de la sécheresse, de la chaleur et des feux dans d'autres régions humides, spécialement en Indonésie.
Les températures chaudes et les précipitations au dessus de la normale en 2007, apparaissent avoir eu des conséquences sur le méthane atmosphérique, dont la vitesse de croissance a augmenté brutalement en Arctique, dans les Tropiques et aux latitudes australes tempérées.
Depuis les années 1990, la teneur en CH4 s'est stabilisée, avec des perturbations sporadiques comme lors du Niño 1998.
En utilisant le modèle de transport atmosphérique TM , une paramétrisation des émissions de CH4 des régions humides,, et la base de donnée d'émissions suite aux feux, nous démontrons que la variabilité interannuelle observée du CH4 (mise à part la tendance long terme relative aux émissions anthropogéniques) peut être expliquée par la réponse des régions humides à la variabilité climatique et par la combustion de la biomasse.
Nous montrons que les anomalies de 2007 étaient dues à des émissions anormales au niveau des très hautes latitudes européennes, et dans une moindre mesure, des tropiques, de l'Amérique du Nord boréale et de la Sibérie.
Environ 10Tg (10 millions de tonnes) étaient émises des hautes latitudes et 6 Tg étaient émises des régions tropicales humides.
(extrait de ESRL)
ci-dessous, hors présentation, l'évolution, issue de l' ESRL de la teneur en CH4.
(extrait ESRL)
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