Vous trouverez, au cours des trois prochains articles, y compris celui-ci, une sélection des résumés de présentations qui ont eu lieu, les 14 et 15 mai derniers, au cours de la conférence annuelle de l'ESRL, à Boulder, rassemblant quelques 200 scientifiques du monde entier.
le premier de ces articles, ci-dessous, concerne 4 études sur l'évolution du CO2 atmosphérique.
1- un nouveau regard sur le CO2 anthropogénique
A New Look at Anthropogenic Atmospheric Carbon Dioxide
D.J. Hofmann1 and P.P. Tans2
1Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences, University of Colorado, Boulder, CO 80309;
303-497-6966, Fax: 303-497-6975, E-Mail: David.J.Hofmann@noaa.gov
2NOAA Earth System Research Laboratory, Boulder, CO 80305
Lorsque l'on extrait les variations saisonnières de la teneur en CO2 ainsi que les 280 ppm de la période préindustrielle, la niveau de CO2 atmosphérique suit une fonction exponentielle avec un temps de doublement de 30 ans (voir la courbe noire en pointillés ci-dessous)
Puisque la dérivée d'une exponentielle a la même pente que la fonction elle-même, la vitesse de croissance double aussi tous les 30 ans...
Ce résultat est prévisible alors que la population mondiale et la production domestique augmentent de façon exponentielle avec des vitesses similaires.
(graphe extrait ERSL)
2- quelle valeur pourrait atteindre la teneur en CO2?
How High Could CO2 Go?
P.P. Tans
NOAA Earth System Research Laboratory, 325 Broadway, Boulder, CO 80305; 303-497-6678,
Fax: 303-497-5590, E-mail: pieter.tans@noaa.gov
La croissance des émissions de CO2, provenant de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel, a été plus ou moins exponentielle depuis le début du 20ème siècle, avec un taux de croissance moyen de 2.7% par an.
L'augmentation observée a été entièrement due à nos propres activités.
Des augmentations substantielles futures dépendent de 3 facteurs:
- les ressources totales de charbon et d'hydrocarbures
- l'allure à laquelle nous pouvons "décarboniser" notre système énergétique
- la réponse du système naturel au changement climatique lui-même
....
(graphe extrait ESRL)
(dans le graphe ci-dessus, le "peak-carbon" intervient en 2050, avec des émissions, au moment du peak de 21 Gt/an environ. Ceci semble un scénario moyen étant donné ce que nous
connaissons des réserves et ce qui est estimé des ressources. On se reportera à cet article concernant les diverses estimations et
évaluations)
3- faire la jonction entre le cycle du carbone et les études de qualité de l'air utilisant le 14CO2.
"Bridging Carbon Cycling and Air Quality Studies Using Atmospheric 14CO2
J.B. Miller1, S. Lehman2, S. A. Montzka3, C. Sweeney1, P.P. Tans3, and J. Turnbull2,4
1Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences, University of Colorado, Boulder, CO 80309;
303-497-6086, Fax: 303-497-6290, E-mail: john.b.miller@noaa.gov
2Institute of Arctic and Alpine Research, University of Colorado, Boulder, CO 80309
3NOAA Earth System Research Laboratory, Boulder, CO 80305
4LSCE, CEA-CNRS, Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, Giff-sur-Yvette, France "
Le delta carbone 14 est théoriquement le traceur idéal pour le carbone fossile récemment ajouté, car ce dernier ne contient pas de carbone 14, alors que les autres réservoirs naturels en contiennent.
Depuis 2004, NOAA ESRL et l' INSTAAR ont travaillé ensemble pour réaliser des mesures de delta C14 de haute précision (<2 pour mille).
Nos deux sites dans l'est des US montrent des signaux anthropogénique et biogénique inportants.
Utilisant le delta C14, nous sommes capables de faire la partition entre les deux origines.
Une fois séparés ces deux signaux sont utiles indépendamment.
Le signal biogénique peut être utilisé pour déduire l'absorption et les émissions de la biosphère et le signal anthropogénique peut se déduire sans faire les inventaires des émisions qui ne peuvent jamais être aussi récents que les mesures....
(graphe extrait ESRL)
4- les réponses des écosystèmes au changement climatique en fonction de l'analyse et de l'amplitude du cycle saisonnier du CO2 atmosphérique
"Assessing Terrestrial Ecosystem Responses to Climate Change from Analysis of the Shape and Amplitude of the Seasonal Cycle of Atmospheric CO2
C. Nevison1, P.Y. Ling2, J. Randerson2, and P. Tans3
1National Center for Atmospheric Research, Boulder, CO 80307; 303-497-1621, Fax: 303-497-1437,
E-mail: nevison@ucar.edu
2Earth System Science Dept., University of California, Irvine, CA 92697
3NOAA Earth System Research Laboratory, Boulder, CO 80305 "
Nous analysons les changements dans la forme du cycle saisonnier de la concentration en CO2 atmosphérique pour évaluer des changements de grande échelle dans l'écosystème terrestre.
Les moyennes mensuelles provenant des analyses NOAA ESRL ont été filtrées pour enlever le trend séculaire. Les taux de changement ont ensuite été calculés pour chaque mois par régression linéaire des résiduels mensuels....
La plupart des stations au nord de 55N ont montré des décroissances significatives des minima d'été et des croissances des maxima en automne et en hiver.
En contraste, les stations des moyennes latitudes de l'hémisphère nord, ont montré un comportement inverse, avec des minima estivaux moins prononcés, bien que ces tendances n'étaient significatives que marginalement.
Pour identifier les causes de ces changements nous avons comparé les observations avec les anomalies climatiques et de gel-dégel.....
(graphe extrait ESRL)
à suivre donc les exposés, si disponibles, des études complètes ainsi que des résultats significatifs.
Le CO2 était de 280 PPM en 1850… il est maintenant à 380 PPM, 160 ans plus tard…
Qu'est ce que c’est que cette courbe 1 qui extrait…, qui part de 1950… qui monte, en coordonné, de moitie de 20 à 50 et de moitié de 50 à 100… (bonjour l’honnêteté scientifique !!!)
Histoire de dramatiser le schéma, accentuer la courbe…
Si on la fait partir de 1850… elle est beaucoup plus plate… !!!
Peut-on parler de tromperie ?, de mensonge ?
Si on s'intéresse aux émissions anthropiques, partir de 1850 n'apporte pas grand-chose.
D'ailleurs si on faisait une courbe depuis 1850, on aurait un plateau légèrement ascendant de 1850 à 1940 (287 à 307ppm soit 20ppm en 90 ans) suivi d'une pointe à partir de 1940 montant à 385ppm en 2007 (82ppm en 67 ans) pour atteindre un maximum vers 2100-2150 suivant les émissions envisagées.
Ce ne serait pas moins "dramatique"!