Mardi 22 avril 2008
 
 

Les rayons cosmiques sont des particules très énergétiques, dont les énergies varient de quelques fractions de Gev, à, pour les plus énergétiques (détectées), 1011Gev.

Pour la petite histoire, les particules de 1011Gev posent une énigme à la science car l'on n'imagine pas de processus suffisamment puissant, dans l'univers connu, pour les produire.

 

 

Le fond de rayons cosmiques, à partir de quelques Gev, est essentiellement extra-solaire et seules quelques violentes et sporadiques éruptions solaires sont capables d'émettre des particules de ces niveaux énergétiques.

 

Comme nous l'avons vu dans "activité solaire et son action sur le climat", le flux de rayons cosmiques est modulé par l'activité solaire, via l'héliosphère, sorte de coque magnétique composée du vent solaire et de lignes de champ magnétique issus su soleil.

 

 

Nous n'avions, par contre, pas trop insisté sur la protection apportée par le champ magnétique terrestre (géomagnétisme).

La protection de ce champ, ou plutôt sa faculté à dévier les particules chargées, dépend de la latitude.

Plus on est proche de l'équateur et plus les lignes de champ sont parallèles à la surface terrestre ce qui dévie les particules également parallèlement à cette surface (F = e.v Λ B)

Aux pôles, là où les lignes de champ sont perpendiculaires à la surface, une particule qui arrive perpendiculairement à la surface n'est pas déviée.

Ceci implique que l'énergie de "coupure" des rayons cosmiques est plus élevée à l'équateur qu'aux pôles.

Autrement dit, il passe théoriquement plus de rayons cosmiques aux latitudes élevées qu'aux basses et, si influence sur les nuages il y a, via l'ionisation, on devrait voir une différence entre les variations de couverture de nuages en fonction de la latitude et en fonction de l'activité solaire.

 

 

 

Une étude récente (que m'a indiquée un intervenant) estime, avec un intervalle de confiance de 95%, que la part de l'influence des rayons cosmiques sur les nuages bas est inférieure à 23% de la variation totale de ces mêmes nuages bas, lors des variations d'activité solaire du cycle 22.

 

 

La figure 1 de la page 2 de l'étude citée, illustre une partie des paramètres utilisés dans la démonstration.

Le cycle 22 s'étend de 1985 à 1996 et figure ici en inversé.

 

 

 

On fera toutefois attention au fait que la courbe lissée est une reconstruction qui tient compte du SSN, du comptage de neutrons local, et du trend linéaire du LCC.

C'est une courbe "trendée", en quelque sorte, pour les besoins de la démonstration, mais bien sûr, dans la réalité le trend n'existe pas.

 

 

Une autre partie de l'étude concerne les évènements  sporadiques, mais là encore on ne décèle qu'une très pauvre corrélation.

 

 

J'ai noté la dernière phrase de la conclusion:

 

"This implies that, if the dip represents a real correlation,more than 77% of it is caused by a source other than ionization and this source must be correlated with solar activity."

 

"ceci implique que si la variation représente une corrélation réelle, plus de 77% de celle-ci est causée par une source autre que l'ionisation (rayons cosmiques) et que cette source doit être corrélée avec l'activité solaire"

 

Reste à savoir si la corrélation est réelle, bien entendu.

Si c'était le cas, il pourrait y avoir une piste pour expliquer les variations de température globale lors des variations d'activité solaire du cycle de 11 ans.

 

 

Mais ceci est une autre histoire...

par meteor publié dans : forçage solaire commentaires (0)   
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