Le SO2, ou dioxyde de soufre, est un précurseur des aérosols à base d'acide sulfurique. Ces aérosols constituent des noyaux de nucléation (CCN) des microgouttelettes d'eau qui constituent les nuages. En eux-mêmes (effet direct) et par leur action sur les nuages (effet indirect) ils entraînent une diffusion de la lumière solaire. En conséquence une augmentation de leur teneur provoque un forçage radiatif négatif qui a tendance à faire baisser la température de la surface. Ces aérosols ne dépassent pas les limites de la troposphère et leur durée de vie est plutôt faible (quelques semaines). Leur solubilité extrême dans les précipitations explique cette courte durée de vie. Si la teneur en CO2 augmente progressivement dans l'atmosphère, ce n'est donc pas le cas pour les aérosols. Leur concentration reflète donc fidèlement leurs émissions. Le SO2 provient principalement de l'oxydation de composés soufrés contenus dans les minerais et surtout dans les carburants fossiles. On peut donc […]
(photo NASA) Mais qu'est-ce donc que ce paradoxe du soleil jeune? Les températures des époques très lointaines, d'il y a plusieurs milliards d'années, sont considérées comme ayant été proches, voire supérieures, à la température actuelle. Si on met à part, bien sûr, de possibles épisodes de glaciation intense (type Terre boule de neige) Depuis sa naissance, il y a 4.5 à 5 milliards d'années, la puissance émise par le soleil ne fait que croître. On estime que cette puissance a augmenté de 35 % depuis son origine. L'âge de la Terre étant très proche de celui du soleil, notre planète a donc connu des flux solaires beaucoup plus faibles qu'actuellement. Rappelons que la température effective actuelle, pour un albédo de 0.30, est de -18°C. Avec un flux solaire égal à 65% du flux actuel, pour le même albédo, cette température tombe à -44°C. Si on se place au Néo Archéen (Late Archean dans l'article cité plus bas), soit il y a environ 2.5 milliards d'années, on estime que le flux était […]
(orages au dessus du Brésil-photo NASA) Les propriétés radiatives des micro gouttelettes d'eau liquide (ou de glace), contenues dans les nuages, leur confèrent des propriétés de diffusion et d'absorption du rayonnement électromagnétique très puissantes. diffusion du rayonnement solaire incident La diffusion de la lumière visible qui rencontre les gouttelettes entraîne la réflexion d'une partie significative du rayonnement solaire visible, vers l'espace. Ce phénomène est à l'origine de l'albédo des nuages qui représente une part importante de l'albédo total terrestre. La valeur de 0.31 de ce dernier signifie que 31% du rayonnement solaire incident est réfléchi vers l'espace, soit un flux de 106 W/m2. La part des nuages dans ce flux réfléchi varie selon les auteurs. de 48W/m2 (Liou ) à 69 W/m2 (Salby) en passant par 79 W/m2 pour atmosphère+nuages (Trenberth). absorption du rayonnement infrarouge terrestre L'eau liquide ou solide absorbe fortement le rayonnement IR terrestre. En […]
Je ne sais ce qu'il faut penser de cette nouvelle prévision de la NASA relatée dans un article du Telegraph concernant la survenue éventuelle d'une éruption solaire majeure lors du maximum solaire de 2012-2013. L'avertissement vient du Dr Fisher, scientifique à la NASA depuis 20 ans. Selon lui, la conjonction du maximum du cycle magnétique de 22 ans avec le maximum du cycle de 11 ans aurait lieu en 2013 et produirait d'énormes niveaux de radiation. Les conséquences les plus probables seraient l'atteinte des réseaux électriques et électroniques sur plusieurs zones "sensibles" et leur destruction partielle, entraînant leur indisponibilité pendant plusieurs jours à semaines. Le coût de tels dommages s'élèverait à plusieurs milliards de dollars. (image NASA) La NASA nous a malheureusement habitué à des prévisions plus ou moins vraisemblables (ou pour le moins imprécises) ces derniers temps. Entre les différentes annonces de reprise d'activité ratée et la survenue possible d'un mini de […]
Derniers Commentaires