Dans les commentaires de l' article sur les SST de juin 2009, est apparue une discussion au sujet de la courbe de variation de chaleur de l’océan et en particulier de sa relation avec le forçage radiatif. Nous allons ici essayer de débroussailler ce problème et utilisant des hypothèses simplificatrices. système thermodynamique le système est composé de l’atmosphère, délimitée par la TOA (Top of Atmosphere), et l’océan (par exemple) échanges d’énergie entre le milieu extérieur et le système Le milieu extérieur est l’espace qui est composé de vide et de corps radiatifs comme le Soleil. En conséquence, les échanges d’énergie entre le système et l'espace sont exclusivement radiatifs. Ces échanges se traduisent par un flux entrant (F+) compté positivement, et un flux sortant (F-) compté négativement. Il sont exprimés en W/m2. La différence entre ces deux flux, F, est le déséquilibre radiatif du système. Lorsque le système est en équilibre, c'est-à-dire que son énergie interne est […]
Cet article reprend un thème, déjà abordé ici, qui concerne le délai entre variations des mesures satellitaires de la basse troposphère et ce qui se passe à la surface. On sait que l'ENSO a une grande influence sur les températures de surface et, encore d'avantage, sur celles de la troposphère. Les données de l'ENSO sont disponibles à la NOAA tandis que les données satellitaires sont fournies par RSS et UAH. En principe les variations de température se répercutent très rapidement (délai de quelques minutes à 1 jour) de bas en haut d'une colonne troposphérique quelconque. Il est donc étonnant de constater que ce n'est pas le cas lors des variations provoquées par l'oscillation El Niño. L'explication que l'on peut tenter est que l'ENSO ne se manifeste pas seulement par des variations de température des SST et de la sub-surface océanique, mais que les phénomènes amplificateurs de l'oscillation, notamment convectifs, mettent un certain temps à se déclencher. Qui dit convection (humide […]
Nous assistons, depuis quelques années, de façon assez évidente, à une relative stagnation de la température globale. Cela a été évoqué plusieurs fois dans ce blog. Dans ce contexte, il peut être intéressant de parler de cet article de Swanson et Tsonis: Has the climate recently shifted? paru dans GRL. On lira également, par les mêmes (plus quelques autres) : The pacemaker of major climate shifts et A new dynamical mechanism for major climat shifts Dans cet article, les auteurs analysent quatre modes ou indices climatiques ( ENSO PDO NAO NPI ) par une méthode statistique relativement pointue et plutôt ardue à comprendre pour des non-initiés. Ils détectent, par cette méthode, des phénomènes de synchronisation et de couplage entre les différents modes.(Les définitions de la synchronisation et du couplage sont données dans l'article. La synchronisation est dérivée de la « cross-correlation » entre les différentes paires de signaux.) Lorsque ces modes sont synchronisés, leur couplage […]
Le réchauffement climatique, issu du forçage radiatif d'origine anthropique, est souvent appréhendé par ses conséquences globales en termes de température, de précipitations, de niveau de la mer, de quantité de glaces, etc. Il est bien clair cependant que les estimations de ces conséquences globales sont les résultats de modèles numériques qui calculent à l'échelle locale (en 3D) suivant un maillage de plus en plus fin et des algorithmes sans cesse plus sophistiqués. La circulation atmosphérique, et, de plus en plus, la circulation océanique, sont des composants intrinsèques de ces modèles. En ce sens elles participent aux calculs mais on peut aussi en faire ressortir les évolutions. Les oscillations climatiques internes au système représentent, généralement, des fluctuations plus ou moins périodiques de ces circulations. Nous nous intéressons ici à l'ENSO, avec ses deux composantes célèbres que sont El Niño (phase chaude) et La Niña (phase froide). Nous rappelons que cette […]
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